Au sommaire du CSEC Santé 8 septembre 2026 : Santé au travail 2025 : un bilan mitige Commissions santé du CSEC : nos élus agissent, la direction doit suivre Retrouvez l’Essentiel CSEC santé Numero 66 du 8 septembre 2025

La communication de l’entreprise sur le déploiement des mesures mises en œuvre pour le déconfinement progressif decidé par le Gouvernement est pour le moins contradictoire.
Nous pouvions lire dans le document intitulé « espaces de travail tertiaires, mise à jour du protocole sanitaire » qui nous a été communiqué le 29 juin : « le télétravail n’est plus la norme mais il reste une solution à privilégier dans le cadre d’un retour progressif à une activité présentielle, y compris alternée jusqu’au 31 août. »
Ce qui s’est traduit d’après nos nombreuses remontées terrain par une communication brutale dans beaucoup d’équipes, demandant aux salariés de revenir sur site, sans délai, des messages contradictoires des Directions de site, de la ligne managériale ou des managers directs reçus par mail ou de vive voix.
La semaine précédente, les salariés étaient encouragés à venir, via le drive de leur site, récupérer du matériel pour améliorer leurs conditions de télétravail. Et ce, y compris pendant le déconfinement qui s’annonçait progressif pendant tout l’été…
Une semaine plus tard, le retour sur site était requis, pour tous, au moins plusieurs jours par semaine.
Certes, puisque les sites rouvraient, il était urgent d’organiser rapidement le retour des télétravailleurs qui vivaient mal leur télétravail, étaient mal installés, mal équipés, ou avaient besoin d’échanger en physique avec leurs équipes…
Mais y avait-il la même urgence pour les télétravailleurs qui pouvaient sans aucune difficulté continuer de travailler à distance quelques semaines de plus ?
Y avait-il la même urgence pour ces collègues qui doivent subir de longs trajets en transports en commun avec des risques accrus de contamination ? Il suffit de regarder autour de nous pour voir que les gestes barrières et le port du masque sont de moins en moins pratiqués par les citoyens, ce qui laisse craindre une reprise de la propagation du virus.
Y avait-il la même urgence à faire fi des problèmes d’organisation familiale : garde d’enfants, lieu de confinement, personnes fragiles dans l’entourage immédiat
Si les salariés peuvent comprendre la nécessité d’un retour sur site pendant cette période estivale afin d’être opérationnels le 23 aout, la brutalité de cette communication les inquiète et les interroge :
Et que dire enfin du manque de coordination entre la réouverture des sites et la restauration collective : des sites fermés, des restaurants ouverts, des sites qui ouvrent des restaurants qui se referment, des sites ouverts, des restaurants vides…
Un manque de coordination patent entre la DRH et le CNR et qui de surcroit met gravement en péril la santé économique du système de restauration collective.
La CFE-CGC demande que tant que la pandémie restera présente :
La CFE-CGC demande qu’une seconde communication nationale soit faite auprès des salariés, plus claire, moins brutale, qui autorise les personnels à revenir, pendant l’été, dans un mode alterné et beaucoup plus progressif, en organisant les retours selon la spécificité des situations :

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