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Photo : @orange-NicolasGouhier
La presse a indiqué qu’Orange cherchait « un repreneur » pour Orange Bank[1], et avait mandaté une banque, a minima pour reprendre les parts encore détenues par Groupama (22%), voire prendre une partie du capital actuellement détenu par Orange, en raison notamment de pertes qualifiées « d’abyssales » depuis son lancement.
Le PDG du Groupe s’est adressé ce jour aux personnels du Groupe sur l’intranet, pour affirmer qu’Orange compte bien rester actionnaire de référence d’Orange Bank, déclarant notamment :
« Orange Bank se porte bien, même si elle n’est effectivement toujours pas rentable pour nous. En revanche, nous avons toujours communiqué et assumé les pertes financières dont la presse se fait l’écho. Et ce pour une bonne raison, car une agence bancaire met généralement 7 ans avant d’atteindre l’équilibre. Notre situation actuelle n’a donc rien d’anormal ou d’inquiétant, et nous avons d’ailleurs beaucoup progressé en quelques années : en France par exemple, nos pertes ont ainsi été réduites de 25% en 2 ans. Il faudrait d’ailleurs moins parler de pertes que d’investissements. Chacun se félicite lorsqu’une néo banque parvient à lever des fonds, ce devrait être également le cas pour Orange Bank ».
Rappelons qu’Orange vient d’acquérir Anytime[2] pour développer les services dédiés aux professionnels, segment de marché sur lequel Free et Bouygues se renforcent.
La CFE-CGC avait été alertée par le fait qu’Orange Bank ne fasse l’objet d’aucun slide spécifique dans la présentation des résultats 2020[3].
Pour la CFE-CGC Orange, Orange Bank constitue un atout pour la marque à maints égards :
Il importe donc surtout de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour que les services financiers d’Orange se développent et apportent de la satisfaction à nos clients. Si un mouvement financier devait être réalisé pour faciliter ces démarches, ce serait plutôt pour acquérir la totalité du capital d’Orange Bank, et non pour en céder : les « mécanos financiers » avec différents partenaires multiplient les refacturations entre structures et pénalisent les synergies opérationnelles.
Notons que les GAFAM, lorsqu’ils développent de nouveaux services, le font toujours exclusivement sur leurs moyens propres, afin de pouvoir déployer l’intégralité des synergies avec leurs produits et services, et d’en tirer ainsi tous les bénéfices, directs et indirects, à court et long terme. On peut citer par exemple Amazon Prime, qui n’est pas bénéficiaire en tant que tel, mais alimente et renforce l’ensemble de l’écosystème d’Amazon.
La remontée de l’inflation et des taux d’intérêt qui se profile conduit à une augmentation du Produit Net Bancaire des banques de détail, et donc de leurs résultats financiers. Ce ne serait donc pas du tout le moment de céder cet actif.
Il est aujourd’hui avéré que les activités financières, dont Orange Bank fait partie, est la première diversification d’Orange sur le marché Grand Public. Pour s’implanter durablement, la persévérance est la meilleure des vertus.
[1] https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/orange-cherche-un-repreneur-pour-sa-banque-1294773
[2] https://www.orange.com/fr/newsroom/communiques/2021/orange-bank-poursuit-son-developpement-et-fait-lacquisition-danytime-une
[3]https://www.orange.com/sites/orangecom/files/documents/2021-02/FY%2020%20Presentation%20-%20FR%20-%20vdef.pdf
Le communiqué en pdf : cdp_cfe-cgc_orange_non_a_une_cession_dorange_bank_3mars2021.pdf

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