CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

DO Sud

En synthèse :

  • les Unités d’Intervention restent dans le giron des futures DO,
  • les Unités Pilotage Réseau dans celui de DTSI,
  • pas de redéfinition du périmètre ou du rattachement des Unités Opérationnelles et pas de regroupement entre UO (rattachement à la DO cible),
  • les Directions Régionales restent rattachées au DO sans évolution.

Principes de ces futures DO :
1. Renforcer :

  • passage vers 5 DO (correspondant au schéma naturel attendu,
  • création d'un poste de Directeur des Réseaux, au CoDir du DO, qui agira en délégation du DO et en coordination avec DTSI,
  • rapprochement de l'intégralité des équipes actuelles DEC (Direction de l'Expérience Client) / DCR (Direction Commerciale Régionale) pour former une Direction Clients.
2. Favoriser :
  • la proximité des clients & salariés, et la connaissance fine & partagée du marché local,
  • la mobilisation/action sur des problématiques transverses et locales de manière rapide et réactive, et la cohérence des plans d’actions,
  • champ de coopération : Business & Expérience clients (a minima sur GP & Pro/PME), et proposition d'axer les coopérations sur une maille locale couvrant 2/3 départements administratifs.
3. Favoriser la cohésion et l’équilibre entre central et local :
  • Contribution accrue des territoires à la stratégie OF ; renforcement de la transversalité des animations opérationnelles ; renforcement de la coopération sur les enjeux de réseau en local entre DO et DTSI,
  • Six périmètres actuels sont concernés (DEC, DCR, Direction du Contrôle de Gestion, Direction Immobilier Services Aux Salariés - Sécurité, Direction de la Communication, Direction des Ressources Humaines) :
-  les évolutions d'organisation concernent les équipes DO Moyens Propres des 9 DO actuelles, 1 308 salariés (1 080 CDI actifs),
-  199 postes de managers concernés (pour 139 positions managériales à la cible !).

Organisation cible du CoDir de DO, directions représentées :
  • Direction Clients : 303 CDI actifs,
  • Direction des Réseaux,
  • Direction Contrôle de Gestion,
  • Direction Immobilier Services aux Salariés & Sécurité : 114 CDI actifs (y/c les DCG),
  • Direction Communication : 91 CDI actifs,
  • DRH : 572 CDI actifs,
  • PMO (Project Manager Officer).
Focus RH et communication :
  • accompagnement RH et analyse des impacts humains,
  • positionnement sur les postes, accompagnement managérial et communication autour du projet,
  • organisation complète DO par DO :
-  fiches d'identité RH,
-  organisation actuelle,
-  organisation cible,
-  matrices de transfert (fonction par fonction et consolidée).

Analyse de la CFE-CGC

Bien que, dans cette présentation, il soit question de « renforcer les DO afin de consolider l’ancrage territorial de l’Entreprise », la CFE-CGC y voit au contraire un risque d’affaiblissement de l’empreinte d’Orange, avec pour corollaire une perte d’efficacité, de notoriété et d’image !

Elle réaffirme que toutes les intentions décrites dans ce dossier, qui font sens dans notre écosystème si particulier, peuvent parfaitement être mises en œuvre dans le schéma conforté et pérennisé des 9 DO actuelles !

banniere rdp rentree2018
Crédit photo : vividsoup via Pixabay

La revue de presse d'août 2018 est à votre disposition.

Au sommaire : épargne & actionnariat salariés, gouvernance, numérique, emploi, régions, désengagement de l’Etat, intergénérationnel, procès pour harcèlement moral.

Pour la consulter : revue de presse août 2018

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Bonne lecture !

Une négociation a été ouverte pour permettre la revalorisation du montant de la prime de sujétion dite CPEP 90.

Il a été décidé un passage de la prime à 287 euros/mois avec application rétroactive au 1/01/2018 avec date de mise en paiement sur la paie du mois de septembre.

Cette prime de sujétion reconnaît et indemnise la contrainte du travail de cycle en 24h, 7 jours /7.

Historiquement* les conditions d’attribution de cette prime sont issues d’un protocole de sortie de grève. Elles n’étaient donc pas re négociables. Seule le montant de la prime pouvait être re discutées.

Vos représentants CFE-CGC Orange ont tout de même porté la revendication suivante : étendre les modalités de cette prime aux salariés en longue maladie qui se retrouvent en situation d'incapacité/inaptitude (avec certificat d’inaptitude) sur ce type de poste. Le principe consiterai à compenser la perte du poste par le versement de 24 mois de prime.

Si le montant de la nouvelle prime semble acté, à date, la Direction n'a fait aucun retour sur cette revendication.

il y a actuellement 367 salariés bénéficiaires de cette prime sont des cadres (E, Dbis) et des techniciens (D). Ils sont sur les périmetres SCE (85) DTSI (229), IMTW (38) , DO SUD(1) , DO IDF (8) et GLOBECAST(5).

*Evolution du montant de la prime de sujétion depuis 1991
Cette prime de sujétion est née en 1990 au temps ou Orange était France Telecom

2018 : 287€ bruts mensuels (Evaluation sur la base de la NAO hors mesures spécifiques à l’Accord Reconnaissance des Compétences et des Qualifications)

2015 : 275€ bruts mensuels (Evaluation sur la base de la NAO)

2012 : Revalorisation à 261€ bruts mensuels (Protocole sortie de grève)

2010 : Revalorisation à 250€ bruts mensuels (Protocole sortie de grève)

1991 : Création d’une prime de sujétion de 1000 Fr (152,45 euros) pour les non cadres.

Suite aux dernières élections professionnelles où vous nous avez accordé votre confiance avec 15,65% des voix  vos nouveaux élus CFE CGC ont pris leur fonction lors de la première séance du CE du 23 novembre 2017 : Philippe Mazas, Virginie Ducourty, Laurence Ourties, Karima Benzoubeir et Valérie Vincent RS CE.

do sud

 

 

 

 

 

banniere dans les medias sept2017

La revue de presse de septembre 2017 est à votre disposition.

Au sommaire : Orange Bank, emploi en région, résultats, actionnariat, numérique, siège social, handicap & discriminations, droit du travail, paroles d'experts

Pour la consulter : revue de presse septembre 2017

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Bonne lecture !

 

 

 

dmmp 26janvier2017

Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC Orange, était mardi à Montpellier pour remettre en question le choix stratégique réalisé par la direction d’Orange. « Nous avons du mal à comprendre d’un côté, la logique de service de proximité, de qualité, et d’un autre côté, l’accélération de la fermeture des points de vente. »

[...]

Et Sébastien Crozier de s’en prendre à la Métropole à qui il reproche de s’être limitée à la partie « BTP »de la fibre optique dans le contrat qui la lie à Orange, sans contrepartie sociale. « Tout est centralisé à Paris, les grandes villes comme Montpellier ont été dévitalisées. Ça n’a pas de sens ! ».

Extrait de Direct Matin Montpellier Plus - Valérie Marco - 26/01/2017

Télécharger le pdfsupport complet en pdf

La CFE-CGC dénonce la stratégie de l'opérateur. Selon le syndicat, Orange prévoit de supprimer plus de 1.900 postes en région Occitanie d'ici 2020.

Et les réorganisations n'améliorent pas le climat social dans l'entreprise. A Montpellier, la boutique Antigone va fermer d'ici le mois de Juin.

 

Extrait du journal de 9h sur France Bleu Hérault - 26/01/2017

Face à la diminution drastique des effectifs et à la concentration des centres de décision àParis, la CFE CGC encourage la création d'emplois locaux.

Une dynamique qui tente de s'imposer alors que les fermetures de boutiques se multiplient. La prochaine sur la liste étant celle d'Antigone.

" Il est possible de créer, dans les 5 prochaines années, 800 à 1000 emplois sur la zone de Montpellier. C'est l'ambition qu'Orange doit afficher : qu'on arrête de reruter à Paris, qu'on crée de vrais bassins d'emplois au niveau local",déclare Sébastien Crozier. de passage hier dans la capitale héraultaise à la faveur d'un "tour de france", le président national du syndicat CFE CGC Orange  a insisté sur l'impérieuse nécessité de renforcer les effectifs, en particulier dans les régions.

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A l'échelle de la région, ce sont près de 2000 départs (1940) qui sont annoncés entre 2015 et 2020, soit 28% des effectifs.

"40 ans après la plus grande vague de recrutements dans l'entreprise, en 1978, l'heure est venue, logiquement de la plus grande vague de départs à la retraite" commente Sébastien Crozier.

Des départs très partiellement remplacés (1 sur 3 entre 2015 et 2017) ce qui impacte nécessairement les conditions de travail des salariés comme les services aux consommateurs. Sans surprise, les zones rurales sont les plus touchées par cette baisse drastique des effectifs, avec notamment la fermeture de boutiques. Il existe ainsi un risque fort de disparition de l'emploi sur les petits sites comme Foix, Béziers, Carcassonne, Mende ou Saint-Gaudens.

La fermeture des boutiques est également une réalité dans les métropoles, où elles sont remplacées, dans une logique de concentration, par de très grandes boutiques. Ainsi, à Montpellier, l'enseigne Antigone sera fermée à la fin du premier semestre 2017, le temps de trouver un local pour acceuillir justement un de ces très grands magasins.

En découlera la fermeture, sans qu'une date n'ait encore été arrêtée, de la boutique du Polygone et de la rue Jean Moulin. Une logique qui s'accompagnera, à moyen terme du regroupement des personnels d'Orange - aujourd'hui répartis sur 5 sites- sur un campus unique ( à priori le site actuel APollo, dans la zone Eureka).

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 Au lendemain de l'annonce de l'engagement pris par Orange de déployer la fibre optique sur l'ensemble des communes de la Métropole, le président de la CFE CGC a insisté sur la part de responsabilité des collectivités locales dans ces créations d'emplois.

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Source extrait : La Marseillaise - 25 janvier 2017

Téléphonie. Réorganisation, climat social, rien ne va plus.

Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC Orange, était hier à Montpellier pour remettre en question le choix stratégique réalisé par la direction d'Orange. " Nous avons du mal à comprendre d'un côté, la logique de proximité, de qualité, et d'un autre côté, l'accélération de la fermeture des poits de vente."

Une direction qui prévoit de ne remplacer qu'un emploi sur trois, sur Montpellier d'ici 2018. "1500 emplois seront perdus sur la région. La baisse constante des effectifs détériore un peu plus l'emploi local".

Sur le territoire Occitanie, 208 emplois auraient été supprimés entre 2014 et 2015 soit une baisse de 2.6% "en lien avec la fermeture des boutiques rurales."

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Moins de flux, c'est donc plus de digital. Et Sébastien Crozier de s'en prendre à la Métropole à qui il reproche de s'être limitée à la partie "BTP" de la fibre optique dans le contrat qui la lie à Orange, sans contrepartie sociale.

"Tout est centralisé à Paris, les grandes villes comme Montpellier ont été dévitalisées. Ca n'a pas de sens!"

 

Source extrait : Midi Libre - Valérie Marco - 25 janvier 2017

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Les représentants syndicaux de la CFE-CGC Orange reviennent lors d’un point presse sur les enjeux du Groupe et leurs combats en matière d’emploi, évoquant une chute constante des effectifs et une offre inégalement répartie sur le territoire.


Décrue constante des effectifs sur le marché des télécommunications, crise des suicides chez l’ancien « France Télécom », et une région Sud « assassinée » aux dires du milieu syndical…

 

Le constat n’est pas tout rose et la CFE-CGC Orange entend mener plusieurs combats, prioritairement en termes d’emploi et de conditions de travail. Face au projet de loi El Khomri, l’organisation syndicale a notamment fait front sur la mesure du plafonnement des indemnités prud’homales susceptible de pénaliser le salarié, obtenant gain de cause.

 

« C’était l’une des conditions pour que l’on signe, mais ils veulent y revenir dessus », martèle son président Sébastien Crozier, inquiet en sa qualité de juge par un texte et des décisions remettant en cause la hiérarchie des normes.


Pour une décentralisation de l’offre et de l’emploi
Mais au-delà de l’actualité législative et face à une loi qui n’est pas jugée propice à l’emploi, la CFE-CGC Orange parle d’une « région Sud assassinée » en la matière ainsi qu’en termes de conditions de travail.

 

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 Partisan d’un management gagnant-gagnant au sein de l’entreprise, le syndicat CFE-CGC fait aussi de l’insertion et de la formation professionnelle un combat, préconise une décentralisation des effectifs en région et juge l’offre inégalement répartie dans le territoire. En parallèle, le concept de « Smart Store » se développe en métropole, comme à Toulouse et Montpellier.

 

Source extrait : Politic Région - Simon Pialat - 31 mai 2016

 

 

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Patricia Goriaux est depuis le 1er mars la nouvelle directrice d'Orange Sud, qui emploie plus de 8 000 personnes dans la région LRMP.

 

Elle fait le point sur les grands chantiers de l'opérateur télécoms : le futur campus de 1 000 salariés à l'est de Toulouse, le coworking avec les startups au sein de la Villa Tolosa et le plan de transformation numérique en interne qui inquiète les syndicats. Interview.


Vous avez pris depuis le 1er mars la suite de Pierre Clément à la tête de la direction d'Orange Sud. Quelles sont vos priorités pour le groupe ?


Tout d'abord, je veux renforcer la proximité avec les clients sur l'ensemble de la grande région. Nous allons lancer cette année une dizaine de nouveaux espaces appelés Smart Stores. Ces boutiques permettront de tester tous les équipements comme à la maison. Il existe déjà un Smart Store à Montpellier et, très prochainement, nous lancerons un espace à Blagnac puis sur tout le territoire.

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Orange Sud a ouvert en début d'année Villa Tolosa, un espace de 400 m2 dédié aux startups dans les locaux de Blagnac. Quelle est sa vocation ?
Villa Tolosa est un nom provisoire, la véritable identité sera dévoilée lors de l'inauguration officielle du lieu prévue à la rentrée prochaine.

Ce lieu a vocation à accueillir des startups de toute la France en lien avec le numérique et les objets connectés, notamment des startups qui travaillent sur la technologie LoRa (le réseau bas débit des objets connectés concurrent du labégeois Sigfox, NDLR), ou qui sont dans le secteur de la télémédecine (ex : Telegrafik)...

 

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Orange a lancé au niveau national un plan de transformation numérique. Trois syndicats (CGT, Sud, CFE-CGC) ont rejeté l'accord, craignant une manière de ne pas compenser les départs à venir (voir encadré ci-dessous). Ils s'inquiètent aussi de l'utilisation des données des salariés. Comment répondez-vous à ces remarques ?

 

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La CFE-CGC s'inquiète des "nombreux départs"


De son côté, le syndicat de l'encadrement, la CFE-CGC, s'inquiète de "nombreux départs, environ 1 500 entre 2015 et 2017, soit près de 20 % des effectifs actuels, très partiellement remplacés, qui se traduira par une réorganisation des services et une réelle tension, sans aucun plan social, mais avec une réelle difficulté opérationnelle".

D'autre part, les cadres s'inquiètent du "développement des Smart Stores dans les grandes villes, au détriment des départements les moins peuplés, où les boutiques Orange disparaissent peu à peu".
Enfin, le syndicat alerte sur "la situation financière et l'évolution des résultats, la politique actionnariale, le climat social et la situation du marché des télécoms, et particulièrement dans la région Midi-Pyrénées".


Source extrait : La Tribune Toulouse - Florine Galéron - 12 mai 2016

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Sébastien Crozier, président national de la CFE-CGC d'Orange, s'inquiète de la réduction des effectifs au sein du groupe. Toulouse, qui a assuré pendant une dizaine d'années la gestion du réseau au niveau national, est un symbole.Quel est le problème dans la région ?

Le bassin toulousain a une perte nette d'effectifs : 500 départs par an ne sont pas remplacés. Et on constate une disparition des boutiques. L'emploi est massivement détruit dans les régions alors qu'il ne l'est pas à Paris. C'est paradoxal quand on sait que 8 000 collaborateurs d'Orange à Paris seraient prêts à venir en région.

 

.../...

 

Faut-il remonter les prix pour conserver des moyens humains et des boutiques ?

Non, on ne va pas revenir en arrière. Le marché fait que ce qui a été détruit est détruit. On espère que la nouvelle activité bancaire d'Orange fera en sorte de maintenir un maillage territorial. C'est important de conserver une proximité avec les citoyens. On ne peut pas imaginer un monde sans contact humain.

 

 

 

Source extrait : La Dépêche - Amélie Phillipson - 23/05/2016

La CFE-CGC d’Orange (qui représente 17 % des personnels du groupe en France) tire la sonnette d’alarme sur " la détérioration de l'emploi et des conditions de travail"dans les territoires.

 

A fin janvier 2016, le groupe emploie 7647 personnes en CDI (90%) et CDD sur le territoire Sud (corespondant au périmètre de la grand région LRMP), dont deux tiers rattachés à la Direction Orange Sud (directrice Patricia Goriaux), qui pilote l'activité commerciale et technique en direction des clients d'Orange en LMRP ( 1 M sur le haut débit fixe, 2 M sur la téléphonie mobile).

 

"La guerre des prix entre les 4 opérateurs a conduit à une baisse des effectifs sur le service client et dans les réseaux de distribution, affirme Sébastien CROZIER, président de la CFE CGC d'Orange.

Et les embauches annoncées ne permettent pas de compenser les départs, en retraite notamment. Sur le territoire Sud, environ 700 départs sont prévus cette année, pour moins de 200 embauches".

Du côté de la direction d'Orange Sud, on confirme seulement le recrutement de 140 CDI cette année, comme en 2015, sur des activités réseaux et relation client, et de 280 jeunes en alternance. Si ces efforts sont salués par la CFE CGC, ils ne suffisent pas à apaiser les craintes. (...)

 

Source extrait : La Lettre M - Aline Gandy - 19 mai 2016

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Hélène Marcy, avec Sébastien Crozier, vous êtes colistiers CFE-CGC. Quelle situation dénoncez-vous ?
Après la pause du Nouveau contrat social entre 2009 et 2012, le groupe Orange s’engage cependant dans une nouvelle décrue des effectifs. Par conséquent, nous sommes à la veille d’une nouvelle compression. Un salarié sur six devra quitter le groupe d’ici 2015 soit 15 % des effectifs ; un salarié sur quatre par la suite jusqu’en 2020.

[...]

Que préconisez-vous ?
Il faut qu’Orange décentralise ses services en région pour pouvoir retrouver des marges de manœuvres financières, grâce notamment aux économies réalisées dans l’immobilier de bureau.

[...]

Nous voulons aussi desserrer l’étau financier en suspendant le versement des dividendes pendant trois ans. Une économie de 2 milliards d’euros sera réalisée par an pour permettre au groupe de poursuivre le déploiement des réseaux de nouvelle génération, d’investir dans l’innovation et l’emploi.

Extraits de Touléco - Audrey Sommazi - 17 novembre 2013


A l'occasion de l'élection des représentants du personnel au conseil d'administration du
groupe, Sébastien Crozier, président national du syndicat CFE-CGC d'Orange, parcourt la
France.

Son but : mobiliser les employés pour le premier tour du vote, qui a lieu du 17 au 22 octobre, et leur rappeler au passage que le personnel détient 5% des parts de l'entreprise (deuxième actionnaire après l'Etat. La semaine dernière, il a fait une étape azuréenne : rencontre avec les
militants, tractage sur différents sites... Dans les Alpes-Maritimes, le groupe emploie près de 2.000
personnes.

« C'est un département sensible car il y a beaucoup de R&D, or les opérateurs cherchent à s'en débarrasser au profit des constructeurs. Nous avons encore un centre de recherche à Sophia, mais pour combien de temps ? » Orange, c'est 100.000 employés en France dont 35.000 en région
parisienne. Et une pyramide des âges vieillissante.

« Nous avons besoin de relocaliser les activitéssous-traitées à l'étranger et de répartir les emplois en régions, mais il y a une vraie paralysie de ladirection, qui fait preuve d'un immobilisme désuet. La France a besoin d'un équilibre géographiqueen termes d'emploi, et Orange a un rôle à jouer. Cette année il n'y a certes pas eu de licenciements, mais trop peu de recrutements : 2013 est l'une des années les pauvres pour les embauches, il manque une vraie volonté.»

.../...

Et dans la ligne de mire, l'arrivée de Free sur le marché : du low cost sur lequel les trois autres opérateurs ont dû s'aligner, au détriment de la qualité, de la capacité d'investissement et de l'emploi. Sébastien Crozier estime à 8.000 les pertes de postes dans les centres d'appel. Les distributeurs mettent la clé sous la porte, comme The Phone House (1.200 postes). Orange ferme une boutique par semaine en France.

.../...

Autre sujet sensible : « depuisquatre ans, Orange distribue plus de dividendes qu'elle ne fait de
bénéfices. Nous demandons lasuspension de leur versementpendant au moins trois ans, ce qui
permettrait d'économiser 2Mds€ paran. » Et donc de pouvoir investir, au lieu de continuer à « mener une politique de court terme. Mais l'Etat, qui détient 27% du capital, demande des dividendes. Les gouvernements Sarkozy et Hollande considèrent Orange comme une tirelire, avec toujours de nouvelles taxes. Les licences 4G ont coûté 4,5Mds€, du coup les quatre opérateurs ont dû tailler dans leurs effectifs....

 

.../...

 

La situation est tendue avec l'Etatet avec la direction. « Les dix ans de politique Breton ont mené au déclin. Stéphane Richard a apaisé la crise sociale, c'est son grand mérite mais c'est insuffisant. Maintenant nous devons faire face à des facteurs exogènes : crise économique, pression concurrentielle, demande de dividendes... La seule variable d'ajustement, c'est l'emploi. » Et pour Sébastien Crozier, « rien n'a été fait par nos deux ministres de tutelle, Fleur Pellerin et Arnaud Montebourg, pour les telecoms. Or s'il y a une réelle volonté politique, la filière pourra remonter.»


Source extrait : Tribune Bulletin Côte d'Azur - Lizza Paillier - 18 octobre 2013

 

 

 

Le Groupe Orange annonce une baisse de l'emploi de 6% entre 2011 et 2012 en Haute-Garonne.

Un constat "préoccupant" pour Sébastien Crozier, président du syndicat CFE-CGC Orange. D'ici 3 ans, l'effectif devrait chuter de 18%, soit 700 emplois sur 3 879 qui vont disparaître dans le département. "C'est l'alerte rouge, il faut rapidement arrêter l'hémorragie".

Extrait de La Dépêche du Midi - 15 octobre 2013

 

A Nice, près de Sophia Antipolis, Sébastien Crozier a dressé un état des lieux préoccupant de l'évolution sociale, financière et industrielle de France Télécom Orange. Le président de l'organisation syndicale CFE-CGC a pointé le déclin des effectifs de l'opérateur : "Nice est touché comme d'autres régions avec une baisse de 22% entre 2012 et 2015".

.../...

Et on assiste à une concentration de l'emploi en Ile-de-France. Est-ce ainsi qu'on va revitaliser les territoires?" Autres sujets de préoccupation: L'entreprise est devenue la vache à lait de l'Etat" et la stratégie de tarifs "low cost".Tout cela nuit, selon le syndicaliste, à la restauration d'un projet industriel.

Pour relever ce défi, Sébastien Crozier compte déjà sur les élections de novembre. Il s'agira de renouveler les sièges des salariés (quatre sur quinze) au sein du conseil d'administration.

 

Source, extrait : Nice matin - 14 octobre 2013

Présentation de Laurent AUFILS, Emploi et Contrôle interne.

Présentation de la Direction :

Les effectifs du Groupe France Télécom sont globalement stables par rapport à l'année 2012. Il est à noter que la filiale Citivox ne fait pas partie des chiffres présentés mais qu'elle ne représente pas une proportion significative par rapport à l'ensemble du personnel (36 CDI).

Le groupe comportait un peu plus de 107 000 actifs à fin décembre 2012, CDI et CDD inclus. 7000 salariés sont sans activité, marquant une baisse de 12% par rapport à 2011, notamment du à la fin du dispositif Congé de Fin de Carrière. L'absentéisme est également en plus légère baisse.

Le recrutement externe a baissé en 2012 par rapport aux deux années précédentes mais l'objectif des 10 000 recrutements sur 3 ans a été atteint... à 30 près (9970 sur 3 ans).

En Equivalent Temps Plein (ETP), les effectifs baissent de 0,6% par rapport à 2011 avec 98 800 ETP. Les Intérimaires représentent 546 ETP, soit une baisse de 30,5% et la sous-traitance externe 25 880 ETP, en baisse de 1,6%.

Le groupe dispose de plus de 5100 contrats en alternance, en progression de 1%. 43% des contrats se terminant en 2012 ont donné lieu à des recrutements en CDD (21%) ou CDI (22%).

Le taux de féminisation des effectifs est de 36% et reste stable, malgré une légère croissance des recrutements féminins externes en 2012. Ce chiffre reste malgré tout insuffisant.

En matière de bassin d'emploi, on constate une baisse au niveau de la région parisienne, au profit des régions.

De manière générale, les baisses d'effectifs sont liées à des départs en retraite, partiellement remplacés par des recrutements. La pyramide des âges des effectifs globaux comporte un fort pic à 56 ans. En 2012, 900 départs en retraite ont eu lieu, en ligne avec les prévisions.

En 2013, 1200 recrutements externes sont prévus. Ils permettront notamment d'accomplir l'engagement triennal du Groupe qui est de recruter 4000 personnes sur la période 2013 à 2015. En parallèle, le Groupe prévoit un départ en retraite de 2600 personnes en 2013. En se projetant plus loin et compte-tenu des lois actuellement en vigueur, le Groupe s'attend à une moyenne de 3500 départs en retraite par an entre 2014 et 2016 et 5500 à 6000 départs par an entre 2017 et 2020.
Le Groupe prévoit cependant des besoins moins importants en volume sur les années à venir, mais un renforcement des besoins en termes d'expertise.

Réponses aux questions des RP :

La sous-traitance indiquée dans le rapport ne concerne que la demande effectuée à l'extérieur du Groupe. Elle n'inclut pas la sous-traitance effectuée entre filiales ou entre le Groupe et ses filiales. La sous-traitance interne et/ou externe sera employée ces prochaines années pour gérer la transition sur certaines activités en baisse, notamment celle des UI.
Le recours aux CDD et à l'intérim devrait baisser en 2013, dans la continuité de 2012. La durée moyenne des contrats devrait également baisser. De manière générale, le recours à l'intérim devra être privilégié pour les contrats courts.
Le turn-over constaté sur les Professional Services n'a rien d'inquiétant puisqu'il est traditionnellement plus élevé que les autres domaines.
Le taux de promotion affiché dans le rapport ne concerne que le Groupe, faute d'avoir pu faire remonter les chiffres des filiales.

Notre position :

Nous regrettons l'absence d'information concernant le taux de sous-traitance entre le Groupe et ses filiales et demandons à ce que ces chiffres nous soient communiqués dans la prochaine présentation. Le taux de promotion des filiales devra également nous être communiqué, afin d'avoir une vision d'ensemble satisfaisante.
Nous nous inquiétons également de la proportion importante de départ en retraite prévue ces 8 prochaines années. Même si le Groupe prévoit un besoin en baisse en ce qui concerne le volume, une généralisation des sous-effectifs peut rapidement conduire à une démotivation ou pour le moins, à une augmentation de la morosité ambiante.

 

« Rapport PEC : Bilan et perspectives »
Présentation de Laurent AUFILS, Emploi et Contrôle interne.

L'année 2013 est marquée par l'augmentation des départs en retraite. Si l'on compare les prévisions de départs par rapport aux besoins sur la France entière, entre 2013 et 2015, il y aura un manque d'environ 4500 postes à la fin de la période. L'engagement pris par le Groupe porte sur 4000 recrutements externes. Ils concerneront principalement les métiers qui font face au client. Une optimisation du mode de fonctionnement permettra également d'adapter les équipes actuelles à la demande future.

Sur le plan des télécommunications, l'arrivée du 4ème opérateur fut rude et a contribué à l'érosion de nos marges. Un autre domaine ayant contribué à la diminution des marges vient du domaine règlementaire, avec la décision d'accélérer le déploiement de la 4G sur le territoire.

Dans ce contexte, l'évolution des effectifs est prévue à la baisse, particulièrement sur le support, les domaines clients et réseaux. En plus de la baisse liée aux départs en retraite, le Groupe devra accompagner le changement des technologies et l'obsolescence de certains métiers par la formation des personnels concernés.

Réponses aux questions des RP :

Les métiers cibles sont les services aux entreprises, la sécurité des services, des systèmes et des réseaux, les services liés aux nouvelles technologies et ceux qui sont également face aux clients. Les passerelles qui permettront la mobilité de certains personnels vers un nouveau poste sont identifiées mais les outils qui permettront ces mouvements sont en cours d'éclaircissement.
Le point important est de donner la visibilité sur les tendances et les possibilités d'évolution afin que les salariés soient à même de se renseigner sur ces postes avec leur RH de proximité. La mise en œuvre se fera au niveau local. Il conviendra ensuite d'accompagner les salariés sur des activités pérennes, via des formations appropriées.
La sous-traitance augmentera peut-être sur certains domaines pour accompagner le changement mais ça ne sera pas uniforme.

Notre position :

La communication vers les salariés doit être prise avec attention afin d'éviter les risques psychosociaux lors des réorganisations qui se profilent de manière rapide. Il est important également de bien veiller à faire redescendre tous les outils et les passerelles identifiées au niveau des RH de proximité afin qu'ils soient à même de répondre rapidement aux inquiétudes des salariés.

Dans un projet de courrier à l’inspection du travail, relatif au décompte du temps de travail, la direction de FT précisait en 2011 :

"Depuis 2011, le groupe France Télécom Orange a entrepris un travail en profondeur sur la gestion du temps de travail dans l’entreprise..."

Il faudra attendre le 1er janvier 2014 pour que ce "travail en profondeur" porte ses fruits !

En effet, le 17 juillet dernier, Jean-Luc CHENU présentait aux organisations syndicales le projet "décompte du temps de travail".

Voici, ci-dessous le compte-rendu de lamultilatérale sur le "décompte du temps de travail" du mercredi 17 juillet 2013.