Orange cherche à reprendre des couleurs - Lyon Webzine

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Lancé en septembre dernier, le « nouveau contrat social » de France Télécom / Orange  avait pour objectif de ramener un climat pacifié dans l’entreprise. Neuf mois après, les syndicats dressent un premier bilan.

« La violence sociale connue récemment est finie. Pour autant, rétablir la situation est lent et difficile tant le corps social de France Télécom / Orange a été abîmé ». Sébastien Crozier, président national du syndicat CFE – CGC - UNSA France Télécom, sait que rien n’est joué. Aujourd’hui encore, le représentant évalue entre 25 et 40 « le nombre de collègues, pour la région lyonnaise, à être sur le fil du rasoir sur le plan psychologique».

Des signaux témoignent néanmoins d’une amélioration des conditions de travail chez le géant des télécoms. Au plus fort de la crise, sous la direction de Didier Lombard (février 2005 – mars 2010), la moyenne annuelle de suicides dépassait la vingtaine. Aujourd’hui, elle se situe entre sept et huit. « C’est terrible de tenir ce type de comptabilité macabre. Ceci dit, ça reste un fait », justifie Sébastien Crozier...

 

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« Communication »

« Communication!, rétorque Franck Chareyre, Le souci est que ce genre de chose c’est vraiment accessoire. Il y a des milliers d’autres choses à faire».  Le renouveau du management en fait partie. Récemment, des directeurs de ressources humaines dits "de proximité" ont été engagés. Installés pour réintroduire un lien social entre des services éclatés géographiquement et la direction, ces nouveaux cadres sont accueillis avec réserve par les partenaires sociaux. « La marge de manœuvre est limitée. Parfois ce sont des gens qui ont mené la politique de Lombard. Il y a un manque de confiance voire de la méfiance », détaille le représentant du syndicat Sud. « Quand vous avez expliqué pendant cinq ans à des personnes que l’objectif premier était de supprimer des emplois, ce n’est pas si simple de changer les pratiques. Surtout qu’il est difficile de convaincre de nouveaux cadres de rejoindre Orange », complète Sébastien Crozier.

Pour sa part, Sébastien Crozier regrette l’absence d’un projet industriel de grande ampleur. Celui-ci permettrait aux employés d’avoir des perspectives d’avenir. « Stéphane Richard a certes introduit une rupture, amené une politique humaniste. Cependant, il reste aux ordres d’un état glouton, prédateur qui veut faire de France Télécom une vache à lait ». Référence à une taxe imposée à l’ensemble des opérateurs lors de l’appel d’offre pour les licences de téléphonie mobile 4G. Taxe qui rapporterait au total 2.5 milliards d’euros à l’État. « Difficile de mener une politique industrielle dans ce contexte », conclut-il.

Extrait : Lyon Webzine -  Fabien Piegay - 20 juin 2011

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