DRH pendant de nombreuses années de sa carrière, François Dechamps s’est engagé dans l’action avec la CFE-CGC Orange au plus fort de la crise sociale de France Télécom, en 2009. Conflit de valeurs avec la politique mortifère de la direction de l’époque, opportunité d’être utile en offrant ses compétences au syndicat dans l’intérêt des salariés sont parmi les raisons de ce que certains appelleraient un « basculement ». Face caméra, François Dechamps livre une expérience et une vision clairvoyante de l’évolution de l’entreprise. Il expose une éthique de négociateur, et un esprit ouvert : « il nous arrive parfois de rencontrer des gens intelligents côté direction » dit-il. Sur la négociation salariale de 2019, la fameuse NAO (Négociation Annuelle Obligatoire), qui arrive après une année 2018 où aucun syndicat n’avait voulu s’engager, le négociateur de la CFE-CGC Orange est forcément satisfait de l’accord unanime de 2019. « Du jamais vu dans l’entreprise » se réjouit-il. Il précise : « les 3% obtenus représentent une augmentation de 20% par rapport à l’année dernière, mais surtout, ça vient cranter un seuil sur lequel s’appliqueront les prochaines négociations. »


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