Coronavirus : vers une géolocalisation des smartphones en France ?

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Photo : DR

Interviewé en fin de semaine dernière par Le Figaro (Elsa Bembaron – 20/03/2020) sur diverses thématiques en relation avec l’épidémie de COVID-19, Stéphane Richard, le P-DG d’Orange avait notamment évoqué la question de la possible utilisation par les pouvoir publics des données mobiles des opérateurs.

Nous travaillons avec l’Inserm pour voir comment les données peuvent être utiles pour gérer la propagation de l’épidémie. Un des chantiers du futur avec Inserm est de permettre aux épidémiologistes de modéliser la propagation de la maladie. Dans un tel usage, les données de géolocalisation sont anonymisées. Mais malgré ça, cela demanderait des ajustements réglementaires et un accord de la CNIL. (…) Les données pourraient aussi être utilisées pour mesurer l’efficacité des mesures de confinement, comme en Italie. Je le répète nous parlons de données anonymisées et agrégées. (…) Il ne s’agit pas de traquer les gens individuellement.

Thierry Breton, commissaire européen au numérique, a d’ailleurs sondé les principaux opérateurs européens à propos d’un partage de leurs données anonymisées, « dans le respect du règlement général sur la protection des données (RGPD) et de l’e-Privacy ».

Plus d’informations dans Le Figaro – Elsa Bembaron – 24/03/2020

Utiliser les données anonymisées pour analyser et anticiper la propagation des épidémies est une chose. Mais ce sont des choses très différentes que de géolocaliser les individus pour vérifier le respect des obligations de confinement ou encore d'identifier les personnes en contact avec celles infectées (« backtracking »). Mais certains pays n’ont pas hésité à franchir le fossé. Visiblement, la France s’interroge sur le sujet, qui figurera dans l’agenda du Comité analyse recherche et expertise (CARE), composé de douze chercheurs et médecins, mis en place par l’Elysée.

Plus d’informations dans La Tribune – Anaïs Chérif – 24/03/2020

Interrogé à ce sujet, le Défenseur des droits, Jacques Toubon appelle à un large débat, dans la communauté scientifique, au Parlement et dans la société en général.

Il faut voir d'un côté ce que sont les exigences des libertés et de l'autre côté quel est le bénéfice de cette mesure de géolocalisation.

Plus d’informations dans France Info – 25/03/2020

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