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Un ex de SFR aux manettes d'OVH

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Photo : AFP

Octave Klaba lâche de nouveau les rênes opérationnelles de son entreprise. L'ingénieur-entrepreneur à la tête du leader européen du cloud, OVH, a nommé ce 27 août Michel Paulin à la direction générale de l'entreprise française.

« Michel Paulin, avec son expérience et son leadership, va nous aider à accélérer la mise en oeuvre de notre nouveau plan stratégique. J'ai toute confiance en ses qualités humaines pour développer la société en s'appuyant sur la forte culture d'entreprise de nos équipes », s'est réjoui Octave Klaba dans un communiqué.

L'ancien directeur général de SFR, Neuf Cegetel et Meditel (ex-Orange Maroc) sera chargé de piloter « Smart cloud », le nouveau plan stratégique qui doit faire entrer l'une des rares licornes européennes dans une nouvelle dimension et dont les détails seront présentés le 18 octobre prochain lors de la keynote annuelle d'OVH.

Lire la suite dans Les Echos du 27/08/2018

Au delà de la nomination mise en avant dans le titre de l'article, les éléments d'information sur la manière dont s'organise, in fine, le marché du "cloud", sont intéressants : pas forcément ce qu'on avait prédit au départ. Et, via OVH, la France n'est pas si mal placée dans la course, ce qui est toujours intéressant à souligner.

Numérique

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interdiction email

Photo : Getty Images

Amélioration de la productivité et diminution du stress : en entreprise, restreindre l’accès aux e-mails ou interdire ces derniers n’est plus tabou.

Notre rapport à l’e-mail est ambivalent. D’un côté, nous envoyons 108 milliards de messages chaque jour. De l’autre, la plupart d’entre nous détestent passer sa boîte aux lettres électronique au crible. Le courriel occupe 23 % du temps de travail d’un employé moyen qui, lui-même, en envoie ou en reçoit 112 par jour.

Au vu de ces statistiques, difficile de nier que l’e-mail n’est en fait qu’une nouvelle forme de pollution informationnelle. Une conclusion à laquelle Thierry Breton, P-DG de la société française de services informatiques Atos Origin, est parvenu il y a plusieurs années déjà. Ayant remarqué que ses employés semblaient constamment distraits par le flot de courriels reçus chaque jour, il a pris des mesures pour éliminer ce qu’il estime être un facteur de baisse de la productivité de l’entreprise.

Lire la suite dans Harvard Business Revue du 31/07/2018

Nos commentaires

Ceci dit, les réseaux sociaux, y/c d'entreprises, peuvent être aussi chronophages et destructeurs de productivité s'ils sont mal conçus et/ou mal utilisés parce que les personnels n'y ont jamais été formés.

Il importe donc d'avoir une vision globale de l'organisation du travail, des espaces de travail, des outils et des échanges entre les salariés et d'y travailler en profondeur : il n'existe aucune recette magique exploitable en 3 clics.

En attendant la disparition des e-mails, on peut cependant en rationaliser les usages. Les conseils donnés en fin d'article sont tout à fait pertinents, chacun-e peut se les appliquer et les partager avec ses collègues, sans attendre un changement global de politique dans l'entreprise : ce sera toujours ça de gagné, au moins sur son propre niveau de stress.

Conditions de Travail et Santé Numérique

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Un élément de réponse aux questions récurrentes que nous posons...

Vous pouvez également retrouver une transcription écrite de la vidéo dans La Tribune du 21/08/2018

Economie et Réglementation des Télécoms Europe et International Numérique

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Photo : Shutterstock

Le réseau social de Microsoft emploie plus de cinquante journalistes au sein de son équipe éditoriale et veut continuer à recruter.

LinkedIn est bien déterminé à se faire une place dans le monde du journalisme. Le réseau social pour professionnels, racheté par Microsoft en 2016 , a doublé son équipe éditoriale en 2017- dont deux CDI en France -, et emploie aujourd'hui une cinquantaine de journalistes, répartis dans dix pays. Et une prochaine vague de recrutements se profile, assure le groupe.

Issus de grands médias comme « Reuters », « Harvard Business Review », ou encore « The Wall Street Journal », ces journalistes sont d'abord chargés de la curation des deux millions de contenus partagés quotidiennement sur le réseau social. « On essaye de faire remonter à la surface les publications qui ont le plus de pertinence pour nos membres, explique Isabelle Roughol, directrice adjointe de la rédaction internationale de LinkedIn.

Lire la suite dans Les Echos du 21/08/2018

Nos commentaires

Cette approche rappelle une règle bien connue : pour développer l'audience, il faut des contenus de qualité. Elle invite aussi à une analyse des transformations opérées par l'avènement du numérique dans le domaine de la production d'informations... et peut-être à une réflexion plus large.

Il y a maintenant environ 15 ans, l'avènement du web ouvert et du "users content" (contenus créé par les internautes) a notamment fait les beaux jours des blogs, donnant l'occasion aux experts du fond de s'exprimer publiquement, de créer leur propre audience et d'échanger avec leurs lecteurs, dans des conversations parfois tout à fait passionnantes. Les réseaux sociaux ont amplifié le phénomène, augmentant le nombre de contributeurs et de contenus partagés. Leur qualité est cependant devenue disparate : tout le monde n'est pas expert d'un sujet, ni un expert de la communication.

En parallèle, les journalistes, challengés par le développement du numérique et des supports conversationnels, ont été en partie évincés des médias traditionnels allégeant leurs équipes pour reconstituer leurs revenus. Ils reviennent aujourd'hui par la fenêtre, pour structurer et professionnaliser les contributions des internautes dans les réseaux sociaux. Il est plutôt rassurant de constater que les algorithmes n'ont pas suffi à faire le travail, ne serait que pour réaliser une curation pertinente de l'information à mettre en avant.

Restent les sempiternelles questions, auxquelles les tenants de la "destruction créatrice" ont bien du mal à répondre de manière convaincante, mais qui sont la préoccupation principale de celles et ceux qui se sont donné pour mission la défense des travailleurs :

  • Est-ce que tous les journalistes qui ont perdu leurs emplois dans les médias classiques retrouvent une place ? Leurs nouvelles missions sont elles aussi intéressantes ? Aussi bien rémunérées ? Avec le même type de statut ? Bref, qu'ont-ils in-fine perdu ou gagné ? Et pour combien de temps ? (ie. est-ce que bientôt l'intelligence artificielle (IA) parviendra à faire le job ?)
  • Assisterons-nous au même type de phénomène dans tous les métiers impactés par le numérique ? Les espoirs et menaces agités autour d'une IA qui pourrait supprimer des millions de postes feront-il finalement partie des "attentes exagérées" régulièrement observées dans le "hype cycle" (qu'on pourrait traduire par "cycle de l'innovation") de Gartner, qui finissent par retomber comme un soufflé et à se transformer en une mutation plus lente et plus raisonnable ?

Enfin, question plus politique et sociétale, comment sont accompagnés celles et ceux qui perdent leur emploi en raison des mutations accélérées de l'économie ? Combien de temps restent-ils "le bec dans l'eau" ? Avec quels moyens de subsistance, et quel soutien à une réinsertion harmonieuse dans le monde du travail ?

C'est ce sur quoi feraient bien de se pencher ceux (parfois celles aussi) qui réfléchissent dans des bureaux douillets, dans les Ministères ou les Universités notamment, et semblent la plupart du temps considérer comme un dommage collatéral ponctuel et négligeable des transformations souvent brutales qu'ils insufflent ou soutiennent...

Conditions de Travail et Santé Emploi & Métiers Numérique

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Photo : ERIC THAYER/NYT-REDUX-REA

Outre-Atlantique, les défenseurs de la « neutralité du Net » ont du souffle. Malgré l'entrée en vigueur le 11 juin dernier de la décision de la Federal Communications Commission (FCC) mettant fin à  ce principe fondateur d'Internet , ils ne désarment pas et portent le combat sur le terrain judiciaire.

Lundi soir, les procureurs généraux de 23 états américains ont déposé une plainte contre la FCC devant les cours d'appel du pays. Ils jugent que sa décision d'autoriser les fournisseurs d'accès à Internet à privilégier certaines données et sites par rapport à d'autres, viole la loi fédérale.

A lire dans Les Echos du 21/08/2018

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