CFE-CGC Orange
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Europe et International

margrethe vestager 032019

Photo : Yves Herman / Reuters

Après une première amende de2,4 milliards d’euros à l’été 2017 pour « abus de position dominante » avec son comparateur de prix Google Shopping, puis une deuxième de4,3 milliards d’euros un an plus tard pour des « pratiques illégales » autour de son écosystème mobile Android, Google vient de s’en voir infliger une troisième, d’un montant de 1,5 milliards d’euros, par la Commission européenne. Sous l’impulsion de la Commissaire à la Concurrence Margrethe Vestager, Bruxelles sanctionne cette fois un « abus de position dominante » sur AdSense for search, le système de publicité contextuelle de la firme de Mountain View.

Plus d’informations dans Le Monde – Cécile Ducourtieux et Alexandre Piquard – 20/03/2019

Google a fait appel des premières amendes, tout en provisionnant de l’argent pour leur paiement (plus d’informations dans Les Numériques – Mathieu Chartier – 08/02/2019). Encore faudrait-il que les procédures aboutissent…

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 25, 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit à l'ordre du jour un point de suivi relatif au projet ENO 2 (European Network Outsourcing), présenté par Stefan Buschi, Directeur délégué Ressources Humaines Europe.

Les élus avaient sollicité un suivi du projet ENO 2 lors de la séance plénière du 7 novembre 2018 à Nice et demandé à être tenus informés de la décision de la Direction quant aux scénarios envisagés et débattus à quatre reprises en Comité de Groupe Européen.

L’arrivée à terme imminente de l’un des contrats de sous-traitance conclus avec Ericsson relatifs aux prestations de supervision et de maintenance du réseau fixe et mobile, en l’espèce celui de l’Espagne, a dicté le calendrier.

La Direction a fait part de sa décision de poursuivre sa relation contractuelle avec Ericsson selon le scénario 1 qui avait été présenté aux élus à l’occasion des précédentes séances plénières. L’Espagne sera donc le premier pays à renouveler le contrat d’Ericsson. Le contrat était, à la date de notre réunion, en cours de finalisation, sa signature devant toutefois intervenir avant la fin du mois de mars. Il sera d’une durée de 3 ans, renouvelable deux fois pour une durée d’une année.

La Direction indique avoir fait le choix de la continuité de service, de la garantie de la qualité et du meilleur coût, considérant qu’Ericsson avait fait ses preuves sur la période écoulée de 3 années pleines. Elle conclut à l’absence d’impacts sociaux de cette décision pour les salariés d’Orange.

En revanche, la décision d’Orange est susceptible d’affecter à terme des salariés d’Ericsson en Belgique et Roumanie, deux pays où des mouvements de personnels d’Ericsson vers le GNOC (Group Network Operation Center) sont possiblesDans ces deux pays, les contrats en cours expirent fin 2019. Des changements sont envisagés par rapport au contrat initial sans que les informations données soient à ce jour parfaitement claires. Une partie des activités de supervision seraient reprises par le GNOC. Ce changement opérationnel, s’il était décidé, aurait pour conséquence le transfert de 8 postes d’Ericsson vers le GNOC en Roumanie et de plus de 60 postes en Belgique.

Les membres du Comité de Groupe Européen ont regretté de ne pas avoir reçu de réponse formelle suite à l’avis motivé qu’ils avaient communiqué à la Direction au lendemain du Comité de Groupe Européen de Nice de novembre 2018. Plus généralement ils regrettent que leurs observations n’aient pas été prises en compte et que la politique d’outsourcing d’activités « cœur de métier » perdure.

Les élus restent circonspects sur le devenir des anciens salariés d’Orange transférés chez Ericsson au moment de la signature des premiers contrats. Ils s’interrogent notamment sur l’avenir de ceux d’entre eux qui, exerçant jusqu’à aujourd’hui une activité de supervision en Belgique ou en Roumanie, seraient susceptibles de voir leur activité transférée au GNOC. Ils avaient vigoureusement défendu un maintien de ces emplois en interne, à l’époque de la présentation du premier projet  ENO 1, et s’étaient montrés favorables à une ré-internalisation des activités lors des discussions récentes relatives à ENO 2.

L’absence de tout suivi de ses anciens salariés par Orange reste une préoccupation des élus dans ce dossier.

Ils restent également inquiets sur les risques de perte de compétences internes dans les filiales concernées par l’outsourcing, et s’interrogent notamment sur les activités sous-traitées affectant les technologies en cours de développement, en particulier la 5G.

Sur ce dernier point une réponse de la Direction a été adressée aux élus. Après avoir pris attache avec l'équipe de projet 5G, Stefan BUSCHI assure que le déploiement de celle-ci ne devrait avoir aucun impact majeur sur le champ d'application d'ENO 2. Les élus ont exprimé le vœu que le dossier revienne devant le Comité lors d’une réunion prochaine.

 [English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on 25th, 26th, 27th and 28th February 2019 in Paris, the Group's Management has included on the agenda a follow-up item on the European Network Outsourcing (ENO 2) project, presented by Stefan Buschi, Deputy Director Human Resources Europe.

The elected representatives had requested a follow-up of the ENO 2 project during the plenary session of November 7th, 2018 in Nice and asked to be kept informed of the decision of the Management about the scenarios debated four times in the European Works Council.

The imminent completion of one of the contracts concluded with Ericsson for the supervision and maintenance services of the fixed and mobile network, in this case that of Spain, dictated the timetable.

The Management announced  its decision to renew its contractual relationship with Ericsson according to scenario 1 which had been presented to the elected representatives during the previous plenary sessions. Spain will therefore be the first country to renew the Ericsson contract. The new contract was being finalized on the date of the plenary session and its signature envisaged in the course of March. It will be for a period of 3 years, renewable twice for a period of one year.

The Management indicates that it chose continuity of service, quality assurance and the best cost, considering that Ericsson had proved itself over the past three full years. It concludes that this decision has no social impact for Orange employees.

Orange's decision is likely to eventually affect Ericsson employees in Belgium and Romania, two countries where Ericsson staff moves to the GNOC (Global Network Operation Center) are possible. In these two countries the current contracts will end in November and  December 2019. Changes are discussed in relation to the initial contract . The information given by the Management isn’t however so far perfectly clear.  Part of the supervision activities could be taken over by the GNOC. This operational change, if decided, would result in the transfer of eight Ericsson employees to the GNOC in Romania and more than 60 ones in Belgium.

The elected representatives regretted not having had a formal response following the reasoned opinion they had communicated to the Management following the November 2018 European Works Council in Nice. More precisely, they regret that their observations have not been taken into account and that the "core business" activity outsourcing policy continues.

They remain circumspect about the future of Orange's former employees transferred to Ericsson at the time of the signing of the first contracts. In particular, they wonder about the future of those who, in Belgium or Romania, are likely to see their activity transferred to the GNOC. The representatives had defended the retention of these jobs internally, at the time of the first ENO 1 project, and were in favor of reintroduction of the activities in recent ENO2 discussions.

The absence of any follow-up of its former employees by Orange remains a concern of the elected officials in this file.

They also remain worried about the risk of loss of technical skills in the subsidiaries involved in outsourcing and are concerned about those affecting technologies currently under development, notably 5G.

On this last point a response from the Management was sent to the elected officials. After getting in touch with the 5G project team, Stefan Buschi assures that the deployment of the 5G should have no major impact on the scope of ENO 2. The elected representatives have expressed the wish that the file come back to the European Works Council at an upcoming meeting.

gafa 092018

Photo : DR

En début de semaine, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils envisagaient de saisir l’Organisation mondiale du commerce à propos des taxes quela France et d’autres pays européens veulent imposer aux géants du Web.

Nous pensons que toute la base théorique des taxes sur les services numériques est mal conçue et que le résultat est extrêmement discriminatoire à l’égard des multinationales basées aux Etats-Unis.

La réaction française, par la voix du ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a été immédiate.

La France est un Etat libre et souverain qui décide de sa taxation et qui la décide librement et souverainement.

Plus d’informations dans Le Monde – 12/03/2019

Afin de préserver les intérêts de ses champions du numérique, Washington entend désormais peser de tout son poids dans les débats que va mettre en place l'OCDE pour accoucher d’un accord international sur cette question.

Plus d’informations dans La Tribune – Anaïs Cherif – 13/03/2019

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers pour l'année 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

L'exercice 2018 du Groupe Orange est marqué par l'accélération de la croissance du chiffre d'affaires à 41.4 Mds d'€ (+1.3%), de l'EBITDA ajusté (+2.7%) et du Cash-Flow Opérationnel (+1.7%) à 5.6 Mds d'€, les investissements étant en ligne avec l'objectif de 7.4 Mds d'€ pour 2018.

D'une manière générale, la Direction attribue ces bons résultats à la stratégie axée sur la convergence et le très haut débit fixe et mobile qui contribue à l'accroissement des bases clients d'Orange, alors même que le contexte du secteur demeure très concurrentiel. On note en particulier un accroissement de 5.5% sur un an du nombre de clients des offres convergentes (10.9 millions fin 2018), permettant au Groupe de conforter sa position de 1er opérateur convergent en Europe, mais également de la fibre, en forte croissance en 2018 avec 593 000 ventes nettes en France, 623 000 en Espagne et 152 000 en Pologne, ainsi enfin que de la base clients mobiles qui progresse grâce au 1.29 million de ventes nettes (forfaits et prépayés) enregistré sur l'année.

En termes de résultats par géographie, la France affiche une seconde année consécutive de croissance de son chiffre d'affaires, grâce à la convergence. Le mobile, avec 111 000 ventes nettes sur les forfaits (hors M2M) et un churn stable autour de 13.8%, maintient une dynamique positive sur les deux marques Orange et Sosh, malgré une légère baisse de l'ARPO (Average Rate Per Offer) de 0.18 €. Quant au haut-débit fixe, il affiche également des performances commerciales très satisfaisantes en 2018, avec un total de 11.8 millions de foyers raccordables et un total de 2.6 millions de clients sur la seule fibre. Le niveau des investissements, quant à lui, atteint 3.7 Mds d'€ sur l'année, venant en soutien direct des déploiements fibre, mais aussi des sites 4G qui couvrent aujourd'hui 98.6% de la population française.

Sur le marché espagnol, le Groupe enregistre une croissance très soutenue de son chiffre d'affaires (+2.2%) et de l'EBITDA ajusté (+8.4%), en particulier grâce à la fibre et aux offres TV incluant le football et auquel les clients et prospects sont très attachés. Si l'on observe un tassement (-2.1%) de l'ARPO fixe haut débit seul au 4ème trimestre 2018, le retour à la croissance se confirme avec 19 000 ventes nettes sur ce même trimestre, ainsi que pour la base clients TV qui progresse de +14.5% sur un an. La base clients mobile quant à elle atteint 16.2 millions de clients, l'ARPO demeurant stable à 12.3 euros. S'agissant des ventes d'équipements, le chiffre d'affaires progresse de 2.3%. Enfin, le niveau d'investissement reste stable, en très légère hausse de 0.4%.

Sur l'ensemble des géographies européennes dans lesquelles Orange est présent (Belgique, Luxembourg, Moldavie, Pologne, Roumanie, Slovaquie), la hausse du chiffre d'affaires atteint 1.7% en 2018, avec une accélération au dernier trimestre, avec une dynamique assez forte sur la convergence qui favorise dans le même temps les ventes nettes de contrats mobiles, la base clients mobiles (hors M2M) dépassant désormais les 19 millions de clients, avec une hausse des contrats forfaits. Le haut débit fixe enregistre une hausse de 10.5% de sa base clients (3.3 millions de clients), tandis que la base clients convergents se hisse à 1.65 million de clients, soit une hausse de 30.3% sur un an. La Pologne a renoué, au 3ème et au 4ème trimestre, avec la croissance de son chiffre d'affaires, grâce aux services mobiles, à la vente d'équipements et à la revente d'energie (Orange Energia). Même constat de hausse du chiffre d'affaires en Belgique et au Luxembourg, ainsi que dans les pays d'Europe centrale (+3.2%), les services convergents constituant là encore la clef de la croissance. Enfin, les investissements ont crû de 6.1% sur l'ensemble de la géographie européenne du Groupe, alimentant la poursuite du déploiement de la fibre et de la 4G en Pologne et des réseaux en Europe Centrale, avec l'amélioration de la couverture 4G en Roumanie, ainsi que de la fibre et de la 4G en Slovaquie.

S'agissant enfin du marché Entreprises, le chiffre d'affaires, malgré une croissance de 1.2% au 4ème trimestre 2018, est demeuré stable (-0.2%) sur l'ensemble de l'année. Les services de Cyberdéfense et du Cloud soutiennent le développement des relais de croissance, affichant des hausses respectives de leur chiffre d'affaires de 12% et de 10%, conduisant le chiffre d'affaires global de l'IT et des services d'intégration vers une hausse de 4.8% sur l'année. Les services traditionnels de voix et données poursuivent leur recul (-2.4%), malgré une très légère progression des services de données sur le dernier trimestre 2018 (+0.1%). Le Groupe redouble d'efforts pour remporter des contrats de premier plan, notamment avec Veolia (contrat IoT) ou Enedis (gestion et sécurisation du WAN), dans le cadre de sa transformation vers les services IT et d'intégration. Enfin, sur la période, les investissements sur ce segment sont en forte réduction (-8.3%).

Face à des résultats relativement encourageants, dont se félicitent les membres du Comité de Groupe Européen, certaines questions demeurent. Sur l'adoption des nouvelles normes internationales IFRS16, obligatoires pour tous les secteurs et toutes les entreprises depuis le 1er janvier 2019, la Direction rassure sur le fait que, au-delà des vocables choisis dans leur communication, les mécanismes sont les mêmes pour l'ensemble des acteurs, et permettra donc les mêmes benchmarks que précédemment. S'agissant des investissements, le cycle d'Orange est à contre-courant de celui des autres opérateurs, ceci étant propre à la vie de chaque entreprise et de sa capacité à investir. S'agissant de la stagnation à tendance baissière du cours de bourse, la Direction indique que les investisseurs considèrent Orange comme une valeur refuge, souhaitant un niveau d'investissement moindre (ce que le Groupe refuse) afin de dégager un niveau de dividendes supplémentaire. Enfin, interrogé sur l'avenir de ses relations avec l'équipementier chinois Huawei, la Direction a précisé qu'aucune décision n'avait été prise à date sur ce sujet, mais qu'une réflexion plus large était en cours au niveau de la Commission Européenne, un mix Ericsson/Nokia/Huawei constituant peut-être une option.

[English version]

In the framework of the Orange European Works Council held in Paris on 26th, 27th and 28th February 2019, the Group's Management has included an item on the financial results for the year 2018, presented by Pascal Marchand, Group Central Financial Control Director.

The Orange Group's 2018 financial year was marked by the acceleration in revenue growth of € 41.4 billion (+ 1.3%), adjusted EBITDA (+ 2.7%) and operating cash flow ( + 1.7%) to € 5.6 billion, with investments in line with the target of € 7.4 billion for 2018.

In general, the Management attributes these good results to the strategy focused on convergence and the very fixed and mobile broadband that contributes to the growth of Orange's customer bases, even though the context of the sector remains very competitive. We note in particular an increase of 5.5% over one year in the number of convergent offer customers (10.9 million at the end of 2018), enabling the Group to consolidate its position as the leading convergent operator in Europe, but also fiber, which is growing strongly in 2018 with 593,000 net sales in France, 623,000 in Spain and 152,000 in Poland, as well as the mobile customer base which is growing thanks to 1.29 million net sales (fixed and prepaid) recorded over the year.

In terms of results by geography, France posted a second consecutive year of growth in its turnover, thanks to convergence. The mobile, with 111,000 net sales on packages (excluding M2M) and a stable churn around 13.8%, maintains a positive momentum on both brands Orange and Sosh, despite a slight decline in ARPO (Average Rate Per Offer) from 0.18 €. As for fixed broadband, it also has very satisfactory commercial performance in 2018, with a total of 11.8 million households connectable and a total of 2.6 million customers on the single fiber. The level of investments, meanwhile, reached 3.7 billion euros over the year, coming in direct support of fiber deployments, but also 4G sites that now cover 98.6% of the French population.

On the Spanish market, the Group recorded very strong growth in revenues (+ 2.2%) and adjusted EBITDA (+ 8.4%), particularly thanks to fiber and TV offerings including football, which customers and prospects are very keen of. If we observe a slowdown (-2.1%) of ARPO fixed broadband alone in the fourth quarter of 2018, the return to growth is confirmed with 19,000 net sales in the same quarter, as well as for the TV customer base which progressed by + 14.5% over one year. The mobile customer base reached 16.2 million customers, ARPO remained stable at 12.3 euros. Equipment sales were up 2.3%. Lastly, the level of investment remains stable, rising slightly by 0.4%.

Of all the European geographies in which Orange is present (Belgium, Luxembourg, Moldova, Poland, Romania, Slovakia), revenue growth reached 1.7% in 2018, with an acceleration in the last quarter, with quite a dynamic strong on convergence which at the same time favors net sales of mobile contracts, the mobile customer base (excluding M2M) now exceeds 19 million customers, with an increase in fixed-price contracts. Fixed broadband recorded a 10.5% increase in its customer base (3.3 million customers), while the convergent customer base rose to 1.65 million customers, up 30.3% year-on-year. In the third and fourth quarters, Poland returned to growth in sales thanks to mobile services, equipment sales and energy resale (Orange Energia). Sales in Belgium and Luxembourg, as well as in Central Europe (+ 3.2%), were also up, with convergent services again constituting the key to growth. Finally, investments grew by 6.1% across the Group's European geography, fueling the continued roll-out of fiber and 4G in Poland and networks in Central Europe, with the improvement of 4G coverage in Europe. Romania, as well as fiber and 4G in Slovakia.

Lastly, with regard to the Enterprise market, revenue, despite growth of 1.2% in the fourth quarter of 2018, remained stable (-0.2%) for the year as a whole. Cyberdefense and cloud services support the development of growth drivers, with respective increases of 12% and 10% in revenues, driving overall IT and integration services revenues to an increase of 4.8% over the year. Traditional voice and data services continued their decline (-2.4%), despite a very slight increase in data services in the last quarter of 2018 (+ 0.1%). The Group is redoubling its efforts to win major contracts, notably with Veolia (IoT contract) and Enedis (WAN management and security), as part of its transformation towards IT and integration services. Lastly, during the period, investments in this segment fell sharply (-8.3%).

Faced with relatively encouraging results, which are welcomed by the members of the European Works Council, some questions remain. On the adoption of the new IFRS16 international standards, mandatory for all sectors and all companies since January 1, 2019, the Management reassures us that, beyond the words chosen in their communication, the mechanisms are the same for set of actors, and thus allow the same benchmarks as before. Regarding investments, the Orange cycle is against the current of other operators, this being specific to the life of each company and its ability to invest. Regarding the downward stagnation of the share price, the Management indicates that investors consider Orange a safe haven, wishing a lower level of investment (which the Group refuses) in order to generate an additional level of dividends. Finally, questioned on the future of its relations with the Chinese equipment manufacturer Huawei, the Management said that no decision had been taken to date on this subject, but that a broader reflection was underway at the level of the European Commission, an Ericsson / Nokia / Huawei mix may be an option.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à la stratégie des services financiers d’Orange et d'Orange Bank en Europe, présenté par Paul de Leusse, Directeur Général adjoint, en charge des services financiers mobiles d'Orange.

En propos liminaire, la Direction rappelle quelques éléments stratégiques liés à l'engagement du Groupe Orange dans le monde des services financiers, en le présentant comme l'un des piliers clés de la stratégie de diversification du Groupe tout en poursuivant l'objectif de devenir un fournisseur de réseaux et de services totalement intégrés, aux côtés des contenus, de l'IoT et des données B2B.

Pour Orange Bank, il s'agit de créer une synergie rassemblant le meilleur des deux mondes: celui de la sphère télécoms et celui de l'univers de la finance, en capitalisant d'une part sur la marque de confiance, la force d'innovation, la gestion avancée des risques, les ressources partagées (canaux de distribution, assistance client, recouvrement de dette), mais également sur la réduction du taux de résiliation, l'augmentaton de la satisfaction client, les opportunités de ventes et enfin l'intensification du financement des terminaux.

L'occasion ensuite de revenir sur le calendrier du lancement des services financiers mobiles du Groupe, avec celui d'Orange Money il y a un peu plus de dix ans en 2008, celui d'Orange Finanse en 2014 en association avec mBank en Pologne, puis l'accord avec Groupama survenu en 2016 et permettant, via l'acquisition par Orange de 65% des parts de Groupama Banque, le lancement d'Orange Bank en novembre 2017.

L'objectif d'Orange Bank est de proposer une offre bancaire complète sur un modèle multilocal, différent de celui des autres acteurs bancaires, en adoptant un positionnement unique permettant d'entrer en concurrence avec l'ensemble des acteurs du secteur, banques conventionnelles (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Banque Postale, etc.) et banques digitales (ING Direct, Boursorama Banque, Fortuneo, Hello Bank, etc.).

Vient ensuite le bilan de l'activité d'Orange Bank, un peu plus d'un an après son lancement en France. Si les 248 000 comptes recensés, dont 30 à 40% d'actifs, se situent en deça de l'objectif de 400 000 initialement envisagé, la Direction relativise ce résultat qu'elle qualifie de solide, les concurrents du secteur des néobanques plafonnant, pour les meilleurs d'entre eux, à 100 000 comptes au maximum, et avec la même proportion d'actifs. Par ailleurs, Orange Bank se positionne d'ores-et-déjà comme premier acteur en France des paiements mobiles NFC (2.8 millions d'actes au 30 septembre 2018), et affiche, un an après son lancement, 45% de notoriété de marque, ainsi qu'un rythme de croissance supérieur à celui de ses concurrents. On note par ailleurs que 60% des ouvertures de compte s'effectuent en boutique, et que 50% des interactions d'assistance client sont intégralement traitées par l'intelligence artificielle intégrée dans le service.

Quelques éléments complémentaires relevant du domaine des ressources humaines nous indiquent des effectifs à hauteur de 814 salariés fin 2018, la majorité d'entre eux étant affectés aux ventes, à la relation client, et aux opérations liées à la finance, aux opérations, à la gestion du risque et au crédit.

S'agissant de l'expansion vers les pays européens où le Groupe est présent en tant qu'opérateur de télécommunications, l'expérience d'Orange Finanse en 2014 a permis d'améliorer le concept et d'apprendre de certains écueils. Deux modèles sont ainsi prévus pour développer les services en Europe: Orange Bank pour les pays à haut taux de bancarisation, tels que l'Espagne, la Slovaquie, la Pologne et la Belgique, Orange Money associé à des services financiers pour les pays à taux de bancarisation autour de 60%, en Roumanie et en Moldavie. Le calendrier s'étend de 2019 jusqu'en 2023, période à laquelle le seuil de rentabilité d'Orange Bank devrait être atteint, la Direction communiquant autour de 500 à 600 millions d'euros de pertes cumulées à terme.

Si les arguments développés et les perspectives de de croissance peuvent rassurer sur la pertinence du choix du Groupe Orange en matière de stratégie de diversification, les membres du Comité de Groupe Européen, tout en saluant la présentation de Paul de Leusse, ont regretté un manque de visibilité sur les perspectives d'acquisition annuelle de clients, ainsi que le détail des pertes cumulées au fil des exercices annuels, gardant en mémoire les deux crises bancaires relativement récentes de 2008 (sub-primes) et de 2011 (financière liée au bilan des banques), et marquant leur étonnement de voir, pour une banque 100% digitale, deux tiers des comptes ouverts en boutiques, s'interrogeant enfin sur la réelle valeur ajoutée de l'assistant digital intégré dans le service qui peine encore trop souvent à comprendre les questions qui lui sont posées.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting held in Paris on 26th, 27th and 28th February 2019, the Management included an item on the agenda relating to Orange's financial services and Orange Bank strategy, presented by Paul de Leusse, Deputy Chief Executive Officer, in charge of Orange Group mobile financial services.

In its opening remarks, the Management recalls some strategic elements related to the Orange Group's commitment to the world of financial services, presenting it as one of the key pillars of the Group's diversification strategy while pursuing the objective of becoming a fully integrated network and service provider, alongside content, IoT and B2B data.

For Orange Bank, the aim is to create a synergy bringing together the best of both worlds: that of the telecom sphere and that of the world of finance, capitalizing on the one hand on the trustmark, the strength of innovation, advanced risk management, shared resources (distribution channels, customer support, debt recovery), but also the reduction of the cancellation rate, the increase of customer satisfaction, the sales opportunities and finally the intensification of devices financing.

The opportunity then to return to the schedule for launching the Group's mobile financial services, with that of Orange Money a little more than ten years ago in 2008, that of Orange Finanse in 2014 in association with mBank in Poland, then the agreement with Groupama occurred in 2016 and, through the acquisition by Orange of 65% of the shares of Groupama Bank, the launch of Orange Bank in November 2017.

The objective of Orange Bank is to offer a complete banking offer on a multi-local model, different from that of other banking players, by adopting a unique positioning to compete with all players in the sector, conventional banks ( BNP Paribas, Societe Générale, Crédit Agricole, Banque Postale, etc.) and digital banks (ING Direct, Boursorama Banque, Fortuneo, Hello Bank, etc.).

Then comes the report of the activity of Orange Bank, a little over a year after its launch in France. If the 248 000 accounts inventoried, of which 30 to 40% of assets, are below the target of 400 000 initially envisaged, the Management relativizes this result which it qualifies as solid, competitors of the neobank sector capping, for the best of them, up to 100,000 accounts, and with the same proportion of assets. In addition, Orange Bank has already positioned itself as the leading player in France for NFC mobile payments (2.8 million shares as of September 30, 2018) and, one year after its launch, posts 45% brand recognition. as well as a higher growth rate than its competitors. We also note that 60% of account openings are made in stores, and that 50% of customer support interactions are fully processed by artificial intelligence integrated into the service.

Some additional elements in the field of human resources indicate to us a workforce of 814 employees at the end of 2018, the majority of them being assigned to sales, customer relations, and operations related to finance, operations, risk management and credit.

With regard to the expansion to the European countries where the Group is present as a telecommunications operator, Orange Finanse's experience in 2014 helped to improve the concept and learn from certain pitfalls. Two models are thus planned to develop services in Europe: Orange Bank for countries with high rates of bank access, such as Spain, Slovakia, Poland and Belgium, Orange Money associated with financial services for countries with rates around 60% in Romania and Moldova. The timetable runs from 2019 to 2023, when Orange Bank's break-even point should be reached, with management reporting around 500 to 600 million euros in cumulative losses over time.

While the arguments developed and the prospects for growth can reassure the relevance of the Orange Group's choice of diversification strategy, the members of the European Works Council, while welcoming Paul de Leusse's presentation, regretted a lack of visibility on the prospects for annual customer acquisition, as well as the details of the cumulative losses over the years, keeping in mind the two relatively recent banking crises of 2008 (sub-prime) and 2011 (financial related to the banks balance sheets), and expressing their astonishment to see, for a 100% digital bank, two thirds of the accounts opened in shops, wondering finally about the real added value of the integrated digital assistant in the service, which still has too often to understand the questions put to him.

sunrise 032019

Photo : Keystone

Si les opérateurs français rêvent sans succès d’une consolidation du marché depuis plusieurs années, les choses avancent chez leurs voisins européens. Le dernier exemple en date est celui de la Suisse, où Sunrise vient d'annoncer le rachat du câblo-opérateur UPC pour 6,3 milliards de francs suisses (5,5 milliards d'euros). Le marché suisse des télécoms ne compte désormais plus que 3 acteurs de premier plan, Swisscom, Sunrise et Salt.

Plus d’informations dans Le Matin – 28/02/2019

5g 022019

Photo : AFP

Procès en Allemagne, imbroglio en Belgique, flambée des prix en Italie… Les enchères 5G doivent se tenir d'ici l'an prochain partout dans l'Union, mais donnent la migraine à tout le secteur.

A lire dans Les Echos – Sébastien Dumoulin – 10/02/2019

Il faut croire que les Etats ont la mémoire courte et n’ont pas retenu les leçons de l’attribution des fréquences 3G ! En France, les enchères avaient débuté en 2001 et s’étaient clôturées en… 2010, donnant lieu à l’entrée sur le marché de Free (lire le dossier consacré à ce sujet sur le site de l’Arcep – 12/12/2017). Il faut dire que la tentation est grande de saigner les opérateurs. Mais c’est juste oublier que l’argent investi dans les licences ne peut être investi par la suite dans le déploiement des réseaux.

Presque un an après l’entrée en vigueur du RGPD et quelques jours après l’amende record infligée par la CNIL à Google pour non-respect des dispositions de ce règlement, voici un débat autour de la capacité des Etats européens à imposer leur volonté aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft).

Autour des micros de France Culture, Anne Bellon, politiste, spécialiste des politiques numériques et de la régulation d’Internet, Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du Net, et Mathias Moulin, directeur de la protection des droits et des sanctions de la CNIL.

securedata 022019

Source : site web SecureData

SecureData compte 200 salariés, pour un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros. Tout en gardant son autonomie à côté d'Orange Cyberdéfense, la société britannique viendra renforcer l’emprise de l’opérateur sur ce marché stratégique, en lui donnant « l'opportunité d'accroître ses capacités en Europe » et en lui apportant « une nouvelle source de compétences et de technologies innovantes ».

Plus d’informations dans Le Figaro – 01/02/2019

Militants et adhérents de la DoSud ont participé au Séminaire national

qui une fois de plus a été très riche en informations.

 seminairenationaljanvier2019

Ils ont assisté à des plénières animées par les négociateurs CFE CGC ORANGE et avec des intervenants extérieurs de qualité.

Durant deux jours,  des stands d’informations et des ateliers ont été proposés dans des domaines variés comme la restauration, les Activités sociales et culturelles, le soutien aux aidants familiaux, la gestion du stress et des émotions, la préparation au départ à la retraite avec le lancement du Club des retraités.

Ce séminaire est aussi l’occasion de rencontrer des collègues de toute la France et de toute entité Orange, et un accueil particulier pour tous les jeunes et nouveaux arrivants.

Au sommaire de ces deux jours :

  • Etat des lieux , actualité sociale, marché des télécoms, situation à Orange , présenté par le Président Sébastien Crozier
  • Le rôle du manager à Orange, et dans les nouvelles formes d’organisation, présenté par Sébastien Olléon, associé de Grand Angle- Synthèse de l’étude commanditée par l’Institut des Métiers d’Orange
  • Présentation de Parnasse (services personnalisés pour les clients et clientes VIP d’Orange) par Niva Sintès, Directrice de Parnasse
  • Le mouvement des gilets jaunes : éléments d’analyse Stéphane Rozès, politologue, Président de CAP, enseignant à Sciences po et HEC
  • Innovation : Les Telcos et les GAFA, l’innovation chez Orange présenté par David Couchon d’Orange Lab Services
  • Synthèse des dernières négociations ou en cours
  • Retour sur les orientations du programme ASC

 

Pour accéder aux présentations, cliquez ici (accès réservé à nos adhérents). Pour adhérer, c’est ici

Le prochain Séminaire se déroulera les 1er et 02 Avril à Paris,

tous les militants et adhérents sans conditions d’ancienneté sont invités.

N’hésitez pas à nous rejoindre !

 

Vos représentants DOSud

3 principes, 5 thèmes, 10 projets... pour une transformation, (encore) une !

Information

Objectif : être collectivement plus efficaces et réactifs

Cette transformation doit être :

  • humaine – les personnes, salariés et clients sont au cœur de cette transformation et en seront les acteurs écoutés.

  • harmonieuse – en répondant aux besoins exprimés par les équipes pour aider le collectif à mieux atteindre les objectifs stratégiques.

  • inclusive – en donnant à chacun la possibilité d’y participer, de l’influencer et de se l’approprier en étant accompagné dans ces évolutions.

Trois principes :

  • implication au plus haut niveau – tous les membres du Comex impliqués en personne dès le départ.

  • écoute – près de 150 interviews individuelles menées avec des représentants des différents pays, fonctions et profils.

  • co-construction – six ateliers organisés durant la structuration du programme, avec au total une cinquantaine de participants divers pour alimenter le débat du Comex.

Création de différents « cercles » de réflexion, débat, test d’engagement à la rentrée.

Priorités transverses : cinq thèmes majeurs

  • forte priorisation des initiatives, prise de décision plus claire et orientée vers la création de valeur durable.

  • structure simple et légère au service des opérations et d’une exécution plus rapide.

  • culture de la confiance et plus agile, centrée sur le client et l’engagement salarié.

  • innovation toujours plus centrée client et business.

  • diversification et engagement sociétal renforcé en phase avec l’évolution des préoccupations de nos clients.

Contenu du Programme : dix projets prioritairesdirectement piloté par un membre du Comex (noms des projets sont en cours de finalisation) :

  • projet A1 directement piloté par Stéphane Richard : renforcer l’efficacité des décisions prises au niveau du Comex du Groupe - préciser les typologies de décisions nécessaires à ce niveau de gouvernance, tout en clarifiant le principe de subsidiarité entre le Comex et les autres instances, et définir les modalités d’instruction, de formalisation et de communication des décisions prises pour en améliorer l’exécution.

  • projet A2 piloté par Nicolas Guérin : restituer toute leur efficacité aux processus de décision collective au sein du Groupe, au-delà même du périmètre du Comex. Simplifier et accélérer la prise des décisions et leur mise en œuvre, en ligne avec le principe de subsidiarité.

  • projet B1 piloté par Laurent Paillassot : clarifier le partage des rôles et responsabilités entre les entités « centrales » ou transverses du Groupe et les entités « locales » ou Divisions/Pays de manière à rendre notre modèle opérationnel plus lisible par tous.

  • projet B2 piloté par Paul de Leusse s’appuie sur les travaux menés dans le cadre du projet B1 : simplifier les processus et interfaces entre fonctions et opérations pour une coopération plus fluide à tous niveaux.

  • projet C1 piloté par Fabienne Dulac : accélérer le partage d’une culture commune Orange et de pratiques du « travailler ensemble », favorisant la collaboration et les prises d’initiatives individuelles et collectives.

  • projet C2 piloté par Helmut Reisinger : accélérer l’évolution des environnements physiques et digitaux de travail et à offrir des services et outils adaptés aux besoins de chacun afin de renforcer la fluidité de la collaboration.

  • projet D1 piloté par Hugues Foulon : faire évoluer le modèle de définition des priorités d’innovation et de diversification transverses du Groupe. Proposer la gouvernance de choix, mise en œuvre et gestion de ces priorités pour garantir une sélection plus transparente et partagée, un meilleur alignement transverse, une validation au niveau adéquat et une focalisation du groupe sur un nombre réduit de priorités.

  • projet D2 (« Vanille ») piloté par Mari-Noëlle Jégo-Laveissière : faire évoluer les rôles, les modes de fonctionnement et les interfaces de la division Technology & Global Innovation (TGI) avec les autres entités du Groupe (pays/ régions/ Business Units) pour contribuer à la création de valeur, en cohérence avec les priorités stratégiques du Groupe.

  • projet E1 piloté par Alioune N’Diaye : renforcer la diversité des profils et compétences au sein du groupe. Fluidifier les parcours des individus, capter les talents sur les métiers de demain et adapter nos modèles de reconnaissance à ces priorités.

  • projet E2 piloté par Christine Albanel imagine les priorités de l’engagement sociétal du Groupe pour le futur afin de les traduire dans nos fonctionnements quotidiens, pour résonner avec sincérité à l’intérieur et à l’extérieur, auprès des équipes, clients et candidats de demain.

Durée estimée de la plupart des projets : 18 à 24 mois (avec une revue après les premiers 12 mois pour de potentiels ajustements).

Chaque projet, sauf A1 et D2, sera porté par un chef de projet rattaché à l’entité Transformation (directement au DGD) et animé au quotidien par la directrice adjointe pour le Programme, Bénédicte Liénard.

Deux projets de transformation spécifiques à deux entités du Groupe viennent compléter les dix projets :

  • Kilimandjaro – OMEA, piloté par Alioune Ndiaye

  • Ancrage territorial – Orange France, piloté par Fabienne Dulac

Analyse de la CFE-CGC

De nombreuses demandes de précision, entre autres :
  • S’il fallait résumer en une phrase ou deux ce à quoi devrait ressembler Orange à l’issue de l’exécution de ces projets de transformation, quelle serait la physionomie cible du Groupe à 3 ou 5 ans, voire au-delà ?
  • Comment s’articule le programme de transformation et le plan stratégique Vision 2025 en cours d’élaboration, dont il convient d’ailleurs de rappeler le calendrier ?
  • La méthodologie de travail mise en œuvre pour la définition du programme de Transformation (150 interviews, ateliers, co-construction…), les profils et les positions dans l’entreprise des participants, doivent être détaillés. Dans les participants aux ateliers et/ou aux ateliers, y-a-t-il eu des représentants des personnels, d’autres parties prenantes que le management ?
Concernant les 10 Projets :
Sans préjuger d’une priorisation de l’importance relative de chacun de ces 10 projets de transformation, peut-être
y-a-t-il néanmoins une priorité d’urgence quant aux premières décisions de mise en œuvre ? (entre autre le projet E1 porté par Monsieur Alioune N’Diaye.). Certains sont-ils plus urgents que d’autres ? Dit autrement, sur lesquels sont attendus des « quick wins » potentiellement mis en œuvre dans l’année ?
  • Le projet A1 vise à renforcer l’efficacité des décisions prises par le COMEX. Cela sous-entend que jusqu’à présent il y a de la perte en ligne ou de la latence dans l’exécution des décisions !
  • Le projet A2 vise à restituer toute leur efficacité aux processus de décision collective. Pouvez-vous nous expliciter ce point, ainsi que le principe de subsidiarité ?
  • Le projet B1 vise à clarifier le partage des rôles et responsabilités entre CENTRAL/LOCAL. Sur ce point y-t-il d’ores et déjà une doctrine qui se dégage ? Basée par exemple sur des premiers retours d’expérience ?
  • Le projet C1 vise à accélérer le partage d’une culture commune Orange et de pratiques du « travailler ensemble », favorisant la collaboration et les prises d’initiatives individuelles et collectives, basés sur la confiance, la responsabilité et le droit à erreur. C’est-à-dire ?
  • Le projet C2 vise à accélérer l’évolution des environnements physiques et digitaux de travail. Avez-vous d’ores et déjà identifié les projets ou initiatives dans le groupe qui seront généralisées (Nouvel Environnement Orange, bureaux dynamiques, télétravail…) ?
  • Le projet E1 vise un renforcement de la diversité des profils et compétences au sein du groupe. Quel est le calendrier des attendus de ce projet ?
  • Le projet E2 imagine les priorités de l’engagement sociétal du Groupe pour le futur. Y-a-t-il sur ces points des changements majeurs d’ores et déjà envisagés ?
Enfin, comment sont associés les représentants des personnels à ce Programme de Transformation ?

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Photo : iStock

Face à l'activisme des États-Unis et de la Chine pour déployer au plus vite la 5G, annoncée comme un facteur de compétitivité majeur pour l'économie du futur, les observateurs se montrent inquiets quant aux prises de retard de l'Europe, et notamment de la France, dans ce domaine.

(…) l'enjeu pour la France et l'Europe est justement d'éviter que l'histoire se répète en ratant le coche de la 5G. Dans l'Hexagone, certains estiment que le pays a pris un retard préoccupant. En témoigne une étude publiée début octobre par l'institut Xerfi. Celui-ci souligne, en premier lieu, que les fréquences 5G, qui sont indispensables aux opérateurs pour proposer leurs services, n'ont toujours pas été attribuées. « Même si la vente aux enchères des fréquences 5G pourrait avoir lieu à la mi-2019, la France est en retard par rapport à ses voisins européens, affirme l'étude. Au Royaume-Uni, la vente des fréquences 5G a eu lieu en avril 2018. La Suisse et l'Italie avaient également finalisé leur processus d'appel d'offres en septembre 2018. » En second lieu, le « plus préoccupant », juge Xerfi, est que « les entreprises françaises ne semblent pas s'approprier la 5G ».

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 17/01/2019

« Etre en retard sur la 5G n’est pas une option », affirmait le président de l'Arcep, en juillet dernier, lors de la présentation de la feuille de route du gouvernement. Depuis, la France est toujours dans les starting-blocks...

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Photo : DR

Michaël Trabbia, le patron de la filiale belge du géant français des télécoms, estime que la question de la pérennité du groupe dans le plat pays se pose. Et ce, dans un contexte où le gouvernement a donné son feu vert, cet été, à l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile.

A lire dans La Tribune – Pierre Manière – 14/01/2019

Une prise de position qui intervient quelques jours après l’annonce, faite par l’opérateur historique Proximus, de la suppression à venir de 1900 emplois, soit 15% de ses effectifs, du fait des « conditions de marché agressives » en Belgique…

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L’opérateur historique belge Proximus envisage de supprimer 1 900 emplois, soit 15% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan de restructuration qui lui permettrait de réduire ses coûts de 240 millions d’euros d’ici à 2022.

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 10/01/2019

De son côté, la filiale espagnole du groupe britannique Vodafone souhaite supprimer jusqu'à 1 200 emplois, soit près de 25% de ses effectifs, également dans le cadre d’un plan de réduction de ses dépenses.

Plus d’informations dans Le Monde – Zeliha Chaffin – 10/01/2019

Une recette, toujours la même, déjà éprouvée en France : mettez un nombre d’opérateurs mobiles (3 aujourd'hui, et bientôt 4 en Belgique, et 4 en Espagne) trop important pour se partager de façon rentable un gâteau qui ne grossit plus que de façon marginale, et vous obtenez des conditions de marché hyper-concurrentielles, qui se traduisent par des politiques de prix hyper-agressives et des revenus en baisse. Et comme il faut bien dégager suffisamment de profit pour rémunérer les actionnaires, ce sont bien sûr les salariés qui trinquent.

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Photo : DR

Comme attendu, la présidence autrichienne de l'Union européenne n'est pas parvenue à obtenir une décision unanime du Conseil européen sur l'établissement d'une taxe sur les géants du numérique.

Et si Bruno Le Maire et Olaf Scholz, son homologue allemand, se sont mis d'accord sur une éventuelle taxation du chiffre d'affaires des géants du numérique, celle-ci est suspendue aux travaux de l’OCDE et n’entrera en vigueur qu’en 2021… sous réserve que le couple franco-allemand réussisse à convaincre ses partenaires européens en mars 2019.

Plus d’informations dans Le Point – Emmanuel Berretta – 04/12/2018

Pendant que l’Europe tergiverse, les GAFA gagnent encore du temps, et donc de l’argent. Et Bruno le Maire a l’air tellement persuadé d’arriver à convaincre les nombreux Etats récalcitrants qu’il évoque déjà l’éventualité de taxer les géants du numérique au niveau national… (Plus d’informations dans Challenges – Myriam Rivet et Yves Clarisse – 06/12/2018)

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Photo : DR

Plusieurs pays de l'Union européenne ont rejeté, en fin de semaine dernière, une nouvelle proposition de compromis sur la création d'une taxe européenne visant les multinationales du numérique (plus d’informations dans Challenges – 30/11/2018).

La signature d'un accord définitif lors de la réunion des ministres des Finances ce mardi semble donc compromise. De fait, la résistance était trop farouche de la part de nombreux Etats, accrochés à leurs intérêts particuliers, l'Irlande représentant l'exemple le plus significatif.

Plus d’informations dans Challenges – Thierry Fabre – 01/12/2018

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 6, 7 et 8 novembre 2018 à Nice, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers d’Orange au troisième trimestre 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

Soutenus par la poursuite des efforts d’investissements, les résultats financiers demeurent satisfaisants ce trimestre malgré un léger recul du taux de croissance du chiffre d’affaires du Groupe.

En France le chiffre d'affaires progresse pour le sixième trimestre consécutif, ce qui constitue une réelle performance dans le contexte de concurrence actuel. L’EBITDA ajusté croit de 3,2%, et même de 3,7% sur les seules activités télécom, ce qui démontre la capacité d’Orange à transformer en valeur son chiffre d’affaires.

Des succès remarquables ce trimestre ont été réalisés:

  • en France avec l'offre 2P (téléphonie fixe + internet) proposée en réponse aux offres à bas prix de nos concurrents
  • en Espagne avec des offres TV incluant le football
  • avec les offres LOVE en Europe: la convergence permet de stabiliser le revenu par client et contribue à la croissance d'Orange, premier opérateur convergent sur le BtoC en Europe.

La présentation des données comparées avec les autres opérateurs sur le marché européen a donné aux élus une vision relative de notre positionnement par rapport à nos concurrents.

Ainsi notre part de marché en valeur a atteint 34% au S1 2018, cette part progressant de 0,5%. Les principaux contributeurs à ce progrès sont la France et l’Espagne. Le groupe est ainsi en croissance sur un marché global de la zone Europe pourtant en décroissance, et alors même que les opérateurs européens concurrents ont tous connu un ralentissement sur ce marché au T2.  Orange est ainsi leader en terme de croissance organique à +1,1%.

Sur la zone Afrique et Moyen-Orient, on constate une croissance importante de la data et de l’e-money, et Orange affiche une croissance de 5,2% portée par les résultats de l’Egypte. Toutefois, nos concurrents font mieux.

S’agissant d’Orange Business Services, la décroissance se poursuit dans le domaine de la voix et de la data. Elle est plus faible pour nos concurrents.

Orange est devenue le leader pour ce qui concerne le déploiement de la fibre devant Telefonica et démontre sa capacité à transformer ses investissements en contrats commerciaux. La profitabilité d’Orange progresse par rapport à ses pairs. Orange est deuxième en termes de croissance de l’EBITDA derrière Vodafone. De plus sa croissance de l’EBITDA résulte d’une croissance du chiffre d'affaires, et non comme pour ses concurrents d’une réduction de ses coûts. S’agissant du cashflow, en valeur, Orange se classe au troisième rang.

Enfin Orange est le seul opérateur à augmenter ses investissements avec la plus forte croissance des CAPEX en Europe.

Les élus ont salué les performances du Groupe notamment par rapport à ses concurrents.Ils ont bien pris note de son engagement à proposer un dividende à un montant plancher et interrogent la Direction sur un engagement similaire en termes d’augmentation des salaires.

Trimestre après trimestre, les élus rappellent que ces performances sont le résultat des efforts imposés aux personnels dans le cadre des plans de réductions des coûts, notamment Explore 2020, avec pour conséquence une diminution de la masse salariale.

La Direction reconnait que la baisse des coûts de personnel a permis une augmentation de l’EBITDA et contribué au financement des investissements, mais indique que la masse salariale a désormais cessé de baisser.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting held in Nice on 6th, 7th and 8th November 2018, the Management included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the third quarter of 2018 presented by Pascal Marchand, Head of Group Central Management Control.

Supported by continued investment efforts, financial results remain good this quarter despite a slight decline in the Group's revenue growth. In France, revenue increased for the sixth consecutive quarter, which is a real accomplishment in the current competitive environment. EBITDA grew by 3.2%, and even by 3.7% in telecom activities alone, which shows Orange's ability to transform its revenues into value.

Remarkable successes this quarter have been achieved:

  • in France with the 2P offer (fixed telephony + internet) offered in response to our competitor's low-cost offers
  • in Spain with TV offers including football
  • with LOVE offers in and around Europe, convergence makes it possible to stabilize revenue per customer and contributes to the growth of Orange, the leading operator converging on BtoC in Europe.

The presentation of the data compared with other operators on the European market gave elected officials a relative view of our positioning in relation to our competitors.

As a result, our market share in value terms reached 34% in 2018 during first semester, hence a 0.5% increase. The main countries which contribute to this progress are France and Spain. The group is thus growing in a global market in the Europe zone that is nevertheless in decline and even though competing European operators have all experienced a slowdown in the market in Q2.  Orange is thus the leader in terms of organic growth at +1.1%.

In African and Middle Eastern countries, there was significant growth in data and e-money, but Orange posted growth of 5.2%, driven by Egypt's results, however our competitors did better.

In the case of Orange Business Services, the decline continues in the voice and data sector. It is lower for our competitors.

Orange has become the leader in fiber deployment ahead of Telefonica and is demonstrating its ability to transform its investments into commercial contracts. Its profitability is improving compared to its competitors. Orange is second in terms of EBITDA growth behind Vodafone. Moreover, its EBITDA growth is the result of a growth in turnover and not, as for its competitors, of a single cost reduction. Orange is the third largest in terms of cash flow. 

Finally, Orange is the operator to have shown the largest increase in CAPEX in Europe;

The European Works Council members praised the Group's performance, particularly in relation to its competitors. They have taken note of its commitment to propose a dividend at a minimum amount and question Management on a similar commitment in terms of salary increases.

Quarter after quarter the elected representatives recall that these performances are the result of the efforts imposed on the personnel within the framework of the cost reduction plans, in particular Explore 2020, with the consequence of a reduction of the payroll.

Management recognizes that the decrease in personnel costs has led to an increase in EBITDA and contributed to the financing of investments, but indicates that the payroll has now stopped falling.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 6, 7 et 8 novembre 2018 à Nice, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à l’égalité professionnelle femmes–hommes, présenté par Line Pélissier, Directrice de la Diversité Groupe.

La politique du Groupe en matière d’égalité professionnelle s’inscrit dans la continuité avec un 5ème accord sur ce thème signé le 29 janvier 2018. Elle repose sur 4 piliers consistant à faire progresser :

  • l'accès des femmes aux postes à responsabilité
  • la mixité dans tous les métiers, notamment techniques
  • l'égalité salariale entre les hommes et les femmes
  • l'équilibre vie privée / vie professionnelle

Cette politique est pilotée par l'un des 6 comités stratégiques de gouvernance du Groupe. Son objet est d’initier des actions et de suivre les progrès. Il accompagne les entités européennes du Groupe qui sont engagées dans un processus de certification GEEIS (Gender Equality & Diversity for European & International Standard).

Il existe un palmarès des entreprises au regard du taux de féminisation de leurs instances dirigeantes : Orange y est classée 8ème des 120 entreprises du SBF 120 et 1ère dans le secteur des télécoms.

Les résultats présentés autour de ce processus de certification constituent en eux-mêmes une mesure des progrès de la mise en œuvre de la politique du Groupe visant à promouvoir l’égalité dans toutes les entités en Europe. La certification d’une entité suppose en effet la réalisation d’audits, et les niveaux de certification atteints attestent en conséquence de la mise en œuvre dans les divers pays européens d’initiatives locales, d’actions en matière d’équilibre vie privée / vie professionnelle, de sensibilisation en faveur de l’égalité professionnelle, et de mesures favorisant la mixité.

Toutes ces thématiques sont évaluées par critères et un suivi est opéré assurant une harmonisation des pratiques qui est elle-même censée générer des progrès sur les différents KPI.

Les chiffres de l’égalité professionnelle présentés montrent cependant peu de progrès: sur les deux dernières années aucune amélioration significative (à l’échelle du Groupe) n’est constatée, que ce soit sur le taux de féminisation des effectifs globaux, celui des métiers techniques, des managers, des managers de managers, et des COMEX. Quant au taux de féminisation des recrutements externes, il ne permet pas d’anticiper de vrais changements à venir pour le Groupe, sauf peut-être pour l‘Espagne, la Roumaine et la Pologne qui ont recruté davantage de femmes. L’Espagne, la Moldavie et la Roumaine font également mieux que la moyenne du Groupe s’agissant du taux de féminisation de leurs effectifs globaux. Pour celui des COMEX, la France et la Roumanie se distinguent.

Les élus ont été assez peu sensibles à l’énoncé des labels et certificats dont peuvent se prévaloir un nombre croissants d’entités d’Orange en Europe.  Certains y voient le souci de plaire aux investisseurs. Ils ont en revanche pris note des faibles progrès réalisés au travers des chiffres présentés.

Les élus ont regretté que ces chiffres ne soient présentés que pour les seules années 2016 et 2017, alors que la Direction reconnait elle-même que les progrès sont nécessairement lents. Ainsi, il aurait été intéressant que la Direction procède à une comparaison des derniers résultats avec les chiffres présentés lors du Comité de Groupe Européen de novembre 2016. Nous avons fait l’exercice, et force est de constater qu’il n’aurait pas, en séance, suscité l’enthousiasme des membres du Comité, tant la tendance reste atone.

Enfin les élus ont regretté que la délicate question de la réduction des inégalités salariales ne fasse pas l’objet de plus d’ambition et de moyens.


[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting held in Nice on 6th, 7th and 8th November 2018, the Group's Management included an item on the agenda relating to gender equality in the workplace, presented by Line Pélissier, Director of Group Diversity.

The Group's policy on professional equality is in line with a 5th agreement on this subject signed on January 29th 2018. It is based on 4 pillars consisting in making progress:

  • women's access to positions of responsibility
  • mixing in all professions, especially technical
  • equal pay for men and women
  • the balance between private and professional life
This policy is managed by one of the Group's 6 strategic governance committees. Its purpose is to initiate actions and monitor progress. It supports the Group's european entities that are involved in a certification process known as GEEIS (Gender Equality & Diversity for European & International Standard).

There is a list of companies in terms of rate of feminisation of their management bodies: Orange is ranked 8th out of 120 SBF 120 companies, and 1st in the telecom sector.

The results presented around this certification process are in themselves a measure of the progress made in implementing the Group's policy to promote equality in all entities in Europe. The certification of an entity requires audits to be carried out and the levels of certification achieved attest to the implementation in the various European countries of local initiatives, actions on work-life balance, awareness raising in favour of professional equality and measures to promote gender diversity.

All these themes are evaluated by criteria and a follow-up is carried out ensuring a harmonization of practices which is itself supposed to generate progress on the various KPIs.

However, the professional equality figures presented show little progress: over the last two years, no significant progress (at Group level) has been made in terms of the feminisation rate of the overall workforce, the technical professions, managers and COMEX. As for the feminisation rate of external recruitment, it does not allow us to anticipate significant future improvements for the Group, except perhaps for Spain, Romania and Poland, which have recruited more women. Spain and Romania also do better than the group average in terms of the feminisation rate of their workforce. For the COMEX, France and Romania stand out.

The European Works Council members have been relatively insensitive to the statement of labels and certificates available to a growing number of Orange entities in Europe.  Some see it as a concern to please investors. On the other hand, they noted the limited progress made through the figures presented.

They regretted that these figures were presented only for the years 2016 and 2017, whereas the Management itself acknowledges that progress is necessarily slow. It would have been interesting for Management to compare the latest results with the figures presented at the November 2016 European Works Council. We did the exercise and it must be said that it would not have aroused the enthusiasm of the Committee members during the meeting, as the trend remains sluggish.

Finally, the Committee members regretted that the delicate issue of reducing pay inequalities was not given more means.

Au sommaire de ces deux jours

Projet d’évolution des rattachements des Directions au sein de la DRHG

Si les élus CFE CGC saluent la plus grande clarté de cette nouvelle organisation de la DRH Groupe, qui « préserve l’ensemble des collectifs de travail et maintient tous les emplois », ils demandent néanmoins, pour la prochaine consultation, des précisions nécessaires sur les 2 projets :

  • l’organisation de la transmission des savoirs et de la formation,
  • la transformation des RH groupe vers plus de proximité au service des opérationnels    

Localisation des postes d’OMEA Corporate : programme Kilimandjaro

Des points structurants du dossier sont encore manquants, et la CFE-CGC pense que pour garantir le maintien d’un dialogue de qualité, dans un climat social apaisé et de confiance, dans le respect strict des droits des salariés en termes de conditions de travail et d’emploi, des discussions doivent se tenir dans les meilleurs délais.  

La CFE-CGC demande l’ouverture de négociations pour les salariés partants, et la mise en place d’une commission de suivi en instance pour tous les salariés en situation de mobilité forcée.  

Concordance et Sister

Concernant le dossier Concordance,compte tenu des 2 sujets d’actualité (nouvel accord TPS et prélèvement à la source), les élus CFE-CGC demandent :

  • l’anticipation et le renforcement des recrutements prévus pour 2019,
  • le report de la mise en place du pôle TPS unique.

Concernant SISTER, la CFE-CGC insiste pour que la solution retenue pour ce nouveau SI SISTER, basée sur un produit Oracle, permette à la Supply Chain d’être alignée sur les standards du marché et à Orange d’être un acteur majeur dans un contexte très concurrentiel en France. 

pdfcr_ce_novembre_2018.pdf
 

Nous avons mis à jour notre notre politique de gestion des données (RGPD). Nous vous invitons à la consulter.
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