CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

Economie et Réglementation des Télécoms

Le document présente les ressources et faits marquants de la chaine de l’innovation, les faits marquants de la Recherche, l’anticipation, (Produits & Services, Anticipation Technologique) et la conception et déploiement sur les "régions" France, Europe, OMEA, OBS et IMT-Delivery

Bilan R&D 2017

Le Groupe Orange a maintenu, ses efforts en matière de Recherche et d’Innovation en y consacrant 700M€ (705 en 2016), dont 14% pour les réseaux, 13% sur la recherche et 73% dans le domaine des Plateformes & Services, IT.

Ratio dépenses 2017 / CA = 1,7 %.

En 2018, l’évolution des effectifs de la Recherche et de l’Innovation s’inscrivant toujours dans le cadre de l’orientation de la Politique Emploi du Groupe de remplacement partiel des départs, les effectifs baisseront globalement de l’ordre de 2,5 à 3%.

Le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi

Le montant du CICE au titre de l’année 2017 pour Orange SA est de 94 M€, comme pour le CCUES. Le montant total du CICE pour le groupe Orange est d’environ 102 M€.

Les investissements

Le CICE a contribué à soutenir la stratégie d’investissement d’Orange dans les réseaux très haut débit avec le financement de l’accélération du déploiement la Fibre et le financement de la stratégie de déploiement des réseaux mobile

L’emploi

Les impacts pour l’utilisation du CICE en 2017 sont dans la continuité des années précédentes, notamment sur l’emploi en termes de recrutements externes.

L’innovation

En 2017, le CICE a permis au Groupe Orange de maintenir ses efforts en matière de Recherche et d’Innovation à un niveau élevé : 700m€.

Analyse de la CFE-CGC

La CFE-CGC tient à saluer la qualité du travail d’analyse et les conclusions apportées des deux commissions R&D du CCUES Orange et du Comité d’Établissement IMTW malgré un agenda contraint.

La CFE-CGC regrette que sur les dernières années le budget consacré à la Recherche & Innovation, qui va au-delà d’un budget de Recherche & Développement stricto sensu, n’ait pu être maintenu à 1,9% du Chiffre d’Affaires, comme l’engagement en avait été pris au moment de Nova+. Ce budget diminue chaque année en valeur absolue, et reste en dessous de 1,7% du CA.

Il est regrettable, enfin, que la dimension sociale n’ait pas été mieux traitée alors que de nombreux acteurs de la recherche et de l’innovation sont en souffrance.

Dans le cadre du levier d’Essentiels2020, « nous diversifier en capitalisant sur nos actifs », Orange va enrichir son offre dans le domaine de la « maison intelligente »… confort et domotique, pilotage des objets connectés, télésurveillance et téléassistance…

Lancement d’une offre commerciale de télésurveillance, en partenariat.

« Un axe fort de la diversification en France pour différencier et enrichir les offres d’accès, fidéliser et acquérir de nouveaux clients et générer des revenus complémentaires ».
  • Mode de commercialisation : web, boutiques, service client, application ;
  • Besoin en formation vendeurs : idem offre classique ;
  • Pas besoin d’espace de confidentialité pour la vente et temps de vente estimé : 20 min.

Analyse de la CFE-CGC

La vestale est une prêtresse choisie pour entretenir le feu sacré au temple de Vesta, déesse du foyer du peuple romain, et, par extension, de la maison et de la famille. Ce projet traitant de télésurveillance, on aurait aussi pu l’appeler Lares, du nom de tous les dieux qui étaient choisis pour patrons et protecteurs d'un lieu public ou particulier. Ou encore Beset, dans la mythologie égyptienne, et Agni dans la mythologie hindoue…

C’est pour l’instant le seul éclairage que nous somme autorisés à vous apporter sur ce dossier classé hautement confidentiel et dont la présentation a néanmoins soulevé de nombreuses questions...

Au sommaire de cette séance

ASC : informations sur vos CESU / e-CESU Classiques et Handicap, et le spectacle de noël pour l’IdF

OMEA : la fuite des cerveaux... peut-être, la fuite du travail, c'est sûr ! Les équipes en France se dépeuplent, au point d’acter leur fermeture !

Nouveau Comex : la Direction a eu la "gentillesse" de paraphraser le Communiqué de Presse pour le CE...

Impact du SDIT de Marseille sur FS&F : la CFE-CGC, qui défend la préservation du lien social, milite pour la création de sites déportés, où ce lien est plus assuré que lors du télétravail à domicile.

Évolution de l’organisation du CSPCF : cette réorganisation aurait pu être innovante, dans la forme par la simplification des hiérarchies, et dans le fond par une co-construction et un pilotage horizontal. Mais ce projet reste, à l’image des organisations historiques, d’architecture verticale. Une occasion ratée !

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Au sommaire de ces 20 et 21 mars :

Situation économique et financière : résultats et stratégie

La CFE-CGC a réitéré ses avertissements quant à la hausse excessive du dividende mais a néanmoins jugé encourageant le retournement positif des succès commerciaux en France sur la fin d‘année 2017 est  gagé que le premier semestre 2018 validera ce positionnement stratégique et le choix des investissements réalisés ces dernières années.   
  
Point à date de l’activité porte à porte

En conclusion de son intervention, la CFE-CGC a demandé que soit présenté un bilan final tant économique que social du projet, bilan qui, quant à ce volet social particulier, pourrait être construit sur un sondage de satisfaction auprès des personnels qui ont vécu la mise en œuvre dudit projet, et dont les enseignements profiteraient sans doute aux prochaines opérations du même type.

Orange Bank : Point à date 

Si « depuis le lancement de l’offre, les équipes nationales et locales dédiées à l’animation de l’activité Orange Bank, s’activent à lever les difficultés rencontrées par les clients et les salariés, et s’attachent à une amélioration constante des parcours et de la durée de souscription », le manque de moyens supplémentaires en boutique pourraient mettre à mal tous ces efforts, qualité du front et du back office allant toujours de pair.
   
Points de fonctionnement du CCUES 

Sans remettre en question le principe de reversement d'une partie du budget des CE au budget de fonctionnement du CCUES, les élus CFE-CGC constatent qu'il n'existe à ce jour aucun accord conclu entre le CCUES et les comités d'établissement et ne peuvent en l'état accepter une décision unilatérale du CCUES sur le pourcentage de reversement à son budget de fonctionnement.
Quant aux ASC, même si la CFE-CGC pense que le CCUES n’a pas vocation à gérer des prestations sociales alors que son objet est à vocation économique, elle laisse le soin aux CE de ratifier ou non la convention de délégation qui leur sera proposée à signature.

Le point "Organisation de la communication d’Orange France dans ses territoires" étant présenté en avant phase, il est détaillé dans le CR en PDF ci-dessous.
De même quant à la consultation sur la "Fusion - absorption d’Equant France SA dans orange SA", projet de simplification d’OBS et demande récurrente de la CFE-CGC et sur laquelle nous avons émis un avis positif.

cr_de_ccues_03_2018_.pdf

banniere dans les medias fevrier2018

La revue de presse de janvier / février 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : résultats 2107, gouvernance, administrateur, contenus, Orange Bank, numérique, statut du personnel

Pour la consulter : revue de presse février 2018

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Bonne lecture !

Le CFE-CGC Orange a publié une lettre dans laquelle le syndicat invite le gouvernement à s’intéresser au conflit qui oppose l’opérateur à TF1. Pour rappel, TF1 demande aux opérateurs de lui verser des millions d’euros pour être autorisés à diffuser ses différentes chaînes (TF1, TMC, etc). Bouygues et SFR ont déjà signé, contrairement à Orange, Free et Canal+.



Dans une lettre adressée à Françoise Nyssen (ministre de la Culture), Bruno le Maire (ministre de l’Économie) et Mounir Mahjoubi (secrétaire d’état au Numérique), la CFE-CGC Orange demande « l’intervention du gouvernement pour faire cesser ces troubles manifestes ».

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Extrait de KultureGeek - Jean-Baptiste A. - 19/02/2018

Les deux entreprises n’embauchent plus de personnel sous statut depuis des années.

Depuis l'an dernier, Orange compte plus de salariés de droit privé que de fonctionnaires.

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Chez Orange, cela fait longtemps aussi que les fonctionnaires et les salariés du privé cohabitent. [...] Mais la persistance des deux régimes n'a pas toujours été facile à gérer, avec d'un côté le code du travail et de l'autre le code de la fonction publique. "Pour créer un collectif de travail, on a essayé d'harmoniser le plus possible. Des différences subsistent, mais elles s'estompent", explique Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange.

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Extrait de La Croix - Jean-Claude Bourbon - 28/02/2018

Article complet également disponible dans la revue de presse du 28/02/2018 sur intranoo

A noter : les propos rapportés en fin d'article ont été transformés. Il faut comprendre : Le statut de fonctionnaire est très protecteur pour la garantie de l'emploi, mais pas du tout lorsque l'entreprise se réorganise : les fonctionnaires ne peuvent pas recourir à l'Inspection du Travail, ou se voir proposer un PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi), et n'ont donc pas été protégés lors de la crise sociale.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen des 27, 28 février et 1er mars 2018 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point informatif à l'ordre du jour relatif à la stratégie de déploiement des technologies 5G, dossier présenté par Fabien Voyer, en charge du sujet au sein des équipes du Marketing Statégique du Groupe.

En matière de connectivité, la demande des clients est sans cesse à la hausse. Leurs attentes augmentent fortement, aspirant à une connexion de haute qualité en tous lieux, du domicile aux transports, en passant par les campagnes. En Afrique, ils demandent un accès internet basique à un prix plus abordable. Dans le même temps, les nouveaux usages, tels que la réalité virtuelle ou la réalité augmentée, nécessitent des vitesses de transfert plus élevées, tandis que certains objets, comme les véhicules autonomes, les robots, ou encore les drones, requièrent de plus hautes performances. Enfin, les capteurs basse consommation d'entrée de gamme seront utilisés en masse et exigent une gestion optimale.

En matière d'investissement, la forte demande sur le marché pour les services haut débit est déjà prise en compte dans le plan stratégique d'Orange "Essentiels 2020", avec 15 mds € investis dans nos réseaux, dont 5 mds € pour l'accès des terminaux mobiles et 4.5 mds € en accès très haut débit fixe FTTH. Dans le domaine de la 5G, de nouveaux usages vont émerger, avec les drones, le cloud, les opérations à distance, les villes intelligentes, et bien d'autres encore, permettant donc le développement de nouvelles opportunités, dans l'accès hertzien fixe, la connectivité LAN fiable pour les entreprises et l'internet des objets, et la définition de nouveaux modèles d'affaires, avec notamment le découpage du réseau, générant des offres de type réseau à la demande dans la commercialisation du wholesale (marché de gros).

Tous les acteurs des télécommunications, équipementiers et opérateurs, se positionnent d'ores et déjà sur les nouvelles technologies 5G (AT&T, Ericsson, Nokia, Verizon, ZTE, Huawei, Deutsche Telekom, Samsung, Intel, etc.), Orange étant en position de leader pour l'installation de la 5G en Europe. L'agenda esquissé actuellement indique le déroulement d'essais dès cette année (après le RFI - Request for Information - de 2017), puis les premières villes 5G Orange et les premiers smartphones en 2019, suivi d'un lancement sur la bande des 700 MHz, puis 3.4 et 3.8 GHz, en 2020, et enfin l'accès hertzien fixe sur la bande des 26 GHz vers 2021/2022.

Si le sujet présentait un réel intérêt de compréhension des enjeux et du calendrier prévisionnel autour de l'introduction des technologies 5G, les membres du Comité de Groupe Européen regrettent l'absence de visibilité sur les évolutions organisationnelles, d'emplois ou de compétences, au fur et à mesure du déploiement de la 5G. Ils pointent par ailleurs le risque que certains opérateurs du marché ne profitent de la 5G pour remettre en cause le principe de neutralité du Net, en proposant des offres différenciées en termes de qualité de service et d'accès à certains contenus, en dépit des propos rassurants de la Direction sur le niveau d'investissement du Groupe, notamment face au programme de rationnalisation des investissements "Lean CAPEX". La Direction indique par ailleurs que la mise à niveau de la compétence des salariés sera effective et en rapport avec l'implémentation des nouvelles technologies, notamment dans les domaines du SDN (Software Defined Network), ainsi que dans le domaine de la vente pour promouvoir les offres BtoB.

[English version]

Within the framework of the European Works Council of February 27, 28 and March 1st, 2018, Group Management has included an information point on the agenda related to 5G deployment strategy, presented by Fabien Voyer, in charge of the subject in the Group Strategic Marketing teams.

In terms of connectivity, customer demand is constantly on the rise. Their expectations are growing, aspiring to a high quality connection everywhere, from home to transport, including the countryside. In Africa, they are asking for basic internet access at a more affordable price. At the same time, new uses, such as virtual reality or augmented reality, require higher transfer speeds, while some objects, such as autonomous vehicles, robots, or drones, require higher performance. Finally, the entry-level low-power sensors will be massively used and will require optimal management.

In terms of investment, the strong market demand for broadband services has already been taken into account in Orange's strategic plan "Essentials 2020", with € 15bn invested in our networks, including € 5bn for the access network for mobile handsets, and € 4.5 billion in FTTH very high speed fixed access. In the field of 5G, new uses will emerge, with drones, cloud computing, remote operations, smart cities, and many more, allowing the development of new opportunities in fixed wireless access , reliable LAN connectivity for business and the internet of things, and the definition of new business models, including "network slicing", generating network-on-demand offerings in wholesale marketing (wholesale market).

All telecommunications players, equipment manufacturers and operators, are already positioning themselves on the new 5G technologies (AT&T, Ericsson, Nokia, Verizon, ZTE, Huawei, Deutsche Telekom, Samsung, Intel, etc.), with Orange in a position leader for the installation of 5G in Europe. The outline sketched out now shows the test run starting this year (after the RFI - Request for Information - last year), then the first 5G Orange "test" cities and the first smartphones in 2019, followed by a launch on the 700 MHz band, then 3.4 and 3.8 GHz, in 2020, and finally fixed wireless access in the 26 GHz band towards 2021/2022.

If the subject had a real interest in understanding the issues and the timetable for the introduction of 5G technologies, the members of the European Works Council regretted the lack of visibility on organizational, job or skills changes, as the 5G will roll out. They also point out the risk that some market operators will take advantage of 5G to question the principle of net neutrality, by offering differentiated offers in terms of quality of service and access to certain content, despite Management's reassurance about the Group's level of investment, particularly in view of the Lean CAPEX investment rationalization program. The Management also indicates that the upgrading of employees skills will be effective and in relation with the implementation of new technologies, particularly in the areas of SDN (Software Defined Network), as well as in the field of sales to promote BtoB offers.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen des 27, 28 février et 1er mars 2018 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers 2017 d'Orange, présenté par Frederico Colom Artola, Directeur du Contrôle de Gestion Groupe.

Déjà présentés le 21 février lors du communiqué de presse édité par la communication financière du Groupe, les résultats démontrent d'ores et déjà que les objectifs 2017 ont été atteints. Le chiffre d'affaires est en croissance pour la deuxième année consécutive (+1.2%), ainsi que l'EBITDA ajusté (+2.2%) et la croissance du Cash-Flow Opérationnel (+0.8%). Le chiffre d'affaires renoue avec la croissance en France pour la première fois depuis 2009, et les autres territoires dans lesquels le Groupe est présent affichent également de solides performances, notamment sur la zone Europe, et en particulier en Espagne et en Roumanie, ainsi que sur la zone MEA (Middle-East & Africa).

Sur le 4ème trimestre 2017 en particulier, la France enregistre une croissance du chiffre d'affaires des services mobiles pour la première fois depuis 2011 (+15%), ainsi que de fortes ventes nettes dans le Haut Débit fixe, malgré un environnement qui demeure fortement concurrentiel. Pour sa part, l'Espagne affiche un solide trimestre de croissance de son chiffre d'affaires (+9%), soutenant ainsi une croissance record de l'EBITDA ajusté, grâce à une approche centrée sur la valeur, là aussi dans un marché très compétitif. En Pologne, la performance du Haut Débit fixe traduit le succès de la stratégie Très Haut Débit ainsi que des offres convergentes. De leurs côtés, la Belgique et le Luxembourg affichent également de fortes ventes nettes de contrats mobiles grâce à la convergence et à l'attractivité des offres data mobile. Enfin, dans les autres pays d'Europe Centrale, la monétisation de la data et de la convergence maintiennent la croissance du chiffre d'affaires à un niveau élevé (+5.6%).

S'agissant des pays en Afrique et au Moyen-Orient, la croissance du chiffre d'affaires, en accélération à +5.7%, est tiré par la data, les offres B2B et Orange Money (+5.7%). Le chiffre d'affaires du marché entreprise est désormais quasiment stabilisé, grâce à la croissance continue des services IT et IS (sécurité), ainsi que des équipements mobiles (-0.1%).

La Direction termine sa présentation en maintenant les objectifs 2018 à court et moyen terme, dont une accélération du taux de croissance de l' EBITDA et du Cash Flow Opérationnel par rapport à 2017, un pic des investissements (CAPEX) à 7.4 Mds€ et le maintien du ratio dette nette/EBITDA autour de 2. Elle annonce enfin une augmentation de 5 centimes d'€ du dividende par action, au titre de l'exercice 2017, soit 0.65 € par action, et l'engagement de le porter à 0.70 €, soit 5 centimes d'€ supplémentaires, pour l'exercice 2018.

Si, d'une manière générale, les élus du Comité de Groupe Européen, et les représentants de la CFE-CGC Orange en particulier, se félicitent des bons résultats affichés par le Groupe pour l'ensemble de l'année 2017, ils rappellent que les 2 Mds € de bénéfices dégagés par le Groupe sont directement liés au travail de l'ensemble des salariés en Europe. Ils notent en séance que si le dividende aura donc, fin 2018, augmenté de 16% en 2 ans, il n'en a pas été de même s'agissant de la rémunération des salariés d'Orange dans le Monde.Si la Direction argumente en faisant valoir que sur 100 euros de valeur ajoutée produite par l'entreprise, 42 reviennent aux salariés, que plusieurs leviers, en fonction des pays, existent déjà avec l'intéressement et la participation, et que les critères d'obtention d'actions gratuites, dans le cadre du plan Orange Vision 2020, sont atteints pour 2017, les élus dénoncent le fait que l'augmentation du dividende ne suive pas, à minima, les mêmes mécansimes d'attribution, confortant ainsi l'idée d'une reconnaissance à deux vitesses des efforts fournis par l'ensemble du collectif de travail.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on February 27th, 28th and March 1st, 2018, in Paris, the Group's Management has included an item on the agenda regarding Orange 2017 financial results, presented by Frederico Colom Artola, Group Financial Management Control Director.

Already presented on February 21st in the press release issued by the Group's financial communication, the results already show that the 2017 objectives have been achieved. Revenue was up for the second consecutive year (+ 1.2%), as well as adjusted EBITDA (+ 2.2%) and operating cash flow growth (+ 0.8%). Revenues are returning to growth in France for the first time since 2009, and the other territories in which the Group operates are also posting strong performances, particularly in Europe, and particularly in Spain and Romania, as well as in the MEA area (Middle East & Africa).

Particularly in the 4th quarter of 2017, France recorded growth in mobile services revenues for the first time since 2011 (+ 15%), as well as strong net sales in fixed broadband, despite an environment that remains highly competitive. For its part, Spain posts a solid quarter of revenue growth (+ 9%), thus supporting a record growth in adjusted EBITDA, thanks to a value-driven approach, again in a strong and very competitive market. In Poland, fixed broadband performance reflects the success of the Broadband strategy as well as convergent offers. For their part, Belgium and Luxembourg also posted strong net sales of mobile contracts thanks to the convergence and attractiveness of mobile data offers. Finally, in the other Central European countries, monetization of data and convergence kept sales and revenue growth at a high level (+ 5.6%).

For countries in Africa and the Middle East, revenue growth, up + 5.7%, was driven by data, B2B offers and Orange Money (+ 5.7%). Business market turnover has now almost stabilized, thanks to continued growth in IT and IS (security) services, as well as mobile equipment (-0.1%).

Management completes its presentation by maintaining the 2018 targets in the short and medium term, including an acceleration of the EBITDA growth rate and Operational Cash Flow compared to 2017, a peak of investments (CAPEX) of € 7.4 billion and the maintenance of the ratio net debt / EBITDA around 2. It finally announces an increase of 5 cents of the dividend per share, for the fiscal year 2017, at 0.65 € per share, and the commitment to increase it to 0.70 €, ie 5 additional € cents, for the 2018 financial year.

If, in general, the elected members of the European Works Council, and the representatives of the CFE-CGC Orange in particular, welcome the good results posted by the Group for the whole year 2017, they recall that the € 2 billion in profits generated by the Group are directly related to the work of all employees in Europe. They note in session that if the dividend will therefore, at the end of 2018, have increased by 16% in 2 years, it was not the same with respect to the remuneration of employees of Orange in the World.If the Management argues that on 100 euros of value added produced by the company, 42 return to employees, that several levers, depending on countries, already exist with the profit-sharing and participation, and that the criteria of free shares, as part of the Orange Vision 2020 plan, are achieved for 2017, the European Works Council denounces the fact that the increase of the dividend does not follow, at least, the same mechanisms of attribution, thus reinforcing the idea a two-speed recognition of the efforts made by the entire work group.

 

tf1 canal plus 684x513Comme Orange l’an dernier, Canal+ a saisi le tribunal de commerce de Paris d’une plainte contre TF1, avec qui le contrat de diffusion arrive à terme ce 28 février.

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Le chaîne cryptée et sa maison mère Vivendi assignent plus précisément, selon BFMTV, le groupe audiovisuel et sa filiale TF1 Distribution.
La procédure s’ouvre à l’heure où un contrat liant les deux parties prend fin : à compter du 1er mars 2018, le groupe Canal+ n’aura plus l’autorisation de reprendre le signal des chaînes gratuites de TF1, comme il le fait actuellement dans son bouquet Canalsat et sur l’application MyCanal.

[...]

La CFE-CGC a pris position dans le débat, invitant le gouvernement à prendre des mesures. Entre autres, « établir sans ambiguïté que tout bénéficiaire d’une autorisation de diffusion gratuite sur la TNT doit mettre gratuitement son signal à disposition de tout diffuseur national, dès lors qu’il n’est pas porté atteinte à la qualité du signal ».

Il faudra surveiller l’évolution de la situation avec Free, le contrat arrivant à échéance fin mars.

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Extrait de ITespresso- Clément Bohic - 28 février 2018

 

solocal

Les collaborateurs de l'ex-PagesJaunes sont appelés à faire grève, ce vendredi, pour "manifester leur refus" du millier de suppressions de postes annoncées la semaine dernière, soit près d'un quart des effectifs, et pour "défendre leur avenir".

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"En licenciant plus de 1.000 salariés, PagesJaunes perdrait des forces vives dont elle a besoin pour renforcer sa position sur ses marchés", estime dans un communiqué l'intersyndicale CFDT, FO, CFE-CGC, CGT, Autonomes et CFTC.

Les quelque 4.500 salariés sont appelés parallèlement à se rassembler devant les 19 sites locaux de l'entreprise, dont 15 doivent fermer. Environ 150 ont ainsi manifesté à la mi-journée devant le siège, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a indiqué à l'AFP Nadine Champrou (CFDT), porte-parole de l'intersyndicale.

Extrait de La Tribune / AFP - 23 février 2018

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Orange vient de dévoiler ses résultats 2017, avec un excellent dernier trimestre et un retour à la croissance pour son chiffre d'affaires en France, pour la première fois depuis 2009 ! Fibre optique, convergence et forfaits sans engagement à l'honneur.

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Seule ombre dans le ciel pour l'opérateur historique, le bras de fer avec TF1 pour la diffusion des chaînes et des services du groupe audiovisuel.
Alors que le CSA a carrément botté en touche, et que le syndicat CFE-CGC d'Orange est monté lui aussi au créneau, il semblerait qu'un accord soit possible d'ici peu selon les déclarations de Stéphane Richard mais aussi de Gilles Pélisson, patron de TF1...

Extrait de Ariase- 22 février 201

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La CFE-CGC sollicite l’intervention du gouvernement dans le litige entre Orange et TF1, qui se disent confiants en leur capacité à trouver un accord.

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Intérêt syndical

La CFE-CGC s’est immiscée dans le débat la semaine passée en écrivant à Bruno Le Maire (ministre de l’Économie et des Finances), Françoise Nyssen (Culture) et Mounir Mahjoubi (secrétaire d’État au numérique) afin de les inviter à « prendre les mesures nécessaires pour faire cesser ce trouble ».

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La CFE-CGC constate que TF1 rémunère TDF pour sa diffusion hertzienne, mais ne verse rien à Orange, qui « consacre plusieurs millions d’euros, en capacités réseaux et en équipements, pour accroître l’audience nationale de [la chaîne] », dont la publicité représente plus de 70 % du chiffre d’affaires.

Autre mesure suggérée : rétablir un « concurrence loyale sur le marché de la publicité, en imposant une fiscalité et des obligations aux GAFA ». Le syndicat estime qu’une telle démarche permettrait au modèle économique des diffuseurs de contenus gratuits de « fonctionner dans des conditions potentiellement plus viables ».

Extrait de itespresso- Clément Bohic - 23 février 2018

 

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L'opérateur télécoms Orange a vu en 2017 son chiffre d'affaires progresser en France pour la première fois depuis 2009, et globalement tous ses voyants étaient dans le vert, une tendance qui devrait se poursuivre cette année.

"C'est une année très positive pour le groupe", s'est félicité le PDG du groupe, Stéphane Richard, en présentant les résultats annuels mercredi lors d'une conférence de presse. "Cela montre que les choix faits il y a quelques années étaient pertinents, nous commençons à en récolter les fruits."

[...]

Orange versera un dividende de 0,65 euro par action pour 2017, et annonce une hausse à 0,70 euro par action pour l'exercice 2018. « A 0,65 euro, le dividende redevient supérieur au résultat net par action, qui ressort à 0,62 euro », a réagi la CFE-CGC, 2e syndicat représentatif.

 

Extrait de  AFP - 21/02/2018

La dépêche complète est disponible dans la revue de presse sur l'Intranet Orange.

 

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Le CFE-CGC Orange a publié une lettre dans laquelle le syndicat invite le gouvernement à s'intéresser au conflit qui oppose l'opérateur à TF1.

La première chaîne de France et le principal fournisseur d'accès à Internet ne parviennent pas à trouver un accord financier pour la distribution des chaînes du groupe TF1. Mais pour l'instant, rien n'y fait. Néanmoins, le président du groupe, Gilles Pélisson espère que la situation changera afin de renouer le dialogue et enfin, de trouver un accord.

Derrière l'aspect économique, Gilles Pélisson s'adresse également aux téléspectateurs de TF1 en leur expliquant les intérêts d'une meilleure. "Notre ambition est de nouer des partenariats forts avec les distributeurs et de concevoir, avec eux, la télévision de demain", a-t-il déclaré. Le syndicat appelle notamment les autorités à réaffirmer "clairement les obligations du Groupe TF1 en contrepartie des avantages qui lui ont été concédés à titre gratuit, afin que la procédure engagée entre les deux acteurs s'éteigne rapidement ".

[...]

Extrait de Camp des Recrues - Xavier Trudeau - 21/02/2018

Le syndicat fustige l'attitude de TF1, après le retrait de ses chaines des offres d'Orange. Le groupe audiovisuel devrait financer la diffusion de ses chaines par le FAI, estime l'organisation. Pour elle, les géants du Net seraient à l'origine des maux du secteur, en déséquilibrant le marché de la publicité en ligne.

La bataille entre TF1 et les opérateurs télécom autour de MyTF1 Premium se poursuit. Cette fois, le syndicat CFE-CGC d'Orange entre dans le « grave litige » qui oppose les deux groupes. Depuis l'été dernier, TF1 réclame des dizaines de millions d'euros aux opérateurs pour des services « premium », comprenant une nouvelle offre de replay.

[...]

Extrait de NextInpact - Guénaël Pépin - 21/02/2018

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Stéphane Richard va être reconduit pour un troisième mandat à la tête d'Orange. Il a fait campagne ces derniers mois contre vents et marées. Et a fini par l'emporter.

[...]

Un conseil acquis à sa cause
Douze membres du conseil d'Orange (administrateurs indépendants, représentants des salariés) étaient déjà totalement acquis à la cause de Stéphane Richard. N'ayant que trois sièges sur un total de quinze, l'Etat ne pouvait donc pas inverser le vote. Signe que l'Etat ne fait pas la pluie et le beau temps au conseil d'Orange. Selon nos informations, l'exécutif a pensé, un temps, scinder les fonctions de directeur général et de président, comme il souhaite désormais le faire dans toutes les entreprises dont il est actionnaire, mais le conseil s'y est opposé.

[...]

Du « bon travail »

Quoi qu'il en soit, le patron d'Orange a bel et bien convaincu qui il fallait. « Stéphane fait du bon travail à la tête d'Orange », a ainsi déclaré  Bruno Le Maire sur BFMTV le 21 janvier.

De fait, le PDG a bien réussi en France où il jouit notamment d'un bilan social exemplaire. Il a rétabli la sérénité chez Orange après la crise des suicides qui a ébranlé le groupe et est aujourd'hui très apprécié de ses salariés qui ne veulent pas d'un successeur. « Là où Stéphane Richard a été bon, c'est qu'il a su redonner du sens aux salariés », affirme Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC d'Orange.

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Extrait de Les Echos - Fabienne Schmitt - 19/02/2018

 

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Alors qu’UFC-Que Choisir a demandé au CSA de prendre le taureau par les cornes, la CFE-CGC d’Orange invite à présent le gouvernement à intervenir dans le conflit qui oppose TF1 et Orange. Dans une lettre adressée aux ministres de la Culture Françoise Nissen et de l’Economie Bruno Lemaire ainsi qu’au secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, le syndicat demande «l’intervention du gouvernement pour faire cesser ces troubles manifestes », rapporte Reuters.

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Extrait de Univers Freebox - Maxime Raby - 19/02/2018

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La publication des résultats 2017 s’accompagne de deux annonces concernant le montant du dividende : au titre de l’exercice 2017, le dividende passe à 0,65 € par action (au lieu de 0,60 € pour chacun des 3 exercices précédents), et la promesse est déjà quasiment faite que, dès l’exercice 2018, il augmentera encore pour atteindre 0,70 € par action.

A 0,65 €, le dividende redevient supérieur au résultat net par action, qui ressort à 0,62 €

La CFE-CGC Orange et l’ADEAS espéraient que cette pratique était définitivement bannie, mais la doxa financière du rendement court-termiste semble reprendre le dessus.

Lors de l’Investor Day en décembre dernier, le montant de 0,65 a été annoncé comme un « plancher » pour le futur. Sa mise en œuvre dès l’exercice 2017 apparaît cependant inopportune :

  • de manière générale, distribuer plus que le résultat net dégrade les réserves de l’entreprise, fragilisant sa capacité à faire face aux risques, comme à se désendetter ou à investir sans alourdir son endettement ;
  • même s’il est conforme aux ratios communément qualifiés de « raisonnables », l’endettement d’Orange reste conséquent (1,85 fois son EBITDA ajusté), s’élevant à près de 24 milliards d’euros ; 
  • l’entreprise devra rembourser 4,9 milliards d’euros à échéance de 2019, qu’il serait plus prudent d’anticiper pour se garantir du risque de devoir faire face à un mur de liquidités ;
  • le service de la dette a représenté 1,2 milliard d’euros en 2017... soit plus de la moitié du résultat net, et, dans un contexte de probable remontée des taux, le coût de l’endettement pourrait augmenter dans les années qui viennent.

En parallèle, Orange est toujours dans un cycle d’investissement important (7,2 milliards en 2017), avec un « pic » annoncé en 2018. Le « new deal des télécoms », négocié entre le gouvernement français et les 4 opérateurs mobiles pour en finir avec les zones blanches, imposera d’accélérer les investissements en France d’ici 2020.

Autant de bonnes raisons qui auraient justifié a minima un gel du dividende, en dépit de la qualité des résultats annoncés pour l’exercice de 2017, expression de l’engagement des personnels.

Rappelons que l’entreprise a déjà dû faire face à deux crises de liquidités majeures par le passé.  La CFE-CGC Orange et l’ADEAS, particulièrement attachées à la pérennité d’Orange et à sa bonne santé financière, garantes des emplois et des capacités futures de développement, appellent la Direction à davantage de prudence financière.