CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

Participation, Intéressement et Actionnariat

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 6, 7 et 8 novembre 2018 à Nice, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers d’Orange au troisième trimestre 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

Soutenus par la poursuite des efforts d’investissements, les résultats financiers demeurent satisfaisants ce trimestre malgré un léger recul du taux de croissance du chiffre d’affaires du Groupe.

En France le chiffre d'affaires progresse pour le sixième trimestre consécutif, ce qui constitue une réelle performance dans le contexte de concurrence actuel. L’EBITDA ajusté croit de 3,2%, et même de 3,7% sur les seules activités télécom, ce qui démontre la capacité d’Orange à transformer en valeur son chiffre d’affaires.

Des succès remarquables ce trimestre ont été réalisés:

  • en France avec l'offre 2P (téléphonie fixe + internet) proposée en réponse aux offres à bas prix de nos concurrents
  • en Espagne avec des offres TV incluant le football
  • avec les offres LOVE en Europe: la convergence permet de stabiliser le revenu par client et contribue à la croissance d'Orange, premier opérateur convergent sur le BtoC en Europe.

La présentation des données comparées avec les autres opérateurs sur le marché européen a donné aux élus une vision relative de notre positionnement par rapport à nos concurrents.

Ainsi notre part de marché en valeur a atteint 34% au S1 2018, cette part progressant de 0,5%. Les principaux contributeurs à ce progrès sont la France et l’Espagne. Le groupe est ainsi en croissance sur un marché global de la zone Europe pourtant en décroissance, et alors même que les opérateurs européens concurrents ont tous connu un ralentissement sur ce marché au T2.  Orange est ainsi leader en terme de croissance organique à +1,1%.

Sur la zone Afrique et Moyen-Orient, on constate une croissance importante de la data et de l’e-money, et Orange affiche une croissance de 5,2% portée par les résultats de l’Egypte. Toutefois, nos concurrents font mieux.

S’agissant d’Orange Business Services, la décroissance se poursuit dans le domaine de la voix et de la data. Elle est plus faible pour nos concurrents.

Orange est devenue le leader pour ce qui concerne le déploiement de la fibre devant Telefonica et démontre sa capacité à transformer ses investissements en contrats commerciaux. La profitabilité d’Orange progresse par rapport à ses pairs. Orange est deuxième en termes de croissance de l’EBITDA derrière Vodafone. De plus sa croissance de l’EBITDA résulte d’une croissance du chiffre d'affaires, et non comme pour ses concurrents d’une réduction de ses coûts. S’agissant du cashflow, en valeur, Orange se classe au troisième rang.

Enfin Orange est le seul opérateur à augmenter ses investissements avec la plus forte croissance des CAPEX en Europe.

Les élus ont salué les performances du Groupe notamment par rapport à ses concurrents.Ils ont bien pris note de son engagement à proposer un dividende à un montant plancher et interrogent la Direction sur un engagement similaire en termes d’augmentation des salaires.

Trimestre après trimestre, les élus rappellent que ces performances sont le résultat des efforts imposés aux personnels dans le cadre des plans de réductions des coûts, notamment Explore 2020, avec pour conséquence une diminution de la masse salariale.

La Direction reconnait que la baisse des coûts de personnel a permis une augmentation de l’EBITDA et contribué au financement des investissements, mais indique que la masse salariale a désormais cessé de baisser.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting held in Nice on 6th, 7th and 8th November 2018, the Management included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the third quarter of 2018 presented by Pascal Marchand, Head of Group Central Management Control.

Supported by continued investment efforts, financial results remain good this quarter despite a slight decline in the Group's revenue growth. In France, revenue increased for the sixth consecutive quarter, which is a real accomplishment in the current competitive environment. EBITDA grew by 3.2%, and even by 3.7% in telecom activities alone, which shows Orange's ability to transform its revenues into value.

Remarkable successes this quarter have been achieved:

  • in France with the 2P offer (fixed telephony + internet) offered in response to our competitor's low-cost offers
  • in Spain with TV offers including football
  • with LOVE offers in and around Europe, convergence makes it possible to stabilize revenue per customer and contributes to the growth of Orange, the leading operator converging on BtoC in Europe.

The presentation of the data compared with other operators on the European market gave elected officials a relative view of our positioning in relation to our competitors.

As a result, our market share in value terms reached 34% in 2018 during first semester, hence a 0.5% increase. The main countries which contribute to this progress are France and Spain. The group is thus growing in a global market in the Europe zone that is nevertheless in decline and even though competing European operators have all experienced a slowdown in the market in Q2.  Orange is thus the leader in terms of organic growth at +1.1%.

In African and Middle Eastern countries, there was significant growth in data and e-money, but Orange posted growth of 5.2%, driven by Egypt's results, however our competitors did better.

In the case of Orange Business Services, the decline continues in the voice and data sector. It is lower for our competitors.

Orange has become the leader in fiber deployment ahead of Telefonica and is demonstrating its ability to transform its investments into commercial contracts. Its profitability is improving compared to its competitors. Orange is second in terms of EBITDA growth behind Vodafone. Moreover, its EBITDA growth is the result of a growth in turnover and not, as for its competitors, of a single cost reduction. Orange is the third largest in terms of cash flow. 

Finally, Orange is the operator to have shown the largest increase in CAPEX in Europe;

The European Works Council members praised the Group's performance, particularly in relation to its competitors. They have taken note of its commitment to propose a dividend at a minimum amount and question Management on a similar commitment in terms of salary increases.

Quarter after quarter the elected representatives recall that these performances are the result of the efforts imposed on the personnel within the framework of the cost reduction plans, in particular Explore 2020, with the consequence of a reduction of the payroll.

Management recognizes that the decrease in personnel costs has led to an increase in EBITDA and contributed to the financing of investments, but indicates that the payroll has now stopped falling.

epargne 112018

Photo : nattanan23 / Pixabay

Lors d'un départ à la retraite, une fois que l'épargne salariale est soldée, il est indispensable de clôturer le plan d'épargne entreprise. Sinon, les prélèvements se poursuivent rappelle le médiateur de l'Autorité des marchés financiers qui demande une meilleure information des salariés.

A lire dans Boursorama – 09/11/2018

seb

Sébastien Crozier s'exprime sur les dispositions de la loi Pacte concernant la place des administrateurs salariés.

En quoi est-ce important d'avoir des administrateurs salariés dans un conseil ?

Chez Orange, notre conseil est un peu plus diversifié qu'ailleurs, car y participent des représentants de l'Etat, des indépendants, des salariés, des salariés actionnaires, et des dirigeants. Les salariés apportent une vraie valeur ajoutée sur le fonctionnement interne, les questions opérationnelles et sociales, la stratégie. [...] Sur le niveau des dividendes, aussi, ils se font assez souvent entendre.
[...]

Est-ce difficile pour un salarié de siéger dans un conseil ?

Extrêmement. [...] Il faut notamment maîtriser tout l'environnement comptable, les normes financières IFRS et leurs impacts, et aussi la fiscalité.

La loi Pacte va doubler les droits à la formation avec un crédit d'heures qui passera de 20 à 40. Est-ce suffisant ?

[...]  Cela va dans le bon sens évidemment mais cela ne suffira pas à changer la donne. Si on veut que les salariés apportent de la valeur ajoutée aux débats, il est nécessaire de leur en donner vraiment les moyens avec de solides formations.


Les Echos - Laurence Boisseau - 24/10/2018

 

banniere rdp oct2018

Photo:stevepb via Pixabay

La revue de presse d'octobre 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : Consolidation des télécoms, actionnariat salariés, numérique, emploi, conditions de travail, en région, procès pour harcèlement moral.

Pour la consulter : revue de presse octobre 2018

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argent 102018

Photo : Letizia Le Fur / Onoky / Photononstop

Au premier semestre, les encours de l’épargne salariale ont progressé de 3 %, selon les chiffres récemment publiés par l’Association Française de la Gestion financière.

L’épargne salariale, détenue par 11,3 millions de salariés, atteint 135,4 milliards d’euros au 30 juin 2018 en progression de 3 % sur 6 mois et de 3,8% sur un an, en raison principalement d’une augmentation de la collecte nette. Chaque salarié épargnant détient en moyenne 12 000 euros pour financer ses projets.

Plus d’informations dans Le Monde – Jérôme Porier – 18/10/2018

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Photo : Pascal SITTLER/REA

Chez Orange, les votes des assemblées générales sont contrôlés par un tiers. Ce tiers n'est autre que l'ADEAS Orange, l'Association De défense de l'Epargne et de l'Actionnariat Salarié, soutenue par le syndicat des cadres CFE-CGC. Les salariés du groupe telecom détiennent 6 % du capital et 9 % des droits de vote. « Nous avons commencé à contrôler les votes en 2012 », se rappelle Sébastien Crozier, président d'honneur de l'ADEAS Orange et président de CFE-CGC. « Notre propos n'est pas de regarder l'exactitude du quorum, ni la régularité du scrutin. Ce qui nous importe, c'est de voir qui sont les actionnaires et aussi de comprendre qui vote quoi », explique-t-il.

[...]

« Nous regardons systématiquement le vote de tout le monde sur la rémunération des dirigeants, sur les dividendes, et, le cas échéant, sur la nomination des administrateurs » ajoute-t-il. « Parfois, nous vérifions des votes qui nous semblent un peu étranges.

[...]

L'association détecte des incohérences. « Ainsi, nous avons constaté qu'Areva, groupe public, actionnaire d'Orange, avait voté contre la nomination d'actionnaires salariés au conseil... alors même que l'Etat avait voté une loi pour que ces derniers soient représentés en tant qu'administrateurs dans les conseils ! Nous avons aussi remarqué qu'un gros actionnaire avait voté pour deux résolutions contraires, une pour maintenir le dividende, l'autre pour l'abaisser ».

Les Echos - Laurence Boisseau - 08/10/2018

 

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Photo Hamilton de Oliveira. Réa

Plébiscité en France, le dispositif, qui associe les salariés aux résultats de l’entreprise, va être favorisé par un article de la loi Pacte qui devait être voté jeudi soir à l’Assemblée. Problème : des gains pas toujours au rendez-vous et le risque d’une modération salariale en contrepartie.

[...]

Au sein du groupe Orange, qui a mis en place un dispositif d’actionnariat salarié dès 1997, lors de la privatisation de l’entreprise (à l’époque France Telecom), l’aventure n’a guère été plus reluisante. «Le cours d’introduction, à l’époque, était de 28 euros. Là, on tourne entre 14 et 15 euros», note Sébastien Crozier de la CFE-CGC. Conclusion : «Les salariés ne sont pas devenus milliardaires, mais personne n’a vraiment perdu de l’argent car, en parallèle, l’entreprise a tout de même offert des bonifications ou des actions gratuites… En fin de compte, cela équivaut à peu près à un placement sur un livret A.» Pas la fortune, donc.

[...]

Sébastien Crozier, pourtant favorable au dispositif, ne nie pas que chez Orange, son développement est allé de pair, un temps, avec une montée en puissance de la variabilisation des rémunérations. «Mais depuis les choses sont plus équilibrées», jure-t-il.

[...]

Mais la situation peut évoluer, veut croire Sébastien Crozier de la CFE-CGC. «Chez Orange, après un bras de fer terrible, on a fait sortir la direction du conseil de surveillance du fonds d’actions détenu par les salariés», raconte-t-il. Selon lui, les salariés actionnaires, qui détiennent 5,5 % du capital et presque 10 % des droits de vote, jouent «un rôle de bascule lorsqu’il y a des désaccords entre la direction et les investisseurs» et ont pu infléchir des décisions. En réclamant notamment une baisse des dividendes des actionnaires (eux compris donc) pour privilégier l’investissement.

Libération - Amandine Cailhol - 04/10/2018

 

actionnariat salarie eres 092018

Source : Eres - Etude actionnariat salarié 2018

Selon la récente étude d’Eres, spécialiste en partage du profit, le montant total des opérations collectives d’actionnariat salarié réalisées dans le SBF120* en 2017 a atteint le niveau record de 2,7 milliards d’euros, à comparer avec une moyenne de 2 milliards d’euros sur les cinq années précédentes.

L’année 2018 s’annonce encore meilleure, avec 26 opérations collectives d’actionnariat salarié annoncées au premier semestre, un chiffre en augmentation de 37% par rapport à la même période en 2017.

* indice boursier intégrant les cours des actions des entreprises du CAC40 et de 80 valeurs majeures des premier et second marchés de la Bourse de Paris

Plus d’informations dans Agefi Actifs - 18/09/2018

lettre a

Crédit photo : Rawpixel via Pixabay

Chez Orange, les représentants de la direction au conseil de surveillance du FCPE Orange Actions font désormais tapisserie. Stéphane Richard s’attache ainsi le soutien du personnel, deuxième actionnaire derrière l’Etat. Celui-ci l’attend au tournant en mars lors du jugement de l’affaire Tapie.

[…]

Signé par les syndicats CFDT, CFE-CGC et FO mais rejeté par la CGT et SUD, cet accord sur la gouvernance et le développement de l’actionnariat salarié a sorti purement et simplement la direction générale du conseil de surveillance du fonds commun de placement (FCPE) Orange Actions (ex Cap’ Orange).

[…]

Les salariés sont désormais seuls décisionnaires de 5% du capital de l’opérateur et contrôlent 9% des droits de vote.

[…]

La menace de plainte au pénal pour conflit d’intérêts brandie par la CFE-CGC et l’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat salarié (Adeas) d’Orange a joué dans le choix de la direction de ne pas s’opposer à cette modification, conforme à la directive européenne 2007/36 concernant l’exercice de certains droits des actionnaires de sociétés cotées. […]

Extrait de La Lettre A - (pour les abonnés) – 27 août 2018

banniere rdp rentree2018
Crédit photo : vividsoup via Pixabay

La revue de presse d'août 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : épargne & actionnariat salariés, gouvernance, numérique, emploi, régions, désengagement de l’Etat, intergénérationnel, procès pour harcèlement moral.

Pour la consulter : revue de presse août 2018

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 argent

Orange SA vient de renouveler son dispositif d’intéressement pour la période 2018-2020 viaun accord conclu le 28 juin 2018, qui accompagnera pendant ces trois années le plan stratégique essentiel2020, lancé en 2015.Cet accord introduit un indicateur de responsabilité sociale d’entreprise. Il comporte aussi un indicateur mesurant la qualité service client.

La direction d’Orange SA (91 000 salariés en France) et les syndicat CFDT, CFE-CGC, FO et SUD représentant plus de 81% des suffrages aux élections professionnelles, ont signé le 28 juin, un nouvel accord d’intéressement pour les années 218, 2019 et 2020.

[…]

A l’ouverture de la négociation de ce nouvel accord, la CFE-CGC a souligné que « les équipes françaises d’Orange produisent toujours près de la moitié du chiffre d’affaires, plus de la moitié de la marge d’Ebitda ajusté et près de 70% du résultat d’exploitation du groupe à l’échelle mondiale.

Sur l'Intranoo

Liaisons Sociales Quotidien.-02/08/2018

performance placements 072017

Comme chaque année à la même époque, le magazine Le Revenu étudie la performance des principaux placements sur trente ans. Il en ressort, qu'entre 1988 et 2018, les actions avec dividendes ont gagné 1 352%, soit une multiplication par 14 du capital investi. Hors dividendes, la performance tombe à 461%, ce qui reste supérieur à tous les autres types de placements.

Plus d'informations dans Le Revenu - Christian Fontaine - 31/07/2018

orange 072017

Photo : Charles Platiau

Orange vient d’annoncer un bénéfice en progression de 31,3% pour le 1er semestre 2018, à 789 millions d'euros, grâce notamment à une forte amélioration de son résultat financier. Sur les six premiers mois de l'année, l’opérateur a réalisé un chiffre d'affaires de 20,26 milliards d'euros, en progression de 0,9%, porté notamment par ses principaux marchés européens, la France et l'Espagne.

Plus d'informations dans La Tribune - 26/07/2018

Dans ces conditions, comment justifier la politique d’austérité salariale et de réduction des effectifs menée par le groupe ?

partage profit 072017

En 2017, l’ensemble des primes de partage du profit (participation, intéressement, abondement PEE/PERCO) versées dans le SBF 120* se sont élevées à 5,2 milliards d’euros, un chiffre en augmentation constante depuis cinq ans. C’est ce qui ressort de la sixième édition du « Baromètre du partage du profit » publié par Eres, spécialiste du partage du profit.

* indice boursier intégrant les cours des actions des entreprises du CAC40 et de 80 valeurs majeures des premier et second marchés de la Bourse de Paris

Plus d'informations dans L'AGEFI actifs - 19/07/2018

 

Découvrez en photos le Tour de France de Laurence Dalboussière (Toulon) et de Sébastien Crozier (Marseille), avec au sommaire :

  • des HIS
  • Un repas militant
  • Une conférence de presse avec le Journal "La Provence"
  • Des sujets importants comme : La Restauration, l'Actionnariat salariés, les ASC et la Restauration.

 

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Au sommaire de cette séance

Consolider l’ancrage territorial et la proximité au sein d’Orange France

Après bien des bouteilles à la mer lancées depuis des années, ici comme ailleurs, par la CFE-CGC, la Direction consent à stabiliser la barre du vaisseau amiral Orange France en jetant l’ancre et/ou une bouée de sauvetage à destination de sa flottille de DOs !

Stratégie de l’entreprise

Pas de scoop, et une réaffirmation : la stratégie Essentiels2020 a permis à Orange de renouer avec la croissance du CA et de l’EBITDA.    

Participation et intéressement

La CFE-CGC œuvre au quotidien pour garantir à l’ensemble des personnels d’Orange une reconnaissance équitable et cohérente ; une réelle prise en compte des contextes spécifiques ; un niveau de rétribution à la hauteur des efforts passés, présents, et surtout à venir…    

Rapport annuel de synthèse 2017 des Médecins du Travail 

Une souffrance au travail qui perdure et s'accentue dans l'entreprise digitale ET humaine !  

Expertise sur COME

La CFE-CGC souhaite qu’un bilan soit établi et dorénavant expressément décrites des règles claires sur ce qui peut, et dans quels cas, être externalisé ou non...   

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Rétribution : la loi du marché…

Fatima Hamadi et Valérie Chapuis

La rétribution n’est mobilisatrice que lorsqu’elle est perçue comme équitable par les personnels, c’est-à-dire quand ils et elles la considèrent juste au regard de leur contribution à la richesse de l’entreprise. Or, « l’Accord » Salarial 2018 traduit la vision tristement réductrice de la Direction, qui considère le personnel comme un centre de coût, et non comme le poumon du profit qu’il est en réalité !

Mais au fait, de quel accord s’agit-il ? Car si la négociation est bien obligatoire, le fait d’aboutir à un accord ne l’est absolument pas ! En réalité, cela conduit les organisations syndicales à contresigner une proposition unilatérale. C’est ce que certaines ont fait les dernières années, cautionnant la politique d’austérité salariale.

En 2018, une fois retraitée de l’inflation, la proposition de la Direction maintient à peine le pouvoir d’achat direct des personnels, alors que les effectifs baissent et que les résultats s’améliorent. Dans le même temps, intéressement, participation, abondements de l’entreprise, et avantages aux personnels stagnent ou diminuent. Quant aux filiales, elles restent dans la plupart des cas les parents pauvres de l’ensemble des dispositifs.

S’obstiner ainsi à ne pas partager la valeur ajoutée quand les résultats sont au rendez-vous est contraire au bon sens, et contredit l’affichage social de l’entreprise !

Au sommaire

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pdfcomprendreagir_special_retribution_s1-2018_vdef.pdf

Bonne lecture !

 

La rétribution n’est mobilisatrice que lorsqu’elle est perçue comme équitable par les personnels, c’est-à-dire quand ils et elles la considèrent juste au regard de leur contribution à la richesse de l’entreprise. Or, « l’Accord » Salarial 2018 traduit la vision tristement réductrice de la Direction, qui considère le personnel comme un centre de coût, et non comme le poumon du profit qu’il est en réalité ! Mais au fait, de quel accord s’agit-il ? Car si la négociation est bien obligatoire, le fait d’aboutir à un accord ne l’est absolument pas ! En réalité, cela conduit les organisations syndicales à contresigner une proposition unilatérale. C’est ce que certaines ont fait les dernières années, cautionnant la politique d’austérité salariale. En 2018, une fois retraitée de l’inflation, la proposition de la Direction maintient à peine le pouvoir d’achat direct des personnels, alors que les effectifs baissent et que les résultats s’améliorent. Dans le même temps, intéressement, participation, abondements de l’entreprise, et avantages aux personnels stagnent ou diminuent. Quant aux filiales, elles restent dans la plupart des cas les parents pauvres de l’ensemble des dispositifs.

S’obstiner ainsi à ne pas partager la valeur ajoutée quand les résultats sont au rendez-vous est contraire au bon sens, et contredit l’affichage social de l’entreprise !

Des inégalités qui se creusent…

Les arbitrages de la Direction concernant les modes de partage de la richesse produite, ainsi que son indifférence face à la baisse du pouvoir d’achat des personnels, donnent quatre grands coups de canif dans la justice sociale de notre entreprise.
  1. L’augmentation du dividende (0,65 € / action, ce qui est supérieur au résultat net par action) aggrave l’endettement de l’entreprise, qui se répercute directement sur les salaires. Le tout entretient une disproportion entre rétribution du capital et rétribution du travail.
  2. Ladite rétribution du travail ne cesse de perdre en équité, puisque l’écart entre les 10% les mieux payés et les 10% les moins payés ne cesse de progresser, ce qui génère une inégalité croissante entre les plus gros et les plus petits salaires.
  3. Pourtant conçus pour valoriser la contribution de chacun et chacune, l’intéressement et la participation sont dévoyés de leur fonction première, et relégués au rang de variable d’ajustement financière. L’abandon de l’intéressement exceptionnel et la politique d’abondement favorisent celles et ceux qui ont les moyens d’épargner.
  4. Enfin, la gestion non maitrisée des fins de carrière pénalise celles et ceux qui restent en activité. L’opportunité qu’ont les seniors d’échapper à l’inconfort de leurs conditions de travail, se fait au détriment des augmentations salariales du personnel actif, la Direction répercutant sur les rétributions sa mauvaise anticipation de la demande pour les TPS, qui ont généré près de 300 M € de charges non prévues en 2017.
Dépeuplement des bâtiments en région, niveaux records de sous-traitance, faible reconnaissance des personnels, versement d’actions gratuites au seul bénéfice des cadres dirigeants, augmentation de la rémunération des actionnaires (1,7 Md € au titre de 2017, soit +132 M € par rapport à l’exercice précédent)… Chronique d’une mort annoncée… de ce contrat qui tend à n’avoir de social que le nom.