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Suite aux demandes de la CFE-CGC Orange sur la localisation de l’emploi chez Orange en région, le Ministre de l’Économie entend intervenir.

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Dans le cadre de ses déplacements en région, Sébastien Crozier, Président de la CFE-CGC Orange, rencontre régulièrement des représentants locaux de la nation.

A la suite d’une entrevue le 8 juillet dernier, Madame la Députée de Haute Garonne, Catherine Vignon, a sollicité le Ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, pour qu’il intervienne afin qu’Orange localise davantage d’emplois et de centres de décisions en région.

La CFE-CGC Orange remercie Madame la Députée et se félicite de la réponse positive du Ministre de l’Économie : l’aménagement du territoire ne peut se limiter au seul déploiement d’infrastructures, mais doit également intégrer la localisation de l’emploi et des centres de décisions d’Orange en région.

La CFE-CGC Orange se bat pour conserver les centres de décision au plus près du terrain…

La CFE-CGC Orange défend le maintien et le développement de l’emploi en région. Tandis que l’Île-de-France concentre aujourd’hui 35 % des effectifs et 50% des cadres, les régions, perdent chaque année entre 4 et 5 % de leurs effectifs, et même davantage dans les départements ruraux.
L’installation ou la réinstallation par de grandes entreprises de centres de décision dans les régions crée un cercle vertueux pour toutes les parties prenantes. Elle dynamise l’emploi local, permet aux personnels de déployer leur carrière et d’avoir des perspectives d’évolution en région, crée de la richesse dans chaque territoire concerné, et un contexte favorable au développement du chiffre d’affaires des entreprises. 

… pour que nos compétences clefs soient réinternalisées,

Si la concurrence apparaît comme globalement stimulante pour les différents acteurs, elle ne doit pas se concentrer uniquement sur la question des prix, certes favorable aux consommateurs, mais très préjudiciable à l’emploi. Depuis 2012 et l’introduction d’un 4ème  opérateur mobile en France, entre 3 000 et 4 000 postes sont supprimés chaque année par l’ensemble des opérateurs de télécommunications, Orange inclus. Parallèlement, la sous-traitance se développe, en ayant de plus en plus souvent recours au travail détaché ou délocalisé.

En France, à l’échelle du Groupe Orange, le taux de sous-traitance ne cesse de progresser. En 2018, il pouvait être estimé à 30% de la force au travail, ce qui a des conséquences néfastes à court et à long termes : perte de la maitrise du SI et des activités cœur de métier, perte du lien avec les clientes et clients…

… que le travail détaché soit mieux encadré,

La législation sur le travail détaché (Directive européenne du 16 décembre 1996 et modalités applicables en France) permet aujourd’hui à toute personne disposant d’un permis de travail dans un pays de l’UE de travailler dans n’importe quel autre pays de la même UE. Ainsi, lorsqu’un des États membre délivre des permis de travail à des citoyens non européens, comme l’a notamment fait la Pologne, c’est toute l’Europe qui leur est ouverte.

En 2018, le travail détaché a augmenté de 14%, avec 588 000 salariés déclarés comme détachés (voir aussi le rapport 2019 de la Cour des Comptes sur ce sujet).

Le déploiement des réseaux de télécommunications nécessitant beaucoup de génie civil, nous constatons que les chantiers sont régulièrement réalisés par des travailleurs extra-européens, pas toujours bien traités, alors que le chômage de masse continue de sévir en France.

Il nous semblerait donc souhaitable que le statut de travailleur détaché ne s’applique qu’aux citoyens de l’UE.

…et que les activités et des boutiques Orange soient réinstallées dans les régions.

Côté clients, les Français des zones rurales se sentent abandonnés par la puissance publique. 24% souhaitent notamment bénéficier d’une amélioration de leur accès à Internet. Ce sentiment est également remonté, de manière parfois virulente, par les élus des territoires, et l’Entreprise Orange est particulièrement attendue sur ce plan.

Mais en matière de télécommunications, le déploiement des réseaux ne suffit pas à améliorer le taux d’équipement et d’usage dans les populations locales : la présence de boutiques, notamment, est essentielle pour développer les ventes et favoriser l’inclusion numérique. Sur les 840 boutiques Orange en 2015, il n’en restait plus que 617 en novembre 2018, et 40 autres fermetures sont prévues d’ici à fin 2019. En 5 ans, Orange aura donc perdu plus de 30% de ses boutiques, essentiellement dans les petites villes.

Les élus locaux et les collectivités territoriales peuvent utilement aborder ces questions lors de l’attribution des RIP, mais également lors de tous leurs échanges, commerciaux ou institutionnels, avec Orange : c’est aussi par un changement de culture et une vigilance accrue sur ces sujets qu’il sera possible d’obtenir des effets réels.

Le retour en France des centres d’appels (souvent gérés au-delà de la Méditerranée ou à l’Ile Maurice) peut également se combiner avec des politiques d’insertion et de revitalisation des quartiers défavorisés.

Pendant ce temps, l’Arcep continue d’ignorer ses missions de développement de l’emploi alors que la réduction du chômage reste une priorité en France...

Orange est un acteur clef de l’aménagement du territoire sur 3 plans : les réseaux de télécommunication fixes et mobiles (70% des déploiements FTTH toutes zones confondues, 99% de la population française couverte au moins en 3G, et 98% en 4G), les boutiques et l’emploi, notamment en régions. Sur ce dernier point, la responsabilité sociale et sociétale (RSE) d’Orange est engagée.

Cependant, l’Etat et le régulateur des télécommunications (Arcep) ont, parmi les obligations qui leur sont dévolues par le Code des postes et des communications électroniques, le développement de l’emploi. Or le sujet est systématiquement éludé, qu’il s’agisse des attributions de fréquences dédiées aux réseaux mobiles, du « New deal » des télécoms visant à accélérer la couverture fixe et mobile du territoire, ou du déploiement des RIP (Réseaux d’Initiative Publique fibre) où les élus locaux ne prévoient quasiment jamais de clause sociale dans les contrats.

Le Ministre de l’Economie peut encore, par sa décision sur les critères d’attribution des licences, améliorer l’emploi en France et dans nos régions.

Voici en lien le fac-similé du courrier .

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