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Procès France Télécom : la CFE-CGC Orange demande que les dommages et intérêts soient payés par les anciens dirigeants et non par l’entreprise

Le procès touche à sa fin. Cette semaine est consacrée aux plaidoiries des avocats des parties civiles, avant le réquisitoire du Parquet qui interviendra vendredi 5 juillet. Les avocats des prévenus quant à eux plaideront la semaine prochaine.

Un procès historique et exemplaire qui a résonné dans toute l’entreprise

La CFE-CGC Orange tient à saluer l’extraordinaire travail de la Justice, de l’instruction du dossier au déroulement du procès, et la qualité des débats impulsée par la Présidente du Tribunal, Cécile Louis-Loyant.

Beaucoup de nos collègues se sont reconnus dans les témoignages des victimes, entendus en audience ou relayés par les médias : les suicides ne sont en effet que la partie émergée des souffrances vécues par un grand nombre d’entre nous. Beaucoup attendent que ce procès le reconnaisse, même si d’autres ne veulent plus en parler. Seule la Justice pourra condamner à hauteur de la violence exercée sur les personnels, pour que le travail de réparation puisse enfin avoir lieu.

Au-delà de la dimension humaine, qui n’a pas de prix, soulignons que le coût global de cette crise est probablement plus élevé que ce que les prévenus ont cru lui faire gagner. Mais ces additions-là ne sont jamais faites. Ce sont des heures de réunion avec les représentants du personnel pour signer de nouveaux accords d’entreprise afin de rétablir le pacte social et permettre aux salariés de se réengager, une marque abîmée, des coûts de financement plus élevés pour faire face à la crainte des prêteurs, et du potentiel humain gâché, qui aurait pu contribuer utilement à l’activité de l’entreprise au lieu d’être placardisé.

Petits arrangements entre amis ?

Si la question pénale reste posée, il n’y a pas d’ambiguïté sur l’insuffisance professionnelle des prévenus, qui tout au long de ce procès l’ont en quelque sorte argumentée eux-mêmes en se défaussant systématiquement sur l’encadrement local « qui n’aurait rien compris », tandis qu’ils clamaient ne rien savoir des souffrances vécues par les personnels. Selon leur propre mode de fonctionnement, ils auraient dû être licenciés. Tout au contraire :

  • Olivier Barberot est devenu patron de la filiale Globecast, en conservant le même niveau de salaire ;
  • Jacques Moulin a dirigé plusieurs années la filiale Sofrecom avant de prendre la Présidence de l’IDATE, où il perçoit un complément de rétribution d’Orange pour compenser sa perte de revenus ;
  • Brigitte Dumont est devenue Directrice de la Responsabilité Sociale d’Entreprise du Groupe Orange (on n’ose y croire !) et Présidente du syndicat Patronal de la Branche des Télécoms, dont Orange emploie 50% des salariés ;
  • Nathalie Boulanger est devenue Directrice de Orange Start-up Ecosystème.

Quant à Didier Lombard, il a été plusieurs années Président du Comité Stratégique d’Iris Capital, fonds de capital-risque dont Orange possède une part significative du capital et y possède des titres qui lui vaudront de belles plus-values.

A l’évidence, la nouvelle Direction de l’entreprise a appliqué un soutien de classe entre dirigeants…

La CFE-CGC Orange demande que les dommages et intérêts soient payés par les anciens dirigeants

Pour la CFE-CGC, l’entreprise est un bien commun. Sans le dévouement quotidien des personnels, elle n’existerait pas, et ils y sont plus attachés que la classe des dirigeants mondialisés. A ce titre, nous remercions les parties et les médias d’avoir évoqué l’entreprise sous la dénomination de « France Télécom, devenue Orange ». Cela a protégé l’outil de travail.

C’est pour la même raison que la CFE-CGC Orange demande que les dommages et intérêts qu’elle réclame en tant que partie civile ne s’appliquent pas à l’entreprise (à laquelle nous ne demandons qu’un euro symbolique), mais uniquement aux prévenus personnes physiques. Nous souhaitons qu’il en soit de même en ce qui concerne la condamnation à une publication du jugement dans la presse.

L’entreprise, instrumentalisée par des dirigeants obnubilés par les gains financiers, a déjà payé le prix de leur déraison. C’est aux anciens dirigeants d’assumer les conséquences de leurs actes. Ils ne doivent plus pouvoir se cacher derrière l’entreprise : quand ils fautent, ils doivent rendre l’argent. Les émoluments significatifs qu’ils se sont eux-mêmes octroyés leur en fournissent les moyens.

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