12 et 13 novembre 2014 : rapport sur l’évolution de l’emploi et des compétences- fin septembre 2014

Effectifs et flux
93 172 EFF (CDI + CDD) : -2 395 EFF vs. 12/2013 (-2,5%) - rappel -2 929 EFF de 12/2012 à 09/2013; -2 553 EFF vs. fin 09/2013 (-2,7%)
Âge moyen : 49,4 ans fin septembre 2014 (femmes : 48,8 ans – hommes : 49,7 ans) versus 49,0 ans fin décembre 2013
+517 recrutements externes à fin 09/2014 versus +297 recrutements externes à fin 09/2013 et +711 en année pleine 2013
 Intervention CFE-CGC
Pour le groupe, La disparition d'emplois par milliers est planifiée pour la période 2013-2015 avec une perte prévisible annuelle de 3 à 4000 emplois. Le pic des départs en retraite pour 2015 est attendu avec crainte.
Pour mémoire, durant la période 2010-2012, les 10 000 recrutements opérés (à comparer avec les 5000 pour la période 2013-2015) avaient permis le maintien de l'emploi au sein de notre groupe.
La trajectoire est lancée, et le cap des 30 000 emplois perdus à l'horizon 2020 est fixé.
Pour revenir au seul périmètre du CCUES, pour l'année 2013,

L'âge médian des salariés du groupe était proche de 52,5 ans ; de plus, 4 salariés sur 10 avaient plus de 55 ans. Chaque année, depuis 2012, l'âge moyen des salariés de notre périmètre augmente inexorablement d'un semestre. De façon positive, nous pourrions-nous réjouir de vieillir collectivement 2 fois moins vite qu'individuellement !
L'effectif CDI a diminué l'année dernière de 2772 unités.
En 2014,
Le CCUES a perdu près de 600 CDI (566) au premier trimestre, près de 800 (794) au second trimestre et le troisième trimestre ne reste pas en demeure avec la diminution de 1000 CDI (1009). Au total le CCUES a perdu près de 2400 CDI (2366) pour la partie écoulée de l'année 2014. Pour l'ensemble de l'année 2014, la prévision serait la résolution d'un problème comportant une suite arithmétique commençant à 600, ayant une progression de 200 unités / trimestre et dont il faudrait trouver la solution au 4 e trimestre ! (600+800+1000+1200=3600 ...)
La déconcentration de l'emploi entre l'IDF et la Province, 
La CFE-CGC a apprécié qu'enfin sa demande de déconcentration datant de quelques années soit entendue et reprise par la direction. Le courrier, que nous vous avions adressé en janvier dernier, a trouvé sa réponse en avril dans la commande d'un rapport d'étude confié à Mr Marc Fossier.
Comme au précédent trimestre, lors de la présentation du rapport à l'emploi et qualifications S1 2014, nous n'avons encore pas eu grand écho des mesures issues de l'étude du rapport dont le terme était prévu –je cite- « dans le courant de l'été ». Nous vous reposons la question à l'identique
Pouvez-vous nous présenter le rapport et nous communiquer les conclusions et mesures concrètes proposées par cette étude ?
Concernant l'alternance,

Notre organisation accueille favorablement l'effort consenti pour les alternants par notre groupe.
De plus, le nombre d'alternants ayant obtenu un contrat CDI s'est fortement accru, si juin 2013 est comparé à juin 2014 (41 pour 73 soit 78% d'augmentation). La comparaison de septembre 2013 et de septembre 2014 montre une réelle et sensible augmentation du nombre de recrutés d'une centaine de CDI (198 en sept. 2014 contre 93 en sept. 2013).
LA CFE-CGC salue cet effort ayant pour résultat une plus grande linéarité des recrutements tout au long de l'année.
Nous avons été entendus sur ce point !
Le recrutement linéaire tout au long de l'année

Pour mémoire, la CFE-CGC a été entendue, lorsqu'elle a revendiqué le recrutement régulier tout au long de l'année puisque cette demande a été reprise en mesure 4 (cf décision 4 du 10 juillet dernier citée en annexe 2 p 45/84) de l'accord GPEC du 09 septembre 2014.
Nous souhaitions que cette mesure ne reste pas au rang de bonne intention.
Les volumes de recrutements constatés au 1er semestre 2013 et au premier semestre 2014 n'ouvraient que timidement la voie d'une inversion de tendance pour l'année 2014 avec une centaine de recrutements supplémentaires en S1 2014 ((160 en S1 2013 contre 252 en S1 2014). La comparaison de sept 2013 et de sept 2014, pour le nombre d'embauche cumulée depuis de début de l'année confirme nettement la tendance esquissée au premier semestre avec un doublement des embauches (297 en T3 2013 pour 595 en T3 2014) !
La CFE-CGC est satisfaite que sa demande de linéarité des embauches CDI au cours de l'année ait été pour partie réalisée.
La mobilité,
Au sein de notre groupe est en chute depuis 2011.
Depuis 2010-2011, années où elle est restée constante à 3400 mobilités/an, elle chuté régulièrement en passant de 2700 (2679) en 2012 à 2100(2088) en 2013.
Le sursaut constaté durant les 9 premiers mois de 2014 avec 2800 mobilités (2795) doit être totalement écarté si le déménagement de 1045 salariés sur le site Eastview à Bagnolet est considéré.
Ceci pose la question, de la pertinence de l'analyse actuelle qui est basée sur la maille du département. Il serait opportun de réfléchir sur le bien-fondé de cette analyse départementale au sein de notre entreprise.
En effet, la création des départements remonte à la 1790. Force est de reconnaître, que ce découpage n'a plus de cohérence avec l'organisation actuelle de notre groupe, à l'ère de la digitalisation. Pour preuve, le découpage territorial de l'emploi en bassin GPEC défini dans l'accord GPEC de 2011 et repris dans l'accord de 2014 est en contradiction avec la structure départementale. Il a été reconnu par un accord au terme de négociations prenant en compte les spécificités locales et territoriales de notre entreprise.
En exemple, il faut considérer (Cf annexe 6 p68/84 du dernier accord GPEC du 09 sept. 2014) le bassin GPEC St Gaudens (31), Hautes Pyrénées (Tarbes/ Lourdes 65) et enfin Gers avec Auch 32 ; en résumé un seul bassin sur 3 départements ! La leçon de géographie se poursuit par le bassin GPEC intitulé –je cite- « Ariège (09), Haute-Garonne (31) et Tarn (81) » ; là aussi un bassin GPEC étendu à 3 départements. Comment donc analyser des mouvements entre 3 départements en CCUES en mobilité, tandis que le rapport PEC présenté en CET les considéreraient dans le même bassin GPEC ! L'incohérence de l'analyse présentée entre les différentes instances que sont les CE, Les CET et le CCUES apparaît ainsi, de par la différence de maille, au grand jour !
De plus, l'accord GPEC du 9 septembre 2014, prévoit (cf article 2 .2.2 p 15/84) la présentation du rapport PEC par bassin d'emploi GPEC selon –je cite- la même méthodologie que celle utilisée nationalement.
Enfin, l'effet artificiel du déménagement de Bagnolet serait inhibé puisque le Bassin GPEC défini dans l'accord est celui de Paris et sa première couronne, incluant Bagnolet.
Pour toutes ces raisons exposées, La CFE-CGC pense qu'il serait plus judicieux de prendre la maille des bassins d'emploi définis dans le dernier GPEC (87 bassins au total), ou des bassins de vie (au nombre de 157) que celle des départements.
En conclusion, la CFE-CGC vous demande aujourd'hui par cette intervention de bien vouloir étudier le remplacement du critère du département par le bassin d'emploi GPEC par simplicité et cohérence pour l'analyse de la mobilité en vue d'harmoniser le rapport emploi et qualifications avec l'ensemble des rapports PEC présentés en CET.
En conclusion,
La CFE-CGC reste soucieuse de la situation de l'emploi actuelle et future, dont les prévisions réalisées scrupuleusement par la direction s'avèrent.
Par ailleurs, le CICE de 79M€ dont notre groupe a bénéficié pose la question de fond suivante :
Comment Orange peut empocher 79 M€ en 2013 au titre du CICE alors que près de 3000 emplois ont été supprimés en 2013 !
Les investissements, me direz-vous !

Comment croire qu'ils n'avaient, de l'aveu de notre directeur financier, déjà été planifiés et décidés ! En fait, le CICE n'a en rien contribué à
L'augmentation des investissements de 2013 ?
La CFE-CGC s'interroge, doux euphémisme ( !), sur la réelle responsabilité sociale de notre Groupe.
Dans ce contexte, la CFE-CGC pèsera de tout son poids afin de progresser socialement dans le respect des contraintes économiques et concurrentielles de notre groupe.
3 Questions
La mobilité
Rapport sur la déconcentration IdF vers régions et les mesures proposées cet été ?
Le suivi de l'accord TPS en local sera très intéressant à exploiter...ainsi que la synthèse nationale ; avez-vous des informations à ce sujet ?
Les petits sites (moins de 30 CDI)
la CFE CGC a posé plusieurs ces questions restées sans réponse en CCUES et en négo GPEC ; pouvez-vous y répondre :
Quel est le nombre de petits sites en France ?
Quel est le nombre de salariés travaillant sur ces petits sites ?
L'accord TPS en vigueur,
Permet à un personnel proche de la retraite, de s'éloigner progressivement de l'activité professionnelle. Le succès de ce dispositif se confirme trimestre après trimestre augmentant ainsi la FAT (Force au travail) ... libérée !
Durant la période de juin 2012-juin 2013, l'effectif total des 3 dispositifs TPS (temps Partiel seniors =S+I+ A) a augmenté de 1996 salariés suivie d'une augmentation plus marquée de 2686 salariés pour la période juin 2013-juin 2014 (soit +34,56%).
En juin 2014, l'effectif des 3 dispositifs totalisent 13000 salariés (12927 !) soit 1 salarié sur 7 (12927/93350= 13 ,84).
L'adhésion très forte des personnels (proportion de 2 TPS pour 3 départs en retraite) a pour conséquence d'assécher certains bassins, certains sites en diminuant les forces vives au travail délaissant ainsi ces dernières devant l'activité réelle et quotidienne,
seules devant un client de plus en plus exigeant,
Seules pour exploiter le réseau et entretenir avec des délais de plus en plus courts.
La dilution de la FAT (Force au Travail) via ces 3 dispositifs TPS est importante puisqu'elle atteint plus de 40% des effectifs TPS concernés soit près de 6800 ETPCDI (6760 effTP/12927 eff TPS= 57%).
Ainsi la Force Au Travail sur certains sites s'amenuise au point de les placer dans la catégorie « petits sites (cf question volumétrie petits sites) », nouvellement définie dans le dernier accord GPEC.
Le suivi de l'accord TPS en local sera très intéressant à exploiter...ainsi que la synthèse nationale ; avez-vous des informations à ce sujet ?
L'équation de l'emploi 
(Mesure dans la décision 2 du 10 juillet dernier citée en annexe 2 p 45/84 de l'accord GPEC du 09 septembre 2014).
La décision du 10 juillet dernier, d'augmenter le recrutement en CDI a pour conséquence pour les années 2014-16 de baisser modérément la proportion d'un recrutement pour 4 départs pour Orange et 1 pour 3 pour le Groupe.
La CFE-CGC considère cette mesure intégrée dans l'accord GPEC, même si la portée reste modérée, comme une ouverture.
Nous rappelons également l'engagement de la direction cité en préambule du dernier accord GPEC (cf p5/84), qui a pour objectif d'étudier systématiquement la localisation en région pour le développement de nouvelles activités ou de proposer des emplois en région pour les activités existantes au fil des comblements de postes.
C'est un engagement de fond auquel la direction devra rester attentive.

Emploi & Métiers

Nos coordonnées

CFE-CGC Orange
10-12 rue Saint Amand
75015 Paris Cedex 15

   
nous contacter
01 46 79 28 74
01 40 45 51 57

Epargne

Formation

Siège : CFE-CGC Orange - 89 Bd de Magenta, 75010 PARIS - SIRET 50803050900030 - 9420Z
Mentions Légales - Protection des données - Accès rédacteur