Rapport 2025 de la santé au travail : des indicateurs très préoccupants
Rédigé par Vos élus CFE-CGC Orange le . Publié dans SCE.
Le rapport 2025 de la médecine du travail d’Orange Business met en évidence une dégradation préoccupante des conditions de travail et de la santé des salariés.Le service de santé a été fortement sollicité avec plus de 1 500 examens médicaux et près de 900 entretiens infirmiers réalisés cette année. La forte hausse des visites non périodiques et des consultations à la demande révèle un mal-être désormais exprimé ouvertement par les salariés. La prévention apparaît aujourd’hui davantage réactive que préventive. Ainsi, le service de santé au travail est lui-même fragilisé par le turn-over des médecins, les réorganisations et les fermetures de sites. Cette situation entraîne une perte de proximité, des difficultés de suivi médical et une prévention moins efficace.
Les transformations immobilières et le déploiement du flex office aggravent les tensions. Bruit, manque d’espaces adaptés, contraintes logistiques et allongement des trajets dégradent les conditions de travail. Les conséquences sont visibles : fatigue, baisse d’efficacité et tensions accrues.
Les dysfonctionnements techniques et organisationnels compliquent également le quotidien des salariés. Les difficultés d’accès au matériel et les processus d’aménagement de poste pénalisent particulièrement les salariés en situation de handicap. L’absence d’ergonomie adaptée favorise aussi la hausse des troubles musculosquelettiques (TMS). Le rapport souligne une montée importante des risques psychosociaux : surcharge de travail, perte de sens, désorganisation et conflits éthiques. Les effets sont déjà perceptibles avec une augmentation de l’anxiété, de la démotivation, des troubles du sommeil et de l’épuisement professionnel.
Les transformations liées à l’offshoring, à l’intelligence artificielle, au non-remplacement des départs et au management à distance accentuent encore le malaise. Ces évolutions renforcent la perte de repères, l’isolement et le désengagement progressif des salariés. Enfin, le facteur humain apparaît au cœur de la crise avec une perte de reconnaissance, de sens et de fierté au travail. Dans ce contexte difficile, la relation de proximité avec les managers reste l’un des derniers points d’équilibre pour les équipes.



