CFE-CGC Orange
CFE-CGC Orange

sante entreprise 062019

Source : étude Les salariés et la santé en entreprise

Selon une étude OpinionWay pour la plateforme Concilio, les démarches de santé constituent un problème pour les salariés, qui les considèrent majoritairement comme stressantes, complexes et chronophages. Mais elles ont aussi un coût caché pour les entreprises : 68% des salariés concèdent ainsi réaliser leurs démarches sur leurs horaires de travail. Plus globalement, dans ce domaine, ils se sentent délaissés par leurs entreprises, qui auraient tout à gagner à leur proposer des services d'accompagnement santé.

Plus d’informations dans Courrier Cadres – Fabien Soyez – 04/06/2019

Conditions de Travail et Santé

Imprimer

suicides ft 062019

Photo : Frédéric Florin / AFP

Les 16ème et 17ème journées d’audience, qui se sont déroulées le vendredi 31 mai et le lundi 3 juin, ont été consacrées à des témoignages de parties civiles, d’ex-salariés qui ont connu de graves dépressions ou ont tenté de mettre fin à leurs jours, ou des proches de salariés qui se sont suicidés.

Affirmant que « tout le monde faisait semblant de ne pas [le] voir », Vincent Talaouit raconte ses années de placardisation.

Plus d’informations dans Dalloz – Julien Mucchielli – 04/06/2019

Jean-Marc Régnier est forcé à se reconvertir… alors que son activité ne sera finalement pas supprimée, comme le reconnaît Didier Lombard, qui parle d’une « formation de précaution ». N’y arrivant pas, et persuadé que s’il échoue, il sera muté sur une plateforme téléphonique, il se suicide en mai 2008 après avoir laissé à sa femme ce dernier message : « j’en ai plein la tête, je souffre de trop ».

Plus d’informations sur France Inter – Lorélie Carrive – 03/06/2019

Avec ce procès, le frère de Jean Perrin, qui a lui aussi mis fin à ses jours en mai 2008, attend « que les prévenus fassent un mea culpa et arrêtent d'être dans le déni ». Il risque d’en être pour ses frais, tant ces derniers persistent à rejeter toute responsabilité, sans exprimer le moindre regret. « Qui répond de ces actes ? », interroge la présidente.

Plus d’informations dans L’Express – 03/06/2019

Conditions de Travail et Santé

Imprimer

medecin travail 062019

Source : sondage Regard des actifs sur la santé au travail

Le sondage réalisé par Odoxa pour le Service aux entreprises pour la santé au travail (SEST) est sans équivoque : quand les salariés souffrent d'un problème de santé lié à leur travail, c'est vers leur médecin traitant qu'ils se tournent très majoritairement (82%), et non vers le médecin du travail. Le rôle de ce dernier est d’ailleurs plutôt assimilé à du contrôle des conditions de travail dans les entreprises qu’à un véritable conseil des salariés et des employeurs… qui se méfient tous deux de lui.

L'employeur nous catalogue souvent comme l'adjoint de l'inspection du travail, qui va lui dire que ça ne va pas, qu'il va falloir faire des choses qui vont coûter cher, qu'on va être le porte-parole de salariés qui viennent se plaindre. Les salariés pensent qu'on est du côté de l'employeur, qu'on va faire une restriction d'aptitude qui peut conduire à un licenciement, et du coup cette zone grise dans laquelle on est fait qu'on n'a pas suffisamment la confiance des uns et des autres.

Plus d’informations dans France Info – Philippe Duport – 03/06/2019

Conditions de Travail et Santé

Imprimer

ft batiment 052019

Photo : Thomas Samson / AFP

Le 14ème jour d’audience du procès France Télécom, qui s’est déroulé le mardi 28 mai, n’a pas été couvert par la presse. Le « live tweet » de la journaliste de L’Humanité nous permet cependant d’en savoir plus sur cette journée.

Citée par Brigitte Dumont, ex-responsable du programme ACT, sa N-1 de l’époque, Brigitte Combes di Martino, témoigne à propos des « espaces développement », répartis sur toutes les directions territoriales. Estimant que « le programme ACT n’était aucunement dirigé contre les personnes », elle affirme que « l’objet [des espaces développement, NDLR] n’était pas de mettre la pression, mais d’accompagner au mieux » les salariés. On se rappelle quand même que ces derniers les surnommaient « espaces dégagement »…

Pour sa part, le psychologue Roland Guinchard, cité par Louis-Pierre Wenes, ancien directeur général adjoint de France Télécom, parle des « cellules écoute » créées par la direction un mois après la création de l’Observatoire du stress par les syndicats CFE-CGC et Sud, comme d’« une expérience novatrice très probablement en avance » sur son temps. De leur côté, les médecins du travail ont évoqué de graves problèmes déontologiques liées à ces cellules et aux informations qu’elles les conduisaient à fournir à la direction.

La 15ème journée, qui s’est déroulée le mercredi 29 mai, a vu témoigner le docteur Michel Debout, psychiatre, à l'origine de la création de l'Observatoire du suicide, qui a notamment évoqué l’« effet de déstabilisation de l'ensemble des salaries » imputable à l’annonce, par Didier Lombard, des 22 000 suppressions d’emplois à réaliser.

Mais elle a surtout été marquée par le témoignage très fort du président de la CFE-CGC Orange Sébastien Crozier, « entré en résistance » en 2006 face aux objectifs de réduction d’effectifs. Dénonçant « l'obsession de la direction » pour la montée des cours de l’action France Télécom et l’accroissement des dividendes, il estime que « les dirigeants n'ont jamais voulu reconnaître que les collaborateurs étaient leur première richesse ».  

Chaque annonce de suppression d'emploi fait monter le cours. Il est en homepage sur l'intranet.

A titre personnel, il évoque le suicide d’une de ses collègues, qui s’est défenestrée en septembre 2009. « Je l’ai vu agoniser dans la cour, elle a mis 1h à mourir », raconte-t-il, condamnant « l'indifférence de la direction », qui a dépêché sur place… « un attaché de presse », pour gérer la communication auprès des médias autour de ce drame.

Monsieur Lombard, vous n’avez envoyé personne ni le jour du drame ni à son enterrement ! Vous étiez où ?

Plus d’informations dans BFM TV – Jean-Baptiste Bourgeon – 30/05/2019

Conditions de Travail et Santé

Imprimer

logo ft 052019

Ce lundi 27 mai, qui marquait la 13ème journée du procès France Télécom, a été principalement consacrée à l’audition de Jean-Paul Nouhaud, ancien cadre du « Top Management », qui s'est porté partie civile.

Dans un témoignage édifiant, l’ex-directeur régional de France Télécom pour la Martinique et la Guyane a raconté comment, ayant refusé d'appliquer les « méthodes de coercition machiavéliques » du plan Next, il a été « poussé vers la sortie ». D’abord une réduction drastique de sa part variable, puis la suppression de son poste, pour finir par la menace d’une rupture de contrat de son épouse (!), également employée chez France Télécom, finalement annulée en échange de l’acceptation d’un congé de fin de carrière.

Plus d’informations dans Le Figaro – 27/05/2019

Activités Sociales et Culturelles

Imprimer