NAO 2026, Une forte attente !!
Rédigé par Cit Rémunération le . Publié dans Rémunération.
Trop de compressions, pas assez de reconnaissance
La première proposition de la Direction pour la NAO 2026 est très en deçà des attentes des salariés. Elle confirme une orientation préoccupante :
- Arrêt des augmentations collectives
- Budget transformation en forte baisse malgré au moins 2 transformations majeures (Regain, adressage 2.0)
- Aucune anticipation de la loi sur la transparence salariale
- Toujours pas de critères objectifs de positionnement salarial et de promotion
Travailler plus… sans gagner plus ?
Entre 2021 et 2025, l’UES a supprimé 11547 CDI (–17,5 %), tandis que le chiffre d’affaires est resté stable.
➡️ Résultat : +13 % de productivité par salarié.
Dans le même temps :
- Inflation cumulée : +15,22 %
- Hausses salariales NAO : +13,63%
➡️ –1,6 point de pouvoir d’achat perdu
La productivité s’améliore, la charge de travail explose, les conditions se dégradent, mais le pouvoir d’achat se dégrade pour une majorité.
Une stratégie injuste et dangereuse
- 10 % des salariés cadre /non cadre sans augmentation en 2025.
- Individualisation opaque des hausses
- +19 % d’accidents du travail en 2024
- Pendant ce temps : 40 M€ d’actions gratuites pour les dirigeants
La valeur créée par notre travail est captée au sommet, au dépend des salariés.
Ce que nous exigeons pour la NAO 2026
La CFE-CGC revendique :
- Une augmentation générale forte pour toutes et tous, amorçant le rattrapage du pouvoir d’achat perdu depuis 2021.
- La revalorisation des salaires, pour reconnaître l’expérience, l’engagement et les compétences
- Un budget dédié pour accompagner les transformations majeures : Regain, adressage 2.0 (Nouvel adressage DEF).
- La transparence des critères d’augmentations et de promotion
NAO 2026 : un tournant à imposer
Après des années de sacrifices, l’heure n’est plus aux demi-mesures.
Assez de compressions, l’heure du rattrapage salarial a sonné
Depuis quatre ans, les salariés d’Orange France font tourner la boutique avec une baisse permanente des effectifs, avec une intensification du travail, pendant que la direction affine un modèle de compression des coûts à destination des marchés financiers pour améliorer la rentabilité par action. Cela se traduit par la réduction de la masse salariale, du nombre de boutiques, des sites d’exploitations et une intensification du travail.
Les mesures de partages de la valeur sont devenues incompréhensibles, 85% de gain PVM pour objectif atteint à 100%, des montants de l’intéressement et de la participation qui stagnent, pendant que les mesures d’augmentation d’actions gratuites continuent de croitre année par année, avec des dividendes en hausse associés pour les leaders choisis….
Nous soulignons que 83% de l’UES sont ceux d’Orange France et que l’amélioration de la productivité de cette division financière, est 2 fois supérieure à celle du groupe depuis 2021.
Dans cette NAO 2026, le temps des demi-mesures est terminé : nous avons les chiffres, nous avons les arguments, nous avons la légitimité pour exiger la hausse de salaire la plus élevée possible.
Les gains de productivité doivent être partagés équitablement, avec le retour des augmentations générales, de la reconnaissance salariale et de la justice sociale : la NAO 2026 doit marquer un véritable tournant dans le partage de la valeur.




