CFE-CGC Orange
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Participation, Intéressement et Actionnariat

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28, 29 et 30 mai 2018 à Stockholm, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers d’Orange au premier trimestre 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion central du Groupe.

Les résultats financiers, qu’ils soient, annuels pour le premier Comité de Groupe Européen, ou trimestriels pour les deux derniers Comités de l’année en cours, demeurent le premier sujet de la réunion plénière. Précédés d’une présentation par conférence téléphonique, les principaux chiffres sont par avance connus des membres du Comité.

Ceux du 1er trimestre 2018 s’inscrivent dans la lignée de ceux de l’année précédente: le chiffre d’affaires du Groupe s’affiche à nouveau en progression ce trimestre à 2%. La croissance de l’EBITDA ajusté sur le trimestre est notable (+4,4% yoy) et la croissance du cash-flow opérationnel (+4% yoy) se poursuit par rapport au même trimestre 2017.

Les pays représentés au Comité de Groupe Européen affichent une tendance globale positive avec toutefois des situations contrastées. Le chiffre d'affaires de la France présente une progression très légèrement supérieure à celle du Groupe (+2,1%). L’Espagne reste très dynamique avec un chiffre d'affaires en hausse toujours significative (+4,4%). Les résultats des pays dits d’Europe centrale sont présentés de manière détaillée: la Roumanie est ainsi le pays européen avec une croissance du chiffre d'affaires à deux chiffres (+11,1%). L’EBITDA y a cependant souffert de l’effet roaming et y est en recul (-1,6%). Les résultats de la Slovaquie sont proches de ceux du Groupe pour le chiffre d'affaires et en forte hausse pour l’EBITDA (+ 11,6%). Le chiffre d'affaires de la Moldavie est stable, son EBITDA en retrait en raison d’un important recul des services wholesale. De manière générale pour cette région de l’Europe, la baisse des frais de roaming impacte négativement la marge. La croissance du chiffre d'affaires de la  Belgique et Luxembourg réunis est en dessous de celle globale du Groupe. En Pologne, la décroissance est ralentie.

Sur le marché Entreprises, les ventes de nouveaux services (+20% pour la cyberdéfense et +17% pour le cloud) continuent à progresser très fortement et, avec les ventes mobiles (+1 ,8%), permettent au chiffre d’affaires de résister malgré un repli du fixe (-2,7%).

La Direction estime que ces progressions résultent des choix stratégiques de l’entreprise, notamment du succès des offres convergentes, à la fois outil de conquête et de rétention des clients, qui sont désormais disponibles sur l’ensemble du périmètre européen. Pour la Direction, ces résultats sont aussi le fruit du développement des ventes nettes d’abonnements mobiles et FTTH (FiberToTheHome).

Avec 1,5 Md€ de CAPEX dans le réseau Très Haut Débit (THD) fixe et mobile, la couverture 4G et le nombre de foyers raccordables à la fibre ont permis d’élargir considérablement la base clients THD du Groupe : 48 millions de clients 4G et 5,1 millions de clients THD fixe. Le wholesale contribue aussi à la bonne performance, en particulier en Espagne et Roumanie. La croissance de l'EBITDA s'appuie sur la hausse du chiffre d'affaires sur la majorité des géographies du Groupe conjointement à la maîtrise de nos coûts.

Dans ce contexte les objectifs 2018 sont confirmés. La Direction prévoit une accélération de la croissance de l’EBITDA et du cash flow opérationnel en 2018 versus 2017. En 2019 les CAPEX devraient connaître une décroissance.

La présentation de Pascal Marchand a fait une part plus large que d’ordinaire au benchmark externe et a fourni aux membres du comité des informations sur le positionnement du Groupe par rapport à ses concurrents mondiaux et européens. Orange se maintient à la douzième place des opérateurs au niveau mondial. En comparaison, le Groupe Altice a perdu 4 places. Les principaux concurrents européens Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica et Telecom Italia améliorent tous plus fortement qu’Orange leur croissance, à l’exception de British Telecom, seul des 6 opérateurs à enregistrer un recul. Sur 4 années consécutives toutefois, Orange a une croissance supérieure et plus régulière que ses pairs. La progression de l’EBITDA d’Orange est aussi la meilleure sur 4 ans. Le ratio CAPEX/revenus d’Orange est enfin le plus élevé sur cette période qui correspond au cycle d’investissements lourds d’Orange.

Les membres du Comité de Groupe Européen ont noté avec satisfaction la présentation séparée des résultats de la Roumanie, la Slovaquie et la Moldavie conformément à leur demande. En effet, les pays d’Europe centrale réalisent une excellente performance, avec un chiffre d'affaires en hausse à +7,3% globalement, mais les membres du Comité avaient souhaité disposer de résultats par pays. Ils ont renouvelé leur demande en ce sens pour la Belgique et le Luxembourg. Par ailleurs, ils déclarent avoir apprécié cette présentation plus courte et plus intéressante, en particulier grâce aux données du benchmark externe. Ils demandent une information encore plus percutante qui pointe les écarts de résultats d’un trimestre à l’autre. Un focus sur les OPEX a été sollicité pour la prochaine session.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on May 28th, 29th and 30th, 2018, in Stockholm, the Group's management has included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the first quarter of 2018, presented by Pascal Marchand, Group Central Financial Control Director.

The financial results, whether annual, for the first European Works Council (EWC), or quarterly for the last two EWCs of the current year, remain the first topic of the plenary meeting. Preceded by a conference call presentation, the members of the committee already knew the main figures.

Those of Q1 2018 are in line with those of the previous year. The Group's revenue is once again up in the quarter at 2%. Adjusted EBITDA growth for the quarter was significant (+ 4.4% yoy) and growth in operating cash flow (+ 4% yoy) continued positively compared to the same quarter of 2017.

The countries represented in the EWC show a positive global trend, but with contrasting situations. France's revenue increased slightly more than the Group's (+ 2.1%). Spain remains very dynamic with revenue still up significantly (+ 4.4%). The results of the so-called Central European countries are presented in detail: Romania is thus the European country with double-digit turnover growth (+ 11.1%). EBITDA, however, suffered from the roaming effect and was slightly down (-1.6%). Slovakia's results are close to those of the Group for sales and a strong increase for EBITDA (+ 11.6%). Moldova's revenue is stable, with EBITDA down because of a sharp decline in wholesale services. In general, for this region of Europe the drop in roaming charges has a negative impact on the margin. Sales growth in Belgium and Luxembourg combined is below that of the Group overall. In Poland the decline has moderately slowed down.

In the corporate market, thanks to sales of new services (+ 20% for cyberdefence and + 17% for the cloud) which continue to grow very strongly and, to mobile sales (+1, 8%), the turnover resist despite a decline in the fixed lines services(-2.7%).

Management believes that these increases are the result of the company's strategic choices, particularly the success of convergent offers which are tools to conquer and maintain a solid customer base. Convergent offers are now available throughout Europe. For Management these results are also due to the development of net sales of mobile subscriptions and FTTH (FiberToTheHome).

With € 1.5bn of CAPEX in the fixed and mobile THD network, the 4G coverage and the number of homes connectable to fiber have significantly expanded the Group's THD customer base : 48 Million 4G customers and 5.1 million of THD fixed network customers. The wholesale sector also contributes to the good performance, especially in Spain and Romania. The growth in EBITDA is based on the increase in sales in most of the Group's countries as well as the control of our costs.

In this context, the 2018 targets are confirmed. Management anticipates an acceleration in EBITDA growth and operational cash flow in 2018 versus 2017. In 2019, investments should experience a decrease.

Pascal Marchand's presentation was broader than usual in the external benchmark and provided the committee members with information on the Group's position relative to its global and European competitors. Orange remains in the twelfth place worldwide. In comparison, Altice Group has lost 4 places. The main European competitors Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica and Telecom Italia have all shown a greater improvement than Orange in their individual growth with the exception of only BT, being of the 6 operators to record a decline. Over 4 consecutive years, however, Orange has a higher and more regular growth than its competitors. The growth of Orange's EBITDA has also proven to be the best over 4 years. The CAPEX/revenue ratio is finally the highest one for this period, which corresponds to Orange's heavy investment cycle.

The European Works Council representatives noted with satisfaction the separate presentation of the results of Romania, Slovakia and Moldova in accordance with their request. Indeed, if the countries of Central Europe achieved an excellent performance, with a turnover up + 7.3% overall, they would have wanted to know results from each country. They renewed their request to this effect for Belgium and Luxembourg. They appreciated this shorter and more interesting presentation, in particular thanks to the data of the external benchmark. They are asking for even more powerful information that points to differences in results from one quarter to the next.A focus on OPEX was requested for the next session.

banniere medias mai2018

La revue de presse de mai 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : AG des actionnaires, stratégie, dirigeants, loi Pacte, en région, télégramme, statut du personnel, rému, dialogue social

Pour la consulter : revue de presse mai 2018

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Bonne lecture !

Quelques 116 000 salariés ou retraités d’Orange détiennent un peu plus de 5% du capital du groupe.

C’est bien, mais en deçà des 10% d’actionnariat salarié dans les entreprises à horizon 2030 que prône la loi Pacte.

[…]  

Dans un entretien au quotidien La Croix, paru le 30 avril dernier, Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC du groupe Orange, avouait bien volontiers que l’actionnariat salarié d’Orange était « encore en phase de développement » et qu’il n’avait « pas atteint  la maturité qui lui permettrait de se prononcer sur l’opérationnel stratégique ».

[…]  

Reste qu’aujourd’hui, selon l’analyse de Sébastien Crozier dans La Croix, l’idée de doubler le poids de l’actionnariat salarié chez Orange n’est pas si facile à mettre en œuvre. Pour l’instant en tout cas, il n’augmente que de 0,2% à 0,3% par an. Pour atteindre l’objectif qu’ambitionne la loi Pacte, il faudrait demander des efforts considérables aux salariés. « Il faudrait lever 160 millions d’euros par an, pendant 10 ans », précise ainsi Sébastien Crozier.

[…]  

Entreprise & Carrières– Lys Zohin - 21 mai 2018

A retrouver dans la revue de presse sur Intranoo

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Ce jour, vendredi 4 mai, se tient l’Assemblée Générale annuelle d’Orange à la Maison de la Mutualité.

Les salariés actionnaires possèdent 5,37% du capital, ce qui compte tenu des droit de vote double (loi Florange) et de la non-participation d’un certain nombre d’actionnaires, représente plus de 11% des votes exprimés en séance.

Si la CFE-CGC Orange (1ère organisation syndicales chez les salariés actionnaires) et l’ADEAS (Association de Défense de l’Epargne et de l’Actionnariat Salarié), appellent à voter le renouvellement du mandat d’administrateur de Stéphane Richard, pour lui permettre de rester Président pendant 4 ans de plus, elles s’opposent à la hausse du dividende (de 0,60 euros à 0,65 euros), supérieur au résultat net par action (0,62 euros) qui appauvrit l’entreprise, empêche son désendettement et limite sa capacité d’investissement en France et à l’étranger pour soutenir sa croissance.

Elles se félicitent du soutien apporté par la presse financièresur les résolutions alternatives B et C proposées par le FCPE Orange Actions (Fonds Commun de Placement des salariés) et rejetées par le Conseil d’Administration sur le paiement des dividendes qui permettraient de corriger partiellement les effets néfastes décris ci-dessus.

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Orange entend développer de nouvelles activités sur des marchés adjacents pour devenir bien plus qu’un opérateur télécom, a expliqué le groupe lors de son assemblée générale. Le mandat du PDG Stéphane Richard a été renouvelé à 88,62%.

[...]

Question sur les résolutions B et C déposées par les salariés pour proposer l’option pour le dividende en actions. Pourquoi ne sont-elles pas agréées par le conseil d’administration ? Il est répondu que la dilution ne plait pas beaucoup à certains actionnaires qui préfèrent le coupon en cash. Rappelons qu’Investir va voter pour ces deux résolutions.

[...]

Richard renouvelé à 88,62%

On passe au vote. Le dividende de 0,65 euro proposé par le conseil obtient 88,84% des voix et celui de 0,55 euro proposé par les actionnaires salariés est rejeté avec 13,13% des voix. Les salariés proposaient aussi le dividende en actions mais il est refusé (13,36% des voix pour le solde et 13,26% pour les futurs acomptes).

Le mandat de Stéphane Richard est renouvelé avec 88,62% des suffrages. Sa rémunération 2017 est acceptée (84,6%) ainsi que la politique de rémunération 2018 (72,97%).

Extrait de Les Echos / Investir - Jean-Luc Champetier - 4/05/2018

bruno le maire sipa

Le ministre de l'Economie et des Finances a présenté jeudi ses arbitrages dans la réforme de l'épargne-retraite, qui sera incluse dans la Loi Pacte. La fusion des différents placements a été abandonnée au profit d'une portabilité des montants en cas de changement professionnel. Par ailleurs, les épargnants pourront déduire de leur revenu imposable 100% des sommes versées volontairement. Enfin, l'épargne-retraite pourra être débloquée prématurément en cas d'achat d'une résidence principale.

[...]

Bercy a démarré avec l'idée de miser sur le Plan d'épargne-retraite collectif (Perco) qui s'apparente, dans les faits, à un produit d'épargne salariale, afin d'en faire un vrai produit de retraite. Pour cela, le Perco, à la main des gérants, ne sortirait plus en capital mais en rente, comme les autres produits de retraite, spécialité des assureurs : l'article 83 (qui sort obligatoirement en rente), le Madelin (idem) et le Perp (qui sort majoritairement en rente et à 20 % en capital).

Le débat s'est alors crispé. Les gérants se sont offusqué que l'on touche à ce produit qui marche. Si le but est de rendre l'épargne-retraite plus attractive, il faut enlever des contraintes, pas en rajouter, ont-ils plaidé. Arguments entendus.
A quoi bon une énième réforme si c'est pour que le produit ne trouve pas son public ? Les épargnants sont sensibles au sujet : 77 % des salariés souhaitent un produit retraite avec une sortie en capital, contre seulement 7 % en rente viagère, souligne un sondage commande par Natixis et Amundi à l'Audirep. Les associations d'actionnariat salarié d'Orange et de Total, dont les Perco représentent près de 2 milliards d'euros à deux, ont même écrit à Bruno Le Maire pour protester contre une éventuelle sortie en rente obligatoire.
Bercy renverse alors la logique et décide d'harmoniser les produits dans l'autre sens : l'article 83, le Madelin et le Perp seront transformés pour s'assimiler davantage au Perco, avec une possibilité de sortie en capital.

[...]

Extrait de l'Opinion - Jade Grandin de l'Eprevier Raphaël Legendre - 04 Mai 2018

Texte intégral du courrier de la CFE-CGC Orange et de l'ADEAS à Bruno Le Maire

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Avec plus de 5 % de son capital détenu par ses salariés, le groupe Orange est au-dessus de la moyenne française (4 %), mais encore loin des ambitions affichées par la loi Pacte (10 %).
Entretien avec Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC du groupe Orange et président d’honneur de l’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat des salariés.

La Croix : Comment s’est développé l’actionnariat des salariés chez Orange ?

Sébastien Crozier : Aujourd’hui, environ 5,5 % du capital est entre les mains du personnel ou des retraités d’Orange, ce qui représente plus de deux milliards d’euros. C’est d’autant plus important que cela nous donne 10 % des droits de vote, grâce à la réglementation qui attribue un droit de vote double aux détenteurs d’actions durant plus de deux ans.

Les salariés peuvent acheter des actions à tarif préférentiel, sur une base volontaire, au titre de la participation ou de l’intéressement. De plus, le processus de privatisation a prévu qu’à chaque fois que l’État vend une part du capital, 10 % des actions sont réservées au personnel à un prix légèrement décoté. Les salariés sont donc montés au capital d’Orange, graduellement, depuis vingt ans. Ces actions sont placées dans un fonds commun. Les salariés actionnaires disposent d’un siège au conseil d’administration d’Orange.

[...]

Lire la suite sur le site de La Croix - 30/04/2018 - Alain Guillemoles

 

au sommaire de cette séance

Le rapport annuel emploi 2017, la politique 2018 et le projet de Bilan Social 2017 :  remplacement partiel des départs en retraite, effectifs en baisse... dont acte.

Le lancement du projet immobilier du secteur Guyancourt :  les FS&F ne représentant que 4 % des effectifs concernés, la CFE-CGC n'en sera d’ailleurs que plus attentive à ce que soit bien prise en compte la spécificité de leurs métiers.

Le Règlement Intérieur de la Division, et les questions réponses suite aux passages en CHSCT : les restrictions à l’expression des salariés que la nouvelle rédaction de l'article 6 amène, ne laissent pas d'interroger.

Le nouveau Comex suite à l’information en CCUES : le vide de communication que la Direction s’était engagée à combler, « le plus rapidement possible » l'a à peine été.

Le projet Bridge, et l’expertise sur les temps de trajet : un risque de recours accru au télétravail, en contradiction avec les objectifs relationnels affichés, liés au regroupement d’équipes d’horizons variés sur un site unique.

Mais avant tout cela, notre déclaration préalable sur la négociation annuelle des salaires et sur les risques d'une sortie forcée en rente de l'épargne salariale :

La politique salariale 2018 est un signe, un de plus, que la Direction décide seule, aucune organisation syndicale n’ayant accepté de signer un accord qui ne reflétait nullement les bons résultats obtenus par Orange en 2017.
Si le taux global reste identique à l’année passée, donc, soit 2,5% de la masse salariale, les modalités sont nettement durcies. En effet, ce taux se décompose de la façon suivante :

  • 1,4% au titre des augmentations individuelles,
  • 0,8% au titre du financement de l’accord reconnaissance des compétences
  • 0,3% pour les mesures dites spécifiques qui ne concerne finalement que peu de salariés.

Chaque salarié de droit privé verra ainsi son salaire global de base augmenté de 325 euros sauf ceux dont le SGB est supérieur à 60 000 euros. Nul doute qu’ils apprécieront ce traitement différencié. La conséquence logique est qu’une grande partie d’entre eux connaitra le zéro pointé ou une augmentation vraiment très faible.

Une situation pour le moins atypiques quand on connait notamment le contexte 2017 avec :

  • des résultats financiers jugés exceptionnels (cf. la communication financière),
  • un retour de la croissance avec pour Orange les meilleurs résultats France depuis 9 ans,
  • une inflation en légère hausse.

Ces très beaux résultats, s’ils ne récompensent pas les salariés des efforts fournis (malgré la baisse des effectifs, une surcharge de travail, des réorganisations permanentes..) permettent toutefois une augmentation du dividende de 8,3% et un plan d’actions très juteux pour les cadres « leaders ».

2018 voit le choix fait par la Direction d’un non-partage de la valeur avec tous les salariés au profit d’une distribution très ciblée dont la grande partie des personnels est exclue. Chacun appréciera la dimension sociale de cette politique salariale

2018, nouvelle année de modération salariale, donc, et sans doute également, année de vigilance pour l’épargne salariale.

De fait, la CFE-CGC Orange et l’ADEAS (Association de Défense de l’Epargne et de l’Actionnariat Salariés) très vigilantes quant aux dispositions du projet de Loi PACTE (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises), visant à unifier les produits d’épargne dédiés aux salariés pour préparer leur retraite, viennent d’écrire au Ministre de l’Economie avant même que ce projet ne soit présenté au Conseil des Ministres le 2 mai prochain.

Rappelons qu’en 2017, 64 000 salariés Orange ont versé près de 97 millions d’euros dans leur PERCo… c’est dire leur attachement à un dispositif qui leur permet de constituer progressivement une épargne de long terme disponible au moment de leur retraite, ou qu’ils peuvent débloquer pour acquérir, rénover leur résidence principale, et qu’il convient de sauvegarder.

Imposer la sortie du PERCo en rente viagère au motif d’unifier les systèmes de retraite n'est pas acceptable, surtout si cette sortie en rente prend effet immédiatement, s’imposant à celles et ceux qui y ont placé leur épargne dans le cadre de modalités qui leur laissaient le choix entre la sortie en capital et la sortie en rente.

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS rappellent donc dans ce courrier au Ministre que l’Etat ne peut pas disposer à sa seule guise d’une épargne qui appartient aux salariés, et dont ils entendent disposer librement, dans le cadre du contrat qu’ils ont de facto signé en s’y engageant.

pdfcr_ce_avril_2018.pdf

La CFE-CGC et l’ADEAS d'Orange vient d’écrire à Bruno Le Maire pour l’alerter sur le projet de fusion des systèmes d'épargne retraite (PERCo, Per, Perp) contenu dans le projet de loi Pacte. Ce projet pourrait supprimer la sortie en capital et privilégier la sortie via la rente. 

[...]

Extrait de La Lettre de l'Expansion - 19/04/2018

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NDLR : Les Echos-Investir proposent un service de vote par procuration aux AG des entreprises cotées, et indiquent leurs conseils de vote. Concernant Orange, ils voteront toutes les résolutions proposées par le Conseil d'Administration d'Orange, mais aussi 2 des 4 résolutions alternatives proposées par le personnel actionnaire via le FCPE Orange Actions, celles qui proposent une option pour le paiement du dividende en actions.

Résolution A 

VOTER CONTRE

Le FCP des salariés, Orange Actions, voudrait limiter le dividende à 0,55 € (soit un soldede 0,30 €). Nous votons pourla résolution 3 ,qui fixe le couponà 0,65 € (avec un solde de 0,40 €). En effet, cette distribution (et celle de 0,70 € prévue au titre de 2018) n’entrave pas les investissements. Ils ont atteint 7,2 milliards d’euros en 2017 et s’élèveront à 7,4 milliards en 2018. La dette nette est, en outre, raisonnable à 23,8 milliards fin 2017, soit 1,85 fois l’Ebitda.

Résolutions B et C

VOTER POUR

Bonne initiative du FCP Orange Actions. Il propose, sans l’agrément du conseil d’administration, une option pour réinvestir en actions le solde du dividende (net des prélèvements) avec une décote de 10 %. Les salariés demandent aussi que cette possibilité soit ouverte pour les acomptes éventuels à venir.

Résolution D

VOTER CONTRE

Le FCP Orange Actions voudrait que les ­administrateurs ne puissent pas occuper plus de deux autres postes à l’extérieur du groupe, soit trois au total. Or, la limite généralement admise est de cinq postes, et de trois uniquement pour les administrateurs qui sont aussi dirigeants.

Extrait de Investir.fr - 20/04/2018

 

Epargne entreprise 1 Perco 460

Le projet de Loi PACTE (Plan d'Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) prévoit d'unifier les produits d’épargne dédiés aux salariés pour préparer leur retraite, au sein d’un nouveau véhicule : le compte avenir. La présentation de ce projet de loi PACTE est à l’ordre du jour du Conseil des Ministres du 2 mai prochain.

Dans ce contexte, l’offensive des assureurs, qui veulent imposer une sortie du PERCo en rente, va tout à fait à l’encontre des attentes exprimées par les salariés, comme des comportements que nous constatons dans notre entreprise. Les personnels d'Orange souhaitent conserver la liberté qui leur est aujourd'hui offerte de choisir librement entre la sortie en capital et la sortie en rente.

La CFE-CGC Orange et l'ADEAS ont donc écrit à Monsieur Bruno Lemaire pour lui faire part de leurs vives préoccupations quant au devenir des 1,1 milliards d’euros investi en épargne salariale dans le Perco par 92 000 salariés du groupe Orange, dans le cadre de la Loi PACTE.

Les personnels n’entendent pas être les victimes des ambitions des compagnies d’assurances à investir le champ de l’Epargne Salariale, ni accepter la remise en cause implicite de la retraite par répartition.

Vous trouverez ci dessous :

- le pdf du courrier pdfcourrier_cfe-cgc_adeas_-_bruno_le_maire_-_perco_-_-_19_avril_2018.pdf

- son texte intégral en format html

L’Epargne salariale

Le Plan d’Epargne Groupe PEG
Les fonds diversifiés de placement d’entreprises FCPE 
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le FCPE Evolutis… sans jamais oser le demander

L’Epargne salariale est placée dans les deux types de plans d’épargne suivants :

-          PEG, Plan d’Epargne Groupe

-          PERCO, Plan d’Epargne pour la Retraite Collectif

Un Fonds Commun de Placement d’Entreprise (FCPE) est un fonds de placement réservé aux salariés d’une entreprise, dans notre cas Orange.

Le PEG d’Orange comprend 5 FCPE :

-          Orange Actions (classique, Cap Orange garanti 2016, Cap Orange garanti 2014)

-          Solocal actions

-          Dynamis solidaire

-          Evolutis

-          Equilibris

Les fonds Dynamis solidaire, Equilibris et Evolutis sont des FCPE dits à fonds diversifiés.

Chacun de ces fonds est caractérisé par le profil de risque et de rendement ; ce profil est représenté sur une échelle variant de 1 à 7, le niveau 1 étant le niveau de risque et de performance le plus faible (mais cela ne signifie pas qu’il ne comporte aucun risque, le risque zéro n’existant pas en termes de placements financiers). A contrario, le niveau 7 est le niveau le plus élevé qui s’applique aux fonds les plus risqués. Mais l’indicateur de risque a ses limites. Il est basé sur des résultats passés, qui pourraient ne pas se reproduire dans le futur.
Le score indiqué est une estimation du niveau de risque ainsi que du potentiel de rendement du fonds.


Ainsi le fonds Orange Actions se positionne au niveau 7, le fonds Dynamis Solidaire au niveau 5, le fonds Equilibris au niveau 1. Le FCPE Evolutis a, lui, un profil de risque de niveau 3. Evolutis est orienté sur la gestion prudente. De par sa composante actions pouvant atteindre jusqu’à 40% et sa composante obligations pouvant atteindre jusqu’à 85%, il conjugue performances et risque limité. Il s’adresse aux personnes dont les objectifs patrimoniaux sont plutôt sécuritaires avec un horizon d’investissement à moyen (3 à 5 ans) et long terme (6 à 10 ans voire plus), sachant que des fluctuations substantielles à court terme restent toujours possibles.

Evolutis a été créé en 1998 et sur 20 ans, la valeur du titre unitaire sur 1 an, même au plus fort des crises financières, n’a jamais baissé de plus de 1,5%.

Les performances calendaires sont les suivantes :

  2017

2016

2015

2014

Fonds

3,11%

2,74%

3,24%

9,87%

et, au 5 avril 2018, sur 5 ans glissants : 24,53%.

Comme tout fonds FCPE, Evolutis est géré dans un cadre contractuel, qui est le Règlement du Fonds. La gestion s’apprécie par rapport à un Indice de Référence, mentionné dans le Règlement du Fonds. Le Règlement précise aussi les types d’investissements (actions, obligations, immobilier, fonds d’investissement PME, dette privée, monétaires,…etc.) avec des valeurs maximales d’engagement de l’actif du fonds en pourcentage.

Après c’est au Gestionnaire du Fonds d’apprécier en fonction de sa connaissance des marchés, les valeurs à introduire, et à hauteur de quel pourcentage. L’actif du fonds est constitué au 5 avril 2018 par le montant investi de 817 Millions d’euros. Evolutis représente le plus important fonds diversifié FCPE d’Orange. Le Gestionnaire du fonds est la société ‘Amundi Asset management’.

Les frais de fonctionnement et de gestion d’Evolutis, qui s’élèvent à 0,18% maximum de l’actif net sont pris en charge par Orange. Dans les faits, en 2017, ils s’établissaient à 0,11%. Ainsi, lorsque vous investissez votre participation ou intéressement, ou quand vous effectuez un placement libre dans Evolutis (ce qui est possible à tout moment), vous ne réglez pas de droit d’entrée ni de frais de gestion.

Sur le site intranet Orange de l’Epargne salariale, qui comprend beaucoup d’informations sur le PEG et PERCO pour les salariés, le Règlement du fonds Evolutis ainsi que les présentations d’Amundi aux différents Conseils de Surveillance, et leurs comptes-rendus sont disponibles.
https://portailrh.sso.infra.ftgroup/web/es_epargnesalariale/reglements-et-notices

Chaque FCPE est géré par un Conseil de Surveillance. Le Conseil de Surveillance (CS) d’Evolutis est constitué de 10 membres Titulaires et 10 Suppléants désignés par l’Entreprise ainsi que de 10 Membres Titulaires et 10 Membres Suppléants désignés par les Organisations Syndicales représentatives. La CFE-CGC a désigné 2 membres titulaires actifs et expérimentés (Sophie Nachman, Jean-Jacques Marchi) dont l’une est régulièrement réélue présidente du Conseil de Surveillance chaque année et 2 Suppléants.

Le rôle du CS est de s’assurer de la bonne gestion du fonds par Amundi, de valider des modifications du Règlement du fonds rendues nécessaires par les évolutions des marchés, voire de valider des évolutions ne donnant pas lieu à modification du Règlement.

Le Règlement du FCPE ‘Evolutis’ a été modifié et sa dernière mise à jour date du 1er février 2018.

Lors du CS ayant eu lieu le 25 avril 2017, il avait été décidé (et vos représentants CFE-CGC ont agi dans ce sens !) que, pour préserver l’épargne salariale, il fallait adapter le Règlement du Fonds Evolutis à la remontée anticipée des taux des obligations souveraines (ou d’Etat). En effet, ces taux ont tellement baissé depuis quelques années qu’ils sont parfois tombés en territoire négatif comme c’est le cas en Allemagne. Ils ne peuvent donc que remonter à terme. Or la remontée des taux des obligations entraîne mécaniquement la baisse des obligations déjà émises.

Pour pallier cette baisse attendue, il a été décidé qu’un groupe de travail serait créé (plusieurs réunions entre avril et octobre 2017) pour aboutir à la modification du Règlement du Fonds à entériner lors du CS du 3 octobre 2017. Ainsi l’Indice de Référence a été modifié pour rechercher plus de performance tout en maintenant le risque sous contrôle. Quelles sont ces modifications du Règlement Evolutis ?
- Notation minimale requise des obligations abaissée. Les obligations pourront correspondre à la notation médiane minimum « BBB » selon les Agences de Notations ;
- Augmentation de la part d’obligations émises par des entreprises ayant leur Siège Social en Europe, de 0 à 10% maximum ;
- Internationalisation : zone géographique prépondérante Europe à plus de 50% de l’univers total (avec couverture du risque de change à hauteur de 30% maximum) ; de 0 à 20% de l’actif maximum en obligations et/ou actions sur les marchés européens ou internationaux ;
- Internationalisation des obligations : de 5 à 15% maximum en obligations internationales avec couverture du risque de change ;
- Augmentation de la part des actions : de 10 à 40% maximum de l’actif en actions zone euro ou Europe (auparavant 30% maximum) ;
- Diminution de la part des obligations, de 55 à 85% maximum de l’actif (auparavant 70 à 90%) ;

et enfin en diversification des actifs du fonds:
- Organismes de titrisation dans la limite de 4% de l’actif, (dette privée d’entreprises),
- Fonds commun de placement régionaux, FCPR, à 1,5% maximum de l’actif (capital investissement dans des PME françaises non cotées),
- Produits immobiliers via des OPCI (Organismes de Placement Immobiliers) à hauteur de 2,5% maximum de l’actif (immobilier commercial et de bureaux en France et en Europe).

Il faut souligner qu’il s’agit là seulement de marges de manœuvres supplémentaires offertes au Gestionnaire du Fonds, libre à lui de les utiliser ou pas en fonction de son appréciation des marchés.

Alors espérons qu’Evolutis reprenne les couleurs de la performance largement positive comme en 2014 avec ce nouveau cadre du Règlement du fonds !

Contacts : Sophie Nachman, Jean-Jacques Marchi

Au sommaire de ces 20 et 21 mars :

Situation économique et financière : résultats et stratégie

La CFE-CGC a réitéré ses avertissements quant à la hausse excessive du dividende mais a néanmoins jugé encourageant le retournement positif des succès commerciaux en France sur la fin d‘année 2017 est  gagé que le premier semestre 2018 validera ce positionnement stratégique et le choix des investissements réalisés ces dernières années.   
  
Point à date de l’activité porte à porte

En conclusion de son intervention, la CFE-CGC a demandé que soit présenté un bilan final tant économique que social du projet, bilan qui, quant à ce volet social particulier, pourrait être construit sur un sondage de satisfaction auprès des personnels qui ont vécu la mise en œuvre dudit projet, et dont les enseignements profiteraient sans doute aux prochaines opérations du même type.

Orange Bank : Point à date 

Si « depuis le lancement de l’offre, les équipes nationales et locales dédiées à l’animation de l’activité Orange Bank, s’activent à lever les difficultés rencontrées par les clients et les salariés, et s’attachent à une amélioration constante des parcours et de la durée de souscription », le manque de moyens supplémentaires en boutique pourraient mettre à mal tous ces efforts, qualité du front et du back office allant toujours de pair.
   
Points de fonctionnement du CCUES 

Sans remettre en question le principe de reversement d'une partie du budget des CE au budget de fonctionnement du CCUES, les élus CFE-CGC constatent qu'il n'existe à ce jour aucun accord conclu entre le CCUES et les comités d'établissement et ne peuvent en l'état accepter une décision unilatérale du CCUES sur le pourcentage de reversement à son budget de fonctionnement.
Quant aux ASC, même si la CFE-CGC pense que le CCUES n’a pas vocation à gérer des prestations sociales alors que son objet est à vocation économique, elle laisse le soin aux CE de ratifier ou non la convention de délégation qui leur sera proposée à signature.

Le point "Organisation de la communication d’Orange France dans ses territoires" étant présenté en avant phase, il est détaillé dans le CR en PDF ci-dessous.
De même quant à la consultation sur la "Fusion - absorption d’Equant France SA dans orange SA", projet de simplification d’OBS et demande récurrente de la CFE-CGC et sur laquelle nous avons émis un avis positif.

cr_de_ccues_03_2018_.pdf

Au sommaire de ce numéro spécial regroupant vos questions du premier trimestre :

La PVM

La CFE-CGC se bat sur tous les fronts, y compris judiciaires, concernant les éléments de votre rémunération    

L’accord intergénérationnel

La CFE-CGC a tiré le signal d’alarme sur la dégradation des conditions de travail,    

Le télétravail

La CFE-CGC Orange milite pour une organisation du travail souple (horaires et nomadisme), dans des locaux plus accessibles et plus confortables    

Plan d’attribution gratuite d’actions

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS ont permis que certains aspects problématiques du plan soient corrigés, meilleure attribution individuelle, élargissement des personnels éligibles…    

Les questions spécifiques à nos collègues fonctionnaires

Collègues fonctionnaires, un groupe de travail Conseil paritaire a été constitué au sein de notre syndicat. C’est à vous qu’il s'adresse. Rendez-vous sur la page qui vous est dédiée.

Le compte-rendu intégral est disponible ici : pdfcr_de_dp__fsf_1er_trimestre_2018.pdf

information consultation

Résultats Orange SA

Stéphane Richard s’est félicité des « excellentes performances commerciales de 2017 » et des « solides résultats financiers » qui en découlent. Il a souhaité « remercier chaleureusement la formidable mobilisation des femmes et des hommes d’Orange » qui les a permis.

« La stratégie d’Orange, centrée sur la création de valeur durable porte ses fruits, permettant de réaffirmer les objectifs 2018 et de proposer aux actionnaires une augmentation du dividende pour l’exercice 2018. »

Voir CP Orange

Stratégie de l’entreprise

« La stratégie Essentiels2020 permet à Orange de construire des avantages compétitifs à long terme et d’aborder l’avenir avec de solides actifs pour accroître son leadership.

L’expérience client est au cœur de ses actions : Orange a posé les bases d’une croissance durable pour tous, vers une nouvelle ère de la data où l’Entreprise se veut opérateur de confiance.

Dans ce contexte, Orange souhaite capitaliser sur le succès d’Essentiels2020 pour accélérer la croissance et la transformation du Groupe, avec pour priorité l’Expérience client sur toutes ses géographies et la proposition de services innovants, « l’évidence des réseaux » pour rester leader, la Data et l’Intelligence Artificielle au service de ses projets »

Analyse de la CFE-CGC

Résultats de l’Entreprise :

Alors que son endettement de près de 24 milliards d’euros, reste conséquent, (bien qu’il ait baissé depuis l’époque où elle était l’entreprise la plus endettée du monde) et qu’Orange doit investir énormément pour développer ses réseaux fixes et mobiles, la Direction recommence à verser un dividende supérieur aux bénéfices, le faisant passer de 0,60 € à 0,65 € par action, au titre de l’exercice 2017, voire, selon la promesse du Président, à 0,70 € par action pour l’exercice 2018.

À 0,65 €, le dividende redevient supérieur au résultat net de 0,62 € par action, alors que distribuer plus que le résultat net, en dégradant les réserves de l’entreprise, fragilise sa capacité à faire face aux risques, et à se désendetter ou à investir sans alourdir son endettement !

La Direction nous oppose toujours qu’il faut récompenser les actionnaires, et que « c’est favorable au cours de l’action » (quand l’histoire démontre strictement le contraire).

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS, particulièrement attachées à la pérennité d’Orange et à sa bonne santé financière, auraient préféré davantage de prudence, avec, a minima, un gel du dividende, pour assurer conjointement !

·  le désendettement

·  la préservation de la capacité d’investissement

·  des réserves pour faire face à un coup dur, ou permettre au Groupe de faire des acquisitions pertinentes.

Quant à la stratégie présentée dans des documents « confidentiels », elle a pourtant été largement commentée lors de l’Investor Day, et décryptée par nos soins dans la lettre de l’épargne et de l’actionnariat dédiée à l’événement.

„Voir aussi notre communiqué : « dividendes excessifs » 

 




[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen des 27, 28 février et 1er mars 2018 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers 2017 d'Orange, présenté par Frederico Colom Artola, Directeur du Contrôle de Gestion Groupe.

Déjà présentés le 21 février lors du communiqué de presse édité par la communication financière du Groupe, les résultats démontrent d'ores et déjà que les objectifs 2017 ont été atteints. Le chiffre d'affaires est en croissance pour la deuxième année consécutive (+1.2%), ainsi que l'EBITDA ajusté (+2.2%) et la croissance du Cash-Flow Opérationnel (+0.8%). Le chiffre d'affaires renoue avec la croissance en France pour la première fois depuis 2009, et les autres territoires dans lesquels le Groupe est présent affichent également de solides performances, notamment sur la zone Europe, et en particulier en Espagne et en Roumanie, ainsi que sur la zone MEA (Middle-East & Africa).

Sur le 4ème trimestre 2017 en particulier, la France enregistre une croissance du chiffre d'affaires des services mobiles pour la première fois depuis 2011 (+15%), ainsi que de fortes ventes nettes dans le Haut Débit fixe, malgré un environnement qui demeure fortement concurrentiel. Pour sa part, l'Espagne affiche un solide trimestre de croissance de son chiffre d'affaires (+9%), soutenant ainsi une croissance record de l'EBITDA ajusté, grâce à une approche centrée sur la valeur, là aussi dans un marché très compétitif. En Pologne, la performance du Haut Débit fixe traduit le succès de la stratégie Très Haut Débit ainsi que des offres convergentes. De leurs côtés, la Belgique et le Luxembourg affichent également de fortes ventes nettes de contrats mobiles grâce à la convergence et à l'attractivité des offres data mobile. Enfin, dans les autres pays d'Europe Centrale, la monétisation de la data et de la convergence maintiennent la croissance du chiffre d'affaires à un niveau élevé (+5.6%).

S'agissant des pays en Afrique et au Moyen-Orient, la croissance du chiffre d'affaires, en accélération à +5.7%, est tiré par la data, les offres B2B et Orange Money (+5.7%). Le chiffre d'affaires du marché entreprise est désormais quasiment stabilisé, grâce à la croissance continue des services IT et IS (sécurité), ainsi que des équipements mobiles (-0.1%).

La Direction termine sa présentation en maintenant les objectifs 2018 à court et moyen terme, dont une accélération du taux de croissance de l' EBITDA et du Cash Flow Opérationnel par rapport à 2017, un pic des investissements (CAPEX) à 7.4 Mds€ et le maintien du ratio dette nette/EBITDA autour de 2. Elle annonce enfin une augmentation de 5 centimes d'€ du dividende par action, au titre de l'exercice 2017, soit 0.65 € par action, et l'engagement de le porter à 0.70 €, soit 5 centimes d'€ supplémentaires, pour l'exercice 2018.

Si, d'une manière générale, les élus du Comité de Groupe Européen, et les représentants de la CFE-CGC Orange en particulier, se félicitent des bons résultats affichés par le Groupe pour l'ensemble de l'année 2017, ils rappellent que les 2 Mds € de bénéfices dégagés par le Groupe sont directement liés au travail de l'ensemble des salariés en Europe. Ils notent en séance que si le dividende aura donc, fin 2018, augmenté de 16% en 2 ans, il n'en a pas été de même s'agissant de la rémunération des salariés d'Orange dans le Monde.Si la Direction argumente en faisant valoir que sur 100 euros de valeur ajoutée produite par l'entreprise, 42 reviennent aux salariés, que plusieurs leviers, en fonction des pays, existent déjà avec l'intéressement et la participation, et que les critères d'obtention d'actions gratuites, dans le cadre du plan Orange Vision 2020, sont atteints pour 2017, les élus dénoncent le fait que l'augmentation du dividende ne suive pas, à minima, les mêmes mécansimes d'attribution, confortant ainsi l'idée d'une reconnaissance à deux vitesses des efforts fournis par l'ensemble du collectif de travail.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on February 27th, 28th and March 1st, 2018, in Paris, the Group's Management has included an item on the agenda regarding Orange 2017 financial results, presented by Frederico Colom Artola, Group Financial Management Control Director.

Already presented on February 21st in the press release issued by the Group's financial communication, the results already show that the 2017 objectives have been achieved. Revenue was up for the second consecutive year (+ 1.2%), as well as adjusted EBITDA (+ 2.2%) and operating cash flow growth (+ 0.8%). Revenues are returning to growth in France for the first time since 2009, and the other territories in which the Group operates are also posting strong performances, particularly in Europe, and particularly in Spain and Romania, as well as in the MEA area (Middle East & Africa).

Particularly in the 4th quarter of 2017, France recorded growth in mobile services revenues for the first time since 2011 (+ 15%), as well as strong net sales in fixed broadband, despite an environment that remains highly competitive. For its part, Spain posts a solid quarter of revenue growth (+ 9%), thus supporting a record growth in adjusted EBITDA, thanks to a value-driven approach, again in a strong and very competitive market. In Poland, fixed broadband performance reflects the success of the Broadband strategy as well as convergent offers. For their part, Belgium and Luxembourg also posted strong net sales of mobile contracts thanks to the convergence and attractiveness of mobile data offers. Finally, in the other Central European countries, monetization of data and convergence kept sales and revenue growth at a high level (+ 5.6%).

For countries in Africa and the Middle East, revenue growth, up + 5.7%, was driven by data, B2B offers and Orange Money (+ 5.7%). Business market turnover has now almost stabilized, thanks to continued growth in IT and IS (security) services, as well as mobile equipment (-0.1%).

Management completes its presentation by maintaining the 2018 targets in the short and medium term, including an acceleration of the EBITDA growth rate and Operational Cash Flow compared to 2017, a peak of investments (CAPEX) of € 7.4 billion and the maintenance of the ratio net debt / EBITDA around 2. It finally announces an increase of 5 cents of the dividend per share, for the fiscal year 2017, at 0.65 € per share, and the commitment to increase it to 0.70 €, ie 5 additional € cents, for the 2018 financial year.

If, in general, the elected members of the European Works Council, and the representatives of the CFE-CGC Orange in particular, welcome the good results posted by the Group for the whole year 2017, they recall that the € 2 billion in profits generated by the Group are directly related to the work of all employees in Europe. They note in session that if the dividend will therefore, at the end of 2018, have increased by 16% in 2 years, it was not the same with respect to the remuneration of employees of Orange in the World.If the Management argues that on 100 euros of value added produced by the company, 42 return to employees, that several levers, depending on countries, already exist with the profit-sharing and participation, and that the criteria of free shares, as part of the Orange Vision 2020 plan, are achieved for 2017, the European Works Council denounces the fact that the increase of the dividend does not follow, at least, the same mechanisms of attribution, thus reinforcing the idea a two-speed recognition of the efforts made by the entire work group.

 

solocal

Les collaborateurs de l'ex-PagesJaunes sont appelés à faire grève, ce vendredi, pour "manifester leur refus" du millier de suppressions de postes annoncées la semaine dernière, soit près d'un quart des effectifs, et pour "défendre leur avenir".

[...]

"En licenciant plus de 1.000 salariés, PagesJaunes perdrait des forces vives dont elle a besoin pour renforcer sa position sur ses marchés", estime dans un communiqué l'intersyndicale CFDT, FO, CFE-CGC, CGT, Autonomes et CFTC.

Les quelque 4.500 salariés sont appelés parallèlement à se rassembler devant les 19 sites locaux de l'entreprise, dont 15 doivent fermer. Environ 150 ont ainsi manifesté à la mi-journée devant le siège, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a indiqué à l'AFP Nadine Champrou (CFDT), porte-parole de l'intersyndicale.

Extrait de La Tribune / AFP - 23 février 2018

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L'opérateur télécoms Orange a vu en 2017 son chiffre d'affaires progresser en France pour la première fois depuis 2009, et globalement tous ses voyants étaient dans le vert, une tendance qui devrait se poursuivre cette année.

"C'est une année très positive pour le groupe", s'est félicité le PDG du groupe, Stéphane Richard, en présentant les résultats annuels mercredi lors d'une conférence de presse. "Cela montre que les choix faits il y a quelques années étaient pertinents, nous commençons à en récolter les fruits."

[...]

Orange versera un dividende de 0,65 euro par action pour 2017, et annonce une hausse à 0,70 euro par action pour l'exercice 2018. « A 0,65 euro, le dividende redevient supérieur au résultat net par action, qui ressort à 0,62 euro », a réagi la CFE-CGC, 2e syndicat représentatif.

 

Extrait de  AFP - 21/02/2018

La dépêche complète est disponible dans la revue de presse sur l'Intranet Orange.

 

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Stéphane Richard va être reconduit pour un troisième mandat à la tête d'Orange. Il a fait campagne ces derniers mois contre vents et marées. Et a fini par l'emporter.

[...]

Un conseil acquis à sa cause
Douze membres du conseil d'Orange (administrateurs indépendants, représentants des salariés) étaient déjà totalement acquis à la cause de Stéphane Richard. N'ayant que trois sièges sur un total de quinze, l'Etat ne pouvait donc pas inverser le vote. Signe que l'Etat ne fait pas la pluie et le beau temps au conseil d'Orange. Selon nos informations, l'exécutif a pensé, un temps, scinder les fonctions de directeur général et de président, comme il souhaite désormais le faire dans toutes les entreprises dont il est actionnaire, mais le conseil s'y est opposé.

[...]

Du « bon travail »

Quoi qu'il en soit, le patron d'Orange a bel et bien convaincu qui il fallait. « Stéphane fait du bon travail à la tête d'Orange », a ainsi déclaré  Bruno Le Maire sur BFMTV le 21 janvier.

De fait, le PDG a bien réussi en France où il jouit notamment d'un bilan social exemplaire. Il a rétabli la sérénité chez Orange après la crise des suicides qui a ébranlé le groupe et est aujourd'hui très apprécié de ses salariés qui ne veulent pas d'un successeur. « Là où Stéphane Richard a été bon, c'est qu'il a su redonner du sens aux salariés », affirme Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC d'Orange.

[...]


Extrait de Les Echos - Fabienne Schmitt - 19/02/2018