CFE-CGC Orange
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Europe et International

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 6, 7 et 8 novembre 2018 à Nice, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à la présentation du Baromètre Salarié Groupe et de la mise en oeuvre de la politique sécurité et qualité de vie au travail, dossier présenté par Alain André, Directeur de la Prévention et de la Qualité de Vie au Travail pour le Groupe Orange.

Au moment même où ce dossier était abordé dans l'ordre du jour, chaque salarié du Groupe recevait dans sa messagerie une invitation à exprimer son avis s'agissant de ses propres conditions de travail au quotidien. Comme chaque année, le Baromètre Salarié vise à mesurer la perception des salariés sur la mise en oeuvre de la promesse de l'entreprise d'être un "Employeur Digital et Humain", de décliner des plans d'action spécifiques en fonction des géographies, tout en réfutant l'objectif qu'on lui prête de vouloir comparer les pays, les filiales ou les entités entre eux.

Pour cette édition 2018 du Baromètre, l'objectif affiché est d'obtenir une participation des salariés équivalente ou supérieure à celle de 2017, au travers d'un questionnaire comportant 48 affirmations, classées selon trois priorités ( compétences, agilité, engagement), ainsi qu'une question ouverte. En marge, les managers doivent être sensibilisés à l'opération afin qu'ils libèrent du temps de travail aux salariés pour participation à l'enquête, une moyenne de 10 minutes ayant été recommandée. La méthodologie retenue s'articule autour d'un disposiif dit de "listening-responding" global, décliné à tous les niveaux de l'entreprise et comportant quatre étapes:

  • Recueillir et mesurer: satisfaction et perception des salariés sur la mise en oeuvre de la promesse, les leviers et les manifestations d'engagement
  • Analyser et comprendre: les causes d'insatisfaction et les attentes des salariés
  • Adapter projets et actions: impliquer les ressources humaines, les managers et les salariés volontaires
  • Communiquer: les résultats, les plans d'actions, leur suivi, les bonnes pratiques

Quelques nouveautés font leur apparition sur la plateforme en ligne, telle que par exemple le suivi en temps réel des taux de participation par entité, ou télécharger les rapports excel et powerpoint de chaque périmètre. Des rappels à échéance régulière sont planifiés une semaine et deux semaines après le push mail initial.

S'agissant du cadre de prévention et de qualité de vie au travail dans le Groupe, il est essentiellement articulé autour de la lettre politique santé sécurité qualité de vie au travail Groupe signée en 2012 et renouvelée en 2017, renforcée par un accord monde santé sécurité signé en 2014. Sur la géographie européenne, un état des lieux a été effectué via deux missions menées en 2017 en Espagne et en Pologne conjointement par 3 représentants d'organisations syndicales signataires de l'accord et 3 représentants de la Direction. Deux nouvelles missions ont été planifiées les 15 et 16 novembre, puis les 28 et 29 novembre, respectivement en Slovaquie et en Belgique. Des certifications OHSAS 18 001 ont été décernées au Groupe Orange en Roumanie, en Moldavie, en Slovaquie et en Espagne, le Groupe disposant de 3 ans pour les faire évoluer vers la norme ISO 45 001. Par ailleurs, des audits non certifiants sont réalisés tous les 2 ans, précédés d'un autodiagnostic, puis assurés par la société Dekra sur une durée de 3 à 5 jours. Les conclusions révèlent une implication des équipes et une transparence des informations, l'existence de moyens et la vérification des compétences, ainsi que le rôle avéré des comités santé-sécurité. Certains points restent toutefois à développer, tels que la connaissance du référentiel système de management de la santé et de la sécurité au travail, le retour d'expérience et la prise en compte des sous-traitants.

La Direction indique en conclusion quelques éléments marquants relatifs à la mise en oeuvre de la politique santé sécurité et qualité de vie au travail en Pologne, en Espagne, et en Roumanie, ainsi que les détails du déploiement de l'accord monde en Grande-Bretagne.

D'une manière générale, et au-delà de la méthodologie affichée, les membres du Comité de Groupe Européen espèrent que l'analyse des résultats de l'édition 2018 du  Baromètre Salarié démontrera une nette amélioration par rapport à ceux de 2017, avec une réelle volonté de prendre en compte les suggestions des salariés, ainsi que l'absence de contraintes liées aux réponses à donner au questionnaire. Ils regrettent par ailleurs que la formulation du Baromètre social fait encore trop souvent porter au salarié qui y répond la responsabilité, le cas échéant, de son mal-être.

 [English version]

As part of the Orange European Works Council meeting in Nice on November 6th, 7th and 8th, 2018, the Group's management has included an item on the agenda relating to the presentation of the Group Employee Barometer and the implementation of the Group barometer of safety and quality of life at work policy, presented by Alain André, Director of Prevention and Quality of Life at Work for the Orange Group.

At the very moment when this file was on the agenda, every employee in the Group received an invitation to express their opinion regarding their own day-to-day working conditions. As every year, the employee barometer aims to measure employees' perceptions of the implementation of the company's promise to be a "Digital and Human Employer", to draw up specific action plans according to geographies, while refuting its purpose of comparing countries, subsidiaries or entities to each other.

For this 2018 edition of the barometer, the objective is to obtain employee participation equal to or greater than that of 2017, through a questionnaire comprising 48 statements, classified according to three priorities (skills, agility, commitment), as well as than an open question. On the sidelines, managers must be made aware of the operation so that they free up time for employees to participate in the survey, an average of 10 minutes being recommended. The chosen methodology is based on a global "listening-responding" device, available at all levels of the company and comprising four stages:

  • Collect and measure: satisfaction and perception of employees on the implementation of the promise, the levers and the manifestations of commitment
  • Analyze and understand: causes of dissatisfaction and expectations of employees
  • Adapt projects and actions: involve human resources, managers and voluntary employees
  • Communicate: results, action plans, follow-up, best practices

Some new features are appearing on the online platform, such as real-time tracking of participation rates by entity, or downloading excel and powerpoint reports from each perimeter. Regular reminders are scheduled one week and two weeks after the initial push mail.

Regarding the prevention and quality of life at work framework in the Group, it is essentially based on the health policy letter on the Group quality of life at work signed in 2012 and renewed in 2017, reinforced by a global health and safety agreement signed in 2014. On the European geography, an inventory was conducted via two missions driven in 2017 in Spain and Poland, jointly by 3 representatives of trade unions signatories to the agreement and 3 representatives of the Group management. Two new missions were planned on November 15th and 16th, and November 28th and 29th, respectively in Slovakia and Belgium. OHSAS 18 001 certifications were awarded to the Orange Group in Romania, Moldova, Slovakia and Spain, the Group having three years to upgrade them to the ISO 45001 standard. In addition, non-certifying audits are carried out every two years, preceded by a self-diagnosis, then insured by the company Dekra over a period of 3 to 5 days. The findings reveal team involvement and information transparency, the availability of resources and the verification of skills, as well as the proven role of health and safety committees. Some points still need to be developed, such as knowledge of the management system of health and safety at work, the feedback of experience and the consideration of subcontractors.

The Management concludes with some highlights of the implementation of the Safety, Health and Quality of Life Policy in Poland, Spain and Romania, as well as the details of the deployment of the World Agreement in Great Britain.

In a general way, and beyond the displayed methodology, the members of the European Works Council hope that the analysis of the results of the 2018 edition of the employee barometer will show a clear improvement compared to those of 2017, with a real willingness to take into account the suggestions of employees, as well as the absence of constraints related to the answers to be given to the questionnaire. They also regret that the formulation of the social barometer still makes the employee who meets the responsibility, if any, of his / her malaise very often.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 6, 7 et 8 novembre 2018 à Nice, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif au programme Lean Capex, présenté par Olivier Martel, son Directeur au sein de l'Etat-Major Finance et Performance du Groupe.

Lancé en septembre 2017, le programme Lean Capex a pour objet de soutenir et d'optimiser la politique de fort investissement et les ambitions croissantes d'Orange en tant qu'opérateur d'infrastructures. Olivier Martel rappelle en introduction que jamais le Groupe n'a autant investi dans son histoire. A titre d'illustration, le montant investi dans la fibre optique ces deux dernières années égale celui investi dans la totalité du déploiement du réseau cuivre dans les années 70. L'objectif du programme vise donc à libérer des ressources supplémentaires en identifiant des leviers opérationnels et en repérant des nouveaux modèles disruptifs, mais aussi en partageant les meilleures pratiques dans ce domaine à travers le Groupe. Après deux phases successives, respectivement de septembre 2017 à mars 2018, puis d'avril à septembre 2018, le programme est entré dans sa troisième phase de déploiement, d'octobre 2018 à février 2019.

La déclinaison opérationnelle du programme s'articule autour d'une implication interfonctionnelle commune à l'ensemble des géographies d'Orange, et en s'appuyant notamment sur le travail collaboratif, en y associant 450 contributeurs, dont 82% d'experts opérationnels, 12% d'acheteurs et 6% de contrôleurs financiers, permettant ainsi une mise à profit de l'intelligence collective des salariés opérationnels et fonctionnels. D'une manière pratique, 2 hackathons avec 200 participants ont été organisés, afin de partager les meilleurs pratiques des pays, d'échanger autour des moyens de les exploiter au sein des diverses entités, et d'en apprendre davantage sur le benchmarking. Plus de 15 000 collaborateurs du Groupe ont été invités à relever le défi, 2 000 d'entre eux étant connectés sur la plateforme, afin d'aboutir, au bout de 2 jours et demi d'efforts, équivalents à 3 mois de travail au niveau opérationnel de l'entreprise, à 173 idées partagées, dont 24 d'entre elles qualifiées de gagnantes.

La Direction indique que cette méthodologie collaborative a conduit à l'identification de 80 initiatives diverses articulées autour des spécifications, des volumes, des méthodes de travail, des coûts unitaires et enfin du modèle opérationnel. Des exemples concrets viennent illustrer ces résultats, tels que la standardisation des Livebox, passant de 17 versions en 2017 en France, en Espagne et en Pologne, à seulement 3 aujourd'hui, le reconditionnement des antennes 3G pour la 4G autour du principe d'économie circulaire, le courtier en équipements d'occasion, essentiellement pour les pays Orange de la zone MEA, l'installation rapide du réseau FTTH, en améliorant l'expérience client et en valorisant l'installation de niveau expert, ou encore la création de sites radio à faible coût total de possession, autour d'une architecture de conception réduisant les coûts en matière de travaux publics et de location.

Si la démarche visant à optimiser les dépenses en matière d'investissement est parfaitement louable, notamment en y intégrant fortement la participation des salariés du Groupe, les membres du Comité de Groupe Européen pointent une définition peu claire du programme "Lean Capex", s'interrogeant notamment sur la réelle différence entre ce programme et les méthodes d'investissement traditionnelles. Cette course permanente à l'économie dans tous les registres du Groupe leur fait craindre la déclinaison d'un tel programme dans le domaine des charges en général, et de celui des coûts salariaux en particulier. Le chiffre d'affaires n'ayant que faiblement augmenté sur le dernier trimestre, la diversification des activités étant encore balbutiante, le dividende malgré tout fixé à un plancher de 0.70 euros par action, ne sont pas de nature à rassurer le Comité sur les réelles intentions futures du Groupe.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting in Nice on November 6th, 7th and 8th 2018, the Group's management has included an item on the agenda relating to the Lean Capex program, presented by Olivier Martel, its Director at the Group Finance and Performance Headquarters.

Launched in September 2017, the Lean Capex program aims to support and optimize Orange's strong investment policy and growing ambitions as an infrastructure operator. Olivier Martel reminds in the introduction that the Group has never invested so much in its history. By way of illustration, the amount invested in optical fiber over the last two years equals the amount invested in the entire copper network deployment in the 1970s. The objective of the program is therefore to free up additional resources by identifying operational levers, and by identifying new disruptive models, but also by sharing best practices in this area across the Group. After two successive phases, from September 2017 to March 2018, then from April to September 2018, the program entered its third phase of deployment, from October 2018 to February 2019.

The operational implementation of the program is based on cross-functional involvement common to all Orange geographies, and particularly relies on collaborative work, involving 450 contributors, 82% of whom are operational experts. 12% buyers and 6% financial controllers, thus making the most of the collective intelligence of operational and functional employees. In a practical way, 2 hackathons with 200 participants were organized, in order to share the best practices of the countries, to discuss how to exploit them within the various entities, and to learn more about benchmarking. More than 15,000 employees of the Group were invited to take up the challenge, 2,000 of them being connected to the platform, to achieve, after 2 and a half days of effort, equivalent to 3 months of work at operational level of the company, to 173 shared ideas, of which 24 of them qualified as winners.

The Management indicates that this collaborative methodology led to the identification of 80 different initiatives based on specifications, volumes, working methods, unit costs and lastly the operational model. Concrete examples illustrate these results, such as the standardization of Livebox, from 17 versions in 2017 in France, Spain and Poland, to only 3 today, the repackaging of 3G antennas for 4G around the principle of circular economy, the used equipments broker, mainly for the Orange countries of the MEA zone, the rapid installation of the FTTH network, improving the customer experience and enhancing the value of the expert level installation, or the creation of low total cost of ownership radio sites around a design architecture that reduces the costs of public works and leasing.

While the process of optimizing investment expenditure is perfectly commendable, particularly by strongly integrating the participation of Group employees, the members of the European Works Council point to an unclear definition of the Lean Capex program. questioning the real difference between this program and traditional investment methods. This permanent race to the economy in all the registers of the Group makes them fear the declination of such a program in the field of charges in general, and that of wage costs in particular. As turnover has only slightly increased in the last quarter, as business diversification is still in its infancy, the dividend despite being set at a low of 0.70 euros per share, are not likely to reassure the Council on the real future intentions of the Group.

stephane richard 102018

Photo : Reuters

La GSM Association, qui regroupe plus de 750 opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, ainsi que plus de 350 entreprises de l'écosystème mobile, a annoncé la nomination de Stéphane Richard, PDG d'Orange, au poste de président. Sa prise de fonction sera effective au 1er janvier 2019.

Plus d’informations dans Le Monde informatique – Dominique Filippone – 12/11/2018

bruno lemaire 112018

Photo : Philippe Wojazer

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a été contraint, ce mardi, d'accepter de repousser à fin 2020 l'éventuelle entrée en vigueur d'un impôt sur les revenus des GAFA. Il est en effet confronté aux très fortes résistances affichées par certains pays européens, dont l’Allemagne qui souhaite attendre la fin des travaux de l'OCDE, prévue pour l'été 2020, sur ce sujet.

De son côté, Bruxelles continue de plaider pour une solution à l'échelle européenne, faute de quoi les pays légiféreraient par eux-mêmes, ce qui ne manquerait pas de générer de profondes disparités.

Plus d’informations dans La Tribune – 07/11/2018

Un dossier qui traîne en longueur et résonne comme un échec pour le gouvernement, qui en avait fait une « priorité absolue ». Et puis, à quoi sert la Communauté européenne si ses pays sont incapables de s’entendre sur une disposition qui défendrait les intérêts de ses entreprises face aux géants américains ?

gafa 092018

Photo : DR

Alors que les négociations européennes et mondiales pour imposer les GAFA traînent en longueur, le Royaume-Uni pourrait devenir la première grande économie du monde à taxer les géants du Net – d’un montant de 2% de leurs chiffres d’affaires, à partir de 2020.

Un accord international est la meilleure solution à long terme. Mais les progrès sont incroyablement lents et nous ne pouvons perdre trop de temps en palabres. Nous allons donc lancer une taxe sur les services numériques au Royaume-Uni.

Plus d’informations dans Challenges – 30/10/2018

facebook 092018 copie

Photo : Marcio Jose Sanchez / AP

En fin de semaine dernière, l’Information Commissioner’s Office, équivalent de la CNIL au Royaume-Uni, a décidé d’infliger à Facebook une amende de 500 000 livres, suite au scandale Cambridge Analytica. Il s’agit de l’amende maximale à laquelle le réseau social pouvait être condamné, l’infraction ayant été commise avant mai 2018, date d’entrée en vigueur du RGPD.

Plus d’informations dans Le Monde – 25/10/2018

Evidemment, ce montant est ridicule, Facebook générant près de 5 millions de dollars de chiffre d’affaires par heure. Le RGPD pourrait permettre d’aller plus loin dans les années à venir, à moins que les géants du Net y trouvent des failles…

lemaire scholz 102018

Photo : Benoit Tessier / Reuters

Au moment où le ministre de l'Economie Bruno Le Maire veut accélérer le pas pour taxer les GAFA en Europe, son homologue allemand Olaf Scholz plaide pour une imposition minimale des bénéfices des multinationales, « valable dans le monde entier et dont aucun État ne puisse se soustraire ».

Bruno Le Maire s'est dit « favorable à la proposition de Berlin », d'instaurer « un système mondial plus harmonieux » sur le plan fiscal. « Mais ne rêvons pas, ce n'est pas demain la veille » a-t-il ajouté, sur le plateau de l'émission Dimanche en politique sur France 3.

Plus d’informations dans Le Figaro – Clémentine Maligorne – 21/10/2018

google cable 072017

Photo : DR

Au début de l’été, Google avait annoncé la construction de Dunant, câble sous-marin privé qui devrait relier les Etats-Unis à la France d’ici à 2020. Orange vient de révéler qu’il s’était vu confier la construction et l’exploitation de la station d’atterrissage, ainsi que des liaisons terrestres dans l’Hexagone. En contrepartie, il bénéficiera d’une capacité supplémentaire de 60 Tbit/s fournie par ce câble.

Plus d’informations dans 01net – Amélie Charnay – 12/10/2018

union europeenne 102018

Photo : Capri23auto via Pixabay

En décembre dernier, Deutsche Telekom a conclu un accord avec le suédois Tele2 pour le rachat de sa filiale néerlandaise Tele2 Netherlands. Son objectif : la fusionner avec T-Mobile Netherlands, sa propre filiale aux Pays-Bas. Mais le géant allemand des télécoms peine, pour l'heure, à décrocher le feu vert de l'Union européenne.

Pas simple de convaincre Bruxelles. Dans les télécoms européennes, les projets de consolidation des marchés nationaux suscitent toujours la méfiance de la Commission, qui craint que cela nuise à la concurrence. Et, qu'in fine, que ce soit le consommateur qui paye la note.

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 09/10/2018

Organes nationaux de réglementation ou Commission européenne, même combat, mêmes erreurs d’analyse ?

gafa 092018

Photo : DR

C’est Bruno Le Maire, qui l’affirme : la France et l'Allemagne sont d'accord pour trancher sur la taxation des géants du numérique « d'ici la fin de l'année 2018 ».

Plus d’informations dans Le Figaro – 07/10/2018

Le ministre français de l'Economie aurait donc réussi à convaincre son homologue allemand, pourtant réticent, il y a quelques semaines, sur l’idée d’une taxation des GAFA. Il ne reste plus qu’à persuader tous les autres pays européens…

telecom italia 102018

Photo : Stefano Rellandini

De l'autre côté des Alpes, les enchères pour l’attribution des fréquences 5G ont crevé le plafond : au total, les opérateurs vont débourser plus de 6,5 milliards d'euros – contre un minimum attendu par le gouvernement de… 2,5 milliards d’euros. Beaucoup d’analystes redoutent que ces dépenses viennent plomber l'industrie italienne des télécoms :

Le risque, c'est que cette histoire se termine en bain de sang. Après avoir autant surpayé ces fréquences, les opérateurs vont devoir rentabiliser cet investissement. Ils peuvent choisir d'augmenter les prix. Mais je ne crois guère à ce scénario puisqu'Iliad vient d'arriver sur le marché. L'autre possibilité, qui est tout à fait probable, c'est que les opérateurs soient contraints de lancer d'importants plans d'économies, via, entre autre, des licenciements.

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 05/10/2018

En préalable de la séance, les élus CFE-CGC du CE ont interpellé la Direction sur le nécessaire accompagnement renforcé des nombreux projets de transformations et réorganisations en cours sur les Fonctions Supports, sur les difficultés pour les Salariés concernés par les projets de réorganisation à se repositionner, et plus généralement quant à la prise en compte insuffisante du bien-être des salariés… avec les risques que nous connaissons tous.

Voir la synthèse de notre alerte et des réponses de la Direction

Au sommaire de cette séance :

Travaux et nouveaux sites… Orléans, Bridge, Sky56

La direction reste inflexible sur le flex desk !

Politique sociale, emploi et conditions de travail

Focus sur l'alternance et le handicap...

Évolutions du pôle opération et de la direction de la stratégie d’OMEA

Les élus CFE-CGC restent circonspects face à ces mouvements de personnes, prémices d’une réorganisation en profondeur à venir de l’organisation d’Orange MEA.

Activités Sociales et Culturelles 

Reversement par le CCUES au CE FS&F de la quotepart de la réserve ASC...

pdfcr_ce_septembre_2018.pdf

apple 092018

Photo : Mark Lennihan / AP

Plus de deux ans après la mise en demeure de la Commission européenne, Apple s’est enfin acquitté de sa dette auprès de l’Irlande, lui payant 14,3 milliards d'euros (intérêts inclus), en compensation des avantages fiscaux qui lui avaient été consentis.

Mais ce dossier est bien loin d'être réglé, Apple et le gouvernement irlandais contestant tous deux la décision de la Commission européenne.

Plus d’informations dans Le Figaro - Lucie Ronfaut - 18/09/2018

ajit pai 092018

Photo : Win McNamee / AFP

En adoptant, fin août, un projet visant à rétablir la neutralité du Net, l’assemblée californienne a institué un climat de tension avec le régulateur américain des télécoms, la Commission fédérale des communications (FCC), et son président, Ajit Pai, à l’origine de l’abrogation de ce principe en juin dernier. La Californie n’est pas isolée dans ce combat, plus d’une vingtaine d’Etats ayant déjà porté plainte contre la FCC.

Plus d’informations dans Le Monde - Alexandre Berteau - 18/09/2018

bruno le maire 092018

Photo : Reuters

Proposition d’une compensation financière pour l’Irlande, « clause de caducité » pour le nouvel impôt… Face à la division de ses partenaires européens sur l'instauration d'une taxe visant les géants du numérique, La France, par l’entremise de son ministre de l’Economie Bruno Le Maire, ne ménage pas ses efforts pour tenter de trouver un compromis.

Plus d’informations dans Le Journal du Dimanche - Aude Le Gentil - 09/09/2018

cables reseau 092018

Photo : Michael Bocchieri / AFP

Une récente recherche menée par l’université Northeastern et l’université du Massachusetts (plus d’informations en VO dans Bloomberg - Olga Kharif - 04/09/2018) a montré que les quatre grands opérateurs américains avaient déjà commencé à brider le trafic des services de vidéo les plus prisés par les internautes. Faisant suite à l’abrogation de la neutralité du Net aux Etats-Unis, cette mesure pourrait n’être qu’un premier pas avant une hausse des tarifs.

Plus d’informations dans Le Monde - Sandrine Cassini - 07/09/2018

olaf scholz 092018

Photo : AFP

Alors que l’Europe est déjà divisée sur le projet, ardemment soutenu par la France, de taxation des GAFA, Berlin serait de plus en plus réticent à cette idée. Sur ce sujet, Bild vient de dévoiler un document interne du ministère des Finances, dirigé par le social-démocrate Olaf Scholz, qui mentionne notamment que la « diabolisation » des géant du numérique « n'est pas productive ».

Si le ministère a, depuis, démenti toute intention d’abandonner ce projet, il est peu probable que cette réaction suffise à rassurer Paris et Bruxelles.

Plus d’informations dans Les Echos - Derek Perrotte et Pauline Houede - 05/09/2018

Résultats, jusqu'ici, ça va !

Le 1er semestre confirme l’accélération de la croissance du chiffre d’affaires et de l’EBITDA ajusté par rapport au 1er semestre 2017, à base comparable :

  • Tous les secteurs opérationnels affichent une progression de leur chiffre d'affaires, avec une forte contribution de l'Afrique & Moyen-Orient (+5,7%), et de la France (+1,4%) ;
  • Croissance de l’EBITDA ajusté à +3,3% sur le semestre ;
  • Avec 486 millions d’euros d’économies réalisées au 1er semestre 2018, le programme d’efficacité opérationnelle Explore2020 dépasse avec un semestre d’avance l’objectif des 3 milliards d'euros d’économies brutes sur la période 2015-2018 ;
  • CAPEX du 1er semestre en ligne avec les 7,4 milliards d'euros prévus sur l'année. Au 30 juin 2018, la 4G mobile dépasse les 50 millions de clients (+38% sur un an) et les services fixes à très haut débit totalisent plus de 29 millions de foyers raccordables (+26%).

La stratégie du Groupe axée sur la convergence et le très haut débit fixe et mobile permet de poursuivre au 2ème trimestre la croissance de ses base-clients :

  • Les offres convergentes (10,7 millions de clients au 30 juin 2018) progressent de +9,0% sur un an et les cartes SIM associées aux offres convergentes (18,0 millions) sont en croissance de +12,0% ;
  • La fibre est en très forte progression au 2ème trimestre avec 119 000 ventes nettes en France, 135 000 en Espagne et 39 000 en Pologne.

Perspectives 2018…

  • Croissance de l'EBITDA ajusté supérieure à celle réalisée en 2017 à base comparable,
  • CAPEX en augmentation, pour atteindre un pic annuel de 7,4 milliards d'euros en 2018,
  • Croissance du Cash-Flow Opérationnel supérieure à celle de 2017 à base comparable,
  • Maintien de l'objectif d'un ratio dette nette/EBITDA ajusté des activités télécoms autour de 2x à moyen terme pour préserver la solidité financière d’Orange et sa capacité d’investissement.

Et à moyen terme

  • Pour 2019 et 2020, croissance de l'EBITDA ajusté, diminution des CAPEX et croissance du Cash-Flow Opérationnel.

Expertise des comptes 2017 de l’entreprise

Présentation du volet économique par le cabinet Syndex

« L’exercice 2017 du groupe Orange affiche des indicateurs d’activité en hausse, comparé à 2016 et des écarts positifs par rapport aux objectifs budgétaires.

  • Analysée par segments, « stratégie fibre » payante pour le groupe en 2017, en Espagne, mais aussi en France.
  • MEA également en croissance alors qu’Orange Pologne et OBS affrontent des baisses de la valeur des ventes.

Globalement, ambitions du plan stratégique atteintes, voire dépassées sur certains segments.

Explore 2020 contribue à une forte maîtrise des coûts qui accroît l’effet de hausse du CA sur l’EBITDA …. Et un nouveau programme d’économies sur deux ans (2019 – 2020) est déjà acté qui accroît encore la pression.

  • La croissance de l’EBITDA groupe permet de couvrir la hausse des CAPEX et de dégager un cash-flow 2017 supérieur à celui de 2016.
  • Cette hausse du cash-flow opérationnel permet également, sans achats significatifs lors de cet exercice, une continuité du désendettement du groupe.

Dans ce contexte positif pour le groupe, quels seront les caps choisis à court et à moyen terme ?

  • Marchés télécoms traditionnels : jusqu’où pousser le positionnement géographique ? Dans quelles zones ? En particulier au vu des résultats réalisés par d’autres grands opérateurs européens sur leurs marchés internationaux.
  • En dehors des marchés traditionnels : l’année dernière étaient déjà pointées les prévisions du marché des services et des équipements de haute technologie qui devrait continuer à croître rapidement d’ici à 2020, en particulier sur les segments des services d’Internet et des services IT & software, (plus de 70% de la croissance totale contre à peine 14% pour les services télécoms).

Principaux facteurs de transformations : le très haut débit fixe & mobile, le cloud computing, le big data ainsi que l’Internet des Objet (IoT).

Ambitions d’Orange sur certains de ces segments analysées dans la deuxième partie du rapport Syndex présentée en septembre, notamment sur des nouvelles sources de revenus (Internet des objets (IoT) ou la politique en matière de contenu ».

Analyse de la CFE-CGC

La CFE-CGC Orange se félicite bien-sûr que le travail et les efforts des femmes et des hommes d’Orange soutiennent ce trimestre encore une croissance du Chiffre d’Affaires sur toutes les géographies du Groupe, et surtout l’amélioration de la rentabilité. Elle regrette cependant qu’une partie de cette rentabilité se construise sur la réduction constante des charges de personnel.

Les indicateurs au vert des résultats financiers confirment certains choix de positionnement marketing en Europe : offres convergentes, Très Haut Débit, positionnement premium dans un contexte de guerre des prix destructeur, notamment en France et quand la consolidation du secteur reste un serpent de mer.

Par ailleurs sur le semestre écoulé, la politique d’augmentation du dividende n’a pas entrainé de renforcement de la valeur du titre. La CFE-CGC continue donc de questionner ce choix.

micro usb 082018

Photo : Brad Wilmot via Flickr

Début août, la Commission européenne a dénoncé l'immobilisme des fabricants de smartphones sur la question d'un standard unique de chargeur, annonçant qu’elle pourrait reprendre les choses en main dans un avenir proche. De fait, dans ce dossier sensible sur le plan environnemental, avec en point de mire une réduction sensible du volume de déchets, le protocole d’« approche volontaire » signé avec les constructeurs date de… 2009.

Plus d'informations dans Numerama -Julien Lausson - 08/08/2018

En réponse, les représentants des industriels affirment être proches du but (Plus d'informations dans ZDNet - Olivier Chicheportiche - 09/08/2018)… Il serait temps.