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Résultats Orange 2017 et futur dividende à 0,70 € : les actionnaires court-termistes doivent se réjouir, les personnels s’inquiètent

cac 40

Télécharger le communiqué en pdf : pdfcdp-cfe-cgc-_dividences_excessifs_pour_2017_et_2018.pdf

La publication des résultats 2017 s’accompagne de deux annonces concernant le montant du dividende : au titre de l’exercice 2017, le dividende passe à 0,65 € par action (au lieu de 0,60 € pour chacun des 3 exercices précédents), et la promesse est déjà quasiment faite que, dès l’exercice 2018, il augmentera encore pour atteindre 0,70 € par action.

A 0,65 €, le dividende redevient supérieur au résultat net par action, qui ressort à 0,62 €

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS espéraient que cette pratique était définitivement bannie, mais la doxa financière du rendement court-termiste semble reprendre le dessus.

Lors de l’Investor Day en décembre dernier, le montant de 0,65 a été annoncé comme un « plancher » pour le futur. Sa mise en œuvre dès l’exercice 2017 apparaît cependant inopportune :

  • de manière générale, distribuer plus que le résultat net dégrade les réserves de l’entreprise, fragilisant sa capacité à faire face aux risques, comme à se désendetter ou à investir sans alourdir son endettement ;
  • même s’il est conforme aux ratios communément qualifiés de « raisonnables », l’endettement d’Orange reste conséquent (1,85 fois son EBITDA ajusté), s’élevant à près de 24 milliards d’euros ; 
  • l’entreprise devra rembourser 4,9 milliards d’euros à échéance de 2019, qu’il serait plus prudent d’anticiper pour se garantir du risque de devoir faire face à un mur de liquidités ;
  • le service de la dette a représenté 1,2 milliard d’euros en 2017... soit plus de la moitié du résultat net, et, dans un contexte de probable remontée des taux, le coût de l’endettement pourrait augmenter dans les années qui viennent.

En parallèle, Orange est toujours dans un cycle d’investissement important (7,2 milliards en 2017), avec un « pic » annoncé en 2018. Le « new deal des télécoms », négocié entre le gouvernement français et les 4 opérateurs mobiles pour en finir avec les zones blanches, imposera d’accélérer les investissements en France d’ici 2020.

Autant de bonnes raisons qui auraient justifié a minima un gel du dividende, en dépit de la qualité des résultats annoncés pour l’exercice de 2017, expression de l’engagement des personnels.

Rappelons que l’entreprise a déjà dû faire face à deux crises de liquidités majeures par le passé.  La CFE-CGC Orange et l’ADEAS, particulièrement attachées à la pérennité d’Orange et à sa bonne santé financière, garantes des emplois et des capacités futures de développement, appellent la Direction à davantage de prudence financière. 

 

Economie et Réglementation des Télécoms Participation, Intéressement et Actionnariat

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