CFE-CGC Orange
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Economie et Réglementation des Télécoms

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Paris - Le syndicat CFE-CGC, deuxième organisation syndicale au sein d'Orange, et l'association des salariés actionnaires du groupe ont appelé mercredi leur direction à participer au rachat à Nokia d'Alcatel Submarine Networks (ASN), ex-division de câbles sous-marins d'Alcatel.

[...] Partant du constat que Nokia, propriétaire d'ASN depuis son rachat d'Alcatel-Lucent en 2015, souhaite se séparer de cette activité, l'ADEAS, deuxième actionnaire d'Orange avec 5% du capital, et la CFE-CGC estiment qu'une telle acquisition "permettrait de dégager des synergies optimales pour les deux acteurs, et ferait d'Orange la première flotte mondiale de navires-câbliers", avec au total 12 navires.

Mi-octobre, Ekinops a indiqué être en "discussion préliminaire" avec Nokia pour un rachat d'ASN, l'ancienne division de câbles sous-marins d'Alcatel. Basé à Lannion (Côtes-d'Armor), Ekinops a réalisé un chiffre d'affaires de 63 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2018.

 Cette éventualité inquiète les salariés d'ASN, qui se sont rassemblés le 30 octobre devant leur usine à Calais afin de demander des garanties sur l'emploi en cas de rachat éventuel.

[...] Dans le cadre des accords signés avec Nokia en 2015, l'État français dispose d'un droit de regard en cas de vente d'ASN.

Romandie - AFP -21/11/2018

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Le syndicat CFE-CGC, deuxième organisation syndicale au sein d'Orange, et l'association des salariés actionnaires
du groupe ont appelé mercredi leur direction à participer au rachat à Nokia d'Alcatel Submarine Networks (ASN),
ex-division de câbles sous-marins d'Alcatel. Dans un courrier adressé au PDG de l'opérateur historique Stéphane Richard, la CFE-CGC et l'Association pour la défense de l'épargne et de l'actionnariat des salariés de France Télécom-Orange (ADEAS) proposent "qu'Orange s'associe à Ekinops pour réaliser cette acquisition et mettre en place un partenariat d'exploitation de l'activité de cette entreprise".

Partant du constat que Nokia, propriétaire d'ASN depuis son rachat d'Alcatel-Lucent en 2015, souhaite se séparer
de cette activité, l'ADEAS, deuxième actionnaire d'Orange avec 5% du capital, et la CFE-CGC estiment qu'une telle acquisition "permettrait de dégager des synergies optimales pour les deux acteurs, et ferait d'Orange la première flotte mondiale de navires-câbliers", avec au total 12 navires.
 

AFP - sur l'intranoo- 21/11/2018

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En 2017, Orange avait refusé d'acquérir Alcatel Submarine Networks. L'activité d'ASN est jugée éminemment stratégique par l'Etat français. Pas question, pour l'exécutif, qu'il passe sous pavillon étranger.
(Crédits : Charles Platiau)

Dans une missive à Stéphane Richard, le PDG d'Orange, la CFE-CGC et l'Association pour la défense de l'épargne et de l'actionnariat des salariés d'Orange (ADEAS) proposent que l'opérateur s'associe l’équipementier Ekinops pour acquérir ASN. Pourquoi? Parce qu'il s'agit, selon les salariés-actionnaires, d'une opportunité stratégique de récupérer les navires câbliers du champion français de la fabrication et de la pose de câbles sous-marins.

[...]
La CFE-CGC et l'ADEAS estiment que l'opérateur historique a tout à gagner à s'associer avec Ekinops au rachat d'ASN. Car à côté de ses usines, ASN dispose de six navires dédiés à la pose et à la maintenance des câbles sous-marins. Cette flotte pourrait, selon la CFE-CGC et l'ADEAS, renforcer avantageusement celle d'Orange Marine, qui possède six bateaux.

[...]
« Avec douze navires, cette flotte deviendra la première mondiale en matière de navires câbliers », soulignent la CFE-CGC et l'ADEAS dans leur lettre.

La Tribune - Pierre Manière - 21/11/2018

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Interviewé dans Les Echos (Fabienne Schmitt, Sébastien Dumoulin et Raphaël Balenieri – 21/11/2018), Stéphane Richard, le P-DG d’Orange, a une nouvelle fois critiqué les pratiques promotionnelles de ses concurrents. Estimant que le système a atteint ses limites, il plaide pour une consolidation du marché,... dont Orange ne sera pas directement partie prenante.

On a atteint des pratiques de marché sans équivalence en Europe, avec désormais deux opérateurs qui pratiquent des promotions à vie. Je trouve cet emballement particulièrement préoccupant. Il est lié à une dynamique de marché à quatre opérateurs télécoms : chacun est engagé dans une course au recrutement du plus grand nombre de clients chaque trimestre. (…) Je considère qu’on a atteint les limites du système. Cela va inévitablement nous amener à nous poser la question de la consolidation du marché.

Plus d’informations dans Numerama – Julien Lausson – 21/11/2018

Une conviction qui rejoint la nôtre, maintes fois répétée, par exemple dans notre article annuel d'analyse de l'évolution du marché des télécoms.

Les "bonnes" recettes de la maison Orange

Au sommaire de ces 20 et 21 novembre 2018

Volets PEC et formation de l’expertise des comptes Orange et politique sociale de l’entreprise... dégraisser la FAT !

Recueil d’avis sur :

Immobilier : accommoder les sites à la sauce NEO

Projet de création de la société Orange Digital Ventures: émulsionner les ingrédients du Fonds

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Orange est un acteur clef de l’aménagement du territoire sur 3 plans : les réseaux de télécommunication fixes et mobiles (70% des déploiements FTTH toutes zones confondues, 99% de la population française couverte au moins en 3G, et 98% en 4G), les boutiques et l’emploi, notamment en régions.

Sur ce dernier point, la responsabilité sociale et sociétale (RSE) d’Orange est engagée. Cependant, l’Etat et le régulateur des télécommunications (Arcep) ont, parmi les obligations qui leur sont dévolues par le Code des postes et des communications électroniques, le développement de l’emploi. Or le sujet est systématiquement éludé, qu’il s’agisse des attributions de fréquences dédiées aux réseaux mobiles, du « New deal » des télécoms visant à accélérer la couverture fixe et mobile du territoire, ou du déploiement des RIP (Réseaux d’Initiative Publique fibre) où les élus locaux ne prévoient quasiment jamais de clause sociale dans les contrats. Tout se passe comme si la réduction du chômage avait cessé d’être une priorité en France.

La concurrence par les infrastructures dans un métier dont le modèle économique est basé sur les coûts fixes génère une féroce guerre des prix qui conduit certains acteurs à vendre à perte pour tenter d’atteindre plus rapidement la masse critique d’abonnés nécessaire. En parallèle, l’accélération des déploiements engendre une explosion de la sous-traitance. Il faut déployer partout en même temps, et dans 5 ans, on n’aura plus besoin des équipes : pourquoi les embaucher ? Quant aux activités qu’Orange va ré-internaliser pour déployer notre propre SI, elles seront confiées à nos collègues de Sofrecom… en Tunisie ou au Maroc !

Les règles de la concurrence favorisent une gestion par les coûts, dont les emplois deviennent la variable d’ajustement clef : les résultats 2017 d’Orange démontrent que le retour à la croissance de l’EBITDA se fait par la diminution des coûts visibles de personnel, combinant baisse des effectifs, modération salariale, et accroissement de la sous-traitance.

La CFE-CGC Orange pose un constat sévère, basé sur le travail de nos experts et les remontées terrain, qui contrastent avec les discours de la Direction. Elle formule des propositions qui permettent de tenir la promesse stratégique de rester un acteur majeur des télécoms sur le territoire français, en reprenant nos activités en main et en revivifiant les bassins d’emploi régionaux.

Au sommaire :

 

Télécharger la lettre en pdf :pdfcomprendreagir_reorganisation_et_emplois_t42018_vdef2.pdf

 

Sur la question de l’emploi, une partie des réponses se trouve entre les mains du gouvernement, des régulateurs, et des élus locaux : nous nous mobilisons pour les sensibiliser afin de mieux faire comprendre les incidences concrètes de certaines décisions politiques, une fois qu’elles sont confrontées aux exigences et aux contraintes du métier d’opérateur de télécommunications national qu’est Orange. L’emploi doit cependant redevenir un enjeu stratégique pour Orange, qui dispose de nombreux leviers en la matière : nous formulons ici des propositions concrètes, qui sont également favorables à notre efficacité opérationnelle.

Ré-internaliser les compétences clefs

Rien ne démontre que la sous-traitance coûte moins cher que la production interne : la plupart du temps, seuls les coûts apparents sont évalués. Le coût des dysfonctionnements, toujours imprévus, des délais de réaction allongés, de la perte de compétences, y compris pour construire des boucles de qualité pertinentes, de la culture d’entreprise non prise en compte, de la perte d’image voire de chiffre d’affaires auprès de nos clients : tout cela n’est jamais intégralement mesuré.

Maîtriser notre informatique

Si sur le projet COME on sait que le budget alloué au sous-traitant en pure perte se monte à plus de 300 M€, a-t-on calculé le coût des pertes de clients, du temps perdu par les équipes pour pallier tous les dysfonctionnements de l’application et finalement chercher une nouvelle solution, du stress des équipes au contact avec la clientèle, et de la difficulté qui s’ensuit à recruter pour renforcer des équipes qui en auraient bien besoin ?

La CFE-CGC préconise :

- d’internaliser systématiquement la maîtrise d’ouvrage, et chaque fois que possible l’encadrement des équipes de maîtrise d’œuvre pour le SI interne : nos besoins métiers seront mieux pris en compte, nous connaîtrons mieux les possibilités d’évolution de nos applications, et pourrons en assurer, au moins en partie, la maintenance, notamment pour traiter plus rapidement les bugs signalés par les équipes utilisatrices ; cela permettra aussi de mieux réfléchir à la simplification des processus en amont des développements.

- de développer et d’utiliser autant que faire se peut les solutions que nous proposons à nos clients, y/c par le biais de nos filiales : la mutualisation des coûts de développement sera source d’économie, tandis que nous avons la plupart du temps suffisamment d’utilisateurs internes pour effectuer des tests probants avant les déploiements.

Dans le même esprit, nous demandons l’abandon du projet de sous-traitance des activités de la DISU, qui soutient et dépanne les personnels utilisateurs des outils informatiques d’Orange, avec une efficacité qui n’a cessé de se renforcer au fil du temps. Sous-traiter cette activité comporte de nombreux risques : perte de sécurité lors des prises de main à distance, perte de proximité et de solidarité avec les utilisateurs, perte de compétences sur nos outils de travail quotidiens, pertes d’heures de travail précieuses quand les utilisateurs n’auront pu être dépannés assez vite.

Reprendre en main nos activités cœur de métier

Les réseaux constituent notre actif clef. Leur production et leur maintenance sont notre cœur de métier. Nous devons en avoir la pleine maîtrise, pour assurer une « expérience incomparable » à nos clients, remplir nos obligations réglementaires, et différencier nos offres. Orange doit simultanément assurer le déploiement des réseaux à très haut débit (fibre, 4G et bientôt 5G), et l’entretien du réseau de cuivre, dans le cadre notamment du Service Universel, dont aucun autre opérateur n’a jamais voulu se charger. Il faut donc assurer le maintien de nos compétences internes sur le cuivre, en renforçant les équipes et en formant des jeunes pour remplacer celles et ceux qui partent, jusqu’à ce que l’intégralité du territoire soit fibré jusqu’aux abonnés.

Pour garantir la qualité de nos réseaux mobiles, nous devons maintenir en interne l’ingénierie radio.

En parallèle, il faut accélérer le développement de nos compétences internes sur la fibre, au lieu d’intensifier la sous-traitance. L’expérience montre, y compris pour le déploiement des RIP, que la fiabilité de la sous-traitance est problématique.

Il est urgent de posséder en interne toutes les compétences clefs pour mieux piloter nos sous-traitants lorsqu’on ne peut se passer d’eux et d’augmenter les ressources affectées au contrôle qualité, mais aussi de maîtriser la supervision et la maintenance des réseaux. L’introduction de nouvelles technologies, telles l’intelligence artificielle (IA) pour piloter les réseaux et assurer la maintenance préventive, impose que les outils nous appartiennent et que nous en contrôlions les subtilités… faute de quoi nous deviendrons les jouets de nos sous-traitants et de nos fournisseurs. Rappelons enfin que nous devons non seulement assurer la meilleure qualité de service possible à nos clients, mais que nous devrons payer des pénalités ou subir des sanctions si nous ne remplissons pas nos engagements sur les RIP ou sur la couverture mobile : autant de cash qu’il convient de préserver.

Maintenir une vraie proximité sur le territoire

Conserver 9 DO en métropole et y adapter le découpage des activités adhérentes

Le pilotage du territoire par les DO est stratégique. Conserver les centres de décision au plus près du terrain est le seul moyen de garantir la pertinence du pilotage des activités liées aux territoires, pour assurer notamment :
  • une stratégie d’implantation commerciale pertinente et l’animation marketing adaptée au contexte local, marché et concurrence ;
  • le déploiement et la maintenance des réseaux au plus près des réalités du terrain ;
  • la proximité des élus locaux, très impliqués car très sollicités par leurs électeurs dans la demande de couverture optimale du territoire par des réseaux de qualité ;
  • les événements et partenariats locaux judicieux, de plus en plus importants pour soutenir la marque et l’activité commerciale, ou l’innovation réalisée avec des partenaires et des chercheurs.
Pour rendre le pilotage des DO cohérent, la CFE-CGC Orange préconise de renforcer les équipes et d’harmoniser le découpage territorial de toutes les activités adhérentes :
  • pour les Unités d’Assistance Technique (UAT), dont les effectifs baissent de 11% par an : ré-internaliser et relocaliser l’emploi en France, avec le soutien des collectivités locales, et découper les activités métropolitaines en 9 plaques (au lieu de 5), correspondant aux territoires des DO ;
  • organiser les Unités d’Intervention (UI) et les Unités de Production du Réseau (UPR) selon les mêmes zones géographiques que les DO, et en cohérence avec les structures mises en place pour développer les RIP ;
  • faire coïncider les territoires des AGPro-PME avec ceux des DO (par exemple, Montpellier est actuellement rattachée au Sud-Est, alors qu’un rattachement à la DO Sud serait plus logique) ;
Enfin, il apparaît nécessaire d’unifier le pilotage du réseau des boutiques : actuellement, les AD sont pilotées par les DO, tandis que la Générale de Téléphone est gérée séparément… alors même que des échanges d’équipes peuvent se produire entre les deux réseaux. Assurer un pilotage cohérent de l’ensemble des boutiques par les DO résoudrait bien des problèmes.

Redévelopper l’emploi dans les régions

Notre demande de décentralisation d’activités non adhérentes au territoire n’est pas nouvelle, nous la portons depuis de nombreuses années. Elle continue d’être pertinente.

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De nombreux arguments militent en faveur de nos demandes :

  • de nombreux collègues d’Ile-de-France seraient très heureux de s’installer en région pour améliorer leur qualité de vie et leur pouvoir d’achat (l’immobilier notamment coûtant nettement moins cher en région) ;
  • les coûts immobiliers moindres permettent aussi à l’entreprise de faire des économies sur les bureaux, sans sacrifier la qualité des espaces de travail ;
  • la présence d’entités nationales en région dynamise le bassin d’emploi et permet d’offrir de meilleures perspectives de carrière
    aux personnels locaux ;
  • l’installation, ou la réinstallation d’activités en région est toujours positive pour conserver de bonnes relations avec les collectivités territoriales, toujours plus nécessaires avec le développement des RIP.

A l’instar de ce qui est fait dans la filiale Orange Cyberdéfense, la qualité de vie est un argument pour attirer de jeunes talents très demandés, sans participer à une inflation des salaires qu’à terme personne ne pourra suivre, les taux de marge étant nettement plus contraints que par le passé.

Il y a également des synergies à trouver avec des « clusters » régionaux, pour développer des partenariats pertinents sur de nouveaux segments d’activité (IOT, BigData, IA, services aux entreprises sur des filières métiers…).

Orange peut, sans difficulté majeure, décentraliser nombre d’activités, telles que le Service National Consommateurs (SNC), le service des réquisitions, un certain nombre de fonctions support des divisions nationales (back-office, centres comptables, soutiens nationaux qui pourraient être répartis sur le territoire, au plus près des équipes opérationnelles qu’ils soutiennent).

Enfin, conserver la présence d’Orange dans les petites villes est indispensable sous le double aspect de l’accueil des clients (boutiques) et de l’emploi local. Nous ne devons pas alimenter le sentiment d’abandon des zones rurales, il en va de la responsabilité citoyenne d’Orange.

Piloter les bassins d’emplois régionaux

Pour retrouver la fluidité nécessaire en région, il est urgent de :

  • retrouver un nombre d’emplois suffisant dans chaque région, pour offrir des opportunités de carrière au niveau local ;
  • définir des bassins d’emploi à l’échelle des agglomérations (GPEC locale), en indiquant les métiers ayant vocation à s’y développer, DO, divisions nationales et filiales incluses ;
  • lever tout blocage aux mobilités entre les différentes entités présentes sur le territoire.
Il faut donc mettre la politique emploi dans une seule main sur chaque bassin d’emploi, pour remplacer l’actuel fonctionnement en silos. Les équipes RH doivent avoir pour vocation de piloter les carrières et les mobilités, en harmonisant les règles pour favoriser les passerelles entre les différentes entités présentes sur le territoire, dans une optique « gagnant/gagnant ».

La Direction se laisse dominer par des enjeux financiers de court terme.
La CFE-CGC Orange préconise d’adopter une vraie stratégie industrielle intégrant la responsabilité citoyenne d’Orange,
bien plus pertinente pour assurer une efficacité durable à notre entreprise.

 

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Pour la troisième fois depuis l’acquisition d’Alcatel-Lucent par Nokia en 2015, la vente de l’activité de fabrication et de câbles sous-marins pour les télécommunications, anciennement Alcatel Submarine Networks, est à l’étude.

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS proposent à Orange de s’associer à Ekinopspour acquérir cette activité, ce qui permettrait de dégager des synergies optimales pour les deux acteurs, et ferait d’Orange la 1ère flotte mondiale de navires-câbliers.

Télécharger :

Lire le contenu du courrier adressé au PDG d'Orange

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Photo : Reuters

La GSM Association, qui regroupe plus de 750 opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, ainsi que plus de 350 entreprises de l'écosystème mobile, a annoncé la nomination de Stéphane Richard, PDG d'Orange, au poste de président. Sa prise de fonction sera effective au 1er janvier 2019.

Plus d’informations dans Le Monde informatique – Dominique Filippone – 12/11/2018

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Photo : Nicolas Ferro / France 3 Rhône-Alpes

Les cinq députés et sénateurs, ainsi que les maires du département, dénoncent le mauvais état du réseau cuivre, qui porte notamment le xDSL, rapporte France 3.

[...]

L'opérateur, financé par ses concurrents pour maintenir le réseau téléphonique, a été mis en demeure de respecter ses obligations par l'Arcep. Le coup de semonce public a été raillé par le syndicat CFE-CGC de l'entreprise, qui répond que l'autorité est déconnectée du terrain.

NextInpact - 7/11/2018

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Photo : Reuters

Les résultats financiers du 3ème trimestre 2018 publiés hier par l’opérateur font apparaître une croissance de 1% (+0,6% à base comparable) du chiffre d'affaires par rapport à la même période de l’exercice 2017. Cette croissance est soutenue par l’ensemble des zones géographiques du Groupe.

En France, les ventes sont (…) en phase d'accélération par rapport au trimestre précédent, à +0,9% entre juillet et septembre, grâce notamment à une progression du nombre de clients tant sur le mobile, désormais de 19,12 millions (+2,6%), que sur le fixe, avec 11,4 millions de clients haut débit fixe (+2,2%), bien porté en particulier par la fibre (+31,1%). Pour autant, sous l'effet concurrentiel, les revenus générés par le mobile sont en baisse de 2%, alors qu'ils continuent de progresser sur le fixe ainsi que pour ce qui est des clients convergents.

Plus d’informations dans La Tribune – 25/10/2018

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Source : compte Twitter Service Presse Orange

En tant qu’opérateur du service universel de téléphonie fixe en France, l’opérateur historique se doit de respecter une qualité de service, à laquelle il déroge, estime l’Autorité de régulation des télécoms, qui menace Orange d’une sanction pouvant atteindre jusqu’à 5 % de son chiffre d’affaires national.

Réaction immédiate qui, via son compte Twitter, se dit « conscient des difficultés rencontrées », liées « à de multiples facteurs exogènes », et « pleinement engagé à mettre tout en œuvre pour que la situation du service universel revienne à un niveau conforme à ses obligations dès 2019 ».

Plus d’informations dans Le Monde – 23/10/2018

Sensible à la pression des autres opérateurs, l’Arcep continue de souffler le chaud et le froid.

Sur ce sujet, il est (sans doute plus) intéressant de prendre connaissance de la réaction du secrétaire général d'Orange, Nicolas Guérin, qui rétablit quelques contre-vérités et assure que l’opérateur « ne paiera aucune amende » (dans Les Echos – Raphaël Balenieri – 24/10/2018). Intéressante également l’analyse de Jean-Michel Huet, spécialiste des télécoms chez BearingPoint, qui estime que « le régulateur se tire une balle dans le pied » et que cette mise en demeure d'Orange cache en réalité une mauvaise gestion de la mise en place de la fibre en France (dans Challenges – Adrien Schwyter – 24/10/2018).

A l'ordre de ces deux jours

Stratégie d’Orange : rapport PEC, orientations de formation…Expertise annuelle sur la stratégie de l’entreprise...

Une GPEC qui pèche ; orientations de formation : de bonnes intentions mais pas d'objectifs mesurables ; stratégie d'Entreprise : des objectifs réalisés et toujours des incertitudes...   

« Renforcer les DO et consolider l’ancrage territorial d’Orange France »...

Ou, a contrario, ébranler les premières et affaiblir le second ?   

Projet d’évolution des directions de marché PRO PME dans les régions...

Renforcer la proximité en éloignant les centres de décision... c'est possible, disent-ils ! 

Evolution de l’animation des activités recrutement et accompagnement des projets professionnels...

Des objectifs à clarifier absolument !

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Photo:stevepb via Pixabay

La revue de presse d'octobre 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : Consolidation des télécoms, actionnariat salariés, numérique, emploi, conditions de travail, en région, procès pour harcèlement moral.

Pour la consulter : revue de presse octobre 2018

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Bonne lecture !

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Photo : Benoit Tessier / Reuters

Au moment où le ministre de l'Economie Bruno Le Maire veut accélérer le pas pour taxer les GAFA en Europe, son homologue allemand Olaf Scholz plaide pour une imposition minimale des bénéfices des multinationales, « valable dans le monde entier et dont aucun État ne puisse se soustraire ».

Bruno Le Maire s'est dit « favorable à la proposition de Berlin », d'instaurer « un système mondial plus harmonieux » sur le plan fiscal. « Mais ne rêvons pas, ce n'est pas demain la veille » a-t-il ajouté, sur le plateau de l'émission Dimanche en politique sur France 3.

Plus d’informations dans Le Figaro – Clémentine Maligorne – 21/10/2018

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Photo : DR

Au début de l’été, Google avait annoncé la construction de Dunant, câble sous-marin privé qui devrait relier les Etats-Unis à la France d’ici à 2020. Orange vient de révéler qu’il s’était vu confier la construction et l’exploitation de la station d’atterrissage, ainsi que des liaisons terrestres dans l’Hexagone. En contrepartie, il bénéficiera d’une capacité supplémentaire de 60 Tbit/s fournie par ce câble.

Plus d’informations dans 01net – Amélie Charnay – 12/10/2018

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Source : Ericsson / Consumer Lab / Consumer predictions towards a 5G future in France

Le directeur du Consumer lab de l’équipementier Ericsson est venu présenter à Paris la version française de sa récente étude sur les attentes des consommateurs par rapport à la 5G.

Le confort apporté par les performances de la 5G ne suffira pas. Pour se différencier des standards précédents, les opérateurs devront proposer de nouveaux services. La consommation de données devrait en conséquence exploser. (…)

Les Français ont également une idée précise du calendrier. Dans les deux ans, ils attendent de la rapidité, des applications de second écran avec réalité augmentée, de la traduction en temps réel et des jeux vidéo immersifs. La voiture connectée n’est pas espérée, à juste titre, avant au moins 6 ans. La livraison par drone, en revanche, est prévue d’ici 3 ou 4 ans, ce qui paraît peu probable.

Plus d’informations dans 01net – Amélie Charnay – 11/10/2018

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Photo : PawingG via Pixabay

Le groupe se débarrasse de la société OrangePorteaPorte SA, une petite entité chargée de vendre des raccordements en fibre optique de bout en bout. L’activité va être externalisée et les 146 salariés devraient être tous reclassés.

[...]

« elle réalise 24 % de l’activité de démarchage à domicile pour la vente de fibre orange aux particuliers, et contribue à hauteur de 5 % des ventes fibre », confie un élu CFE-CGC. Ce syndicat s’interroge sur l’externalisation de toute l’activité vers la sous-traitance.

[...]

À l’appui de la CFE-CGC et de la CGT, FO et SUD, insistent aussi sur la profitabilité depuis 2013. En 2017, la société condamnée a dégagé près de 566000 € de bénéfice, pour un chiffre d’affaires de 9,60 M€.

Extrait de Gestion Sociale - Lettre du Jeudi 11 octobre 2018 - N° 2045