CFE-CGC Orange
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  • CFE-CGC Orange - Economie et Réglementation des Télécoms

Economie et Réglementation des Télécoms

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Photo : AFP

Procès en Allemagne, imbroglio en Belgique, flambée des prix en Italie… Les enchères 5G doivent se tenir d'ici l'an prochain partout dans l'Union, mais donnent la migraine à tout le secteur.

A lire dans Les Echos – Sébastien Dumoulin – 10/02/2019

Il faut croire que les Etats ont la mémoire courte et n’ont pas retenu les leçons de l’attribution des fréquences 3G ! En France, les enchères avaient débuté en 2001 et s’étaient clôturées en… 2010, donnant lieu à l’entrée sur le marché de Free (lire le dossier consacré à ce sujet sur le site de l’Arcep – 12/12/2017). Il faut dire que la tentation est grande de saigner les opérateurs. Mais c’est juste oublier que l’argent investi dans les licences ne peut être investi par la suite dans le déploiement des réseaux.

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Photo : DR

Le gendarme de la concurrence a rejeté la saisine de l’Association des opérateurs alternatifs (AOTA), qui demandait la scission des branches d'infrastructure et de services d'Orange en deux entités distinctes. L’AOTA envisage désormais de saisir l'Union européenne.

Plus d’informations dans ZDNet – Pierre Benhamou – 31/01/2019

Une décision pleine de bon sens, qui rejoint l’avis émis par Sébastien Soriano, le président de l’ARCEP :

Je pose une question aux promoteurs de cette idée : est-ce que la situation au Royaume-Uni est enviable ? BT a été scindé en deux. Openreach, la partie réseau, en monopole, n'a pas d'incitation industrielle à investir dans la fibre, ni à avoir une qualité de service élevée. En France, si Orange investit massivement dans la fibre, c'est parce qu'il y a intérêt.

A lire dans Les Echos – Sébastien Dumoulin et Fabienne Schmitt – 31/01/2019

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Photo : Towfiqu Photography / Getty Images

Interviewée dans Le Figaro (Elsa Bembaron et Enguérand Renault – 30/01/2019, article payant), Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat en charge des Télécoms, y a indiqué la feuille de route du déploiement de la 5G.

L'Arcep établira (…) un cahier des charges, qui sera homologué à l'automne. Les enchères seront alors lancées pour des attributions dès le début de 2020.

Plus d’informations dans Capital – Frédéric Sergeur – 31/01/2019

Militants et adhérents de la DoSud ont participé au Séminaire national

qui une fois de plus a été très riche en informations.

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Ils ont assisté à des plénières animées par les négociateurs CFE CGC ORANGE et avec des intervenants extérieurs de qualité.

Durant deux jours,  des stands d’informations et des ateliers ont été proposés dans des domaines variés comme la restauration, les Activités sociales et culturelles, le soutien aux aidants familiaux, la gestion du stress et des émotions, la préparation au départ à la retraite avec le lancement du Club des retraités.

Ce séminaire est aussi l’occasion de rencontrer des collègues de toute la France et de toute entité Orange, et un accueil particulier pour tous les jeunes et nouveaux arrivants.

Au sommaire de ces deux jours :

  • Etat des lieux , actualité sociale, marché des télécoms, situation à Orange , présenté par le Président Sébastien Crozier
  • Le rôle du manager à Orange, et dans les nouvelles formes d’organisation, présenté par Sébastien Olléon, associé de Grand Angle- Synthèse de l’étude commanditée par l’Institut des Métiers d’Orange
  • Présentation de Parnasse (services personnalisés pour les clients et clientes VIP d’Orange) par Niva Sintès, Directrice de Parnasse
  • Le mouvement des gilets jaunes : éléments d’analyse Stéphane Rozès, politologue, Président de CAP, enseignant à Sciences po et HEC
  • Innovation : Les Telcos et les GAFA, l’innovation chez Orange présenté par David Couchon d’Orange Lab Services
  • Synthèse des dernières négociations ou en cours
  • Retour sur les orientations du programme ASC

 

Pour accéder aux présentations, cliquez ici (accès réservé à nos adhérents). Pour adhérer, c’est ici

Le prochain Séminaire se déroulera les 1er et 02 Avril à Paris,

tous les militants et adhérents sans conditions d’ancienneté sont invités.

N’hésitez pas à nous rejoindre !

 

Vos représentants DOSud

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Photo : Reuters

Un amendement au projet de loi Pacte a été déposé en fin de semaine dernière, qui étend les pouvoirs de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Concrètement, un opérateur désireux de déployer de nouveaux équipements de réseaux mobiles jugés sensibles devra d'abord décrocher le feu vert de l'Anssi, qui vérifiera qu'ils ne présentent aucun risque en matière d'espionnage ou de sabotage. Si Bercy affirme que cette mesure ne vise aucun équipementier en particulier, elle intervient dans une période de défiance généralisée vis-à-vis du géant chinois Huawei.

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 25/01/2019

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Photo : Ludovic Marin / AFP

On vient d’apprendre que l'Association des opérateurs télécoms alternatifs (Aota) – qui regroupe 45 opérateurs totalisant 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et représentant 500 emplois directs – avait saisi l'Autorité de la concurrence à l’automne dernier afin d'obtenir son avis sur la possibilité de scinder en deux les activités d’Orange. Deux sociétés distinctes contrôleraient alors respectivement l'infrastructure de l'opérateur historique et ses activités de service.

Plus d’informations dans L’Expansion – Emmanuel Paquette – 25/01/2019

Evidemment, nous ne pouvons qu’exprimer en désaccord avec une proposition qui, sous couvert de défendre la concurrence par les infrastructures, pénaliserait l’opérateur qui investit le plus au bénéfice collectif de tous les acteurs économiques du territoire. Une telle initiative ne pourrait que provoquer un coup de frein brutal sur les investissements et, partant, sur le développement des infrastructures en France.

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Source : Etude de la qualité d’expérience des opérateurs mobiles opérateurs mobiles en France Métropolitaine - 2018

Comme l’an dernier, le rapport de Qosi, spécialiste de la mesure de la qualité de service des opérateurs mobiles, consacre la qualité du réseau mobile d’Orange, qui arrive en tête sur la qualité totalité des protocoles de test mis en place.

On note cependant une forte disparité des résultats obtenus en termes de débit descendant, en fonction de la densité de population des zones considérées : si le débit moyen proposé par l’opérateur historique est de 36,8 Mbit/s, il y a un monde entre les 54,7 Mbit/s observés dans les grandes agglomérations et les 17,5 Mbit/s des zones rurales (où Orange arrive seulement en 3ème position).

Plus d’informations dans 01net – Amélie Charnay – 21/01/2019

Au sommaire de cette séance

Déclaration préalable : ratés 2018 et vœux 2019

Pour cette nouvelle année, la dernière de la mandature, la dernière du CCUES dans sa forme actuelle, la CFE CGC Orange souhaite que l’année 2019 soit l’année du dialogue sociale retrouvé.

En effet, 2018 n’aura pas brillé par la qualité du dialogue social chez Orange. Quelques exemples : 

La NAO, qui s’est terminée par une décision unilatérale de la Direction, dont la négociation s’inscrivait pourtant dans un contexte favorable :

  • de résultats 2017 en hausse, qui ont été jugés suffisamment bons pour que la Direction propose d’augmenter le dividende de 8 % au titre de l’exercice 2017.
  • d’effectifs en baisse de 3 500 personnes (en équivalents temps plein) en 2017. L’économie ainsi réalisée sur la masse salariale a généré des marges de manœuvre qui permettait de reconnaître le travail de celles et ceux qui restent.

Des résultats en hausse et des effectifs en baisse, qui associés à une reprise de l’inflation et des années de modération salariale auraient pu déboucher sur une proposition respectueuse du travail des personnels. C’est ce que nous étions en droit d’attendre et pourtant, les négociations NAO ont été un échec, aucune organisation salariale n’a souhaité signer l’accord proposé.

La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences 

Après 18 séances de négociation, 6 bilatérales post-négociation, une contre-proposition d’accord « remise clés en main » à la Direction, pour la première fois, la CFE CGC Orange ne signe pas l’accord GPEC. Au final, cet accord GPEC, proposé par la Direction, ne recueillera pas suffisamment de signatures des organisations syndicales pour s’appliquer. Quel constat en tire maintenant la Direction et que compte-t-elle faire ?

L’accord intergénérationnel

Lui a, in extremis, recueilli suffisamment de signatures pour entrer en vigueur… mais sans notre signature, la CFE-CGC Orange considérant en effet qu’une organisation syndicale responsable ne peut se contenter de valider la poursuite d’un Temps Partiel Seniors, au demeurant dégradé, sans s’assurer qu’il y aura suffisamment d’embauches pour compenser les départs, assurer l’activité, maintenir et renouveler les compétences nécessaires.

La prime « Macron »

En décidant unilatéralement et surtout sans concertation le montant et le personnel concernés, la Direction a mis fin à toute logique de dialogue social.

Pourquoi cette mise en œuvre n’a-t-elle pas fait l’objet d’une présentation dans cette instance ?

L’accord ARCQ

Le fort mécontentement d’une partie des salariés, le peu d’implication de certaines Directions et le retard pris dans le déploiement de cet accord signé en février 2017 (!) ont conduit la CFE-CGC Orange à en demander officiellement la révision. Nous attendons beaucoup des suites qui seront données à notre demande de révision.

L’année qui vient de se terminer ne restera pas dans les mémoires comme une belle année de réussite du dialogue social chez Orange, mais nous nous voulons résolument positifs : on ne pourra donc que mieux faire en 2019.

Et c’est le vœu que formule la CFE CGC Orange : que l’année 2019 soit une année de dialogue social, au service de la réussite de l’entreprise et de ses salariés.

Recrutement et accompagnement des projets professionnels

Une réorganisation cache-misère ?

Programme de Transformation du Groupe Orange

3 principes, 5 thèmes, 10 projets... pour 1 transformation, (encore) une !

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Photo : Yves Herman

De nouveau épinglé par l’Arcep, qui lui demande d’améliorer rapidement la qualité de services de certaines offres à destination des entreprises (plus d’informations dans La Tribune – 17/01/2019), Orange affirme que les investissements du groupe en ressources humaines et financières porteront bientôt leurs fruits.

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 17/01/2019

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Photo : iStock

Face à l'activisme des États-Unis et de la Chine pour déployer au plus vite la 5G, annoncée comme un facteur de compétitivité majeur pour l'économie du futur, les observateurs se montrent inquiets quant aux prises de retard de l'Europe, et notamment de la France, dans ce domaine.

(…) l'enjeu pour la France et l'Europe est justement d'éviter que l'histoire se répète en ratant le coche de la 5G. Dans l'Hexagone, certains estiment que le pays a pris un retard préoccupant. En témoigne une étude publiée début octobre par l'institut Xerfi. Celui-ci souligne, en premier lieu, que les fréquences 5G, qui sont indispensables aux opérateurs pour proposer leurs services, n'ont toujours pas été attribuées. « Même si la vente aux enchères des fréquences 5G pourrait avoir lieu à la mi-2019, la France est en retard par rapport à ses voisins européens, affirme l'étude. Au Royaume-Uni, la vente des fréquences 5G a eu lieu en avril 2018. La Suisse et l'Italie avaient également finalisé leur processus d'appel d'offres en septembre 2018. » En second lieu, le « plus préoccupant », juge Xerfi, est que « les entreprises françaises ne semblent pas s'approprier la 5G ».

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 17/01/2019

« Etre en retard sur la 5G n’est pas une option », affirmait le président de l'Arcep, en juillet dernier, lors de la présentation de la feuille de route du gouvernement. Depuis, la France est toujours dans les starting-blocks...

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Photo : DR

Michaël Trabbia, le patron de la filiale belge du géant français des télécoms, estime que la question de la pérennité du groupe dans le plat pays se pose. Et ce, dans un contexte où le gouvernement a donné son feu vert, cet été, à l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile.

A lire dans La Tribune – Pierre Manière – 14/01/2019

Une prise de position qui intervient quelques jours après l’annonce, faite par l’opérateur historique Proximus, de la suppression à venir de 1900 emplois, soit 15% de ses effectifs, du fait des « conditions de marché agressives » en Belgique…

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L’opérateur historique belge Proximus envisage de supprimer 1 900 emplois, soit 15% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan de restructuration qui lui permettrait de réduire ses coûts de 240 millions d’euros d’ici à 2022.

Plus d’informations dans La Tribune – Pierre Manière – 10/01/2019

De son côté, la filiale espagnole du groupe britannique Vodafone souhaite supprimer jusqu'à 1 200 emplois, soit près de 25% de ses effectifs, également dans le cadre d’un plan de réduction de ses dépenses.

Plus d’informations dans Le Monde – Zeliha Chaffin – 10/01/2019

Une recette, toujours la même, déjà éprouvée en France : mettez un nombre d’opérateurs mobiles (3 aujourd'hui, et bientôt 4 en Belgique, et 4 en Espagne) trop important pour se partager de façon rentable un gâteau qui ne grossit plus que de façon marginale, et vous obtenez des conditions de marché hyper-concurrentielles, qui se traduisent par des politiques de prix hyper-agressives et des revenus en baisse. Et comme il faut bien dégager suffisamment de profit pour rémunérer les actionnaires, ce sont bien sûr les salariés qui trinquent.

Interviewé sur Radio Classique, Stéphane Richard a annoncé que l’enceinte connectée d’Orange, actuellement en phase de test, serait commercialisée à partir de fin février.

Evoquant également le futur appel d’offres pour les fréquences 5G en France, qui devrait avoir lieu à la mi-2019, le P-DG d’Orange a exclu une explosion des montants des enchères, comme cela été le cas en Italie :

En France, les enchères concerneront les fréquences sur des bandes hautes, et notamment les fréquences millimétriques, qui sont les très hautes fréquences, encore jamais utilisées dans les télécoms. Pour nous, la valeur mathématique de ces fréquences se mesure plutôt en centaines de millions d’euros qu’en milliards d’euros.

Enfin, Stéphane Richard a réaffirmé sa position quant aux rumeurs faisant état d’un mouvement de consolidation à venir sur le marché français des télécoms. Pour lui, « la consolidation est une question de bon sens » mais « ce ne sera pas Orange qui tirera le premier coup de fusil ».

Plus d’informations dans ZDNet – Pierre Benhamou – 08/01/2019

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Photo : Wolfgang Rattay

Deutsche Telekom, Vodafone et Telefonica fusillent les règles d’attribution des fréquences 5G. Ils fustigent le fait que d’autres groupes ne disposant pas de réseau propre puissent participer aux enchères, ainsi que certaines obligations de couverture.

[...]

En France, l'Arcep, le régulateur des télécoms, affirme depuis des mois qu'il réfléchit aussi à ouvrir l'appel d'offres pour les fréquences 5G à des industriels autres que les opérateurs. Et pour cause : la 5G ne concernera pas, selon les spécialistes, que le grand public.

Et selon le journal allemand Die Welt, Deutsche Telekom a engagé une action en justice contre le régulateur allemand des télécommunications. Accroître simultanément concurrence et couverture finit par mettre les opérateurs télécoms dans un étau. Dans le même temps, l'Allemagne refuse la taxation des GAFAM à l'échelle européenne. A-t-elle décidé de tuer ses telcos ?

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Photo: pixel2013 via Pixabay

Les personnels fonctionnaires d'Orange seront-ils exclus de la prime exceptionnelle annoncée par l'opérateur télécom ? La CFE-CGC s'en est inquiétée dans un courrier mais Orange a annoncé lundi que "tous les collaborateurs" y étaient "éligibles".

La CFE-CGC, 2em syndicat chez Orange, s'était inquiétée dans un courrier adressé vendredi au Premier ministre Edouard Philippe, rendu public lundi, du sort des "plus de 40% du personnel (...) encore sous le statut de fonctionnaire" chez Orange, alors que "vous avez annoncé que le dispositif de prime ne concernait que les salariés de droit privé"

"Comment imaginer au sein de notre entreprise, que les fonctionnaires soient exclus du dispositif ?" annoncé la semaine dernière par Orange et décidé "sans concertation avec les partenaires sociaux" demandait dans ce courrier Sébastien Crozier, président de la CFE-CC Orange.
[...]

Dans son courrier, M Crozier soulignait aussi qu'un oubli des fonctionnaires, serait "d'autant plus injuste" que l'Etat qui détient environ 23% du capital de l'opérateur "a voté par deux fois" à l'AG des actionnaires, un "dispositif permettant l'attribution d'actions gratuites pour 52 millions d'euros, soit un montant d'environ 50 000 euros pour un peu plus de 1000 cadres dirigeants".
[...]

Média+ - 19/12/2018
voir sur l'intranet

Plusieurs grands groupes français ont répondu favorablement à la demande d'Emmanuel Macron du 10 décembre de verser sur la base du volontariat une "prime de fin d'année à leurs employés" située entre 250 et 1500 € sans impôt ni cotisations sociales.
[...]

Chez Orange, la CFE-CGC a demandé que les fonctionnaires, qui representent plus de 40% du personnel, soient aussi concernés.

La Croix - Emmanuelle Réju - 18/12/2018

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Photo : Shutterstock

Les prix des abonnements fixes et mobiles ont fondu de 40 % depuis 2010.Les opérateurs ne peuvent pas investir autant dans leurs réseaux que leurs homologues américains ou asiatiques.

...

La FFT le rappelle dans son étude annuelle de l'économie du secteur. Depuis 2010, le prix des forfaits mobiles et fixes a chuté d'environ 40 % en France. « Nous sommes le seul service régulé à afficher une baisse », pointe Didier Casas.
Les ménages consacraient 2 % de leur budget aux télécoms l'an dernier, contre 3 % il y a dix ans. C'est deux fois moins que l'habillement et sept fois moins que le transport.

A lire dans Les Echos - Sebastien Dumoulin - 17/12/2018

Notre analyse

Les documents de la Fédération Française des Télécoms (FFT) sont en ligne sur son site web, et il est intéressant d'en observer attentivement tous les graphiques.

L'accent est mis, à juste titre, sur 3 points de contrainte forte pour les opérateurs :

  • une baisse des prix, certes favorable aux consommateurs, mais qui se reflète directement dans le CA des opérateurs, qui baisse aussi, sous la pression directe de la régulation (des télécoms par l'Arcep, mais aussi de la Concurrence par l'Autorité du même nom) ;
  • des investissements très conséquents dans des infrastructures qui profitent à l'ensemble de l'économie nationale ;
  • une fiscalité défavorable, notamment par rapport aux géants du net, qu'il faut rapidement rééquilibrer.

Emplois et dividendes

La question de l'emploi est évoquée de manière beaucoup plus discrète. Pour nous, elle est centrale : c'est en effet sur les emplois et les salaires que se font une grande part des "gains de productivité" pudiquement évoqués dans les études économiques, mais que les personnels du secteur, notamment chez Orange, paient au prix fort : ils doivent travailler plus avec une reconnaissance moindre. Ce n'est pas ce que nous appelons le progrès...

Pour eux aussi, la question (soulevée dans l'étude IDATE sur la viabilité de l'équation économique) se pose directement :

  • Jusqu'à quand le modèle sera-t-il soutenable ?
  • Comment pouvons nous faire entendre au gouvernement et au régulateur qu'il faut diminuer la pression pour retrouver des marges de manoeuvre sur l'emploi ?
  • Comment ne pas s'inquiéter que la croissance simultanée des usages et des investissements se traduise par une baisse de l'emploi en France dans le secteur ?

Notons également au passage que, comparativement à la moyenne des entreprises du CAC40, les contraintes sur la marge nette après impôts n'empêchent nullement le versement d'un niveau de dividende équivalent par les opérateurs de télécommunications. 

Régulation, fiscalité, dividendes

Voici où sont les marges de manoeuvres pour redonner de l'oxygène à l'emploi, et donc aussi aux conditions de travail et aux rétributions pour celles et ceux qui travaillent dans le secteur des télécoms :

  • alléger les contraintes concurrentiellles, éventuellement en permettant une fusion d'acteurs, peut-être aussi en regardant de plus près le respect des lois interdisant la vente à perte ;
  • accepter une remontée des prix en contrepartie d'engagements sur les emplois, qui pourraient par exemple accompagner l'attribution des licences 5G ;
  • alléger la fiscalité spécifique des opérateurs télécoms et renforcer fortement celle des géants du net, qui bénéficient directement des infrastructures déployées par les opérateurs, mais sont en concurrence directe avec eux sur de nouveaux segments de croissance qui pourraient permettre aux opérateurs de trouver un second souffle ; actuellement, les telcos n'ont pas la capacité d'injecter les financements nécessaires à l'innovation dans les services qui permettraient de tenir tête aux géants du net, et on est en droit d'attendre que l'Etat rende la fiscalité plus équitable pour protéger une industrie nationale stratégique pour le pays ;
  • limiter fortement le versement des dividendes, contre la promesse d'une croissance de la profitabilité qui fera monter les cours de l'action, pour rétribuer les actionnaires selon les règles qui devraient être considérées comme les fondamentaux de l'investissement boursier.

C'est bientôt la nouvelle année : formons donc le voeu que nous serons entendus !

 

 

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Photo: qimono via Pixabay

Une dizaine de grands groupes ont décidé de répondre à l’appel du chef de l’Etat en annonçant le versement d’une prime défiscalisée en cette fin d’année.

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L’opérateur de télécommunications Orange, dont l’Etat détient environ 23 % du capital, a annoncé qu’il verserait une prime de 1 000 euros à tous ses salariés en France dont le salaire annuel brut est inférieur à 25 000 euros, et de 500 euros à ceux gagnant « entre 25 000 et 30 000 euros ».

Selon le groupe, quelque 20 000 salariés, sur les 92 000 employés dans l’Hexagone, vont en bénéficier.

Le syndicat CFE-CGC s’est cependant inquiété du cas particulier du personnel fonctionnaire alors que le dispositif de la prime est seulement prévu pour les salariés de droit privé. Orange a toutefois assuré lundi que « tous les collaborateurs » y étaient « éligibles ».

[...]

Le Monde - avec AFP -17/1/2018
Voir la dépêche AFP sur l'intranet

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Mediamodifiervia Pixabay

[...]

La CFE-CGC, deuxième syndicat chez Orange, s'était inquiétée dans un courrier adressé vendredi au Premier ministre Edouard Philippe, rendu public lundi, du sort des "plus de 40% du personnel (...) encore sous le statut de fonctionnaire" chez Orange, alors que "vous avez annoncé que le dispositif de prime ne concernait que les salariés de droit privé".
[...]

"Tous les collaborateurs du groupe sont éligibles à la prime annoncée par (le Pdg) Stéphane Richard et la recevront, qu'ils soient salariés de droit privé ou fonctionnaires", a-t-on assuré lundi du côté de l'opérateur, interrogé par l'AFP.
[...]

Dans son courrier, M. Crozier soulignait aussi qu'un oubli des fonctionnaires serait "d'autant plus injuste" que l'Etat, qui détient environ 23% du capital de l'opérateur, "a voté par deux fois" à l'assemblée générale des actionnaires un "dispositif permettant l'attribution d'actions gratuites pour 52 millions d'euros, soit un montant d'environ 50.000 euros pour un peu plus de 1.000 cadres dirigeants".

Notre temps - avec l'AFP - 17/12/2018
Zonebourse -  avec l'AFP -17/12/2018

Voir la dépêche AFP sur l'intranet

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