Au sommaire du CSEC Santé 8 septembre 2026 : Santé au travail 2025 : un bilan mitige Commissions santé du CSEC : nos élus agissent, la direction doit suivre Retrouvez l’Essentiel CSEC santé Numero 66 du 8 septembre 2025

Face à des personnels qui sont la première partie prenante de l’entreprise et sa première richesse, la CFE-CGC formule un vœu particulier en 2023 :
celui qui doit permettre que tous les leviers possibles soient actionnés pour que les personnels puissent s’engager sereinement, en toute transparence et en toute équité, dans les transformations indispensables afin de relever les défis qui feront d’Orange l’opérateur numérique au service de tous (cf. vision que nous avons déjà partagée dans notre courrier du 05 décembre 2022 adressé à Madame Christel Heydemann, et que nous avons rappelé à Monsieur Vincent Lecerf dernièrement en CSEC).
Aujourd’hui, plus que jamais, dans un contexte économique incertain et une inflation fragilisant nombre de personnes dans l’entreprise et plus généralement dans la société, des sujets comme l’emploi, la rémunération, la formation, ou encore l’équité, préoccupent d’une façon particulière et oppressante les salariés de notre périmètre soumis à une transformation en continu.
L’emploi, une préoccupation fondamentale des salariés que nous côtoyons.
Ainsi, pouvez-vous partager sans plus attendre le bilan TPS et TPA pour l’année 2022/2023 ?
Pouvez-vous en outre partager à date ce bilan, en soulignant ce qui relève du TPS 2022 et du TPS 2018, par :
Pouvez-vous également préciser si les départs en TPS à fin 2022/début 2023 sont en ligne avec la cible que vous vous étiez fixée ? Si les départs naturels ne sont pas suffisants, comment comptez-vous tenir vos objectifs, dans un contexte de nouvelles mesures retardant l’âge de départ en retraite ?
A propos de mesure retardant l’âge du départ à la retraite, comment avez-vous anticipé l’impact sur nos salariés entrés en TPS ?
Les départs en TPS peuvent affecter fortement des équipes qui souffrent déjà d’une volonté de démantèlement des emplois sur votre périmètre. Que va-t-il se passer pour ceux qui restent alors que les taux de remplacement annoncés sont très faibles ?
De façon plus générale pouvez-vous nous éclairer sur la stratégie « emploi » à Orange Innovation ?
La rémunération, un juste équilibre entre reconnaissance, charge de travail et rétribution
Depuis quelques années, la NAO sur les salaires et le pouvoir d’achat a été très défavorable aux personnels, hors bande G. En 2022, la NAO est en deçà de l’inflation, 3 fois moins que l’inflation annoncée à 5,9% pour décembre 2022.
Au-delà de ces constats chiffrés, il apparait que le budget pour valoriser les collaborateurs n’est pas suffisant et que le processus d’attribution des augmentations reste obscur. Les augmentations et les parts variables ne sont pas équivalentes pour un même travail ou une même atteinte des objectifs.
La méthode employée par l’entreprise peut même conduire à une augmentation moins importante en valeur absolue pour une personne qui a tenu ses objectifs vs celui qui ne les atteints pas.
Par ailleurs, avec la disparition de ARCQ fin décembre 2022 :
La formation, un inconditionnel pour rester engagé dans l’entreprise,
Trois principales préoccupations sont à souligner.
Pour ce qui concerne le CPF fonctionnaire, à noter qu’il appartient encore à l’employeur Orange de permettre à ses fonctionnaires de mobiliser leur CPF. Toutes les demandes de formation faites par les fonctionnaires sur leur temps libre méritent d’être acceptées sans restriction. Trop de refus sont remontés au prétexte que la demande ne répond pas à un projet d’évolution professionnelle. Par souci d’équité, les fonctionnaires doivent pouvoir mobiliser leur CPF comme les salariés de droit privé et pouvoir se former à tout projet personnel ou professionnel.
Pour ce qui concerne le Mécénat de compétences, dispositif qui permet de déduire jusqu’à 60 % des salaires et charges sociales, il n’est à date proposé que dans le cadre du TPS.
Est-il possible d’en ouvrir le bénéfice à toutes les étapes de la carrière ou de l’intégrer dans le dispositif du congé de respiration pour les salariés qui vont exercer des missions dans des associations d’intérêt ou d’utilité publique ? Ce qui permettrait même de maintenir une rémunération à 100 % (actuellement 70 %).
Enfin, pour ce qui concerne les parcours de formation co-construit avec l’employeur serait-il possible d’ouvrir la liste des métiers et des compétences transverses actuellement co-financés par l’employeur ?
Outre l’intérêt pour l’employeur, cela permettrait aussi aux personnels intéressés de ne pas supporter le reste à charge prévue dans la réforme quand ils mobilisent leur CPF de leur propre initiative.
L’Egalité Femme / Homme
L’ensemble des indicateurs qui mesurent l’égalité homme / femme dans notre entreprise s’effondrent, dont l’indicateur phare, le taux de féminisation qui passe sous la barre des 30%.
L’entreprise précise d’ailleurs à ce sujet clairement, dès la 1ère page du bilan présenté récemment à la commission de suivi de l’accord égalité que cela va être difficile de tenir l’objectif fixé sans pour autant proposer des solutions palliatives, ni aucun plan de crise.
Sur le périmètre Orange Innovation,
D’autres sujets mériteraient d’être abordés en ce début d’année, pourtant la CFE-CGC, dans un contexte où les priorités de Madame Heydemann vont être prochainement présentées, tient à en rester là et insiste sur l’importance de toutes les questions qui viennent d’être posées.
La CFE-CGC vous demande des réponses claires propres à éclairer les salariés et à nourrir des engagements individuels et collectifs.
L’année 2023 est évidemment pressentie comme une année où la transformation va s’accélérer et prévient qu’elle sera particulièrement vigilante sur les questions d’emploi, de rémunération, de formation, ou encore d’égalité homme / femme. L’attention portée à ces sujets relevant de l’accompagnement « salariés » est primordiale face à un environnement qui pourrait devenir explosif et qui pourrait fortement détériorer les conditions de travail générant souffrances et démotivations.
Par Ghislaine De Salins

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