CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

Economie et Réglementation des Télécoms

gillesbabinet franceinter

Gilles Babinet, Responsable des enjeux de l'économie numérique auprès de la Commission Européenne et vice-président du Conseil National du Numérique, n'est pas un pessimiste, encore moins un catastrophiste du numérique. Vous pourrez notamment le constater en revoyant son intervention lors de l'Université d'été de la CFE-CGC Orange en 2015.

Dans cet entretien du 14 août sur France Inter, il n'en souligne pas moins la difficulté actuelle à réguler les acteurs mondiaux du numérique, en matière de fiscalité ou de domination économique notamment.

orange 072017

Orange vient d’annoncer un bénéfice en progression de 31,3% pour le 1er semestre 2018, à 789 millions d'euros, grâce notamment à une forte amélioration de son résultat financier. Sur les six premiers mois de l'année, l’opérateur a réalisé un chiffre d'affaires de 20,26 milliards d'euros, en progression de 0,9%, porté notamment par ses principaux marchés européens, la France et l'Espagne.

Dans ces conditions, comment justifier la politique d’austérité salariale et de réduction des effectifs menée par le groupe ?

Source : Orange : des résultats en hausse, portés par la France et l'Espagne

sfr 072017

SFR vient de lancer Connect TV, « un décodeur conçu pour faciliter l’accès aux contenus premium du groupe SFR sur toutes les TV, que l’on soit abonné SFR ou non ».

En séparant ainsi les contenus de ses forfaits, SFR opère un changement de stratégie à 360 degrés, espèrant ainsi... doubler ses revenus, et sans doute faire de l’œil aux abonnés de ses concurrents.

Source : SFR tente la vente directe de ses contenus à tous via une nouvelle box TV Android

Les thèmes portés par vos Délégués du personnel CSE SUD le 12 Juillet 2018 :

·        Formations e-learning  

·        Journée découverte  

·        Parking Apollo  

·        Questions métiers  

·        Plazza  

·        ARCQ* Accord Reconnaissance des Compétences et Qualifications  

·        Obligations légales / Consignes aux vendeurs 

Retrouvez l'intégralité des réponses : pdfessentiel_dp_cse_sud_07-2018.pdf

 

N’hésitez pas à revenir vers nous si nécessaire et à nous solliciter pour la prochaine réunion programmée au 30 Aout 2018.

Nous vous souhaitons un bel été !

 

Vos élus : Laurence Ourtiès, Antoine Roeser, Blandine Barthès, Mohamed Benyahia, Hélène Faus, Sandrine Frasca.

 

satellite 201707

Ayant à peu près atteint les limites de son potentiel dans les pays développés, la firme de Mark Zuckerberg entend bien aller chercher la croissance là où elle se trouve, c’est-à-dire dans les pays émergents. Pour cela, Facebook s’évertue, à l’instar de Google et de son projet Loon, à tenter d'apporter une connexion Internet dans les régions les plus isolées du monde, misant pour sa part sur le satellite, avec un lancement prévu en 2019.

Source : Facebook (re)lancerait un satellite en 2019

fibre orange 072017

Contrairement à ses concurrents, Orange n'a pas annoncé d'accord d'envergure avec des opérateurs de réseaux d'initiative publique (RIP).

Les explications de Cyril Luneau, directeur des relations avec les Collectivités locales d'Orange :

« Nous sommes à l'offensive sur les collectivités et nous avons changé d'attitude. Il y a eu dans le passé beaucoup de mécontentement et des frictions. Nous sommes plus à l'écoute, plus humbles et conscients des impatiences de couverture. Les élus souffrent de cette problématique d'attractivité à cause d'une couverture haut/très haut débit parfois défaillante. Aujourd'hui, on ne défend pas notre forteresse, on écoute et on tient nos promesses. Nous ne sommes plus contre les collectivités, nous sommes tout contre. On n'impose plus de solutions trop globales, on prend en considération les demandes spécifiques. »

Source : Fibre - Orange et les RIP : « nous serons sélectifs »

Avec la montée en puissance des GAFA, les opérateurs télécoms sont confrontés à une double menace d’une « commoditisation » qui les réduirait au simple rôle de « fournisseurs de tuyaux », et d’une « désintermédiation » qui les verrait perdre la relation directe avec leurs clients au profit des géants du Net.

Fabienne Dulac, P-DG d’Orange France, explique comment l’opérateur historique s’organise pour ne pas se faire damer le pion.

Source : Comment Orange combat les géants du Net

loon 072017

En 2019, Alphabet, la maison-mère de Google, devrait déployer au Kenya ses ballons-transmetteurs d'Internet, destinés à fournir de la connexion dans les régions les plus isolées. Il s'agira du premier déploiement commercial pour le projet Loon, réalisé en collaboration avec l'opérateur Telkom Kenya.

Au-delà de la portée « humanitaire » affichée par ce projet, Google y trouve évidemment son compte avec une diffusion toujours plus grande de des services, faisant par ailleurs un pas supplémentaire dans sa stratégie de contournement des infrastructures des opérateurs télécoms.

Source : Alphabet/Google va déployer ses ballons-transmetteurs d’Internet au Kenya

google cable 072017

La firme de Mountain View multiplie les investissements dans les infrastructures du Net : le câble Dunant, qui devrait relier les Etats-Unis à la France d’ici à 2020, constitue son 13ème projet d’infrastructure sous-marine. Mais, au lieu de s’associer à un consortium, Google casse sa tirelire pour disposer seul de ce câble privé qui viendra soutenir son activité de cloud.

Une tendance, désormais bien établie, de privatisation des infrastructures collectives, qui pose tout de même un certain nombre de questions…

Source : Google se paye un second câble sous-marin privé

 telia 072017

Le suédois Telia rachète les activités norvégiennes d’Internet fixe et de télévision câblée du danois TDC. En les mariant à son activité mobile, le géant des télécoms scandinave entend ainsi rivaliser avec Telenor, l'opérateur historique norvégien.

Une nouvelle opération de consolidation sur le marché européen des télécoms, après le rachat du n°1 du câble en Autriche par Deutsche Telekom (décembre 2017) et celui des actifs allemands et est-européens du câblo-opérateur Liberty Global par Vodafone (mai 2018).

Source : Télécoms : la concentration se poursuit en Europe

Comme chaque année, nous actualisons les graphiques qui permettent d’appréhender, de manière synthétique, les principaux indicateurs clefs des opérateurs de télécommunications en France.

Vous pouvez retrouver nos analyses des données 2008, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Ces indicateurs proviennent de l’Observatoire des marchés consolidé par l’Arcep, régulateur français des télécoms. Nos graphiques, qui reprennent l’ensemble des données de l’Arcep depuis 1998, intègrent les actualisations rétroactives réalisées par l’Autorité. Nous les complétons par l’analyse des données présentées par Orange dans son document de référence 2017.

Ils ne concernent que le marché français, et les opérateurs de télécommunications, hors activité des autres acteurs de la filière.

Découvrez la synthèse des principaux sujets à l'ordre du jour du Comité Groupe France du mois de Juillet 2018

 

Le bilan emploi et PEC 2017

Nous perdons petit à petit des compétences clés sous le double effet des départs en retraite (avec des transferts de compétences inexistants) et du recours massif à la sous-traitance …Nous avons tous en mémoire l’échec cuisant du modèle de l’entreprise sans salariés prôné par l’équipe dirigeante d’Alcatel dans les années 90, espérons qu’Orange n’en prenne pas le chemin.

pdfarticle complet

Le 2 mai, Orange s’est doté d’un nouveau Comex

Le nouveau Comex s’internationalise avec l’arrivée d’un dirigeant africain et d’un dirigeant autrichien, la CFECGC s’en réjouit. A contrario, nous nous étonnons du maintien à son poste de la responsable de la RSE poursuivie en correctionnelle dans l’affaire des « suicides de Francetelecom ».

pdfarticle complet

Orange se lance dans la télésurveillance

Ou la fable de la poule et du cochon qui montent une JointVenture pour faire des œufs au beacon, la poule fournit les œufs, le cochon fournit le beacon……espérons qu’Orange  ne soit pas le cochon de la farce !

Après l’échec commercial de HomeLive, Orange décide d’investir le marché de la télésurveillance en s’adossant à une filiale de Groupama spécialiste du secteur. La CFECGC se réjouit de cette diversification, mais restera vigilante sur la rentabilité de cette aventure.

pdfarticle complet

Au sommaire de cette séance

Consolider l’ancrage territorial et la proximité au sein d’Orange France

Après bien des bouteilles à la mer lancées depuis des années, ici comme ailleurs, par la CFE-CGC, la Direction consent à stabiliser la barre du vaisseau amiral Orange France en jetant l’ancre et/ou une bouée de sauvetage à destination de sa flottille de DOs !

Stratégie de l’entreprise

Pas de scoop, et une réaffirmation : la stratégie Essentiels2020 a permis à Orange de renouer avec la croissance du CA et de l’EBITDA.    

Participation et intéressement

La CFE-CGC œuvre au quotidien pour garantir à l’ensemble des personnels d’Orange une reconnaissance équitable et cohérente ; une réelle prise en compte des contextes spécifiques ; un niveau de rétribution à la hauteur des efforts passés, présents, et surtout à venir…    

Rapport annuel de synthèse 2017 des Médecins du Travail 

Une souffrance au travail qui perdure et s'accentue dans l'entreprise digitale ET humaine !  

Expertise sur COME

La CFE-CGC souhaite qu’un bilan soit établi et dorénavant expressément décrites des règles claires sur ce qui peut, et dans quels cas, être externalisé ou non...   

pdfcr_de_ccues_07_2018_def.pdf

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28, 29 et 30 mai 2018 à Stockholm, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif au plan Explore 2020 présenté par Geoffroy De Buchet, Secrétaire Général Adjoint d’Orange.

Le plan Explore 2020 est présenté comme la réponse à l’un des objectifs fondamentaux d’Orange aux fins de son développement futur, qui est de défendre sa compétitivité. Orange évolue dans un environnement concurrentiel qui l’incite, pour ne pas dire la contraint, à l’efficacité opérationnelle. Pour continuer à se développer dans cet environnement qui nous pousse à de constantes adaptations, la Direction estime que l’entreprise doit investir fortement, et transformer l’entreprise d’un « opérateur de tuyaux » en un « opérateur de tuyaux et multiservices ». Explore 2020 s’inscrit dans ce contexte, sur la période 2015 à 2020, comme la suite du précédent plan dénommé Chrysalide (2011-2014) qui correspondait à la première vague de transformation. L’objectif chiffré concerne aussi bien les CAPEX que les OPEX puisqu’il est désormais complété par Lean Capex. L’ambition de dégager 3 Mds € sur 4 années devrait être dépassée d’ici la fin 2018.

Dans le futur, Explore 2020 se concentrera sur les améliorations en terme d’OPEX. Le nouveau programme Lean Capex concernera les optimisations de CAPEX. Aujourd’hui le cycle des investissements d’Orange atteint un pic avec un ratio CAPEX/revenu proche de 18%. Le dispositif est géré par 4 personnes de l’équipe centrale qui s’appuient sur les pays et avalisent des opérations transverses qui répondent au double objectif de transformation et d’efficacité opérationnelle. Les axes de réduction des coûts sont structurés par domaines :

  • le domaine clients avec un objectif d'1 Md€ à échéance 2020
  • les réseaux: 1.5 Md€
  • frais généraux, frais indirects: 0.5 Md€

A titre d’exemple, dans le domaine clients, la digitalisation constitue le principal vecteur de la réduction des coûts car elle rend le client autonome. Il s’agit aussi d’essayer de supprimer toutes causes d’insatisfaction : prévenir les pannes, réduire les contestations de factures, simplifier les process. Le dispositif vise aussi par exemple toute la politique de commissionnement dans le domaine de la distribution et celui de la gestion des licences. Une autre piste consiste à basculer des données d’archive sur le Cloud. On injecte enfin de l’intelligence artificielle et du big data dans nos process. Concrètement, désormais et davantage encore à l’avenir encore, les plans de déploiement des réseaux se construisent grâce à des algorithmes qui brassent les données démographiques, celles de l’activité économique, etc. Ces nouveaux outils induisent un gain de temps considérable pour les équipes opérationnelles.

Les élus ont apprécié la présentation claire, pédagogue et concrète de Geoffroy de Buchet. Cette présentation faisait d’ailleurs écho à celle de Pascal Marchand, relative aux résultats financiers. Ils redoutent toutefois que le plan, qui répond à une recherche d’efficacité, ne consiste en un plan de réduction des coûts « pur et dur » et favorise un recours sans cesse accru à la sous-traitance. Ils s’interrogent sur la capacité des 4 personnes qui au niveau national pilotent le dispositif sur la totalité du périmètre du Groupe.

Interrogée sur la sécurité des données personnelles qui pourrait être touchée par un objectif strictement financier, la Direction a assuré que les actions de transformation du Groupe devaient impérativement prendre en compte la réputation d’Orange en matière de sécurité des données, réputation qui constitue un élément de différenciation en faveur d’Orange. Enfin, sollicitée sur la politique environnementale, la Direction a assuré inclure dans son plan l’ambition de contenir strictement ses coûts d’énergie. Orange devrait être plus verte !

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting in Stockholm on May 28th, 29th and 30th 2018, the Group's management has included an item on the agenda relating to the Explore 2020 plan presented by Geoffroy De Buchet, Deputy Secretary General Orange.

The Explore 2020 plan is presented as the answer to one of Orange's fundamental objectives for its future development, which is to defend its competitiveness. Orange operates in a challenging and rivalling environment that encourages us, not to say constrains us, to operational efficiency. To continue to grow in this environment that drives us to constant adaptations Management believes that the company must invest heavily and turn the company from a "pipe operator" into a "pipe operator” and a multiservice company. Explore 2020 fits in this context, over the period 2015 to 2020, as the continuation of the previous plan called Chrysalide (2011-2014) which corresponded to the first wave of transformation. The quantified target concerns both CAPEX and OPEX since it is now completed by Lean Capex. The ambition to release 3 billion euros over 4 years should be exceeded by the end of 2018.

In the future, Explore 2020 will focus on Opex enhancements. The new Lean Capex program will focus on CAPEX optimizations. Today the investment cycle of Orange reaches a peak with a CAPEX/income ratio close to 18%. The plan is managed by 4 people from the central team who rely on the current Orange operating countries and these support the transversal operations that meet the dual objective of transformation and operational efficiency:

  • the customer sector with a target of €1 billion maturing in 2020
  • networks: €1.5 billion
  • overhead costs, indirect costs: €0.5 billion
For example, in the customer domain, digitization is the main driver of cost reduction because it makes the customer autonomous. It is also about trying to eliminate any cause of dissatisfaction: prevent breakdowns, reduce invoice disputes and simplify processes. The device also targets for example all the commissioning policy in the field of distribution and the management of licenses. Another way is to switch archive data to the cloud. We are finally injecting artificial intelligence and big data into our processes. Concretely, from now on, and even more in the future, network deployment plans have been built thanks to algorithms that mix up demographic data, economic activity data, and so on. These new tools will lead to considerable time savings for the operational teams.

The elected representatives appreciated the clear, educational and concrete presentation of Geoffroy de Buchet. This presentation also echoed that of Pascal Marchand, relating to the financial results. They fear, however, that the plan, that responds to a search for efficiency, may just consist to reduce costs and encourage an increasing reliance on outsourcing.They question the capacity of 4 people who at the national level pilot the plan on the entire perimeter of the Group.

When asked about the security of personal data that could be affected by a strictly financial objective, the Management has ensured that the transformation actions of the Group must imperatively take into account Orange's reputation for data security. These reputation is an essential element of differentiation in favor of Orange. Lastly, when asked about the environmental policy, the Management ensured that its plan included the ambition to strictly contain its energy costs. Orange should be more green oriented !

1. En 2017, le marché français a continué de croitre en volume et a même retrouvé la croissance en valeur.

Le Très Haut Débit s’affirme comme la clé de voute de la croissance du marché français que ce soit sur le mobile ou
sur le fixe. Le développement, déjà très rapide, des usages clients s’accélère encore. La valeur du marché repart en croissance, et le montant global des investissements continue d’augmenter.

2. Dans un contexte toujours ultra concurrentiel, Orange continue d’obtenir des résultats solides.

L’intensité de la concurrence, sur le marché du Mobile comme du Broadband s’est encore accrue tout au long de 2017.

Dans ce contexte, Orange parvient à accélérer sa dynamique commerciale tout en préservant la valeur, lui permettent de maintenir ses investissements et de répondre aux attentes du marché et des pouvoirs publics sur le Très Haut Débit.

3. En 2018, Orange s’appuie sur sa bonne dynamique commerciale et ses résultats financiers solides pour poursuivre sa mutation et la mise en œuvre d’Essentiels2020.

  • poursuite de la simplification du portefeuille d’offres et accélération du nombre de lancements sur de « nouvelles verticales » (divertissement, banque…).
  • poursuite de l’élargissement de la proposition de valeur Orange pour se positionner à terme comme un opérateur multi-services du digital et d’autre part nous amélioration du cœur d’offre en allant vers toujours plus de simplicité...
  • par ailleurs, dans un cadre légal, et parce que c’est depuis longtemps la promesse d’opérateur de confiance, Orange, continue de développer les actions pour protéger les données qu’elle détient, en garantir une utilisation éthique et respectueuse et accompagner ses clients dans la maitrise de leurs usages.
  • En 2018, l’enjeu pour le réseau est double : continuer à se différencier grâce au premium réseau Orange et tenir les engagements pris envers l’ARCEP et l’État concernant le déploiement du très haut débit mobile et fixe.
  • Depuis 3 ans, transformation profonde des activités client Grand Public et Pro/PME, avec moins de non qualité, plus de digital, et finalement moins d’effort et plus de valeur pour nos clients et Orange. Poursuite de la stratégie de « solidification », et de différenciation par la relation client et création d’une valeur durable.
  • En tant qu’employeur digital et humain, Orange accompagne l’ensemble de ses équipes et améliore l’expérience salarié pour garantir l’équilibre entre la performance économique et la performance sociale, en soutien de l’expérience client

En conclusion

« Nous poursuivons une politique de développement des compétences soutenue et nous anticipons les besoins en compétences permettant de préparer les activités de demain.

Nous nous plaçons en 2018 dans la continuité des orientations décidées dès le lancement du plan : il s’agit désormais de continuer de nous inscrire encore davantage dans notre époque et de nous adapter, avec un réseau qui doit rester cohérent avec l’intensification des usages, une expérience d’opérateurs multi-services unifiée, et un mode de fonctionnement qui tend vers plus d’agilité.

La transformation est désormais une donnée permanente pour notre entreprise, et nous accompagnons chacun et chacune de nos salariés dans ce nouveau paradigme.

C’est l’enjeu de l’ensemble des chantiers que nous lançons : convaincus du bien-fondé de la poursuite de notre stratégie, nous travaillons à la rendre toujours plus perceptible de nos clients, et bien évidemment en premier lieu des femmes et des hommes d’Orange. »

Analyse de la CFE-CGC

La CFE-CGC souhaite saluer comme il se doit les résultats 2017 d’Orange, qui montrent que la stratégie menée depuis plusieurs années, porte ses fruits, et avant tout la conséquence du travail des salariés qui l’ont accompagnée et développée. Et cela, même s'ils subissent la rigueur d’une politique salariale non reconnaissante des actions de chacun.

Quant aux axes développés, qui sont des mises à jour du document présenté l’an passé, ils nécessitent des compléments et précisions : ne serait-ce que pour l’item « employeur humain », le transfert de compétences, l’externalisation d’activités, la concentration immobilière et l’adaptation des locaux au travail collaboratif...

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28, 29 et 30 mai 2018 à Stockholm, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers d’Orange au premier trimestre 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion central du Groupe.

Les résultats financiers, qu’ils soient, annuels pour le premier Comité de Groupe Européen, ou trimestriels pour les deux derniers Comités de l’année en cours, demeurent le premier sujet de la réunion plénière. Précédés d’une présentation par conférence téléphonique, les principaux chiffres sont par avance connus des membres du Comité.

Ceux du 1er trimestre 2018 s’inscrivent dans la lignée de ceux de l’année précédente: le chiffre d’affaires du Groupe s’affiche à nouveau en progression ce trimestre à 2%. La croissance de l’EBITDA ajusté sur le trimestre est notable (+4,4% yoy) et la croissance du cash-flow opérationnel (+4% yoy) se poursuit par rapport au même trimestre 2017.

Les pays représentés au Comité de Groupe Européen affichent une tendance globale positive avec toutefois des situations contrastées. Le chiffre d'affaires de la France présente une progression très légèrement supérieure à celle du Groupe (+2,1%). L’Espagne reste très dynamique avec un chiffre d'affaires en hausse toujours significative (+4,4%). Les résultats des pays dits d’Europe centrale sont présentés de manière détaillée: la Roumanie est ainsi le pays européen avec une croissance du chiffre d'affaires à deux chiffres (+11,1%). L’EBITDA y a cependant souffert de l’effet roaming et y est en recul (-1,6%). Les résultats de la Slovaquie sont proches de ceux du Groupe pour le chiffre d'affaires et en forte hausse pour l’EBITDA (+ 11,6%). Le chiffre d'affaires de la Moldavie est stable, son EBITDA en retrait en raison d’un important recul des services wholesale. De manière générale pour cette région de l’Europe, la baisse des frais de roaming impacte négativement la marge. La croissance du chiffre d'affaires de la  Belgique et Luxembourg réunis est en dessous de celle globale du Groupe. En Pologne, la décroissance est ralentie.

Sur le marché Entreprises, les ventes de nouveaux services (+20% pour la cyberdéfense et +17% pour le cloud) continuent à progresser très fortement et, avec les ventes mobiles (+1 ,8%), permettent au chiffre d’affaires de résister malgré un repli du fixe (-2,7%).

La Direction estime que ces progressions résultent des choix stratégiques de l’entreprise, notamment du succès des offres convergentes, à la fois outil de conquête et de rétention des clients, qui sont désormais disponibles sur l’ensemble du périmètre européen. Pour la Direction, ces résultats sont aussi le fruit du développement des ventes nettes d’abonnements mobiles et FTTH (FiberToTheHome).

Avec 1,5 Md€ de CAPEX dans le réseau Très Haut Débit (THD) fixe et mobile, la couverture 4G et le nombre de foyers raccordables à la fibre ont permis d’élargir considérablement la base clients THD du Groupe : 48 millions de clients 4G et 5,1 millions de clients THD fixe. Le wholesale contribue aussi à la bonne performance, en particulier en Espagne et Roumanie. La croissance de l'EBITDA s'appuie sur la hausse du chiffre d'affaires sur la majorité des géographies du Groupe conjointement à la maîtrise de nos coûts.

Dans ce contexte les objectifs 2018 sont confirmés. La Direction prévoit une accélération de la croissance de l’EBITDA et du cash flow opérationnel en 2018 versus 2017. En 2019 les CAPEX devraient connaître une décroissance.

La présentation de Pascal Marchand a fait une part plus large que d’ordinaire au benchmark externe et a fourni aux membres du comité des informations sur le positionnement du Groupe par rapport à ses concurrents mondiaux et européens. Orange se maintient à la douzième place des opérateurs au niveau mondial. En comparaison, le Groupe Altice a perdu 4 places. Les principaux concurrents européens Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica et Telecom Italia améliorent tous plus fortement qu’Orange leur croissance, à l’exception de British Telecom, seul des 6 opérateurs à enregistrer un recul. Sur 4 années consécutives toutefois, Orange a une croissance supérieure et plus régulière que ses pairs. La progression de l’EBITDA d’Orange est aussi la meilleure sur 4 ans. Le ratio CAPEX/revenus d’Orange est enfin le plus élevé sur cette période qui correspond au cycle d’investissements lourds d’Orange.

Les membres du Comité de Groupe Européen ont noté avec satisfaction la présentation séparée des résultats de la Roumanie, la Slovaquie et la Moldavie conformément à leur demande. En effet, les pays d’Europe centrale réalisent une excellente performance, avec un chiffre d'affaires en hausse à +7,3% globalement, mais les membres du Comité avaient souhaité disposer de résultats par pays. Ils ont renouvelé leur demande en ce sens pour la Belgique et le Luxembourg. Par ailleurs, ils déclarent avoir apprécié cette présentation plus courte et plus intéressante, en particulier grâce aux données du benchmark externe. Ils demandent une information encore plus percutante qui pointe les écarts de résultats d’un trimestre à l’autre. Un focus sur les OPEX a été sollicité pour la prochaine session.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on May 28th, 29th and 30th, 2018, in Stockholm, the Group's management has included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the first quarter of 2018, presented by Pascal Marchand, Group Central Financial Control Director.

The financial results, whether annual, for the first European Works Council (EWC), or quarterly for the last two EWCs of the current year, remain the first topic of the plenary meeting. Preceded by a conference call presentation, the members of the committee already knew the main figures.

Those of Q1 2018 are in line with those of the previous year. The Group's revenue is once again up in the quarter at 2%. Adjusted EBITDA growth for the quarter was significant (+ 4.4% yoy) and growth in operating cash flow (+ 4% yoy) continued positively compared to the same quarter of 2017.

The countries represented in the EWC show a positive global trend, but with contrasting situations. France's revenue increased slightly more than the Group's (+ 2.1%). Spain remains very dynamic with revenue still up significantly (+ 4.4%). The results of the so-called Central European countries are presented in detail: Romania is thus the European country with double-digit turnover growth (+ 11.1%). EBITDA, however, suffered from the roaming effect and was slightly down (-1.6%). Slovakia's results are close to those of the Group for sales and a strong increase for EBITDA (+ 11.6%). Moldova's revenue is stable, with EBITDA down because of a sharp decline in wholesale services. In general, for this region of Europe the drop in roaming charges has a negative impact on the margin. Sales growth in Belgium and Luxembourg combined is below that of the Group overall. In Poland the decline has moderately slowed down.

In the corporate market, thanks to sales of new services (+ 20% for cyberdefence and + 17% for the cloud) which continue to grow very strongly and, to mobile sales (+1, 8%), the turnover resist despite a decline in the fixed lines services(-2.7%).

Management believes that these increases are the result of the company's strategic choices, particularly the success of convergent offers which are tools to conquer and maintain a solid customer base. Convergent offers are now available throughout Europe. For Management these results are also due to the development of net sales of mobile subscriptions and FTTH (FiberToTheHome).

With € 1.5bn of CAPEX in the fixed and mobile THD network, the 4G coverage and the number of homes connectable to fiber have significantly expanded the Group's THD customer base : 48 Million 4G customers and 5.1 million of THD fixed network customers. The wholesale sector also contributes to the good performance, especially in Spain and Romania. The growth in EBITDA is based on the increase in sales in most of the Group's countries as well as the control of our costs.

In this context, the 2018 targets are confirmed. Management anticipates an acceleration in EBITDA growth and operational cash flow in 2018 versus 2017. In 2019, investments should experience a decrease.

Pascal Marchand's presentation was broader than usual in the external benchmark and provided the committee members with information on the Group's position relative to its global and European competitors. Orange remains in the twelfth place worldwide. In comparison, Altice Group has lost 4 places. The main European competitors Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica and Telecom Italia have all shown a greater improvement than Orange in their individual growth with the exception of only BT, being of the 6 operators to record a decline. Over 4 consecutive years, however, Orange has a higher and more regular growth than its competitors. The growth of Orange's EBITDA has also proven to be the best over 4 years. The CAPEX/revenue ratio is finally the highest one for this period, which corresponds to Orange's heavy investment cycle.

The European Works Council representatives noted with satisfaction the separate presentation of the results of Romania, Slovakia and Moldova in accordance with their request. Indeed, if the countries of Central Europe achieved an excellent performance, with a turnover up + 7.3% overall, they would have wanted to know results from each country. They renewed their request to this effect for Belgium and Luxembourg. They appreciated this shorter and more interesting presentation, in particular thanks to the data of the external benchmark. They are asking for even more powerful information that points to differences in results from one quarter to the next.A focus on OPEX was requested for the next session.

banniere medias mai2018

La revue de presse de mai 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : AG des actionnaires, stratégie, dirigeants, loi Pacte, en région, télégramme, statut du personnel, rému, dialogue social

Pour la consulter : revue de presse mai 2018

Pour vous abonner gratuitement : s'abonner

Vous pouvez lire les articles au fil de leur publication en rubrique Revue de presse, mais aussi en nous suivant sur Facebook, Twitter, et LinkedIn, où vous pouvez les commenter et les partager avec vos amis.

Bonne lecture !

Au sommaire de cette séance

Plan Schéma Directeur Immobilier des Fonctions Support & Finances

Le dossier présenté fait un état des lieux complet de tous les SDIT qui concernent les FS&F... Pour autant, la CFE CGC demande davantage d’informations quant aux principes qui conduisent à l’élaboration d’un SDIT  

Modifications du R I de la Division

Les élus ont rendu un avis négatif sur le Règlement Intérieur de la division des Fonctions Supports et Finances et se sont réservé le droit d’ester en justice par quelque moyen que ce soit.    

Nouveau Comex et impacts au sein des FS&F

Encore beaucoup d’éclaircissements en attente… et en réponse, outre l’affirmation habituelle que « si des problèmes apparaissent, ils seront regardés au cas par cas », l’assurance que plus de précisions seront communiquées dans des dossiers spécifiques d’information consultation.   

Évolution de la Communication et de la Marque

Au-delà du rattachement de la communication interne à la Direction de la Communication, l’enjeu essentiel est bien l’organisation unifiée de la communication de l’ensemble des Fonctions Supports. 

Impact de la fusion d’Equant-Orange au sein de FS&F

La CFE-CGC réitère sa satisfaction quant à cette opération dont elle a souhaité et demandé la réalisation depuis de nombreuses années.

pdfcr_ce_mai_2018.pdf

cellular tower 2172041 1280

La CFE-CGC répond à la consultation publique de l’Arcep sur la réattribution des fréquences dédiées à la téléphonie mobile

Suite au « new deal des télécoms » annoncé par le gouvernement en janvier 2018 afin d’améliorer la couverture mobile de tous les territoires, l’Arcep prévoit une réattribution des fréquences historiques de la téléphonique mobile en France (bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz). A cette occasion, le régulateur français des télécoms a ouvert une consultation publique afin d’émettre une décision permettant au ministre chargé des communications électroniques de lancer la procédure d’attribution.

Pour la première fois, une organisation syndicale soumet une contribution à une telle consultation, et demande à l’Arcep et au gouvernement de prendre en compte 2 enjeux majeurs afin que la régulation devienne enfin favorable à l’intérêt national sur le long terme :

Développer l’emploi

Le développement de l’emploi fait expressément partie des missions dévolues par la Loi au régulateur des télécoms et au ministère en charge des communications électroniques… mais il est systématiquement escamoté. Depuis 2012, les opérateurs télécoms perdent chaque année entre 3 000 et 4 000 emplois, alors que les investissements sont en croissance et que les usages ont explosé.

Permettre aux opérateurs de rester dans la course à l’innovation

La concurrence à outrance, qui constitue depuis plusieurs décennies l’alpha et l’oméga de la doctrine du régulateur, détruit les emplois et les marges, asséchant les capacités financières des opérateurs pour faire face à la concurrence féroce des grands acteurs internationaux du numérique, tels les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), qui échappent à toute contrainte réglementaire… comme à quasiment toute contribution fiscale.

Si nous ne voulons pas que la France devienne, définitivement, une « colonie numérique » des Etats-Unis… et demain de la Chine, il est temps de changer les règles du jeu.

Documents joints :