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Souffrance au travail . D'après une enquête autogérée, l'observatoire du stress, lancé par SUD et la CFE-CGC, dénonce des niveaux de stress faramineux.

Malgré l'obstruction de la direction du groupe qui a coupé l'accès à son site internet depuis les postes de travail à l'intérieur de l'entreprise, l'observatoire du stress et des mobilités forcées à France Telecom, lancé à l'initiative de SUD et de la CFE-CGC, avec le concours de sociologues, de psychologues et d'ergonomes, vient de publier les premiers résultats de son enquête sur les pressions au travail, dans un contexte marqué par le plan de restructuration visant à supprimer sans plan social, 22 000 postes (sur 100 000 en France) d'ici à 2008.

Sur la base de 3250 réponses, "cette enquête est un bon miroir de la situation, car le profil des salariés ayant répondu au questionnaire correspond à l'image générale de la sociologie de l'entreprise" assure Pierre Morville, délégué central CFE-CGC, l'observatoire pointe une crise profonde, déjà manifesté lors des mobilisations sociales contre le plan de restructuration.

... Alors qu'il reste encore, selon les termes du plan de la direction, 11 000 "départs volontaires"à provoquer d'ici la fin 2008, que le dispositif de congé de fin de carrière avait permis jusqu'au 31 décembre 2006 à 7500 salariés de partir à partir de 55 ans, mais qu'il est désormais supprimé, et que

10 000 mobilités géographiques ou professionnelles sont programmées dans le même laps de temps, 37% des salariés interrogés pensent qu"ils vont être contraints de quitter France Telecom...

... De son côté, Pierre Morville interpelle l'Etat qui demeure encore l'actionnaire principal de France Telecom et qui désigne le président du conseil d'administration : " On n'est pas tout à fait une société privée comme les autres, et on ne peut pas comprendre que l'Etat fasse semblant de rien devant les niveaux de stress à France Telecom...".

L'Humanité le 20 septembre 2007 par T. Lemahieu

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Chaude ambiance chez France Telecom, où un plan de 22000 suppressions de postes est en cours.

En juin dernier, les syndicats SUD et CFE-CGC lancent une grande enquête sur le moral des troupes. Aussi sec, la direction bloque l'accès intranet au questionnaire : "pas assez scientifique", selon elle. Plus de  3000 salariés ont finalement répondu - de chez eux- à l'enquête. Résultat, dévoilé cette semaine par les syndicats : les deux tiers se disent stressés, 15% se déclarent " en situation de détresse" et 45% se sentent "placardisés"! du coup, France Telecom réfléchit à des "cellules d'écoute".

... Chez IBM, c'est encore plus farce. En mars dernier, le médecin du travail alerte le pédégé : en 2006, il a décompté 29 dépressions au siège de la boîte, 9 "burn out" (épuisement mental) et 185 urgences médicales ! Pour toute réponse, la direction se plaint... au Conseil de l'Ordre, qui convoque le toubib en juin! Dans le même temps, les salariés ont droit à un communiqué rassurant du patron : "Nous avons un dialogue avec les médecins du travail (...) et nous travaillons étroitement avec eux."

Le Canard enchaîné le 19 septembre 2007

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...3224 personnes ont répondu au questionnaire par internet, précisent les syndicats, "malgré la censure de la direction" qui avait interdit aux salariés d'y accéder sur leur lieu de travail, pour des questions de " sécurité informatique".

...L'Observatoire du stress a été créé pour soutenir et informer les salariés "poussés vers la sortie" dans le cadre d'un plan de "départs volontaires" de 22000 personnes ( 2006-2008), accompagné de 600 embauches.

Fin 2006, la direction avait comptabilisé 10 300 départs, dont 7 600 préretraites et retraites.

76 %  des sondés s'attendent à de "fortes réductions" d'emplois dans l'entreprise et 10% à de "faibles réductions". Concernant leur propre emploi, 30% jugent qu'il se dégrade "fortement", et 9%  "faiblement", 28% le disent "menacé", et 13% craignent une "suppression".

Dans ce contexte, 37% pensent qu'ils vont être "contraints de partir" et 10%, qu'ils vont "choisir de partir", tandis que 29% pensent qu'ils vont

"rester" (24% ne savent pas).

...Les pressions prennent, selon les syndicats, la forme d'entretiens individuels de plus en plus fréquents, de propositions de mutation "sans alternative", ou de "menaces de placardisation", tandis que la direction affirme que les départs se font "naturellement et sans pression".

S'ils doivent quitter l'entreprise, les sondés sont favorables à 41% à "un départ dans une nouvelle formule de pré-retraite", comme le congé de fin de carrière, arrêté fin 2006, qui permettait un départ en préretraite à 55 ans.

Ils sont aussi prêts à intégrer une autre Fonction publique (30%), mais sont moins favorables à un départ dans une entreprise privée (9%) ou à un essaimage (création ou reprise d'entreprise, 6%).

Ces solutions proposées par la direction, "restent marginales" affirme Pierre Morville (CFE-CGC) alors qu' "on est à la moitié des objectifs de réduction d'effectifs. La deuxième partie va se traduire par de nombreuses incitations à la démission"...

AFP le 19 septembre 2007

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Selon les premiers résultats d'une enquête de l'"Observatoire du stress et de la mobilité " créé en juin par deux syndicats, 15% des salariés de l'opérateur historique affirment être en "situation de détresse" Plus d'un tiers des sondés pensent qu'ils vont être "contraints à partir". La direction de France Telecom conteste ces chiffres.

Alors que France Telecom a décidé l'an dernier un plan de 22 000 suppressions de postes en trois ans, dont près de 6 000 en 2007, les deux tiers des salariés de l'entreprise (66%) se disent "actuellement en situation de stress", selon les premiers résultats de l' "observatoire du stress et de la mobilité".

Seuls 29% des sondés affirment ne pas être dans une telle situation.

...Près de la moitié (47%) des personnes interrogées se disent concernées par un départ prochain de l'entreprise, que celui-ci soit volontaire (10%pensent qu'ils vont "choisir de partir") ou forcé (37% pensent qu'ils vont être "contraints au départ"). Seuls, 29% pensent qu'ils vont "rester à France Télécom". ...

La tribune.fr le 19 septembre  2007

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Deux salariés sur trois de France Telecom s'estimeraient en état de "stress" et 15% se considèreraient même en "détresse". C'est ce qui ressort de la 1ére enquête menée par l'Observatoire du stress et des mobilités forcées de l'opérateur télécom monté par SUD-PTT et la CFE-CGC.

France Telecom est sans doute à ce jour, la firme la plus stressée de France... Chez nous, le malaise perdure depuis plus de 10 ans". C'est du moins l'avis de T Blangero...

Mais ce serait  aussi et surtout l'avis des deux tiers des salariés du groupe. De fait, 66% des personnes consultées par l'Observatoire du stress et des mobilités forcées, estiment être aujourd'hui "en situation de stress". Pire encore. 15% se considèrent en situation de "détresse". Et manifestement, ce ne sont pas les numéros verts avec les cellules d'écoute qui inverseront la tendance.

... l'initiative avait été prise par les deux syndicats pour soutenir et accompagner psychologiquement les collaborateurs du groupe priés de "partir" en vertu du fameux plan de restructuration, prévoyant 22 000 suppressions de postes sur 3 ans. Soit le cinqième des effectifs.

... "Dans le climat ambiant, le concept de stress est aujourd'hui légitimé, observe pour Lexpansion.com, Dominique Steiler, chercheurà Grenoble Ecole de Management, " l'ampleur de ces résultats constitue un vrai signal d'alarme. Elle pose la question de la performance permanente : il faut absolument que les directions comprennent que le temps passé dans l'entreprise ne peut pas être toujours un temps de performance. A l'instar d'un sportif, qui se prépare en fonction d'une compétition donnée, un salarié doit avoir des plages de préparation, de récupération pour être encore plus efficace lors des moments cruciaux..." .  

Le Quotidien de l'Expansion le 19  septembre 2007 par G  Evin

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