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CSE DTSI n°36 des 29 et 30 septembre et 1er et 6 octobre 2021 - DTSI Demain : la grande traversée commence maintenant

La mise en œuvre du projet est prévue au 3 novembre 2021. L’ensemble des directeurs s'est présenté aux élus du CSE DTSI pour entendre leur appréciation du projet.

La montée en charge de l’agilité risque de conduire à des ajustements organisationnels et opérationnels importants, avec des risques psycho sociaux pour les salariés.

Le salarié est au centre de cette nouvelle organisation et de l’amélioration du fonctionnement de la DTSI : à lui d’évaluer la charge de travail acceptable pour lui, de construire son plan de formation pour maintenir ses compétences en adéquation avec les attendus de l’agilité et de son métier et d’alerter si besoin. A lui de produire plus de valeur, plus vite avec moins de ressources.

Les élus du CSE DTSI ont rendu un avis négatif sur le projet, en s’appuyant sur l’expertise menée par le cabinet Syndex sur les 3 volets économique, social, santé et conditions de travail.

L’avis négatif se justifie par les constats suivants des élus :

  • le projet DTSI Demain vise une transformation de toute l’organisation actuelle vers le mode agile avec des redevabilités inter-directions peu claires. 80 % des dossiers devront être traités avec « agilité » à l’horizon 2023. Cette organisation a donc une forte dimension matricielle avec un management hiérarchique et une dimension transversale « agile », ayant pour conséquences des prises de décision diffuses,
  • le projet DTSI Demain s’inscrit dans le programme d’économies d’un milliard pour Orange France, dit « Scale Up », avec les variables d’ajustement que sont les effectifs, la charge de travail et le recours à la sous-traitance (buy),
  • il est difficile de comprendre comment va se faire l’amélioration de la performance opérationnelle autour des notions clés d’opérateur industriel, d’opérateur d’infrastructure et d’opérateur commercial. Les réponses apportées par la direction restent très vagues et non concrètes,
  • la volonté de rapprocher les activités du Build et du Run conduit à la mise en place de nouveaux modes de fonctionnements qui déconstruisent les collectifs et dynamiques de travail existants,
  • le projet DTSI demain ne propose aucun mécanisme de prévention des RPS, même si l’expertise a montré un risque fort de surcharge de travail, notamment pendant la période de transition,
  • les salariés sont inquiets : le manque de reconnaissance déjà présent risque de s’intensifier, notamment pour les managers qui perdent leur poste,
  • sur les 12 Commissions Santé Sécurité et Conditions de Travail (CSSCTs) existantes, 7 sont vouées à être remaniées en profondeur, impactant ainsi les mandats de vos représentants de proximité.

Les élus demandent à la Direction :

  • l’identification et la localisation des lieux décisionnels mis en œuvre par les chaînes de valeurs, avec la vision matricielle et datée des budgets alloués aux chaines de valeurs par les directions,
  • un inventaire des politiques MAKE or BUY en lien avec les perspectives GPEC,
  • les contributions DTSI au programme SCALE UP pour les années 2021/22/23,
  • l’évolution du périmètre d’activité et des équipements pris en charge par les équipes opérationnelles internes et externes à la DTSI,
  • le budget transformation comprenant la formation, l’immobilier,
  • l’ensemble des mesures d’accompagnement,
  • pour toutes les équipes : les compétences et missions concrètes et attendues pour la réalisation de leurs métiers dans l’organisation,
  • la mise en place de mécanismes de détection, suivi, contrôle, et résolution des RPS avec une large communication de leur existence.

La position de la CFE-CGC Orange 

Les élus de la CFE-CGC Orange suggèrent le déblocage d’un budget exceptionnel pour réduire les écarts de rémunération qui existent entre les différents rôles aux sein des nouvelles organisations, et en particulier pour les personnels qui devraient prendre des rôles nouveaux et complexes de transmission des savoirs.

Les élus de la CFE-CGC Orange constatent une grande hétérogénéité organisationnelle accrue par le fait que certaines équipes sont déjà passées à l’agilité alors que d’autres pas du tout. Les niveaux d’intégration et les temporalités sont différents au sein des équipes.

La CFE-CGC Orange est convaincue que l’entreprise prévoit, après 2021, des abandons d’activité, des baisses d’effectifs et des externalisations d’activités pour répondre à l’injonction conjointe de la charge de travail des collectifs agiles et des exigences Scale Up.

Les élus de la CFE-CGC Orange vont poursuivre la défense des salariés au travers des négociations qui vont débuter très prochainement avec la direction, concernant :

  • les mesures d’accompagnement des salariés,
  • les nouveaux périmètres des CSSCT et des moyens associés,
  • le souhait des élus de la CFE-CGC Orange de créer une commission « RSE » au sein du CSE DTSI pour suivre les conséquences environnementales de l'activité de l'entreprise, dans le cadre de son nouveau rôle lié à la transition écologique.

Pour consulter le rapport Syndex dans son intégralité, c’est par ICI (volet économique) et ICI (volet Santé et Sécurité Conditions de Travail).

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