Comité Groupe Européen, une bien étrange façon d'innover...

Le Comité Groupe Européen s'est réuni à Paris du 5 au 7 mars 2012, sous la présidence de Bruno Mettling. L’ordre du jour a porté sur la présentation des résultats 2012, sur les résultats de l'enquête européenne sur le stress, sur une présentation de l’accord égalité hommes / femmes en France et du label européens ‘Gender Equality’ ; nous avons également abordé l'avancement du projet Proxima.

Mais les deux thèmes majeurs furent certainement la présentation du projet Nova+ ainsi qu'une information et consultation sur l'extension du centre de services partagés dans le domaine de la facturation d'OBS (projet Sprite).

 

Le projet Nova+ concerne la réorganisation de l'innovation au sein de France Telecom et impacte notamment la R&D, la Direction des Plateformes de Services (DPS), les équipes de Network Architecture Design (NAD) et le Technocentre, soit environ 4400 collaborateurs dans le groupe. Si personne ne doute - sur le fond- de l'intérêt d’une évolution de la chaîne de l'innovation, sur la forme nous prenons acte de plusieurs points négatifs :

- Le licenciement de 14 salariés de DPS en Angleterre semble pour le moins troublant d’autant plus que le sort de salariés en Belgique pourrait suivre le même chemin. Leurs activités seraient transférées en Tunisie, la direction n'hésite pas à nous tenir un discours ambigu concernant la nature des missions. Il s'agirait d'activités non innovantes, orientées Corporate, et donc hors du champ de Nova+. Alors pourquoi les transférer en Tunisie ?

- Absence de support de présentation spécifique à vocation internationale, le projet est présenté en s’appuyant intégralement sur la documentation française. Pourtant si l’innovation évolue, c’est aussi pour les pays ! Comment s’effectuera cette mise en musique de la chaîne de l’innovation ? Impossible d’y répondre.

- Le point est abordé sous forme d'une présentation et non d'une information-consultation. La différence est notable, l’avis et les recommandations des élus n’a pas à être recueilli.

Les élus demandent avec insistance à ce que ce point fasse l'objet d'une information-consultation mais la direction écartera ce point et nous demande « de résister à la tentation d’avoir des consultations à tous les niveaux »…

La CFE-CGC/UNSA demande a minima qu’une expertise soit réalisée dans le cadre de ce projet afin d’éclairer les représentants du personnel. La direction, après un échange fourni avec les organisations syndicales, intègre à l’expertise initiée au comité d’établissement ITR&SI un volet international. Les conclusions devraient nous parvenir avant le Comité Groupe Europe de juin.

 

Le projet Sprite, le projet qui fait pschiiit.

Ce projet est certainement l'une des conséquences du plan Chrysalide en cours de déploiement au sein du groupe, consistant à identifier les bonnes pratiques et mettre en œuvre des économies substantielles (programme de performance opérationnelle permettant de dégager 2,5 milliards d’euros d’économies brutes en moins de 4 ans).

Le projet Sprite ne fait pas preuve d'innovation, il ne s’appuie sur aucune optimisation de l’organisation ou amélioration de processus et affiche un objectif de 11 M€ d'économies brutes cumulées sur 5 ans. Malheureusement, pour atteindre cet objectif la solution retenue consiste à réaliser…93 % d’économie en charges de personnel. 50 collègues seront licenciées en Irlande et au Royaume-Uni dans le cadre de ce projet et leur activité externalisée chez Accenture (équipes en Pologne et en Inde).

Le dossier présenté est une longue justification économique qui n’aborde pas le volet des risques. Nous constatons que l’économie annuelle dégagée par le projet Sprite représente 1 pour 1000 des montants facturés : la moindre défaillance du système risque de coûter plus cher au groupe, sans parler des possibles impacts sur l’image ! Et parlons-en de l’image. Ce service est reconnu pour son haut degré de professionnalisme par plusieurs grands comptes qui font état de sa criticité dans le cadre de la relation client. Plusieurs employés ont reçu la distinction d’Orange Star pour la qualité de leur professionnalisme : n’est ce pas contradictoire avec l'ambition OBS d'être reconnu comme un employeur de référence ?

Conclusion de la CFE-CGC/UNSA : c'est un projet uniquement basé sur une coupe sombre dans les effectifs avec une prise de risques inconsidérés et une mise en danger de notre capacité de collecte de valeur. Nous demandons que les risques inhérents d’un tel projet soient réévalués et la suppression des 50 postes de travail reconsidérée.

Europe et International TGI Orange Business Services **Filiales (ne pas utiliser ce tag)

Nos coordonnées

CFE-CGC Orange
10-12 rue Saint Amand
75015 Paris Cedex 15

   
nous contacter
01 46 79 28 74
01 40 45 51 57

Epargne

Formation

Siège : CFE-CGC Orange - 89 Bd de Magenta, 75010 PARIS - SIRET 50803050900030 - 9420Z
Mentions Légales - Protection des données - Accès rédacteur