CFE-CGC Orange
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  • Thèmes
  • Entreprise
  • Economie et Réglementation des Télécoms

[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 25, 26, 27 et 28 février 2019 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à la Division WIN (Wholesale & International Networks), présenté par Jérôme Barré, Directeur exécutif d’Orange Division Wholesale & International Networks.

Depuis l’ouverture des réseaux à la concurrence en France et plus largement en Europe dans les pays dans lesquels Orange opère, la vente en gros (« wholesale »)  a été considérée comme la contrepartie « négative » du marché de détail consécutive à nos obligations règlementaires, voire au mieux comme un amortisseur de la diminution de notre part de marché sur le « retail ». Or, il s’agit d’un marché porteur à part entière dont la croissance s’avère supérieure à la vente de détail ("retail").

Le partage d’infrastructures, dont la part des nouveaux réseaux (la fibre notamment) est aujourd’hui prépondérante, est désormais pleinement intégré dans notre modèle économique dont il constitue l’un des piliers majeurs. Ce sont précisément les opportunités de ce marché en plein essor qui ont conduit à la décision de Stephane Richard de regrouper toutes les activités de wholesale, en France et dans le reste du monde, dans une même division et de créer WIN. Le marché de gros constitue aujourd’hui un pilier du modèle économique d’Orange, avec une contribution de 25% du chiffre d'affaires en France et 20% du chiffre d'affaires du Groupe à 8Mds€.

La division WIN a ainsi été créée en mai 2018 pour opérer les activités de vente en gros, développer ce business et en améliorer les marges. Elle procède également aux opérations d’achat de gros dans les pays où Orange ne possède pas d’infrastructures ainsi qu’en France auprès, notamment, des opérateurs de Réseaux d’Initiative Publique (RIP).

Orange est un leader mondial de la vente en gros classé parmi les 5 premiers opérateurs sur ce marché, et a pour ambition de faire progresser ses revenus de 25%. Les principaux marchés sur lesquels Orange est présent sont bien entendu la France, en qualité d’opérateur historique, mais aussi toutes les géographies où Orange déploie la fibre, notamment en Espagne et en Pologne. Dans ces deux pays, l’activité wholesale y est en forte croissance. Elle est en recul en revanche sur la zone MEA (Moyen-Orient et Afrique). La création de WLob répond à la volonté de développer le business hors de France, Wholesale France demeurant l’acteur compétent sur le marché domestique.

WIN opère également les réseaux internationaux et longue distance, et gère l’activité des câbles sous-marins, celle des satellites et assure l’interconnexion des toutes les filiales d’Orange. Avec 450 000 km de câbles sous-marins, Orange est sur ce secteur également un leader mondial. Leadership qui lui a permis de conclure un partenariat avec Google pour une opération en Atlantique Nord. WIN affiche l’ambition de développer de tels partenariats avec les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) et les opérateurs majeurs. Enfin la troisième activité est celle "d'international carrier" qui consiste en la fourniture de services de connectivité aux opérateurs et fournisseurs d'accès internet du monde entier.

La division WIN décline 13 projets qui ont pour ambition de :

  • étendre le réseau international d’Orange par la construction de backbones et  la multiplication de points de présence (POP) en Europe et sur la zone MEA
  • contenir la baisse de la voix et du roaming
  • développer fortement le partage des réseaux domestiques
  • mettre à la disposition de nos clients une plate-forme de connectivité
  • offrir des services de bout en bout
  • contribuer à une plus forte intégration du Groupe

Les élus ont apprécié la présentation qui a été faite de l’activité wholesale qui n’est plus appréhendée comme une activité contrainte, conséquence de nos obligations règlementaires en matière d'accès suite à l’ouverture des réseaux à la concurrence sur le territoire de l’Union Européenne. La vente en gros apparait au contraire comme un secteur porteur et un levier de croissance. A la question de sa contribution à la profitabilité du Groupe, il nous a toutefois été répondu que le calcul d’une profitabilité moyenne au seul niveau de la division n’avait pas de sens. L’objectif est de créer de la valeur. Nous serions toutefois intéressés par une information plus précise sur la part du chiffre d’affaires réalisée sur des offres régulées, et dont les tarifs sont orientés vers les coûts, en particulier sur les 4,8Mds de chiffre d'affaire réalisés en France. Nous sollicitons également cette information sur les offres non régulées, pour lesquelles le Groupe peut réaliser une marge. De même nous aurions souhaité une information plus précise sur le poids économique de l’achat en gros qui est aussi une activité de la Division, puisque, sur certaines géographies, Orange ne dispose pas de ses propres infrastructures. Sur la question de l’emploi, Jérôme Barré s’est engagé à fournir au Comité le nombre de salariés affectés à l’activité Wholesale sur les 2500 que compte la Division WIN.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting in Paris on 25th, 26th, 27th and 28th February 2019 in Paris, the Group Management has included an item on the agenda relating to the WIN Division, presented by Jérôme Barré, CEO of Orange Wholesale & International Networks Division.

Since the opening of the networks to competition in France and, more broadly in Europe, in the countries in which Orange operates, wholesaling has been regarded as the "negative" counterpart of the retail market, or at best as a cushion for the decline in our market share on the retail side, induced by our regulatory obligations. However, it is a full-fledged growth market whose growth is superior to retail market.

The sharing of infrastructures, of which the part of the new networks (fiber in particular) is predominant today, is now fully integrated into our economic model of which it constitutes one of the major pillars. It was precisely the opportunities in this booming market that led to Stephane Richard's decision to consolidate all wholesale activities, in France and around the world, into one division and create WIN. The wholesale market is today a pillar of Orange's business model, with 25% of sales in France and 20% of Group sales at € 8bn.

The WIN division was created in May 2018 to operate the wholesale business, develop this business and improve margins. It also carries out wholesale purchase transactions in countries where Orange does not have its own networks and in France, particularly with public initiative network operators.

Orange is a world leader in the wholesale sector, ranked among the top 5 operators in this market, and aims to increase its revenues by 25%. The main markets in which Orange operates are, of course, France, as a historical operator, but also all the regions in which Orange deploys fiber, particularly in Spain and Poland. In these two countries, the wholesale business is growing strongly. On the other hand, it is declining in the AMEA area. The creation of WLob is a response to the willing to develop business outside France, with Wholesale France remaining the competent player in the domestic market.

WIN also operates international and long-distance networks, and manages the submarine cable and satellite activities and interconnects all of Orange's subsidiaries. With 450,000 km of submarine cables, Orange is also a world leader in this sector. Leadership that allowed Orange to enter into a partnership with Google in the North Atlantic. WIN has the ambition to develop such partnerships with GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) and major operators.

The WIN division has 13 projects that aim to:

  • extend Orange's international network by building backbones and multiplying points of presence (POPs) in Europe and the MEA area
  • contain the decline of voice and roaming
  • strongly develop home networks sharing
  • provide to our customers a connectivity platform
  • offer end-to-end services
  • contribute to a stronger integration of the Group

The European Works Council members highly appreciated the presentation that was made of the wholesale activity which is no longer considered as the consequence of our regulatory obligations in terms of access, following the opening of networks to competition in the territory of the European Union. On the contrary, wholesale sales appear to be a promising market. On the question of its contribution to the Group profitability however, we were told that the calculation of average profitability at the Division level alone did not make sense. The goal is to create value. However, we would be interested in more precise information on the share of revenue generated on regulated offers, whose prices are geared towards costs, in particular on the 4.8 billions of sales generated in France. We also request this information on unregulated offers, for which the Group can realize a margin. Similarly, we would have liked more precise information on the economic weight of purchasing, which is also part of the Division activity since, in some regions, Orange does not have its own infrastructure. On the employment issue, Jérôme Barré is committed to providing the Council with the number of employees assigned to the Wholesale business out of 2,500 in the WIN Division.

Emploi & Métiers Comité Groupe Europe Comité Groupe Monde IMTW

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3 principes, 5 thèmes, 10 projets... pour une transformation, (encore) une !

Information

Objectif : être collectivement plus efficaces et réactifs

Cette transformation doit être :

  • humaine – les personnes, salariés et clients sont au cœur de cette transformation et en seront les acteurs écoutés.

  • harmonieuse – en répondant aux besoins exprimés par les équipes pour aider le collectif à mieux atteindre les objectifs stratégiques.

  • inclusive – en donnant à chacun la possibilité d’y participer, de l’influencer et de se l’approprier en étant accompagné dans ces évolutions.

Trois principes :

  • implication au plus haut niveau – tous les membres du Comex impliqués en personne dès le départ.

  • écoute – près de 150 interviews individuelles menées avec des représentants des différents pays, fonctions et profils.

  • co-construction – six ateliers organisés durant la structuration du programme, avec au total une cinquantaine de participants divers pour alimenter le débat du Comex.

Création de différents « cercles » de réflexion, débat, test d’engagement à la rentrée.

Priorités transverses : cinq thèmes majeurs

  • forte priorisation des initiatives, prise de décision plus claire et orientée vers la création de valeur durable.

  • structure simple et légère au service des opérations et d’une exécution plus rapide.

  • culture de la confiance et plus agile, centrée sur le client et l’engagement salarié.

  • innovation toujours plus centrée client et business.

  • diversification et engagement sociétal renforcé en phase avec l’évolution des préoccupations de nos clients.

Contenu du Programme : dix projets prioritaires directement piloté par un membre du Comex (noms des projets sont en cours de finalisation) :

  • projet A1 directement piloté par Stéphane Richard : renforcer l’efficacité des décisions prises au niveau du Comex du Groupe - préciser les typologies de décisions nécessaires à ce niveau de gouvernance, tout en clarifiant le principe de subsidiarité entre le Comex et les autres instances, et définir les modalités d’instruction, de formalisation et de communication des décisions prises pour en améliorer l’exécution.

  • projet A2 piloté par Nicolas Guérin : restituer toute leur efficacité aux processus de décision collective au sein du Groupe, au-delà même du périmètre du Comex. Simplifier et accélérer la prise des décisions et leur mise en œuvre, en ligne avec le principe de subsidiarité.

  • projet B1 piloté par Laurent Paillassot : clarifier le partage des rôles et responsabilités entre les entités « centrales » ou transverses du Groupe et les entités « locales » ou Divisions/Pays de manière à rendre notre modèle opérationnel plus lisible par tous.

  • projet B2 piloté par Paul de Leusse s’appuie sur les travaux menés dans le cadre du projet B1 : simplifier les processus et interfaces entre fonctions et opérations pour une coopération plus fluide à tous niveaux.

  • projet C1 piloté par Fabienne Dulac : accélérer le partage d’une culture commune Orange et de pratiques du « travailler ensemble », favorisant la collaboration et les prises d’initiatives individuelles et collectives.

  • projet C2 piloté par Helmut Reisinger : accélérer l’évolution des environnements physiques et digitaux de travail et à offrir des services et outils adaptés aux besoins de chacun afin de renforcer la fluidité de la collaboration.

  • projet D1 piloté par Hugues Foulon : faire évoluer le modèle de définition des priorités d’innovation et de diversification transverses du Groupe. Proposer la gouvernance de choix, mise en œuvre et gestion de ces priorités pour garantir une sélection plus transparente et partagée, un meilleur alignement transverse, une validation au niveau adéquat et une focalisation du groupe sur un nombre réduit de priorités.

  • projet D2 (« Vanille ») piloté par Mari-Noëlle Jégo-Laveissière : faire évoluer les rôles, les modes de fonctionnement et les interfaces de la division Technology & Global Innovation (TGI) avec les autres entités du Groupe (pays/ régions/ Business Units) pour contribuer à la création de valeur, en cohérence avec les priorités stratégiques du Groupe.

  • projet E1 piloté par Alioune N’Diaye : renforcer la diversité des profils et compétences au sein du groupe. Fluidifier les parcours des individus, capter les talents sur les métiers de demain et adapter nos modèles de reconnaissance à ces priorités.

  • projet E2 piloté par Christine Albanel imagine les priorités de l’engagement sociétal du Groupe pour le futur afin de les traduire dans nos fonctionnements quotidiens, pour résonner avec sincérité à l’intérieur et à l’extérieur, auprès des équipes, clients et candidats de demain.

Durée estimée de la plupart des projets : 18 à 24 mois (avec une revue après les premiers 12 mois pour de potentiels ajustements).

Chaque projet, sauf A1 et D2, sera porté par un chef de projet rattaché à l’entité Transformation (directement au DGD) et animé au quotidien par la directrice adjointe pour le Programme, Bénédicte Liénard.

Deux projets de transformation spécifiques à deux entités du Groupe viennent compléter les dix projets :

  • Kilimandjaro – OMEA, piloté par Alioune Ndiaye

  • Ancrage territorial – Orange France, piloté par Fabienne Dulac

Analyse de la CFE-CGC

De nombreuses demandes de précision, entre autres :
  • S’il fallait résumer en une phrase ou deux ce à quoi devrait ressembler Orange à l’issue de l’exécution de ces projets de transformation, quelle serait la physionomie cible du Groupe à 3 ou 5 ans, voire au-delà ?
  • Comment s’articule le programme de transformation et le plan stratégique Vision 2025 en cours d’élaboration, dont il convient d’ailleurs de rappeler le calendrier ?
  • La méthodologie de travail mise en œuvre pour la définition du programme de Transformation (150 interviews, ateliers, co-construction…), les profils et les positions dans l’entreprise des participants, doivent être détaillés. Dans les participants aux ateliers et/ou aux ateliers, y-a-t-il eu des représentants des personnels, d’autres parties prenantes que le management ?
Concernant les 10 Projets :
Sans préjuger d’une priorisation de l’importance relative de chacun de ces 10 projets de transformation, peut-être
y-a-t-il néanmoins une priorité d’urgence quant aux premières décisions de mise en œuvre ? (entre autre le projet E1 porté par Monsieur Alioune N’Diaye.). Certains sont-ils plus urgents que d’autres ? Dit autrement, sur lesquels sont attendus des « quick wins » potentiellement mis en œuvre dans l’année ?
  • Le projet A1 vise à renforcer l’efficacité des décisions prises par le COMEX. Cela sous-entend que jusqu’à présent il y a de la perte en ligne ou de la latence dans l’exécution des décisions !
  • Le projet A2 vise à restituer toute leur efficacité aux processus de décision collective. Pouvez-vous nous expliciter ce point, ainsi que le principe de subsidiarité ?
  • Le projet B1 vise à clarifier le partage des rôles et responsabilités entre CENTRAL/LOCAL. Sur ce point y-t-il d’ores et déjà une doctrine qui se dégage ? Basée par exemple sur des premiers retours d’expérience ?
  • Le projet C1 vise à accélérer le partage d’une culture commune Orange et de pratiques du « travailler ensemble », favorisant la collaboration et les prises d’initiatives individuelles et collectives, basés sur la confiance, la responsabilité et le droit à erreur. C’est-à-dire ?
  • Le projet C2 vise à accélérer l’évolution des environnements physiques et digitaux de travail. Avez-vous d’ores et déjà identifié les projets ou initiatives dans le groupe qui seront généralisées (Nouvel Environnement Orange, bureaux dynamiques, télétravail…) ?
  • Le projet E1 vise un renforcement de la diversité des profils et compétences au sein du groupe. Quel est le calendrier des attendus de ce projet ?
  • Le projet E2 imagine les priorités de l’engagement sociétal du Groupe pour le futur. Y-a-t-il sur ces points des changements majeurs d’ores et déjà envisagés ?
Enfin, comment sont associés les représentants des personnels à ce Programme de Transformation ?

Europe et International Numérique CCUES

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orangemarine renedescartes

Photo : Orange Marine

Suite à la lettre ouverte de la CFE-CGC Orange et de l'ADEAS proposant l'association d'Orange et d'Ekinops pour acquérir Alcatel Submarine Networks, la Direction nous répond.

Si notre proposition n'apparaît pas en l'état actuel compatible avec les options retenues par les différents acteurs intervenant sur ce dossier, il est intéressant de noter que les courriers co-signés par les représentants des personnels actionnaires reçoivent des réponses circonstanciées... alors que nous peinons à établir le dialogue social avec les représentants du personnels "classiques" (élus et délégués syndicaux) sur des sujets pourtant réputés faire l'objet de négociations, comme la rétribution des personnels.

Est-ce que seuls les actionnaires peuvent désormais dialoguer avec l'entreprise ? A vous d'en tirer les conclusions...

Participation, Intéressement et Actionnariat

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[French version here/English version below]

Dans le cadre du Comité de Groupe Européen d'Orange des 6, 7 et 8 novembre 2018 à Nice, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif aux résultats financiers d’Orange au troisième trimestre 2018, présenté par Pascal Marchand, Directeur du Contrôle de Gestion Central Groupe.

Soutenus par la poursuite des efforts d’investissements, les résultats financiers demeurent satisfaisants ce trimestre malgré un léger recul du taux de croissance du chiffre d’affaires du Groupe.

En France le chiffre d'affaires progresse pour le sixième trimestre consécutif, ce qui constitue une réelle performance dans le contexte de concurrence actuel. L’EBITDA ajusté croit de 3,2%, et même de 3,7% sur les seules activités télécom, ce qui démontre la capacité d’Orange à transformer en valeur son chiffre d’affaires.

Des succès remarquables ce trimestre ont été réalisés:

  • en France avec l'offre 2P (téléphonie fixe + internet) proposée en réponse aux offres à bas prix de nos concurrents
  • en Espagne avec des offres TV incluant le football
  • avec les offres LOVE en Europe: la convergence permet de stabiliser le revenu par client et contribue à la croissance d'Orange, premier opérateur convergent sur le BtoC en Europe.

La présentation des données comparées avec les autres opérateurs sur le marché européen a donné aux élus une vision relative de notre positionnement par rapport à nos concurrents.

Ainsi notre part de marché en valeur a atteint 34% au S1 2018, cette part progressant de 0,5%. Les principaux contributeurs à ce progrès sont la France et l’Espagne. Le groupe est ainsi en croissance sur un marché global de la zone Europe pourtant en décroissance, et alors même que les opérateurs européens concurrents ont tous connu un ralentissement sur ce marché au T2.  Orange est ainsi leader en terme de croissance organique à +1,1%.

Sur la zone Afrique et Moyen-Orient, on constate une croissance importante de la data et de l’e-money, et Orange affiche une croissance de 5,2% portée par les résultats de l’Egypte. Toutefois, nos concurrents font mieux.

S’agissant d’Orange Business Services, la décroissance se poursuit dans le domaine de la voix et de la data. Elle est plus faible pour nos concurrents.

Orange est devenue le leader pour ce qui concerne le déploiement de la fibre devant Telefonica et démontre sa capacité à transformer ses investissements en contrats commerciaux. La profitabilité d’Orange progresse par rapport à ses pairs. Orange est deuxième en termes de croissance de l’EBITDA derrière Vodafone. De plus sa croissance de l’EBITDA résulte d’une croissance du chiffre d'affaires, et non comme pour ses concurrents d’une réduction de ses coûts. S’agissant du cashflow, en valeur, Orange se classe au troisième rang.

Enfin Orange est le seul opérateur à augmenter ses investissements avec la plus forte croissance des CAPEX en Europe.

Les élus ont salué les performances du Groupe notamment par rapport à ses concurrents. Ils ont bien pris note de son engagement à proposer un dividende à un montant plancher et interrogent la Direction sur un engagement similaire en termes d’augmentation des salaires.

Trimestre après trimestre, les élus rappellent que ces performances sont le résultat des efforts imposés aux personnels dans le cadre des plans de réductions des coûts, notamment Explore 2020, avec pour conséquence une diminution de la masse salariale.

La Direction reconnait que la baisse des coûts de personnel a permis une augmentation de l’EBITDA et contribué au financement des investissements, mais indique que la masse salariale a désormais cessé de baisser.

[English version]

As part of the Orange European Works Council meeting held in Nice on 6th, 7th and 8th November 2018, the Management included an item on the agenda relating to Orange's financial results for the third quarter of 2018 presented by Pascal Marchand, Head of Group Central Management Control.

Supported by continued investment efforts, financial results remain good this quarter despite a slight decline in the Group's revenue growth. In France, revenue increased for the sixth consecutive quarter, which is a real accomplishment in the current competitive environment. EBITDA grew by 3.2%, and even by 3.7% in telecom activities alone, which shows Orange's ability to transform its revenues into value.

Remarkable successes this quarter have been achieved:

  • in France with the 2P offer (fixed telephony + internet) offered in response to our competitor's low-cost offers
  • in Spain with TV offers including football
  • with LOVE offers in and around Europe, convergence makes it possible to stabilize revenue per customer and contributes to the growth of Orange, the leading operator converging on BtoC in Europe.

The presentation of the data compared with other operators on the European market gave elected officials a relative view of our positioning in relation to our competitors.

As a result, our market share in value terms reached 34% in 2018 during first semester, hence a 0.5% increase. The main countries which contribute to this progress are France and Spain. The group is thus growing in a global market in the Europe zone that is nevertheless in decline and even though competing European operators have all experienced a slowdown in the market in Q2.  Orange is thus the leader in terms of organic growth at +1.1%.

In African and Middle Eastern countries, there was significant growth in data and e-money, but Orange posted growth of 5.2%, driven by Egypt's results, however our competitors did better.

In the case of Orange Business Services, the decline continues in the voice and data sector. It is lower for our competitors.

Orange has become the leader in fiber deployment ahead of Telefonica and is demonstrating its ability to transform its investments into commercial contracts. Its profitability is improving compared to its competitors. Orange is second in terms of EBITDA growth behind Vodafone. Moreover, its EBITDA growth is the result of a growth in turnover and not, as for its competitors, of a single cost reduction. Orange is the third largest in terms of cash flow. 

Finally, Orange is the operator to have shown the largest increase in CAPEX in Europe;

The European Works Council members praised the Group's performance, particularly in relation to its competitors. They have taken note of its commitment to propose a dividend at a minimum amount and question Management on a similar commitment in terms of salary increases.

Quarter after quarter the elected representatives recall that these performances are the result of the efforts imposed on the personnel within the framework of the cost reduction plans, in particular Explore 2020, with the consequence of a reduction of the payroll.

Management recognizes that the decrease in personnel costs has led to an increase in EBITDA and contributed to the financing of investments, but indicates that the payroll has now stopped falling.

Europe et International Participation, Intéressement et Actionnariat Rémunération CCUES Comité Groupe Europe Comité Groupe France Comité Groupe Monde Orange Business Services

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ODV Beyond... des ingrédients plus riches

Le projet « ODV Beyond » est destiné à faire évoluer le fonds d’investissement Orange Digital Ventures (ODV) dans les startups du Groupe, pour en faire un acteur de taille européenne.

Il s’appuie sur les résultats « prometteurs » d’une initiative interne qui a permis au Groupe de prendre des participations minoritaires dans une vingtaine de startups.

« Les perspectives de retours financiers sur les premiers investissements étant bonnes, les synergies avec le Groupe nombreuses » Orange souhaite changer d’échelle, en visant le lancement d’un Fonds doté de 500M€, constitué :

  • pour partie d’apports d’Orange (350M€, dont ~70 M€ déjà investis, et apport de 50 à 60 M€ par an sur les 5 prochaines années)
  • pour partie d’apports externes (150M€ auprès d’investisseurs externes institutionnels ou stratégiques.

Conséquences en termes d’organisation et de RH :

  • création d’une Société de Gestion, filiale à 49% d’Orange Digital Investment qui reprendra le nom « Orange Digital Ventures »,
  • qui devra disposer d’un agrément de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF- dossier de demande déposé le 3 octobre)
  • qui gèrera les Fonds confiés par Orange et devra favoriser le développement des synergies entre les startups du portefeuille et les UA,
  • et qui devra répondre à des critères précis d’indépendance, notamment dans ses choix d’investissements et prévenir tous risques de conflit d’intérêt

Le Groupe souhaite s’appuyer en priorité sur les équipes actuellement mobilisées sur le projet, qui ont vocation à être transférées au sein de la nouvelle filiale, sur la base du volontariat.

Grandes lignes de la politique d’investissement

Nouvelles connectivités ; internet des objets ; cybersécurité ; entreprise digitale ; fintech (mobile banking, payments, insurtech, prêts…) ; contenus…

Analyse de la CFE-CGC

La CFE-CGC reconnait l’intérêt pour Orange de se doter de véhicules d’investissement en capital risque en capacité d’agir sur les différentes géographies clés : France, Afrique Moyen Orient et Europe.

Pour autant, elle s’interroge sur le montant du fonds Orange Digital Venture (500 M€ à 5 ans) en comparaison de sommes, plutôt en milliards d’euros, mobilisables pour investir dans les startups par les GAFAMI (Google, Apple, Facebook, Microsoft et IBM), les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi), voire par d’autres opérateurs Telecom. Elle milite pour des alliances avec d’autres opérateurs européens, notamment sur les sujets de l’innovation.

La CFE-CGC Orange rappelle également son attachement à un partage équitable de la valeur créée par l’entreprise, dans le cadre de ses activités, entre les différentes parties prenantes, et donc avec tous ses personnels ; il doit en être de même avec les activités de capital risque.

Europe et International CCUES

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