ENO (European Network Outsourcing) v2: suite... et fin de la consultation.

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 6, 7 et 8 novembre 2018 à Nice, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif au projet ENO 2, présenté par Friedel Kehne, Directeur des Opérations Réseaux.

Le projet ENO 2 s’est à nouveau imposé au calendrier du Comité de Groupe Européen en raison de l’arrivée à terme prochaine des contrats de sous-traitance conclus avec Ericsson, et relatifs aux prestations de supervision et maintenance du réseau fixe et mobile en Espagne, Belgique, Slovaquie, Roumanie et Moldavie. Le sujet a ainsi fait l’objet, en Comité de Groupe Européen, d’un quatrième et, a priori, ultime débat avant la prise de décision par la Direction sur la reconduction des contrats de sous-traitance.

Dans un article publié tout récemment, nous nous étions d’ores et déjà fait l’écho de la présentation et des échanges sur le sujet à l’occasion du Comité de Groupe Européen réuni en session extraordinaire à Paris le 17 octobre dernier.

Deux scénarii avaient été présentés, l’un proposant la reconduite à périmètre identique des contrats, tandis que le deuxième scénario, tout en conservant un seul partenaire pour la supervision, envisage de confier les interventions de maintenance à des prestataires locaux.

La procédure d’information/consultation n’avait toutefois pu aboutir lors de la réunion du mois d’octobre. Les élus avaient en effet considéré qu’ils n’étaient pas à même, en séance, d’émettre un avis sur la base des seules informations communiquées par la Direction. Ils avaient en conséquence communiqué une série de questions complémentaires auxquelles la Direction s’était engagée à apporter les réponses utiles avant cette nouvelle séance plénière du 7 novembre.

Les réponses écrites formulées par mail à l'attention des membres du Comité de Groupe Européen, ainsi que la teneur des nouveaux échanges qui ont pu avoir lieu avec la Direction, n’ont cependant pas été à la hauteur des attentes des élus, même s’ils ont reconnu que la Direction a fait preuve d’une réelle volonté de les éclairer sur les deux alternatives envisagées et de débattre.

Font toujours défaut notamment, selon les élus, les valeurs 2018 des KPI de qualité ainsi que les montants, même estimatifs, des contrats en cours de négociation au prétexte qu’il s’agit de données sensibles. Toutefois, c’est sur l’aspect social du dossier que l’information complémentaire sollicitée s’est montrée la plus décevante. A leur demande de savoir ce qu’il était advenu de leurs anciens collègues transférés chez Ericsson lors de la passation du premier contrat, aucune information de nature à les rassurer, bien au contraire, n’a pu être apportée. En Roumanie par exemple, une majorité d’entre eux semble avoir quitté la société Ericsson.

La Direction s’est engagée à inscrire le projet ENO2 au prochain Comité de Groupe Européen de février et à organiser un suivi du dossier en séance, à une fréquence qui sera déterminée d’un commun accord.  

En conséquence, les élus ont formulé un avis négatif qui a été communiqué le 16 novembre à la Direction. Les représentants ont expliqué leur opinion négative sur la base des arguments susmentionnés et de ceux développés précédemment dans notre dernier article.

 [English version]

As part of the Orange European Works Council meeting in Nice on November 6th, 7th and 8th, 2018, the Group Management has included an agenda item for the ENO 2 project, presented by Friedel Kehne, Director Network Operations.

The ENO 2 project has, once again, made its way onto the European Works Council's calendar due to the near completion of the subcontracting contracts concluded with Ericsson. These contracts deal with the supervision and maintenance services of the fixed and mobile network in Spain, Belgium, Slovakia, Romania and Moldova. This was the fourth time, and in principal the last time, that the project was discussed by the European Works Council before the Management will decide to renew the outsourcing contracts.

In a recently published article, we have already echoed the last presentation and exchanges at the European Works Council during an extraordinary session in Paris on October 17th.

Two scenarios were presented: one proposition was the renewal of contracts at the same perimeter, and the second scenario, simultaneously retaining a single partner for supervision, plans to entrust maintenance interventions to local service providers.

However, the information/consultation procedure was not completed at the October meeting. The European Works Council members had indeed considered that they were not able, in session, to issue an opinion on the basis of the only information provided by the Management. They consequently communicated a series of complementary questions to which the Management had undertaken to provide the useful answers before this new plenary session of November 7th.

The written replies sent by mail to the attention of the European Works Council members, and the content of the new exchanges that may have taken place with the Management, did not live up to the expectations of the European Works Council members, even if they acknowledged that the Management had shown its willingness to enlighten them at best on the two alternatives envisaged.

According to them, the 2018 values ​​of the quality KPI are still lacking, as are the precise financial data, even estimated, about the contracts being negotiated, on the pretext that these data are sensitive. However, it is on the social aspect of the file that the additional information was the most disappointing. At their request to know what had happened to their former colleagues transferred to Ericsson, no information was likely to reassure the representatives. On the contrary, in Romania, for example, a majority of the previous Orange employees seem to have left Ericsson.

Management has committed to register the ENO2 project at the next European Works Council session in February, as well as a follow-up to the file at a frequency to be determined by mutual agreement.

Consequently the European Works Council members have formulated a negative opinion which has been communicated on November 16th to the Management. The representatives explained their negative opinion based on the mentioned arguments above and the ones previously developed in our last article.

Imprimer