Cro-Magnon et Neandertal : bilans HSVT et HSAS
Rédigé par Stéphanie CRESPIN le . Publié dans INNOV.
En ce début d’année, nous souhaitons vous adresser nos vœux. Des vœux de santé, bien sûr, mais surtout des vœux de respect, de dignité et de sécurité au travail.
En ce début d’année, il est souhaitable d’effectuer un bilan de ce qui va et de ce qui pourrait être amélioré.
1/ Ce qui va
Commençons par ce qui avance, car il faut aussi savoir le dire.
Aujourd’hui, on parle davantage du harcèlement sexuel et des agissements sexistes. Des collègues osent poser des questions, demander conseil, parfois même témoigner.
Il existe désormais un cadre légal clair avec des procédures qui existent et qui sont mises en œuvre. C’est déjà une reconnaissance que ces violences ne sont ni anodines, ni acceptables.
Cela montre aussi une chose importante : le silence recule. C’est une première victoire !
2/ Ce qui pourrait être amélioré
Mais soyons lucides.
Le harcèlement sexuel et les agissements sexistes existent toujours dans le monde du travail. Parfois de manière brutale, parfois de façon plus insidieuse :
- des remarques déplacées,
- des blagues soi-disant “pour rire”,
- des regards insistants,
- des messages ambigus,
- des comportements banalisés parce que “ça a toujours été comme ça”.
Trop souvent encore, les victimes :
- doutent de leur légitimité à parler,
- ont peur de ne pas être crues,
- craignent des représailles ou l’isolement professionnel.
Trop souvent encore, on minimise :
“Ce n’est pas si grave” “Tu as mal compris” “Il faut prendre ça avec humour”
Non ! Ce n’est ni de l’humour, ni de la maladresse quand cela porte atteinte à la dignité des salarié.e.s.
N’oublions jamais que le harcèlement sexuel et les agissements sexistes ne sont pas des fatalités. Ce sont des violences. Et comme toutes les violences au travail, elles doivent être nommées, combattues et sanctionnées.
Pour cette nouvelle année, faisons le choix de la vigilance, de la solidarité et du respect. Parce que le silence protège toujours les agresseurs, jamais les victimes.
Se taire, c’est laisser faire. Parler, c’est agir.
Je nous souhaite une année où le respect ne se discute pas, et où plus personne n’aura à choisir entre son travail et sa dignité.
Pour terminer, je souhaite m’adresser directement à la Direction.
Le harcèlement sexuel et les agissements sexistes ne relèvent ni du ressenti, ni de la subjectivité, ni de la gestion au cas par cas. Ce sont des faits encadrés par la loi, qui engagent pleinement la responsabilité de l’employeur.
Prévenir, ce n’est pas seulement afficher des procédures. Agir, ce n’est pas attendre que les situations s’aggravent. Protéger, ce n’est pas demander aux victimes de faire preuve de patience ou de discrétion.
Pour l’année qui commence, nous attendons des actes concrets : de la prévention réelle, des réponses rapides, et une tolérance zéro face aux comportements sexistes et aux violences sexuelles.
Je nous souhaite une année où les engagements deviennent des actes.
Ce pourrait être une déclaration de la CFE-CGC… Mais ce n’en est pas une. En fait, à titre expérimental et par curiosité, les élus CFE-CGC ont souhaité vous présenter cette déclaration, générée via IA, pour savoir ce qui pourrait bien être évoqué en termes de harcèlement sexuel et d’agissements sexistes. Nous vous laissons le loisir de l’analyser.
Un exercice que nous ne manquerons pas de poursuivre au fil du temps et des sujets. »
Par Vénonique Garnier ( avec IA)



