CFE-CGC Orange
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  • CFE-CGC Orange - Economie et Réglementation des Télécoms

Economie et Réglementation des Télécoms

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Photo : iStock

La Commission des affaires économiques du Sénat a ausculté la proposition de loi sur la sécurité de la 5G votée en avril dernier par l’Assemblée nationale. Une série d'amendements ont été déposés, qui visent à alléger les contraintes sur les opérateurs, pour éviter qu'un excès de zèle en matière de sécurité ne ralentisse le rythme des déploiements.

Plus d’informations dans Numerama – Julien Lausson – 20/06/2019

Au sommaire de cette séance :

Politique sociale de l’entreprise : bilan formation UES 2018

La CFE-CGC revendique à nouveau un bilan formation qui permette de faire une analyse critique des résultats, incluant notamment une analyse par modalités (présentiel, distanciel), et qui prenne en compte à l’avenir le suivi des certifications des compétences pour les mandatés, ainsi que les évolutions de la loi, notamment l’AFEST.

Orientations du domaine de la Relation Client Grand Public

La CFE-CGC partage la nécessité de faire évoluer et d’améliorer la PVC, parce qu’en effet dune manière générale, les salariés n’ont pas accès aux informations concernant les modalités de calcul des SAM, éléments pourtant nécessaires à la transparence et la vérification des résultats.

Évolution de notre politique relations clients

Les réponses apportées par le bataillon d’experts en « xyloglossie » n'ont pas convaincu la CFE-CGC du bien-fondé des moyens qu’utilise et qu’envisage d’utiliser OF pour déployer la stratégie d’opérateur « multi-services » dans les boutiques, fût-elle « expérientielle » !

Directions de marché PRO et PME en régions

Maps est l’archétype d’un projet dont la réelle ambition n’est que de réaménager l’organisation afin « d’accompagner » la décroissance des effectifs.

Situation économique et financière de l’entreprise

La CFE-CGC Orange regrette le choix de la Direction d’augmenter le montant du dividende distribué et l’impact négatif de certains de ces indicateurs sur les différents éléments de rétribution des personnels au titre de l’année 2018 ; d’autant plus que l’amélioration des indicateurs de marge s’appuie en grande partie sur la baisse régulière des effectifs et des charges de personnel.

pdfcr_de_ccues_06_2019.pdf

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 4, 5 et 6 juin 2019 à Amsterdam, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux Résultats financiers d’Orange au premier trimestre 2019 présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

Sans revenir dans le détail sur les données financières présentées par Pascal Marchand - elles ont déjà fait l’objet d’un sujet dans d’autres instances, notamment en CCUES et donc de précédentes restitutions - voici toutefois quelques informations sur les principaux pays en Europe :  

L’Espagne qui était jusqu’à présent le gros moteur de la croissance en Europe ralentit ce trimestre avec seulement +0,4 % de CA.

En Pologne, la tendance continue à s’améliorer depuis plusieurs trimestres. Il semble que ce soit le signe d’une durabilité du retournement de la situation dans ce pays. Le CA a augmenté de +2,6 % hors ventes d’équipements.

Il n’est pas inintéressant de savoir que ce pays réalise un CA non négligeable dans le secteur de l’énergie. La prestation qui consiste à acheter et revendre de l’électricité a cependant une marge faible (<10%) bien loin de celle des services de communications électroniques. 

En Belgique la tendance est bonne mais Orange y a perdu plusieurs contrats MVNO ce qui a entrainé une baisse du chiffre d’affaires Wholesale.

En Roumanie la base de clients fixes poursuit sa croissance mais le CA global baisse de 2% en raison de la baisse des ventes d’équipements, et de la fin du roaming.

En Slovaquie et Moldavie, le chiffre d’affaires recule au premier trimestre.

Il est à noter -et à saluer- qu’à chaque présentation, le support est enrichi de nouvelles données de comparaison avec les opérateurs concurrents, ce qui nous permet de situer Orange par rapport à ses pairs, de mieux comprendre la stratégie et mesurer les résultats respectifs d’Orange et ses concurrents sur les différents marchés sectoriels. 

Les élus ont en revanche regretté de ne pas disposer de données plus précises sur les résultats d’Orange Bank.

Alors même que le bureau ne cesse de demander à la Direction que la durée de l’intervention consacrée aux résultats financiers soit réduite à son strict minimum, les résultats financiers ont tout de même occupé l’assemblée pendant les deux premières heures de la séance plénière. Sans doute la demande des élus n’est-elle pas totalement dénuée de contradiction : à la suite la présentation de Pascal Marchand, les questions ont en effet été nombreuses et le débat particulièrement animé, les résultats des choix stratégiques et économiques du Groupe sur les diverses géographies européennes suscitant un vif intérêt.

En réunion préparatoire nous avions convenu d’interroger la Direction sur l’annonce de décroissance des CAPEX qui avait été  faite en début d’année pour 2019.

Cette annonce semble aujourd’hui démentie par une croissance persistante des investissements sur le premier trimestre.

Pascal Marchand a confirmé que le montant des CAPEX devrait baisser sur l’année 2019,  la décroissance s’amorçant au S2 alors que le Groupe connait encore une phase intense de déploiement des réseaux THD. 

Ainsi les investissements dans le THD sont encore en hausse en France, en Espagne, en Pologne et sur la zone MEA. En comparaison, ceux de BT augmentent aussi mais ceux de Téléfonica et Vodafone baissent.

Avec des investissements qui représentent 18% du CA,  Orange présente le ratio le plus élevé.  S’agissant du cash-flow, Orange n’affiche pas non plus un bon score au regard de ses pairs malgré la croissance de l’EBITDA.

Le contrat conclu avec Vodafone en Espagne a interpelé les élus. Il s’agit d’un contrat de partage des infrastructures mobiles en zones non denses. L’accord doit se traduire par une économie de CAPEX sur la durée du contrat mais par davantage de charges en termes de  locations opérationnelles.

Les élus se réservent la possibilité d’interroger plus précisément la Direction sur la stratégie du Groupe au prochain Comité de novembre en matière de partage d’infrastructures. Cette recherche de mutualisation de l’investissement prendrait-elle le pas sur la concurrence par les infrastructures telle que privilégiée jusqu’alors ?

La Direction a évoqué les exemples français dans le cadre du New Deal ou des RIP, les possibilités d’accords croisés, qui paraissent faire sens comme en Espagne, sont assujettis aux positions des régulateurs nationaux dans les autres pays européens.

[English version]

As part of the Orange European Works Council held in Amsterdam on June 4th, 5th and 6th, 2019, the Group’s Management has included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the first quarter of 2019 presented by Pascal. Merchant, Director of Central Group Management Control.

Without going into detail on the information presented to us by Pascal Marchand - They have already been the subject of a topic in other forums, including CCUES and therefore previous restitutions- here are some details on the main countries in Europe:Spain, which until now has been the main driver of growth in Europe, is slowing this quarter with only + 0.4% turnover.

In Poland the trend continues to improve for several quarters. It seems that this is the sign of a sustainability of the reversal of the situation. Sales increased + 2.6% excluding equipment sales.It is interesting to know that this country achieves a significant turnover in the energy sector. The provision of buying and selling electricity, however, has a low margin (< 10%) far from that of electronic communications services.

In Belgium the trend is good but Orange has lost several MVNO contracts which has led to a decline in the wholesale turnover.

In Romania, the fixed customer base continued to grow, but overall sales decreased by 2% due to lower equipment sales and the end of roaming.

In Slovakia and Moldova, sales declined  in the first quarter.

It should be noted  that at each presentation, the support is enriched with new comparative data with the competing operators, which allows us to assess Orange in relation to its competitors, to better understand the strategy and to measure the respective results of Orange and its competitors in the various sectoral markets. 

The elected representatives, however, regretted not having more precise data on the results of Orange Bank.

Even as the office continues to ask the Management that the duration of the intervention devoted to the financial results should be reduced to a strict minimum, the financial results have still occupied the assembly during the first two hours of the plenary session. No doubt the demand of the elected representatives is not totally devoid of contradiction: following the presentation of Pascal Marchand, the questions were indeed numerous and the debate particularly animated, the results of the strategic and economic choices of the Group on the various European geographies arousing keen interest.

At the preparatory meeting we agreed to question the Management on the announcement of the decrease of CAPEX which had been made at the beginning of the year for 2019.The announcement seems today contradicted by a persistent growth of investments in the first quarter. Pascal Marchand confirmed that the amount of CAPEX should decrease in 2019, the decline starting in Semester2 while the Group is still experiencing an intense phase of deployment of THD networks.

Thus, investments in THD are still rising in France, Spain, Poland and the MEA zone. In comparison, those of BT also increase but those of Telefonica and Vodafone fall.

With investments representing 18% of sales, Orange has the highest ratio. Regarding cash flow, Orange does not show a good score in comparison with its competitors despite the growth of EBITDA. The contract signed with Vodafone in Spain interested the elected representatives. This is a contract for sharing mobile infrastructure in non-dense areas. The agreement must result in a CAPEX saving over the duration of the contract but by more expenses in terms of operating leases.

The elected representatives reserve the possibility of questioning management more closely about the strategy of the Group at the next November Committee about infrastructure sharing.

Management has referred to French examples in the context of the “New Deal” agreement, the possibilities of such deals, which seem to make sense as in Spain, are subject to the positions of national regulators in other European countries.

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Photo : STR / AFP

Après trois mois d’une âpre bataille, les enchères qui opposaient les opérateurs télécoms d’Allemagne pour l’attribution des fréquences 5G viennent de prendre fin, permettant à l’Etat de collecter 6,55 milliards d’euros. Cette facture élevée ne manquera pas de laisser un goût amer aux opérateurs, qui estiment que les sommes importantes dépensées dans l’achat du spectre risquent de pénaliser leur capacité à investir dans le déploiement des réseaux.

Plus d’informations dans Le Monde – Zeliha Chaffin – 13/06/2019

Quelques mois après l’annonce d’un montant d’enchères similaire pour l’Italie, les opérateurs français ont-ils du souci à se faire, dans l’optique des attributions de fréquences de l’automne prochain ? Non, si l’on en croit la secrétaire d’Etat en charge des télécoms, Agnès Pannier-Runacher, qui a promis, il y a quelques semaines, que le gouvernement trouverait « le juste milieu avec l’ampleur des investissements à réaliser par les opérateurs ». A suivre…

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Source : étude 5G in industrial operations

L'adoption de la 5G par les gros industriels français s'annonce sous les meilleurs auspices, si l’on en croit la récente étude mondiale de CapGemini : 30% envisageraient de recourir à cette technologie pour le développement de leurs activités dès sa première année de déploiement, la proportion passant à 2/3 à partir de la 2ème année.

Plus d’informations dans ZDNet – Pierre Benhamou – 12/06/2019

Vos représentants CFE-CGC Orange, élus, militants, sympathisants et adhérents se sont réunis pour

le séminaire d’été du territoire Occitanie, ce jeudi 13 Juin 2019.

avec la présence d'Hélène Marcy, Vice-Présidente du Syndicat CFE-CGC Orange,

accompagnée de Fatima Hamadi, Kathleen Beaude, Christian Simon Bradesi Représentants OFS et DTSI, 

ainsi que Xavier Podevin Représentant CCUES et spécialiste des ASC.

A l’ordre du jour :

  • L’actualité du Groupe Orange
  • Les Campus Montpellier et Toulouse
  • Le Comité Social et Economique
  • L’accueil de nouveaux militants
  • Et de nombreux échanges lors du déjeuner partagé en toute convivialité.

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Vous avez des questions ? Vous avez envie de contribuer au changement ? Candidatez sur nos listes !

En novembre 2019, l’ensemble des personnels de l’Unité Economique et Sociale (UES) Orange seront appelés à voter pour renouveler leurs représentants, dans le cadre des nouveaux Comités Sociaux et Economiques (CSE).

Prenez votre destin en main en devenant représentant du personnel !

Devenir élu ou désigné de notre organisation syndicale permet de défendre concrètement l’intérêt collectif des personnels d’Orange.

La mise en place des CSE nécessite d’obtenir des scores électoraux plus significatifs pour peser dans les négociations nationales et locales, mais aussi, de renforcer nos équipes militantes, tant pour aller à la rencontre de nos collègues que pour intégrer leurs attentes dans les revendications et propositions que nous porterons. Toutes les candidatures sont donc les bienvenues, et tout le monde pourra trouver sa place pour contribuer à notre efficacité collective.

Envie d’en savoir plus ? CSE 2019 : présentation des mandats et missions

Pour candidater#CSE2019 : je candidate

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Photo : Fred Dufour / AFP

La GSMA, association mondiale des opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile, a lancé une alerte sur l'impact, pour les opérateurs européens, du bannissement de Huawei des opérations de déploiement de la 5G. Selon sa récente étude, une telle mesure engendrerait des surcoûts de l'ordre de 55 milliards d'euros, ainsi qu’un retard moyen d'au moins 18 mois par rapport au calendrier initial de déploiement de la technologie.

Plus d’informations dans Capital – 07/06/2019

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Photo : Hannah McKay / Reuters

L'opérateur historique britannique va réduire de 300 à une trentaine le nombre de ses agences au Royaume-Uni, et va quitter son siège de St Paul à Londres. Employant plus de 100 000 personnes, BT n'a pas encore précisé quelles répercussions cette décision aurait sur l'emploi, mais il l'a qualifiée de « plus importante du genre » au Royaume-Uni.

On se souvient qu’il y a un peu plus d’un an, le géant britannique des télécoms avait annoncé qu’il allait de séparer de 13 000 collaborateurs (plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 11/05/2018).

Plus d’informations dans Challenges – 05/06/2019

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Photo : Dado Ruvic / Reuters

Skype, le service de messagerie et de téléphonie de Microsoft, peut être considéré comme un opérateur télécoms, étant donné qu'il propose une offre payante et a conclu un accord avec des opérateurs de réseau pour acheminer des appels, a déclaré (…) la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE).

Réagissant au jugement de la CJUE, Microsoft a déclaré qu'il se conformerait à la décision du tribunal, ce qui amènera SkypeOut à relever désormais d'un cadre réglementaire plus onéreux.

A lire dans Challenges – 05/06/2019

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Photo : Denis Charlet / AFP

Selon Reuters, le géant américain du e-commerce s’intéresserait au dossier du rachat de Boost, la marque low-cost que Sprint doit céder dans le cadre de sa fusion avec T-Mobile. Avec ses énormes moyens financiers, le groupe de Jeff Bezos serait évidemment à même de rebattre les cartes du marché des télécoms américain en pleine consolidation.

Plus d’informations dans Le Figaro – Elsa Bembaron – 31/05/2019

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Photo : Gabriel Bouys / AFP

Les opérateurs sont très insatisfaits du texte de la proposition de loi « anti-Huawei », qui va être présentée au Sénat à la fin du mois. Ils affirment que le gouvernement veut discrètement écarter Huawei du marché en leur faisant porter le chapeau. Ils estiment par ailleurs que les pouvoirs que ce texte confèrera à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) sont démesurés.

Plus d’informations dans Phonandroid – Alexandre Schmid – 30/05/2019

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Lorsque Stéphane Richard prend les commandes de France Télécom, au lendemain de la vague de suicides, les équipes sont traumatisées, l’organisation sous tension. En deux ans, il ne va pas seulement sortir l’entreprise de la crise sociale en restaurant la confiance des salariés et en redonnant du sens au métier, il va aussi lui donner les moyens de faire face aux défis qui se profilent, s’imposant à la fois comme l’homme de l’apaisement et comme celui de la reconquête.

[...]
L’exacerbation des tensions va bousculer le calendrier. « Quelques semaines plus tôt, une jeune femme s’était jetée par la fenêtre de son bureau, les gens étaient traumatisés, raconte Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange. D’autant qu’à la crise sociale s’ajoutait une crise de communication : Didier Lombard restait sans réaction, il accusait les syndicats d’instrumentaliser les suicides... La maison était en feu. »
[...]
De quoi l’aider à manœuvrer entre une crise sociale hors norme et un président qui, cramponné à son poste, « lui savonnait la planche à longueur de temps», se souvient Sébastien Crozier pour qui, jusqu’au départ de Didier Lombard en mars 2011 et à sa nomination au poste de PDG, Stéphane Richard aura « vraiment fait preuve de résilience ».

Lire l'article complet sur : Décideurs- Caroline Castets - 29/05/2019
Sur l'intranet

 

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Photo : Sébastien Ortole / REA

Parmi l’arsenal de solutions que le gouvernement envisage afin d’améliorer la couverture mobile des zones rurales, se trouve « l'arme nucléaire : une mutualisation des réseaux des quatre opérateurs ».

Pas insurmontable techniquement, cette solution ne recueille pas l’adhésion de Sébastien Soriano, le président de l'Arcep, qui estime qu’elle désinciterait les opérateurs à investir. Ces derniers semblent partager son point de vue, à l’instar d’Arthur Dreyfuss, le président de la Fédération française des télécoms.

Les opérateurs croient à la concurrence par les infrastructures, c'est une garantie pour les clients de la meilleure qualité de service et une garantie pour les territoires de la poursuite des investissements.

Plus d’informations dans Les Echos – Sébastien Dumoulin – 27/05/2019

Mutualiser les réseaux ? Non mais allô, quoi ! Pourquoi les opérateurs iraient-ils financer l'installation de nouvelles antennes s'ils n'en retirent aucun avantage concurrentiel ?

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Photo : Mohd Rasfan / AFP

En bloquant l’accès de Huawei aux technologies américaines, les États-Unis ont porté un coup très dur au champion chinois des équipements télécoms et des smartphones. Cette décision pourrait rebattre les cartes dans la course à la 5G que se livrent le pays de l’Oncle Sam, l’Empire du Milieu et l’Europe.

A lire dans La Tribune – Pierre Manière – 22/05/2019

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Photo : iStock

Quand début avril la Corée du Sud est devenu le premier pays à commercialiser la 5G via ses trois opérateurs nationaux (KT, SK Telecom et LG UPlus), la France en était à préciser son calendrier d'ouverture et surtout la procédure d'attribution des fréquences (initialement prévue l'an dernier). Cet écart de perspectives interpelle.

La 5G, nouvelle technologie de l'internet mobile mais surtout « ambiant », au débit annoncé vingt fois supérieur à la 4G, à la latence compatible avec le temps réel, qui prépare une rupture dans certains domaines pour les entreprises et les villes intelligentes risque de ne pas être aussi uniforme dans le monde, comme l'a pu l'être l'Internet ces 25 dernières années.

Mais aux vitesses d'innovation différentes, s'ajoute un autre phénomène, plus politique.

A lire dans ZDNet – Frédéric Charles – 22/05/2019

Une nouvelle intéressante tribune de Frédéric Charles, de Green SI

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Photo : DR

Alors que l'appel d'offres pour l'attribution des fréquences 5G, attendu pour le 2ème semestre, devait initialement porter sur une bande de 400 MHz, située entre les fréquences 3,4 GHz et 3,8 GHz, celle-ci sera finalement réduite à 300 MHz. La faute à l'embouteillage créé sur cette bande par ses locataires actuels, à savoir les technologies WiMax et THD Radio.

Plus d’informations dans ZDNet – Pierre Benhamou – 22/05/2019

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Monde d'Orange des 14, 15 et 16 mai 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit à l'ordre du jour le point sur le programme Kilimandjaro, dossier présenté par Alioune Ndiaye, Directeur général exécutif d'Orange Afrique & Moyen-Orient, et François-Xavier Rey, Directeur du programme Kilimandjaro et Directeur adjoint des Ressources Humaines Afrique & Moyen-Orient.

Ce point "Kilimandjaro" fait suite au dossier "Opérations Afrique & Moyen-Orient et programme ANO (Africa Network Outsourcing)" présenté à ce même Comité de Groupe Monde, et la meilleure illustration en sera faite par Alioune Ndiaye en introduction, à savoir que Stéphane Richard veut par ce programme de transformation (suite logique de "Babel") se doter des moyens pour trouver un "gisement" équivalent à Orange Money.

Les objectfis de Kilimandjaro se concentrent sur une cible de position d'opérateur "multi-services", car en 2050, pas moins de 2.5 milliards d'habitants seront africains, soit 1 sur 4, avec un Produit Intérieur Brut (PIB) de 10% du PIB mondial, sans oublier qu'à ce jour la zone MEA participe déjà à plus de 50% de la croissance du Groupe Orange.

Autres chiffres à garder à l'esprit: 1 Africain sur 2 dispose d'un mobile, 660 millions de smartphones en 2020, +65% annuels de croissance du trafic data mobile, 30% de la population seulement utilise Internet en Afrique, versus 75% chez nous en Europe !

Trois phases sont à distinguer dans ce programme:

  1. Dès 2015 et 2016, le projet "Babel" s'attelle à regrouper les filiales et les participations Afrique & Moyen-Orient sous la holding Orange Afrique & Moyen-orient pour une meilleure lisibilité du Groupe en Afrique.
  2. Intervient ensuite le démarrage de la phase 1 de Kilimandjaro, et notre modèle opérationnel doit s'adapter en 2017 et 2018 au continent africain, et identifie 5 chantiers prioritaires sur la zone Afrique & Moyen-Orient.
  3. Enfin, la phase 2 de Kilimandjaro cible une transformation accélérée dès fin 2018 et doit aboutir au plus tard en 2025 à ce statut d'opérateur multi-services, grâce à un ancrage africain affirmé et reconnu de tous.

Plusieurs axes stratégiques doivent permettre à Kilimandjaro d'équilibrer objectifs et moyens. En termes d'objectifs, il apparaît impératif de déployer des modèles novateurs et adaptés aux enjeux du continent africain (partenariat avec des Etats, mais aussi avec les GAFA et les acteurs chinois majeurs).

Kilimandjaro et ses 5 chantiers principaux doivent confirmer la pertinence de cette orientation du Groupe Orange:

  1. Adapter notre modèle d'affaires aux enjeux du continent africain (CEO sponsor: Yasser Shaker - Egypte)
  2. Faire évoluer notre modèle d'innovation pour plus d'agilité et d'efficience (CEO sponsor: Thierry Millet - Tunisie)
  3. Attirer les talents et compétences issus des pays africains (CEO sponsor: Ben Cheik Haidara - Burkina Faso)
  4. Renforcer notre ancrage régional (CEO sponsor: G. Lokossou, République Démocratique du Congo - A. Kane, Sierra Leone)
  5. Adapter le fonctionnement et la gouvernance de la holding mixte vis-à-vis des filiales et du Groupe (CEO sponsor: Sékou Drame - Sénégal)

Dans ce contexte de transformation, pas moins de 30 actions déjà engagées sur ces chantiers et des premières réalisations sont déjà visibles. A ce titre, trois exemples sont donnés. Pour affirmer notre ancrage régional, Orange a déjà participé en novembre 2018 au salon africain majeur des télécommunications AfricaCom, équivalent à celui de Barcelone pour l'Europe. Sur le sujet d'adaptation des modes oéprationnels, un nouvel ERP (Enterprise Resource Planning) a été mis en place au sein d'Orange Sierra Leone, générant 3.7 Mds d'€ d'économie. Enfin, pour développer l'innovation locale en Afrique, les technocentres de la zone africaine sont rattachés à Orange Afrique & Moyen-Orient, et non plus à la division TGI (Technical & Global Innovation).

Enfin, la communication sur le programme Kilimandjaro précise que le projet doit réussir si tout le monde sait ce qu'est le projet et en parle de manière cohérente et partagée. A ce titre, Alioune Ndiaye respecte un "wording" unique, organise des interview radio et/ou vidéo avec un message simple et très clair (français & anglais).

Le siège africain d'Orange Afrique & Moyen-Orient est installé à Casablanca sur l'emplacement de l'ancien aéroport d'Anfa, une zone de 350 hectares, disposant d'une excellente connectivité pour les transports. Dans la tour CFC (Casablance Finance City), Orange Afrique & Moyen-Orient bénéficiera d'environ 900 m2 d'espaces aménageables en bureaux et salles de réunion. Alioune Ndiaye et ses équipes doivent s'y installer dans quelques mois.

Analyse des membres du Comité de Groupe Monde et de la CFE-CGC Orange:

Malgré ces échanges clairs et transparents avec Alioune Ndiaye, des inquiétudes persistent pour nos représentants africains, notamment en République Démocratique du Congo, au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Mali.

En effet, les membres du Comité demandent à ce que les mêmes évènements GNOC/ANO ne se reproduisent pas sur le projet Kilimandjaro. En réponse et à titre d'exemple, Alioune Ndiaye propose d'organiser un rendez-vous avec kles équipes techniques qui travaillent sur le projet GNOC/ANO, afin de détailler le bilan des performances, mais aussi le bilan des mobilités (RH) telles que traitées par le partenaire Huawei. Le Directeur général exécutif d'Orange Afrique & Moyen-Orient promet une forte transparence de sa part tout au long du projet Kilimandjaro.

Le Comité de Groupe Monde et ses membres suivront de près l'évolution de Kilimandjaro, parmi les autres dossiers récurrents et sensibles (GNOC/ANO entre autres) en Afrique.

 [English version]

As part of the Orange World Works Council meeting in Paris on May 14th, 15th and 16th, 2019, the Group's Management has included the item on the Kilimandjaro program on the agenda, presented by Alioune Ndiaye, Executive Director General of Orange Africa & Middle East, and François-Xavier Rey, Kilimanjaro Program Director and Deputy Director of Human Resources Africa & Middle East.

This "Kilimanjaro" item follows the "Africa & Middle East Operations and Africa Network Outsourcing" program presented to the same World Works Council, and the best illustration will be made by Alioune Ndiaye in the introduction, namely that Stéphane Richard wants by this program of transformation (logical continuation of "Babel") to equip himself to find a "deposit" equivalent to Orange Money.

Kilimanjaro's objections focus on a multi-service operator position target, because in 2050, no less than 2.5 billion people will be African, or 1 in 4, with a Gross Domestic Product (GDP) of 10 % of global GDP, not to mention that to date the MEA zone already accounts for more than 50% of Orange Group's growth.

Other figures to keep in mind: 1 in 2 Africans have a mobile, 660 million smartphones in 2020, + 65% annual growth of mobile data traffic, 30% of the population only uses the Internet in Africa, versus 75 % at home in Europe !

Three phases are to be distinguished in this program:

  1. As of 2015 and 2016, the "Babel" project is working to consolidate the subsidiaries and holdings in Africa & Middle East under the holding company Orange Africa & Middle East for better legibility of the Group in Africa.
  2. Then comes the start of phase 1 of Kilimanjaro, and our operational model must adapt in 2017 and 2018 to the African continent, and identifies 5 priority projects in the Africa & Middle East region.
  3. Finally, phase 2 of Kilimanjaro targets an accelerated transformation by the end of 2018 and must end in 2025 at the latest in this status of multi-service operator, thanks to an affirmed and recognized African anchorage of all.

Several strategic axes must allow Kilimanjaro to balance objectives and means. In terms of objectives, it seems imperative to deploy innovative models adapted to the challenges of the African continent (partnership with states, but also with GAFA and major Chinese actors).

Kilimanjaro and its five main projects must confirm the relevance of this orientation of the Orange Group:

  1. Adapt our business model to the challenges of the African continent (CEO sponsor: Yasser Shaker - Egypt)
  2. Develop our innovation model for greater agility and efficiency (CEO sponsor: Thierry Millet - Tunisia)
  3. Attract talents and skills from African countries (CEO sponsor: Ben Cheik Haidara - Burkina Faso)
  4. Strengthening our regional roots (CEO sponsor: G. Lokossou, Democratic Republic of Congo - A. Kane, Sierra Leone)
  5. Adpater le fonctionnement et la gouvernance de la holding mixte vis-à-vis des filiales et du Groupe (CEO sponsor: Sékou Drame - Senegal)

In this context of transformation, no less than 30 actions already undertaken on these sites and first achievements are already visible. As such, three examples are given. To affirm our regional roots, Orange has already participated in November 2018 at AfricaCom's major African telecommunication exhibition, equivalent to that of Barcelona for Europe. On the topic of adaptation of the oeprational modes, a new ERP (Enterprise Resource Planning) was set up within Orange Sierra Leone, generating € 3.7 billion in savings. Finally, to develop local innovation in Africa, the technocentres of the African zone are attached to Orange Africa & Middle East, and no longer to the TGI Division (Technical & Global Innovation).

Finally, the Kilimanjaro program communication states that the project must succeed if everyone knows what the project is and speaks about it in a coherent and shared way. As such, Alioune Ndiaye respects a unique "wording", organizes radio and / or video interviews with a simple and very clear message (French & English).

Orange Africa & Middle East's African headquarters are located in Casablanca on the site of the former Anfa airport, a 350-hectare zone, with excellent transport connectivity. In the CFC tower (Casablance Finance City), Orange Africa & Middle East will benefit from approximately 900 m2 of convertible space in offices and meeting rooms. Alioune Ndiaye and her teams have to settle there in a few months.

Analysis of the members of the World Group Committee and the CFE-CGC Orange:

Despite these clear and transparent exchanges with Alioune Ndiaye, concerns remain for our African representatives, particularly in the Democratic Republic of Congo, Senegal, Ivory Coast and Mali.

Indeed, the members of the Committee demand that the same GNOC / ANO events do not occur on the Kilimanjaro project. In response and as an example, Alioune Ndiaye proposes to organize an appointment with the technical teams working on the GNOC / ANO project, in order to detail the performance report, but also the record of the mobilities (HR) such than processed by the partner Huawei. The Executive Director General of Orange Africa & Middle East promises strong transparency throughout the Kilimanjaro project.

The World Works Council and its members will closely monitor the evolution of Kilimanjaro, among the other recurring and sensitive issues (GNOC / ANO among others) in Africa.

le marin 2Photo: Marc Ottini

Après le retrait d’Ekinops, le gouvernement a sollicité Orange pour participer à la reprise d’ASN, propriétaire de 7 câbliers français. La CFE-CGC d’Orange y est favorable.

[...]
« Le personnel d’ASN est légitimement inquiet d’une découpe, indique au marin Sébastien Crozier, le président de la CFE-CGC Orange et le président d’honneur de l’Association pour la défense de l’épargne et de l’actionnariat salariés (les salariés sont le deuxième actionnaire du géant des télécoms derrière l’État). Orange pourrait ainsi prendre la tête d’une alliance pour la partie maritime et ne serait pas pilote d’une alliance pour l’activité industrielle. » [...]

Soutenu par la puissante CFE-CGC d’Orange ( lire sur lemarin.fr ) le rapprochement entre les deux spécialistes français (et leaders mondiaux avec l’américain Subcom, qui gère  six câbliers) a du sens mais pose aussi des difficultés. [...]

Lire l'article complet sur le Marin- Thibaud Teilllard  - 16/05/2019
Version papier sur l'intranet

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Monde d'Orange des 14, 15 et 16 mai 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit à l'ordre du jour un point sur les opérations en Afrique et au Moyen-Orient, présenté par Alioune Ndiaye et Clotilde Boury, respectivement Directeur général exécutif et Directrice des Ressources Humaines et de la communication interne d'Orange Afrique & Moyen-Orient.

Si la connectivité reste un enjeu fort pour la zone Afrique & Moyen-Orient, le Groupe poursuit une stratégie d'évolution de ses métiers et de création de valeur en se développant autour de nouveaux usages et services. Sans ambiguité, Orange Afrique et Moyen-Orient a pour ambition de devenir l'opérateur multiservices préféré des populations africaines et conquérir le leadership sur sa zone en 2025, encouragé par les performances enregistrées en 2017 et 2018, permettant une compensation de l'érosion de la voix et le déclin de l'international par les relais de croissance que sont devenus la data mobile et Orange Money.

Quelques chiffres viennent matérialiser tout le potentiel de croissance que détient le continent africain pour le Groupe Orange:

  • 1 milliard d'Africains ne sont pas encore connectés à Internet
  • malgré le succès reconnu d'Orange Money, le taux de bancarisation en Afrique sub-saharienne demeure inférieur à 10%
  • le PIB du continent africain est en croissance de 4.1%, avec une projection à 5.3% en 2022
  • si 1 Africain sur 2 est équipé d'un mobile aujourd'hui, 680 millions de smartphones circuleront sur le continent en 2020
  • en 2018, seuls 14% des Africains sont utilisateurs actifs des réseaux sociaux, alors que ce chiffre dépasse les 42% dans le Monde

Les résultats enregistrés en 2018 constituent une performance solide et augurent d'une réelle capacité à tirer encore davantage cette croissance vers le haut. La zone Afrique & Moyen-Orient compte aujourd'hui plus de 120 millions de clients, dont 16.7 millions de clients 4G répartis dans 12 pays, et 39.2 millions de clients Orange Money. Fin décembre 2018, le chiffre d'affaires s'établissait à 5.2 Md€, en augmentation de 5.1% sur l'année, les investissements affichant une hausse de 0.9% à 1 Md€, l'EBITDA retraité de 5.2% à 1.7 Md€ et le Cash Flow organique à 0.2 Md€. Pour autant, le secteur demeure concurrentiel avec la présence de 4 acteurs majeurs sur le continent avec MTN, premier opérateur de la zone et présent dans 20 pays, Vodafone en seconde position dans 9 pays, Orange en troisième place avec une présence dans 19 pays, et enfin Bharti Airtel fermant la marche en quatrième position avec 14 pays et une joint-venture au Ghana. Cette position de numéro 3 du Groupe Orange s'explique par le fait que MTN et Vodafone occupent respectivement les première et seconde position en tirant, dans 3 ou 4 pays, une marge d'EBITDA supérieure à 40%, substantiellement au-dessus de nos propres performances.

La stratégie opérationnelle du Groupe Orange sur la zone Afrique & Moyen-Orient se décline autour de 5 objectifs majeurs:

  • maintenir la zone comme principal vecteur de croissance du Groupe
  • conforter le leadership du Groupe sur les réseaux fixes et mobiles
  • consolider la position du Groupe sur les services financiers, via un élargissement de l'offre à de nouveaux usages et en construisant une banque de l'UEMOA (Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine)
  • accompagner la transformation digitale du continent via des partenariats stratégiques
  • devenir la filiale africaine d'un grand groupe international et une entité de plein exercice

En termes d'organisation, les implantations du management d'Orange Afrique & Moyen-Orient se répartissent entre Paris, Casablanca, Dakar et Abidjan pour le "corporate", la supervision du réseau s'effectuant depuis Dakar et Abidjan, les deux techocentres d'Amman et d'Abidjan se partageant respectivement la zone sub-saharienne de l'Afrique et la partie nord du continent avec le Moyen-Orient.

Si la Direction affiche une certaine sérénité s'agissant du développement des compétences, du suivi qualitatif des formations, ou encore du turnover, certaines inquiétudes ont été exprimées par les membres du Comité de Groupe Monde représentant certains pays de la zone Afrique, en particulier sur la qualité de service du réseau via le projet ANO (Africa Network Outsourcing), miroir du projet ENO (European Network Outsourcing) en Europe, et dont le pilotage a été confié à Huawei. Sur la pérennité de ce choix, la Direction demeure évasive sur l'avenir de ce partenariat, tant le dossier comporte une certaine dimension politique qui dépasse très largement les frontières de l'hexagone.

Par ailleurs, les membres du Comité de Groupe Monde ont manifesté leur vive inquiétude quant à la situation du Groupe au Niger. Avec une certaine franchise et sans langue de bois, Alioune Ndiaye a indiqué qu'Orange avait déjà quitté certains pays africains dans le passé (Kenya et Ouganda). Un accord entre le gouvernement du Niger et le Groupe avait été conclu, fixant les conditions dans lesquelles Orange pourrait avoir des perspectives de développement. Mais l'Etat nigérien est revenu sur les termes de l'accord. Les risques de faillite d'Orange Niger sont donc bien réelles, le Tribunal de Commerce local a été saisi, la relation de confiance avec l'Etat nigérien rompue. Si la piste de recherche d'un nouveau partenaire est en cours d'exploration, il convient pour autant de ne pas exclure une sortie du Niger...

 [English version]

As part of the Orange World Works Council meeting in Paris on May 14th, 15th and 16th, 2019, the Group's Management has included on the agenda an update on operations in Africa and Middle East area, presented by Alioune Ndiaye and Clotilde Boury, respectively Executive Vice President and Director of Human Resources and Internal Communications of Orange Africa & Middle East.

While connectivity remains a strong challenge for the Africa & Middle East zone, the Group is pursuing a strategy of changing its business lines and creating value by developing new uses and services. Without ambiguity, Orange Africa and Middle East aims to become the preferred multiservice operator of the African populations and to conquer the leadership on its zone in 2025, encouraged by the performances recorded in 2017 and 2018, allowing a compensation of the erosion of the voice and the decline of the international by the relays of growth that have become mobile data and Orange Money.

Some figures come to materialize all the growth potential that holds the African continent for the Orange Group:

  • 1 billion Africans are not yet connected to the Internet
  • despite the acknowledged success of Orange Money, the banking rate in sub-Saharan Africa remains below 10%
  • Africa's GDP grew by 4.1%, with a projection of 5.3% in 2022
  • if 1 in 2 Africans is equipped with a mobile today, 680 million smartphones will circulate on the continent in 2020
  • in 2018, only 14% of Africans are active users of social networks, while this figure exceeds 42% in the World

The results recorded in 2018 represent a solid performance and bode well for a real ability to further boost this growth upwards. The Africa & Middle East region now has more than 120 million customers, including 16.7 million 4G customers in 12 countries and 39.2 million Orange Money customers. At the end of December 2018, sales amounted to € 5.2 billion, an increase of 5.1% over the year, with investments up 0.9% to € 1 billion, restated EBITDA 5.2% to 1.7 billion. € and organic cash flow at € 0.2 billion. However, the sector remains competitive with the presence of four major players on the content with MTN, the largest operator in the region and present in 20 countries, Vodafone second in 9 countries, Orange in third place with a presence in 19 countries, and lastly, Bharti Airtel, which closed in fourth place with 14 countries and a joint venture in Ghana. This number 3 position of the Orange Group is explained by the fact that MTN and Vodafone occupy respectively the first and second position by pulling, in 3 or 4 countries, an EBITDA margin higher than 40%, substantially above our own performance.

The Orange Group's operational strategy in the Africa & Middle East region is based on five major objectives:

  • maintain the zone as the main growth vector for the Group
  • consolidate the Group's leadership in fixed and mobile networks
  • consolidate the Group's position on financial services, by broadening the offer to new uses and building a bank of WAEMU (West African Economic and Monetary Union)
  • accompany the digital transformation of the continent via strategic partnerships
  • become the African subsidiary of a large international group and a full-function entity

In terms of organization, the Orange Africa & Middle East management sites are divided between Paris, Casablanca, Dakar and Abidjan for the "corporate", the supervision of the network taking place from Dakar and Abidjan, the two technology centers. Amman and Abidjan, respectively sharing the sub-Saharan zone of Africa and the northern part of the continent with the Middle East.

If the Management shows a certain serenity with regard to skills development, qualitative training monitoring, or turnover, some concerns have been expressed by the members of the World Group Committee representing certain countries in the Africa zone, particularly on the quality of service of the network via the Africa Network Outsourcing (ANO) project, mirror of the European Network Outsourcing (ENO) project in Europe, and whose management was entrusted to Huawei. On the durability of this choice, the Management remains evasive about the future of this partnership, as the file includes a certain political dimension that goes far beyond the borders of France.

In addition, members of the World Works Council expressed their deep concern about the situation of the Group in Niger. With a certain frankness and without language, Alioune Ndiaye said that Orange had already left some African countries in the past (Kenya and Uganda). An agreement between the Niger government and the Group had been concluded, setting the conditions under which Orange could have development prospects. But the Nigerian state has returned to the terms of the agreement. The risks of bankruptcy of Orange Niger are therefore very real, the local Commercial Court has been seized, the relationship of trust with the Nigerian state broken. If the search track of a new partner is being explored, it should not exclude an exit from Niger...