Orange: les syndicats déclenchent le droit d'alerte

Mais pourquoi céder partiellement à la concurrence, en l'occurrence Canal+ (filiale de Vivendi, la maison mère de l'autre opérateur téléphonique SFR), le contrôle des trois chaînes cinéma, créées par Didier Lombard et regroupées dans la filiale Orange Cinéma Séries (OCS), alors qu'elles ont coûté cher mais qu'elles vont bientôt devenir rentables? Cette volte-face stratégique a visiblement créé un malaise dans le groupe.

Les trois principaux comités d'entreprise du groupe France Télécom se sont ainsi réunis ces derniers jours, en présence notamment de Xavier Couture, le directeur des contenus d'Orange. Après un CE agité, mardi 23 novembre, regroupant notamment la division OCS, un comité central d'entreprise s'est tenu le lendemain, mercredi 24 novembre, au cours duquel cette instance, loin d'approuver le projet de joint-venture avec Canal+, a demandé au préalable une expertise pour évaluer la pertinence du projet. Au cours de chacun de ces deux comités d'entreprise, la direction a longuement présenté le projet de création de joint-venture avec Canal+, mais n'a fait que mentionner de manière elliptique – «à peine sur une demi-page de format A4», commente un témoin – le projet concurrent de reprise d'Orange Cinéma Séries, présenté par les deux responsables de cette division, Hervé Payan et Guillaume Jouhet, épaulé par un financier suédois.

Et puis, jeudi 25 novembre, au cours d'un ultime comité d'entreprise du groupe, celui du comité d'établissement de France Télécom Innovation, qui regroupe les secteurs de pointe ou en fort développement du groupe, le revers a été plus cinglant. A l'unanimité de ses membres, le comité d'entreprise a usé du droit d'alerte. C'est la première fois dans la vie du groupe qu'une telle procédure est lancée.

Les considérants de ce droit d'alerte, dont on peut prendre connaissance ci-dessous, sont graves :

Le document du droit d'alerte

[...]

Car dans un premier élan, on pourrait penser que ce n'est que la mise en pratique de la suspension de la stratégie contenants/contenus décidée par Stéphane Richard. Mais en vérité, nul ne peut en jurer. On comprend donc la stupéfaction du comité d'entreprise et des syndicats – on lira le tract de la CFE-CGC. Car en vérité, on peut tout aussi bien se demander si la stratégie de Stéphane Richard n'est effectivement pas concertée avec les dirigeants de Vivendi Universal.

Extrait : Mediapart - 7 décembre 2010 - Laurent Mauduit

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