La CFE-CGC s'alarme face à un plan stratégique qui n'est qu'un business plan sans perspective.
Rédigé par Stéphanie CRESPIN le . Publié dans Communiqués de Presse.
Image par Markus Spiske de Pixabay
Depuis quatre ans, le chiffre d’affaires du groupe Orange, au mieux stagne, voir régresse, faute d’acquisition dans les secteurs en croissance. Et loin d’une croissance analogue à l’inflation
Pour masquer le déclin, un habile marketing financier le présente au niveau du groupe en norme IFSR15, consolidé à100%par intégration (Orange ne possède que 50% de ses actifs en Afrique) et non par équivalence pour Orange SA
En France, nous payons cher la vente de la banque qui fait apparaître l’érosion du CA, et le non-rachat de la Poste Mobile qui rend impossible le maintien de nos parts dans les zones rurales en phase de décommissionnement du cuivre.
Le probable rachat de SFR se fera au détriment d’Orange, « mais qu’importe » puisque ce n’est pas l’argent de ceux qui négocient chez Orange qui est sur la table alors que c’est celui des patrons actionnaires chez les autres.
Le CA d’Iliad en Pologne à la fin de l’année sera supérieur à celui Orange en Pologne alors qu’il l’est déjà en EBITDA…
L’Espagne a toujours été un gouffre pour Orange depuis 20 ans… Que vivent les châteaux…
Digi domine le marché roumain de façon outrancière.
La baisse des investissements (Capex) envisagée est un déni de la rupture technologique qu’introduit le satellite, où Orange va finir, au mieux revendeur de connectivité avec de faibles marges puisqu’aucun investissement pour soutenir Eutelsat à devenir une alternative n’est à l’ordre du jour. Le choc en Afrique va être violent. Au Sénégal, c’est déjà la confrontation avec StarLink…
Augmenter les dividendes (à des niveaux qui vont être supérieurs aux bénéfices) alors qu’ils servent prioritairement les fonds de pension pendant que l’Etat français investit en direct en s’endettant dans Eutelsat, ASN ‘Alcatel Submarine Network, Docapost, Atos, activités complémentaires ou concurrentes est un non-sens. Comme il n’y a plus de pilote dans l’Etat et que la compétence n’est pas le critère qui a déterminé le choix des dirigeants d’Orange, il ne faut pas s’étonner d’un plan qui n’a de stratégique que le nom, qui en réalité est un simple business plan financier.
Quant à garder chez OBS une dirigeante qui ne tient pas ses objectifs depuis 4 ans est une faute managériale. Il faut arrêter de prendre prétexte de la difficulté du marché, Thales et hier encore Sopra Steria annoncent des milliers de recrutements… Il faut embaucher un véritable dirigeant qui connaisse le monde des ESN pour faire d’OBS l’acteur majeur dont la France et l’Europe ont besoin. Seul Orange Cyberdéfense piloté par Hugues Foulon laisse apparaitre un espoir.
Pas une fois la première richesse de l’entreprise que sont les personnels n’est évoqué dans ce nouveau plan. Tout un symbole pour une entreprise où le service est une clef essentielle de la réussite opérationnelle.
Orange est devenu en quatre ans un opérateur de seconde zone. Le nouveau plan prévoit d’en faire un opérateur de troisième zone.
Le nouveau Président arrivera-t-il à changer le destin d’un opérateur essentiel à la Nation, rien n’est moins sûr… »



