CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

Economie et Réglementation des Télécoms

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 28, 29 et 30 mai 2018 à Stockholm, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers d’Orange au premier trimestre 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion central du Groupe.

Les résultats financiers, qu’ils soient, annuels pour le premier Comité de Groupe Européen, ou trimestriels pour les deux derniers Comités de l’année en cours, demeurent le premier sujet de la réunion plénière. Précédés d’une présentation par conférence téléphonique, les principaux chiffres sont par avance connus des membres du Comité.

Ceux du 1er trimestre 2018 s’inscrivent dans la lignée de ceux de l’année précédente: le chiffre d’affaires du Groupe s’affiche à nouveau en progression ce trimestre à 2%. La croissance de l’EBITDA ajusté sur le trimestre est notable (+4,4% yoy) et la croissance du cash-flow opérationnel (+4% yoy) se poursuit par rapport au même trimestre 2017.

Les pays représentés au Comité de Groupe Européen affichent une tendance globale positive avec toutefois des situations contrastées. Le chiffre d'affaires de la France présente une progression très légèrement supérieure à celle du Groupe (+2,1%). L’Espagne reste très dynamique avec un chiffre d'affaires en hausse toujours significative (+4,4%). Les résultats des pays dits d’Europe centrale sont présentés de manière détaillée: la Roumanie est ainsi le pays européen avec une croissance du chiffre d'affaires à deux chiffres (+11,1%). L’EBITDA y a cependant souffert de l’effet roaming et y est en recul (-1,6%). Les résultats de la Slovaquie sont proches de ceux du Groupe pour le chiffre d'affaires et en forte hausse pour l’EBITDA (+ 11,6%). Le chiffre d'affaires de la Moldavie est stable, son EBITDA en retrait en raison d’un important recul des services wholesale. De manière générale pour cette région de l’Europe, la baisse des frais de roaming impacte négativement la marge. La croissance du chiffre d'affaires de la  Belgique et Luxembourg réunis est en dessous de celle globale du Groupe. En Pologne, la décroissance est ralentie.

Sur le marché Entreprises, les ventes de nouveaux services (+20% pour la cyberdéfense et +17% pour le cloud) continuent à progresser très fortement et, avec les ventes mobiles (+1 ,8%), permettent au chiffre d’affaires de résister malgré un repli du fixe (-2,7%).

La Direction estime que ces progressions résultent des choix stratégiques de l’entreprise, notamment du succès des offres convergentes, à la fois outil de conquête et de rétention des clients, qui sont désormais disponibles sur l’ensemble du périmètre européen. Pour la Direction, ces résultats sont aussi le fruit du développement des ventes nettes d’abonnements mobiles et FTTH (FiberToTheHome).

Avec 1,5 Md€ de CAPEX dans le réseau Très Haut Débit (THD) fixe et mobile, la couverture 4G et le nombre de foyers raccordables à la fibre ont permis d’élargir considérablement la base clients THD du Groupe : 48 millions de clients 4G et 5,1 millions de clients THD fixe. Le wholesale contribue aussi à la bonne performance, en particulier en Espagne et Roumanie. La croissance de l'EBITDA s'appuie sur la hausse du chiffre d'affaires sur la majorité des géographies du Groupe conjointement à la maîtrise de nos coûts.

Dans ce contexte les objectifs 2018 sont confirmés. La Direction prévoit une accélération de la croissance de l’EBITDA et du cash flow opérationnel en 2018 versus 2017. En 2019 les CAPEX devraient connaître une décroissance.

La présentation de Pascal Marchand a fait une part plus large que d’ordinaire au benchmark externe et a fourni aux membres du comité des informations sur le positionnement du Groupe par rapport à ses concurrents mondiaux et européens. Orange se maintient à la douzième place des opérateurs au niveau mondial. En comparaison, le Groupe Altice a perdu 4 places. Les principaux concurrents européens Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica et Telecom Italia améliorent tous plus fortement qu’Orange leur croissance, à l’exception de British Telecom, seul des 6 opérateurs à enregistrer un recul. Sur 4 années consécutives toutefois, Orange a une croissance supérieure et plus régulière que ses pairs. La progression de l’EBITDA d’Orange est aussi la meilleure sur 4 ans. Le ratio CAPEX/revenus d’Orange est enfin le plus élevé sur cette période qui correspond au cycle d’investissements lourds d’Orange.

Les membres du Comité de Groupe Européen ont noté avec satisfaction la présentation séparée des résultats de la Roumanie, la Slovaquie et la Moldavie conformément à leur demande. En effet, les pays d’Europe centrale réalisent une excellente performance, avec un chiffre d'affaires en hausse à +7,3% globalement, mais les membres du Comité avaient souhaité disposer de résultats par pays. Ils ont renouvelé leur demande en ce sens pour la Belgique et le Luxembourg. Par ailleurs, ils déclarent avoir apprécié cette présentation plus courte et plus intéressante, en particulier grâce aux données du benchmark externe. Ils demandent une information encore plus percutante qui pointe les écarts de résultats d’un trimestre à l’autre. Un focus sur les OPEX a été sollicité pour la prochaine session.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on May 28th, 29th and 30th, 2018, in Stockholm, the Group's management has included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the first quarter of 2018, presented by Pascal Marchand, Group Central Financial Control Director.

The financial results, whether annual, for the first European Works Council (EWC), or quarterly for the last two EWCs of the current year, remain the first topic of the plenary meeting. Preceded by a conference call presentation, the members of the committee already knew the main figures.

Those of Q1 2018 are in line with those of the previous year. The Group's revenue is once again up in the quarter at 2%. Adjusted EBITDA growth for the quarter was significant (+ 4.4% yoy) and growth in operating cash flow (+ 4% yoy) continued positively compared to the same quarter of 2017.

The countries represented in the EWC show a positive global trend, but with contrasting situations. France's revenue increased slightly more than the Group's (+ 2.1%). Spain remains very dynamic with revenue still up significantly (+ 4.4%). The results of the so-called Central European countries are presented in detail: Romania is thus the European country with double-digit turnover growth (+ 11.1%). EBITDA, however, suffered from the roaming effect and was slightly down (-1.6%). Slovakia's results are close to those of the Group for sales and a strong increase for EBITDA (+ 11.6%). Moldova's revenue is stable, with EBITDA down because of a sharp decline in wholesale services. In general, for this region of Europe the drop in roaming charges has a negative impact on the margin. Sales growth in Belgium and Luxembourg combined is below that of the Group overall. In Poland the decline has moderately slowed down.

In the corporate market, thanks to sales of new services (+ 20% for cyberdefence and + 17% for the cloud) which continue to grow very strongly and, to mobile sales (+1, 8%), the turnover resist despite a decline in the fixed lines services(-2.7%).

Management believes that these increases are the result of the company's strategic choices, particularly the success of convergent offers which are tools to conquer and maintain a solid customer base. Convergent offers are now available throughout Europe. For Management these results are also due to the development of net sales of mobile subscriptions and FTTH (FiberToTheHome).

With € 1.5bn of CAPEX in the fixed and mobile THD network, the 4G coverage and the number of homes connectable to fiber have significantly expanded the Group's THD customer base : 48 Million 4G customers and 5.1 million of THD fixed network customers. The wholesale sector also contributes to the good performance, especially in Spain and Romania. The growth in EBITDA is based on the increase in sales in most of the Group's countries as well as the control of our costs.

In this context, the 2018 targets are confirmed. Management anticipates an acceleration in EBITDA growth and operational cash flow in 2018 versus 2017. In 2019, investments should experience a decrease.

Pascal Marchand's presentation was broader than usual in the external benchmark and provided the committee members with information on the Group's position relative to its global and European competitors. Orange remains in the twelfth place worldwide. In comparison, Altice Group has lost 4 places. The main European competitors Deutsche Telekom, Vodafone, Telefonica and Telecom Italia have all shown a greater improvement than Orange in their individual growth with the exception of only BT, being of the 6 operators to record a decline. Over 4 consecutive years, however, Orange has a higher and more regular growth than its competitors. The growth of Orange's EBITDA has also proven to be the best over 4 years. The CAPEX/revenue ratio is finally the highest one for this period, which corresponds to Orange's heavy investment cycle.

The European Works Council representatives noted with satisfaction the separate presentation of the results of Romania, Slovakia and Moldova in accordance with their request. Indeed, if the countries of Central Europe achieved an excellent performance, with a turnover up + 7.3% overall, they would have wanted to know results from each country. They renewed their request to this effect for Belgium and Luxembourg. They appreciated this shorter and more interesting presentation, in particular thanks to the data of the external benchmark. They are asking for even more powerful information that points to differences in results from one quarter to the next.A focus on OPEX was requested for the next session.

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La revue de presse de mai 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : AG des actionnaires, stratégie, dirigeants, loi Pacte, en région, télégramme, statut du personnel, rému, dialogue social

Pour la consulter : revue de presse mai 2018

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Bonne lecture !

Au sommaire de cette séance

Plan Schéma Directeur Immobilier des Fonctions Support & Finances

Le dossier présenté fait un état des lieux complet de tous les SDIT qui concernent les FS&F... Pour autant, la CFE CGC demande davantage d’informations quant aux principes qui conduisent à l’élaboration d’un SDIT  

Modifications du R I de la Division

Les élus ont rendu un avis négatif sur le Règlement Intérieur de la division des Fonctions Supports et Finances et se sont réservé le droit d’ester en justice par quelque moyen que ce soit.    

Nouveau Comex et impacts au sein des FS&F

Encore beaucoup d’éclaircissements en attente… et en réponse, outre l’affirmation habituelle que « si des problèmes apparaissent, ils seront regardés au cas par cas », l’assurance que plus de précisions seront communiquées dans des dossiers spécifiques d’information consultation.   

Évolution de la Communication et de la Marque

Au-delà du rattachement de la communication interne à la Direction de la Communication, l’enjeu essentiel est bien l’organisation unifiée de la communication de l’ensemble des Fonctions Supports. 

Impact de la fusion d’Equant-Orange au sein de FS&F

La CFE-CGC réitère sa satisfaction quant à cette opération dont elle a souhaité et demandé la réalisation depuis de nombreuses années.

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La CFE-CGC répond à la consultation publique de l’Arcep sur la réattribution des fréquences dédiées à la téléphonie mobile

Suite au « new deal des télécoms » annoncé par le gouvernement en janvier 2018 afin d’améliorer la couverture mobile de tous les territoires, l’Arcep prévoit une réattribution des fréquences historiques de la téléphonique mobile en France (bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz). A cette occasion, le régulateur français des télécoms a ouvert une consultation publique afin d’émettre une décision permettant au ministre chargé des communications électroniques de lancer la procédure d’attribution.

Pour la première fois, une organisation syndicale soumet une contribution à une telle consultation, et demande à l’Arcep et au gouvernement de prendre en compte 2 enjeux majeurs afin que la régulation devienne enfin favorable à l’intérêt national sur le long terme :

Développer l’emploi

Le développement de l’emploi fait expressément partie des missions dévolues par la Loi au régulateur des télécoms et au ministère en charge des communications électroniques… mais il est systématiquement escamoté. Depuis 2012, les opérateurs télécoms perdent chaque année entre 3 000 et 4 000 emplois, alors que les investissements sont en croissance et que les usages ont explosé.

Permettre aux opérateurs de rester dans la course à l’innovation

La concurrence à outrance, qui constitue depuis plusieurs décennies l’alpha et l’oméga de la doctrine du régulateur, détruit les emplois et les marges, asséchant les capacités financières des opérateurs pour faire face à la concurrence féroce des grands acteurs internationaux du numérique, tels les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), qui échappent à toute contrainte réglementaire… comme à quasiment toute contribution fiscale.

Si nous ne voulons pas que la France devienne, définitivement, une « colonie numérique » des Etats-Unis… et demain de la Chine, il est temps de changer les règles du jeu.

Documents joints :

 

A l'ordre du jour de cette séance :

Notre déclaration préalable, dans laquelle la CFE-CGC Orange est revenue sur les dérives de certaines Organisations Syndicales, qui, perdant de vue l’essentiel de leur mission, ont continué de refaire le match des élections en chipotant sur les pourcentages de candidates de ses listes…

Qu’aucune Organisation Syndicale n’ait été en mesure de respecter partout la parité relative imposée par la loi Rebsamen (plus de 100 établissements DP dans chacun des Établissements Principaux ont eu des listes non conformes) n’est pas un sujet pour ces dernières, qui ont donc choisi de trainer devant les tribunaux d’instance la seule CFE-CGC ! Les plus lésés sont les salariés qui ont perdu les représentants pour lesquels ils avaient voté. Dont acte !

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Évolution du taux de cotisation ARRCO pour les Cadres d’Orange SA

Le nouveau taux permettra aux cadres issus d’Orange SA d’augmenter le nombre de points acquis pour leur retraite sans baisse de leur rémunération nette.    

Projet de modèle d’organisation des Unités d’Intervention

Un projet très controversé sur lequel, en l’absence de la présentation du volet supplémentaire « focus sur le modèle des UI », dans le cadre de l’expertise légale sur les Orientations Stratégiques, la délégation CFE-CGC n’a pas été en mesure de rendre son avis.

Projet « Vestale »

La CFE-CGC s'interroge sur l’organisation proposée où Orange et Groupama seraient à la fois alliés et partenaires, mais aussi concurrents, avec chacun son parc client à gérer… Pour autant, la CFE-CGC approuve cette diversification...     

Mise en œuvre de l’évolution de la PVC Grand Public

La CFE/CGC est toujours mesurée, et le demeurera jusqu’au terme de l’évolution de ce dossier.     

Politique sociale de l’entreprise

La gestion de l’emploi se fait davantage au travers d’un pilotage des ressources plutôt que dans le cadre d’une analyse approfondie des besoins.

Une véritable projection à horizon 2025 sur la connaissance de l’évolution des activités maintenues et développées en interne parait indispensable pour préserver l’employabilité des salariés et la réussite des parcours professionnels ».

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Poursuite de l’information/consultation débutée le 17 avril 2018 (documents toujours aussi confidentiels)

Construction d’un partenariat commercial dans le domaine de la télésurveillance

  • Groupama est favorable à un partenariat capitalistique permettant d’atteindre une taille critique et de mutualiser coûts et investissements ;
  • Orange acquiert le contrôle d’une plateforme et d’un savoir-faire en Télésurveillance et Téléassistance via une participation majoritaire, lui permettant d’entrer sur ces marchés dans les meilleurs délais et de capitaliser sur sa marque, sa base d’abonnés et sa capacité de distribution ;
  • Groupama poursuit et développe ses activités de Télésurveillance et Téléassistance de façon indépendante tout en optimisant sa plateforme en l’adossant à un partenaire (mutualisation des coûts / économies d’échelle).

Analyse de la CFE-CGC

La CFE-CGC s'interroge sur l’organisation proposée où Orange et Groupama seraient à la fois alliés et partenaires, mais aussi concurrents, avec chacun son parc client à gérer…

Pour autant, la CFE-CGC approuve cette diversification et demande qu'afin d’en assurer rapidement le succès, elle soit accompagnée d’une offre très attractive pour le personnel, à l'inclusion d'avantages au parrainage. Les salariés qui sont régulièrement les ambassadeurs et premiers souscripteurs de nos offres sauront une nouvelle fois répondre au rendez-vous et accompagner l’entreprise dans son changement et son développement.

Vote des élus

  • Pour : CFE-CGC, CFDT, CFTC, FO
  • Contre : 0
  • Abstention : CGT, UTT, SUD

Voici la réaction officielle de la CFE-CGC de l’ADEAS1 (Association pour la Défense de l’Epargne et de l'Actionnariat Salariés) à l’annonce de l’acquisition de Business & Décision par Orange confirmée par le communiqué de presse du 11 mai 2018.

La CFE-CGC et l’ADEAS se félicitent de l’acquisition de Business & Décision

La CFE-CGC est l’organisation syndicale majoritaire des entités composant Orange Business Services (tant en maison mère qu’en filiales) ainsi que chez Business et Décision.

Elles se félicitent de cette opération, qui assure la stabilité et l’avenir aux 2 500 collaborateurs d’une entreprise profondément affectée par la disparition d’un fondateur et entrepreneur respecté.

Elles regrettent la lenteur des négociations, entamée il y a maintenant plus d’un an, qui ont fragilisé Business et Décision et ralenti le développement de la stratégie d’Orange Business Services.

Elles resteront vigilantes quant aux conditions finales d’acquisition et d’intégration afin que tous les moyens de la réussite soient au rendez-vous.

D’ores et déjà, la CFE-CGC et l’ADEAS demandent :

  • Le changement d’appellation de la structure NRS et de ses filiales en Orange Business Services SA, source de confusion et génératrice d’absence d’adhésion du personnel en filiales,
  • La diminution des frais exorbitants de la marque Orange appliqués aux sociétés du périmètre Orange Business Services, qui pénalisent lourdement sa compétitivité face à ses concurrents (le business model des services informatiques n’ayant rien de comparable à celui d’un opérateurs Grand Public). Appliquées à Business et Décisions, de tels frais de marque aggraveraient la situation déficitaire de cette entreprise.
  • La mise en place des dispositifs sociaux permettant l’appartenance sociale au groupe Orange à commencer par les offres d’accès à Internet et mobiles réservés au personnel du groupe Orange,
  • Une politique de mobilité interne au sein du groupe permettant à Orange Business Services de garder les talents de Business et Décision.

Le renforcement des compétences dans l’analyse des données présente un intérêt majeur pour les clients d’Orange Business Services pour qui Orange sera en mesure de fournir des services d’excellence dans le domaine de la data, nouveau champ de bataille des entreprises »


1 Les salariés  sont le 2e actionnaire d’Orange avec 5,37% du capital (2 milliards d’euros) et près de 10% des droits de vote.

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Orange entend développer de nouvelles activités sur des marchés adjacents pour devenir bien plus qu’un opérateur télécom, a expliqué le groupe lors de son assemblée générale. Le mandat du PDG Stéphane Richard a été renouvelé à 88,62%.

[...]

Question sur les résolutions B et C déposées par les salariés pour proposer l’option pour le dividende en actions. Pourquoi ne sont-elles pas agréées par le conseil d’administration ? Il est répondu que la dilution ne plait pas beaucoup à certains actionnaires qui préfèrent le coupon en cash. Rappelons qu’Investir va voter pour ces deux résolutions.

[...]

Richard renouvelé à 88,62%

On passe au vote. Le dividende de 0,65 euro proposé par le conseil obtient 88,84% des voix et celui de 0,55 euro proposé par les actionnaires salariés est rejeté avec 13,13% des voix. Les salariés proposaient aussi le dividende en actions mais il est refusé (13,36% des voix pour le solde et 13,26% pour les futurs acomptes).

Le mandat de Stéphane Richard est renouvelé avec 88,62% des suffrages. Sa rémunération 2017 est acceptée (84,6%) ainsi que la politique de rémunération 2018 (72,97%).

Extrait de Les Echos / Investir - Jean-Luc Champetier - 4/05/2018

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[...]

On se souvient qu'il a pris la tête du groupe après une vague de suicides qui avait  précipité le départ de son prédécesseur... Et pour cause, c'est lui qui a rétabli la confiance dans un groupe qui avait tenté de se restructurer  à la hussarde.

Les syndicats le reconnaissent :  il a remis l'entreprise en marche. Il s'est montré fédérateur comme le note le représentant de la CFE-CGC Sébastien Crozier, distribuant au passage des actions gratuites peu après son arrivée, et faisant entrer des femmes au comité exécutif du groupe.

Cela ne veut pas dire qu'il ait renoncé aux restructurations, et aux suppressions d'emploi au sein d'un groupe qui compte plus de 150 000 personnes dans le monde, mais en le faisant de manière progressive et en cultivant une image moins bling bling que certains patrons à l'affiche...Pas de retraite chapeau en vue, et des relations discrètes avec le pouvoir. Dans la limite tout de même de l'exercice d'un grand patron à la tête d'un  groupe où l'Etat détient 23 % des actions. L'appui de l'Etat reste indispensable pour le dirigeant d'une entreprise qui véhicule l'image d'une société parapublique.

[...]

Extrait du billet économique de Jean-Marc Chardon sur France Culture - 04/05/2018

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Le service, géré par France Télécom puis Orange, avait été créé en 1879.

STOP. Le mot n’a sans doute jamais été autant de circonstances. Le service français du télégramme n’existe plus depuis lundi soir 23h59, a confirmé mercredi un porte-parole d’Orange. «C’est une page de l’histoire des Télécoms qui se tourne au profit de nouvelles technologies», avait révélé lundi soir sur Twitter Christophe NDI, un salarié d’Orange qui se présente comme un « passionné de social média ».

L’homme a illustré cet adieu par un montage d’un faux télégramme envoyé aux «Zagrums», une communauté d’employés d’Orange et de ses filiales dont il est le président. «STOP- Bon vent et merci à tous nos collègues qui faisaient encore fonctionner ce service -STOP et FIN».

[...]

À noter que le premier télégramme date d’encore plus tôt. Comme le signale Sébastien Crozier, le président du syndicat CFE-CGC Orange qui a également évoqué sur Twitter ce dernier télégramme envoyé mardi soir, cette prouesse technologique fait son apparition dès le 24 mai 1844. C’est Samuel Morse, l’inventeur de l’alphabet du même nom, qui en fait usage le premier depuis la ville américaine de Baltimore.

 

Extrait de Le Parisien - avec AFP - 1er mai 2018

A retrouver aussi sur :

Et encore sur (Google actus)

Le document présente les ressources et faits marquants de la chaine de l’innovation, les faits marquants de la Recherche, l’anticipation, (Produits & Services, Anticipation Technologique) et la conception et déploiement sur les "régions" France, Europe, OMEA, OBS et IMT-Delivery

Bilan R&D 2017

Le Groupe Orange a maintenu, ses efforts en matière de Recherche et d’Innovation en y consacrant 700M€ (705 en 2016), dont 14% pour les réseaux, 13% sur la recherche et 73% dans le domaine des Plateformes & Services, IT.

Ratio dépenses 2017 / CA = 1,7 %.

En 2018, l’évolution des effectifs de la Recherche et de l’Innovation s’inscrivant toujours dans le cadre de l’orientation de la Politique Emploi du Groupe de remplacement partiel des départs, les effectifs baisseront globalement de l’ordre de 2,5 à 3%.

Le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi

Le montant du CICE au titre de l’année 2017 pour Orange SA est de 94 M€, comme pour le CCUES. Le montant total du CICE pour le groupe Orange est d’environ 102 M€.

Les investissements

Le CICE a contribué à soutenir la stratégie d’investissement d’Orange dans les réseaux très haut débit avec le financement de l’accélération du déploiement la Fibre et le financement de la stratégie de déploiement des réseaux mobile

L’emploi

Les impacts pour l’utilisation du CICE en 2017 sont dans la continuité des années précédentes, notamment sur l’emploi en termes de recrutements externes.

L’innovation

En 2017, le CICE a permis au Groupe Orange de maintenir ses efforts en matière de Recherche et d’Innovation à un niveau élevé : 700m€.

Analyse de la CFE-CGC

La CFE-CGC tient à saluer la qualité du travail d’analyse et les conclusions apportées des deux commissions R&D du CCUES Orange et du Comité d’Établissement IMTW malgré un agenda contraint.

La CFE-CGC regrette que sur les dernières années le budget consacré à la Recherche & Innovation, qui va au-delà d’un budget de Recherche & Développement stricto sensu, n’ait pu être maintenu à 1,9% du Chiffre d’Affaires, comme l’engagement en avait été pris au moment de Nova+. Ce budget diminue chaque année en valeur absolue, et reste en dessous de 1,7% du CA.

Il est regrettable, enfin, que la dimension sociale n’ait pas été mieux traitée alors que de nombreux acteurs de la recherche et de l’innovation sont en souffrance.

Dans le cadre du levier d’Essentiels2020, « nous diversifier en capitalisant sur nos actifs », Orange va enrichir son offre dans le domaine de la « maison intelligente »… confort et domotique, pilotage des objets connectés, télésurveillance et téléassistance…

Lancement d’une offre commerciale de télésurveillance, en partenariat.

« Un axe fort de la diversification en France pour différencier et enrichir les offres d’accès, fidéliser et acquérir de nouveaux clients et générer des revenus complémentaires ».
  • Mode de commercialisation : web, boutiques, service client, application ;
  • Besoin en formation vendeurs : idem offre classique ;
  • Pas besoin d’espace de confidentialité pour la vente et temps de vente estimé : 20 min.

Analyse de la CFE-CGC

La vestale est une prêtresse choisie pour entretenir le feu sacré au temple de Vesta, déesse du foyer du peuple romain, et, par extension, de la maison et de la famille. Ce projet traitant de télésurveillance, on aurait aussi pu l’appeler Lares, du nom de tous les dieux qui étaient choisis pour patrons et protecteurs d'un lieu public ou particulier. Ou encore Beset, dans la mythologie égyptienne, et Agni dans la mythologie hindoue…

C’est pour l’instant le seul éclairage que nous somme autorisés à vous apporter sur ce dossier classé hautement confidentiel et dont la présentation a néanmoins soulevé de nombreuses questions...

Au sommaire de cette séance

ASC : informations sur vos CESU / e-CESU Classiques et Handicap, et le spectacle de noël pour l’IdF

OMEA : la fuite des cerveaux... peut-être, la fuite du travail, c'est sûr ! Les équipes en France se dépeuplent, au point d’acter leur fermeture !

Nouveau Comex : la Direction a eu la "gentillesse" de paraphraser le Communiqué de Presse pour le CE...

Impact du SDIT de Marseille sur FS&F : la CFE-CGC, qui défend la préservation du lien social, milite pour la création de sites déportés, où ce lien est plus assuré que lors du télétravail à domicile.

Évolution de l’organisation du CSPCF : cette réorganisation aurait pu être innovante, dans la forme par la simplification des hiérarchies, et dans le fond par une co-construction et un pilotage horizontal. Mais ce projet reste, à l’image des organisations historiques, d’architecture verticale. Une occasion ratée !

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Au sommaire de ces 20 et 21 mars :

Situation économique et financière : résultats et stratégie

La CFE-CGC a réitéré ses avertissements quant à la hausse excessive du dividende mais a néanmoins jugé encourageant le retournement positif des succès commerciaux en France sur la fin d‘année 2017 est  gagé que le premier semestre 2018 validera ce positionnement stratégique et le choix des investissements réalisés ces dernières années.   
  
Point à date de l’activité porte à porte

En conclusion de son intervention, la CFE-CGC a demandé que soit présenté un bilan final tant économique que social du projet, bilan qui, quant à ce volet social particulier, pourrait être construit sur un sondage de satisfaction auprès des personnels qui ont vécu la mise en œuvre dudit projet, et dont les enseignements profiteraient sans doute aux prochaines opérations du même type.

Orange Bank : Point à date 

Si « depuis le lancement de l’offre, les équipes nationales et locales dédiées à l’animation de l’activité Orange Bank, s’activent à lever les difficultés rencontrées par les clients et les salariés, et s’attachent à une amélioration constante des parcours et de la durée de souscription », le manque de moyens supplémentaires en boutique pourraient mettre à mal tous ces efforts, qualité du front et du back office allant toujours de pair.
   
Points de fonctionnement du CCUES 

Sans remettre en question le principe de reversement d'une partie du budget des CE au budget de fonctionnement du CCUES, les élus CFE-CGC constatent qu'il n'existe à ce jour aucun accord conclu entre le CCUES et les comités d'établissement et ne peuvent en l'état accepter une décision unilatérale du CCUES sur le pourcentage de reversement à son budget de fonctionnement.
Quant aux ASC, même si la CFE-CGC pense que le CCUES n’a pas vocation à gérer des prestations sociales alors que son objet est à vocation économique, elle laisse le soin aux CE de ratifier ou non la convention de délégation qui leur sera proposée à signature.

Le point "Organisation de la communication d’Orange France dans ses territoires" étant présenté en avant phase, il est détaillé dans le CR en PDF ci-dessous.
De même quant à la consultation sur la "Fusion - absorption d’Equant France SA dans orange SA", projet de simplification d’OBS et demande récurrente de la CFE-CGC et sur laquelle nous avons émis un avis positif.

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La revue de presse de janvier / février 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : résultats 2107, gouvernance, administrateur, contenus, Orange Bank, numérique, statut du personnel

Pour la consulter : revue de presse février 2018

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Bonne lecture !

Le CFE-CGC Orange a publié une lettre dans laquelle le syndicat invite le gouvernement à s’intéresser au conflit qui oppose l’opérateur à TF1. Pour rappel, TF1 demande aux opérateurs de lui verser des millions d’euros pour être autorisés à diffuser ses différentes chaînes (TF1, TMC, etc). Bouygues et SFR ont déjà signé, contrairement à Orange, Free et Canal+.



Dans une lettre adressée à Françoise Nyssen (ministre de la Culture), Bruno le Maire (ministre de l’Économie) et Mounir Mahjoubi (secrétaire d’état au Numérique), la CFE-CGC Orange demande « l’intervention du gouvernement pour faire cesser ces troubles manifestes ».

[...]

Extrait de KultureGeek - Jean-Baptiste A. - 19/02/2018

Les deux entreprises n’embauchent plus de personnel sous statut depuis des années.

Depuis l'an dernier, Orange compte plus de salariés de droit privé que de fonctionnaires.

[...]

Chez Orange, cela fait longtemps aussi que les fonctionnaires et les salariés du privé cohabitent. [...] Mais la persistance des deux régimes n'a pas toujours été facile à gérer, avec d'un côté le code du travail et de l'autre le code de la fonction publique. "Pour créer un collectif de travail, on a essayé d'harmoniser le plus possible. Des différences subsistent, mais elles s'estompent", explique Sébastien Crozier, président de la CFE-CGC Orange.

[...]

Extrait de La Croix - Jean-Claude Bourbon - 28/02/2018

Article complet également disponible dans la revue de presse du 28/02/2018 sur intranoo

A noter : les propos rapportés en fin d'article ont été transformés. Il faut comprendre : Le statut de fonctionnaire est très protecteur pour la garantie de l'emploi, mais pas du tout lorsque l'entreprise se réorganise : les fonctionnaires ne peuvent pas recourir à l'Inspection du Travail, ou se voir proposer un PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi), et n'ont donc pas été protégés lors de la crise sociale.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen des 27, 28 février et 1er mars 2018 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point informatif à l'ordre du jour relatif à la stratégie de déploiement des technologies 5G, dossier présenté par Fabien Voyer, en charge du sujet au sein des équipes du Marketing Statégique du Groupe.

En matière de connectivité, la demande des clients est sans cesse à la hausse. Leurs attentes augmentent fortement, aspirant à une connexion de haute qualité en tous lieux, du domicile aux transports, en passant par les campagnes. En Afrique, ils demandent un accès internet basique à un prix plus abordable. Dans le même temps, les nouveaux usages, tels que la réalité virtuelle ou la réalité augmentée, nécessitent des vitesses de transfert plus élevées, tandis que certains objets, comme les véhicules autonomes, les robots, ou encore les drones, requièrent de plus hautes performances. Enfin, les capteurs basse consommation d'entrée de gamme seront utilisés en masse et exigent une gestion optimale.

En matière d'investissement, la forte demande sur le marché pour les services haut débit est déjà prise en compte dans le plan stratégique d'Orange "Essentiels 2020", avec 15 mds € investis dans nos réseaux, dont 5 mds € pour l'accès des terminaux mobiles et 4.5 mds € en accès très haut débit fixe FTTH. Dans le domaine de la 5G, de nouveaux usages vont émerger, avec les drones, le cloud, les opérations à distance, les villes intelligentes, et bien d'autres encore, permettant donc le développement de nouvelles opportunités, dans l'accès hertzien fixe, la connectivité LAN fiable pour les entreprises et l'internet des objets, et la définition de nouveaux modèles d'affaires, avec notamment le découpage du réseau, générant des offres de type réseau à la demande dans la commercialisation du wholesale (marché de gros).

Tous les acteurs des télécommunications, équipementiers et opérateurs, se positionnent d'ores et déjà sur les nouvelles technologies 5G (AT&T, Ericsson, Nokia, Verizon, ZTE, Huawei, Deutsche Telekom, Samsung, Intel, etc.), Orange étant en position de leader pour l'installation de la 5G en Europe. L'agenda esquissé actuellement indique le déroulement d'essais dès cette année (après le RFI - Request for Information - de 2017), puis les premières villes 5G Orange et les premiers smartphones en 2019, suivi d'un lancement sur la bande des 700 MHz, puis 3.4 et 3.8 GHz, en 2020, et enfin l'accès hertzien fixe sur la bande des 26 GHz vers 2021/2022.

Si le sujet présentait un réel intérêt de compréhension des enjeux et du calendrier prévisionnel autour de l'introduction des technologies 5G, les membres du Comité de Groupe Européen regrettent l'absence de visibilité sur les évolutions organisationnelles, d'emplois ou de compétences, au fur et à mesure du déploiement de la 5G. Ils pointent par ailleurs le risque que certains opérateurs du marché ne profitent de la 5G pour remettre en cause le principe de neutralité du Net, en proposant des offres différenciées en termes de qualité de service et d'accès à certains contenus, en dépit des propos rassurants de la Direction sur le niveau d'investissement du Groupe, notamment face au programme de rationnalisation des investissements "Lean CAPEX". La Direction indique par ailleurs que la mise à niveau de la compétence des salariés sera effective et en rapport avec l'implémentation des nouvelles technologies, notamment dans les domaines du SDN (Software Defined Network), ainsi que dans le domaine de la vente pour promouvoir les offres BtoB.

[English version]

Within the framework of the European Works Council of February 27, 28 and March 1st, 2018, Group Management has included an information point on the agenda related to 5G deployment strategy, presented by Fabien Voyer, in charge of the subject in the Group Strategic Marketing teams.

In terms of connectivity, customer demand is constantly on the rise. Their expectations are growing, aspiring to a high quality connection everywhere, from home to transport, including the countryside. In Africa, they are asking for basic internet access at a more affordable price. At the same time, new uses, such as virtual reality or augmented reality, require higher transfer speeds, while some objects, such as autonomous vehicles, robots, or drones, require higher performance. Finally, the entry-level low-power sensors will be massively used and will require optimal management.

In terms of investment, the strong market demand for broadband services has already been taken into account in Orange's strategic plan "Essentials 2020", with € 15bn invested in our networks, including € 5bn for the access network for mobile handsets, and € 4.5 billion in FTTH very high speed fixed access. In the field of 5G, new uses will emerge, with drones, cloud computing, remote operations, smart cities, and many more, allowing the development of new opportunities in fixed wireless access , reliable LAN connectivity for business and the internet of things, and the definition of new business models, including "network slicing", generating network-on-demand offerings in wholesale marketing (wholesale market).

All telecommunications players, equipment manufacturers and operators, are already positioning themselves on the new 5G technologies (AT&T, Ericsson, Nokia, Verizon, ZTE, Huawei, Deutsche Telekom, Samsung, Intel, etc.), with Orange in a position leader for the installation of 5G in Europe. The outline sketched out now shows the test run starting this year (after the RFI - Request for Information - last year), then the first 5G Orange "test" cities and the first smartphones in 2019, followed by a launch on the 700 MHz band, then 3.4 and 3.8 GHz, in 2020, and finally fixed wireless access in the 26 GHz band towards 2021/2022.

If the subject had a real interest in understanding the issues and the timetable for the introduction of 5G technologies, the members of the European Works Council regretted the lack of visibility on organizational, job or skills changes, as the 5G will roll out. They also point out the risk that some market operators will take advantage of 5G to question the principle of net neutrality, by offering differentiated offers in terms of quality of service and access to certain content, despite Management's reassurance about the Group's level of investment, particularly in view of the Lean CAPEX investment rationalization program. The Management also indicates that the upgrading of employees skills will be effective and in relation with the implementation of new technologies, particularly in the areas of SDN (Software Defined Network), as well as in the field of sales to promote BtoB offers.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen des 27, 28 février et 1er mars 2018 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers 2017 d'Orange, présenté par Frederico Colom Artola, Directeur du Contrôle de Gestion Groupe.

Déjà présentés le 21 février lors du communiqué de presse édité par la communication financière du Groupe, les résultats démontrent d'ores et déjà que les objectifs 2017 ont été atteints. Le chiffre d'affaires est en croissance pour la deuxième année consécutive (+1.2%), ainsi que l'EBITDA ajusté (+2.2%) et la croissance du Cash-Flow Opérationnel (+0.8%). Le chiffre d'affaires renoue avec la croissance en France pour la première fois depuis 2009, et les autres territoires dans lesquels le Groupe est présent affichent également de solides performances, notamment sur la zone Europe, et en particulier en Espagne et en Roumanie, ainsi que sur la zone MEA (Middle-East & Africa).

Sur le 4ème trimestre 2017 en particulier, la France enregistre une croissance du chiffre d'affaires des services mobiles pour la première fois depuis 2011 (+15%), ainsi que de fortes ventes nettes dans le Haut Débit fixe, malgré un environnement qui demeure fortement concurrentiel. Pour sa part, l'Espagne affiche un solide trimestre de croissance de son chiffre d'affaires (+9%), soutenant ainsi une croissance record de l'EBITDA ajusté, grâce à une approche centrée sur la valeur, là aussi dans un marché très compétitif. En Pologne, la performance du Haut Débit fixe traduit le succès de la stratégie Très Haut Débit ainsi que des offres convergentes. De leurs côtés, la Belgique et le Luxembourg affichent également de fortes ventes nettes de contrats mobiles grâce à la convergence et à l'attractivité des offres data mobile. Enfin, dans les autres pays d'Europe Centrale, la monétisation de la data et de la convergence maintiennent la croissance du chiffre d'affaires à un niveau élevé (+5.6%).

S'agissant des pays en Afrique et au Moyen-Orient, la croissance du chiffre d'affaires, en accélération à +5.7%, est tiré par la data, les offres B2B et Orange Money (+5.7%). Le chiffre d'affaires du marché entreprise est désormais quasiment stabilisé, grâce à la croissance continue des services IT et IS (sécurité), ainsi que des équipements mobiles (-0.1%).

La Direction termine sa présentation en maintenant les objectifs 2018 à court et moyen terme, dont une accélération du taux de croissance de l' EBITDA et du Cash Flow Opérationnel par rapport à 2017, un pic des investissements (CAPEX) à 7.4 Mds€ et le maintien du ratio dette nette/EBITDA autour de 2. Elle annonce enfin une augmentation de 5 centimes d'€ du dividende par action, au titre de l'exercice 2017, soit 0.65 € par action, et l'engagement de le porter à 0.70 €, soit 5 centimes d'€ supplémentaires, pour l'exercice 2018.

Si, d'une manière générale, les élus du Comité de Groupe Européen, et les représentants de la CFE-CGC Orange en particulier, se félicitent des bons résultats affichés par le Groupe pour l'ensemble de l'année 2017, ils rappellent que les 2 Mds € de bénéfices dégagés par le Groupe sont directement liés au travail de l'ensemble des salariés en Europe. Ils notent en séance que si le dividende aura donc, fin 2018, augmenté de 16% en 2 ans, il n'en a pas été de même s'agissant de la rémunération des salariés d'Orange dans le Monde.Si la Direction argumente en faisant valoir que sur 100 euros de valeur ajoutée produite par l'entreprise, 42 reviennent aux salariés, que plusieurs leviers, en fonction des pays, existent déjà avec l'intéressement et la participation, et que les critères d'obtention d'actions gratuites, dans le cadre du plan Orange Vision 2020, sont atteints pour 2017, les élus dénoncent le fait que l'augmentation du dividende ne suive pas, à minima, les mêmes mécansimes d'attribution, confortant ainsi l'idée d'une reconnaissance à deux vitesses des efforts fournis par l'ensemble du collectif de travail.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting on February 27th, 28th and March 1st, 2018, in Paris, the Group's Management has included an item on the agenda regarding Orange 2017 financial results, presented by Frederico Colom Artola, Group Financial Management Control Director.

Already presented on February 21st in the press release issued by the Group's financial communication, the results already show that the 2017 objectives have been achieved. Revenue was up for the second consecutive year (+ 1.2%), as well as adjusted EBITDA (+ 2.2%) and operating cash flow growth (+ 0.8%). Revenues are returning to growth in France for the first time since 2009, and the other territories in which the Group operates are also posting strong performances, particularly in Europe, and particularly in Spain and Romania, as well as in the MEA area (Middle East & Africa).

Particularly in the 4th quarter of 2017, France recorded growth in mobile services revenues for the first time since 2011 (+ 15%), as well as strong net sales in fixed broadband, despite an environment that remains highly competitive. For its part, Spain posts a solid quarter of revenue growth (+ 9%), thus supporting a record growth in adjusted EBITDA, thanks to a value-driven approach, again in a strong and very competitive market. In Poland, fixed broadband performance reflects the success of the Broadband strategy as well as convergent offers. For their part, Belgium and Luxembourg also posted strong net sales of mobile contracts thanks to the convergence and attractiveness of mobile data offers. Finally, in the other Central European countries, monetization of data and convergence kept sales and revenue growth at a high level (+ 5.6%).

For countries in Africa and the Middle East, revenue growth, up + 5.7%, was driven by data, B2B offers and Orange Money (+ 5.7%). Business market turnover has now almost stabilized, thanks to continued growth in IT and IS (security) services, as well as mobile equipment (-0.1%).

Management completes its presentation by maintaining the 2018 targets in the short and medium term, including an acceleration of the EBITDA growth rate and Operational Cash Flow compared to 2017, a peak of investments (CAPEX) of € 7.4 billion and the maintenance of the ratio net debt / EBITDA around 2. It finally announces an increase of 5 cents of the dividend per share, for the fiscal year 2017, at 0.65 € per share, and the commitment to increase it to 0.70 €, ie 5 additional € cents, for the 2018 financial year.

If, in general, the elected members of the European Works Council, and the representatives of the CFE-CGC Orange in particular, welcome the good results posted by the Group for the whole year 2017, they recall that the € 2 billion in profits generated by the Group are directly related to the work of all employees in Europe. They note in session that if the dividend will therefore, at the end of 2018, have increased by 16% in 2 years, it was not the same with respect to the remuneration of employees of Orange in the World.If the Management argues that on 100 euros of value added produced by the company, 42 return to employees, that several levers, depending on countries, already exist with the profit-sharing and participation, and that the criteria of free shares, as part of the Orange Vision 2020 plan, are achieved for 2017, the European Works Council denounces the fact that the increase of the dividend does not follow, at least, the same mechanisms of attribution, thus reinforcing the idea a two-speed recognition of the efforts made by the entire work group.

 

tf1 canal plus 684x513Comme Orange l’an dernier, Canal+ a saisi le tribunal de commerce de Paris d’une plainte contre TF1, avec qui le contrat de diffusion arrive à terme ce 28 février.

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Le chaîne cryptée et sa maison mère Vivendi assignent plus précisément, selon BFMTV, le groupe audiovisuel et sa filiale TF1 Distribution.
La procédure s’ouvre à l’heure où un contrat liant les deux parties prend fin : à compter du 1er mars 2018, le groupe Canal+ n’aura plus l’autorisation de reprendre le signal des chaînes gratuites de TF1, comme il le fait actuellement dans son bouquet Canalsat et sur l’application MyCanal.

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La CFE-CGC a pris position dans le débat, invitant le gouvernement à prendre des mesures. Entre autres, « établir sans ambiguïté que tout bénéficiaire d’une autorisation de diffusion gratuite sur la TNT doit mettre gratuitement son signal à disposition de tout diffuseur national, dès lors qu’il n’est pas porté atteinte à la qualité du signal ».

Il faudra surveiller l’évolution de la situation avec Free, le contrat arrivant à échéance fin mars.

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Extrait de ITespresso- Clément Bohic - 28 février 2018