Comité de Groupe Européen - 5 novembre 2015 - Rome, Italie

Conformément aux dispositions de son accord constitutif du 14 avril 2004, le Comité de Groupe Européen d'Orange s'est tenu, les 3, 4 et 5 novembre derniers dans un pays de l'Union Européenne dans lequel le Groupe est présent: l'Italie.

Avant d'aborder les points à l'ordre du jour de la séance plénière du 4 novembre, cette session comportait ceci de particulier qu'elle prévoyait une présentation du bilan de l'enquête européenne sur les risques psychosociaux, menée avec l'appui du Cabinet Emergences, et dont la dernière édition s'était déroulée sur la période 2010/2011.

Outre ce bilan des risques psychosociaux, l'ordre du jour prévoyait les points suivants:

- Information sur l'avancement du projet SIRIUS

- Information sur l'avancement du projet SAVANNA

- Présentation des résultats financiers Q3 2015

- Information/Consultation sur le projet OPTINIS d'évolution d'OINIS (ex-IBNF) en Europe

Enfin, la matinée du 6 novembre comportait, outre le traditionnel debriefing entre élus de l'instance des sujets parcourus la veille, une présentation des activités d'Orange Business Services en Italie.

[English] Pursuant to its Constitutive Agreement of April 14, 2004, Orange European Group Committee was held on November 3rd, 4th and 5th in a country of the European Union in which the Group operates: Italy.
Before discussing the items on the agenda of the plenary session on November 4th, this session included a particular feature; it included a presentation of the results of the European survey on psychosocial risks, conducted with the support of Cabinet Emergences, whose last edition took place in the period 2010/2011.

  • Besides the assessment of psychosocial risks, the agenda included the following points:
  • Information on the progress of the project SIRIUS
  • Information on the progress of the project SAVANNA
  • Presentation of Q3 2015 Financial Results
  • Information / Consultation on proposed changes to OPTINIS OINIS (former IBNF) in Europe

Finally, the morning of November 6th included, in addition to the traditional debriefing between the elected bodies of the subjects covered the prior day, a presentation of the activities of Orange Business Services in Italy.

Communication du Comité de Groupe Européen d'Orange à propos de l'enquête européenne sur les risques psychosociaux.

Les élus du Comité de Groupe Européen ont souhaité renouveler cette année, et avec le concours du Cabinet français Emergences, l'enquête 2010/2011 sur les risques psychosociaux au sein des filiales européennes du Groupe Orange.

Il convient de noter que la participation au questionnaire GHQ 12 (General Health Questionnaire) est en très forte augmentation par rapport à la précédente enquête, en s'établissant à 40.4% des personnes interrogées contre 23% en 2011. Rappelons à toutes fins utiles que le GHQ, décliné en plusieurs versions à 12, 20, 28, 30 ou 60 questions, est ici proposé dans sa configuration 12, et qu'il a pour objectif, selon l'INRS, "d'estimer la prévalence de la détresse psychologique dans une population donnée et de détecter des cas psychiatriques potentiels qui pourraient échapper au médecin généraliste". Voir en particulier le pdfdocument relatif au GHQ et édité par l'INRS.

La France n'est pas intégrée dans cette enquête, à la fois parce qu'elle dispose de son propre baromètre social mis en place lors de la crise sociale de 2010, et parce qu'elle veut laisser aux collègues des pays européens tout l'espace qui leur revient dans cette instance qu'est le Comité de Groupe Européen. Le bilan de cette étude a été la source de fortes tensions entre la Direction du Groupe et les membres du Cabinet Emergences, notamment autour de l'interprétation des indicateurs, puisque ceux-ci font apparaître une hausse de 4 points à 16% des salariés en risque très élevé, par rapport aux 12% mesurés en 2011.

Au-delà de la lecture propre à chaque pays et fonction de la réalité sociale des salariés au plus près de leurs entités locales, la CFE-CGC s'associe à l'ensemble des élus du Comité de Groupe Européen dans leurs recommandations sur les moyens à mettre en oeuvre pour poursuivre sans relache l'amélioration constante des conditions de travail, notamment en matière d'adaptation des effectifs à la charge de travail, de présence du management en appui des équipes, de garantie d'égalité de traitement et de reconnaissance.

Retrouvez l'intégralité de la pdfcommunication du Comité de Groupe Européen d'Orange à propos de l'enquête européenne sur les risques psychosociaux.

 

[English] Communication of the European Group Committee of Orange regarding the European survey on psychosocial risks.

The elected representatives of European Group Committee wished to renew this year, and with the assistance of the French Cabinet Emergences the 2010/2011 the survey on psychosocial risks within the European subsidiaries of the Orange Group.

It should be noted that participation in the survey GHQ 12 (General Health Questionnaire) is in strong increase compared to the previous survey, settling at 40.4% of respondents against 23% in 2011. Let us recall that for all purposes GHQ, is available in several versions in 12, 20, 28, 30 or 60 questions, it is proposed here in its configuration 12, and that it aims, according to the INRS, "to estimate the prevalence of psychological distress in a given population and detect potential psychiatric cases that might escape the general practitioner.

France is not included in this survey, both because it has its own employee survey developed during the social crisis of 2010, and because it wants to leave to the colleagues in the European countries the space they deserve in this instance that is the European Group Committee. The results of this study has been the source of considerable tension between the Group Management and members of the Cabinet Emergences, particularly around the interpretation of the indicators, since they show an increase by 4 points to 16% of employees in very high risk, compared to 12% measured in 2011.

Beyond the proper reading of each country and according to the social reality of the employees closer to their local entities, the CFE-CGC partners with all of elected European Group Committee in their recommendations on ways to implement tirelessly to continue with the constant improvement of working conditions, notably in workforce adjustment in workload, presence of management in support of the teams, guarantee of equal treatment and recognition.

 

SIRIUS / ENO-GNOC: circulez, il n'y a rien à voir ! (dossier en information)

C'est le sentiment que nous a laissé ce premier point à l'ordre du jour de cette séance plénière du Comité de Groupe Européen. Et c'est d'une certaine manière l'impression générale que nous avons eue s'agissant d'un agenda plutôt léger, ce qui aurait dû favoriser une présentation approfondie de l'ensemble des sujets. Il n'en a hélas rien été.

Pour rappel, le programme SIRIUS est destiné à faire des économies à l'échelle du Groupe dans un certain nombre de domaines (réseau, système d'informations, marketing, services clients, vente & supply chain, dépenses administratives, etc.), notamment via la mise en place de synergies. Un programme commencé en 2012 et qui, s'il touche à sa fin, nous a, nous aussi, laissés sur notre...faim. Le document présenté n'était constitué que de 11 pages. La raison: les volets Ressources Humaines, sociaux, financiers, ainsi que les analyses d'évolution et de performance des services étaient totalement absents de la présentation, amenant le Secrétaire de l'instance à demander le report du dossier au prochain Comité de Groupe. La Direction objecte alors que plusieurs intervenants ont fait le chemin depuis Paris pour remplir leurs devoirs devant les élus, et qu'elle s'engage à combler les lacunes pendant le déroulé de la présentation, au fil des questions des élus, lesquels ne manquent alors pas de faire observer qu'ils sont de facto privés de toute capacité à analyser, investiguer et partager entre membres de l'instance, autour des informations qui auraient déjà dû être transmises à ce stade. Après une interruption de séance, les membres du Comité de Groupe Européen, à une quasi unanimité, refusent de se prononcer sur le dossier, mais acceptent, dans un souci d'ouverture, que la Direction présente le sujet, en l'informant toutefois au préalable qu'aucun débat ne serait initié à l'issue de la présentaion via la traditionnel jeu de questions/réponses. Aucune information supplémentaire ne fût d'ailleurs apportée par la Direction au cours de la présentation, le débat sur ce dossier étant donc reporté au prochain Comité de Groupe Européen de février 2016.

Un focus était également prévu sur le volet ENO (European Network Optimisation) - GNOC (Global Network Optimisation Center). Là encore, aucune donnée concrète, pas d'indicateurs KPI, aucun élément relatif à la qualité de service, rien sur les trajectoires d'emplois prévues. Là encore, à l'instar du début de la séance plénière, nous constatons l'absence de volet social et Ressources Humaines. La raison invoquée cette fois est le fait qu'Ericsson n'a pas encore publié le sien. Pourtant, selon nos collègues européens membres de l'instance, de Roumanie, de Slovaquie, de Pologne ou d'Espagne, les salariés d'Orange qui ont intégré Ericsson partent, et très peu d'entre eux le font volontairement. Les équipes tombent de fait en sous-effectif et doivent faire face à une charge de travail importante. S'agissant des KPI, la Direction nous dit les fournir...localement, "oubliant" l'aspect transnational du dossier, et, dans le même temps, leur présentation à l'ensemble du Comité de Groupe Européen...

Un sujet reporté, lui aussi, à l'ordre du jour du prochain Comité de Groupe Européen, lequel s'annonce, d'ores-et-déjà, plutôt chargé !

 

[English] SIRIUS / ENO-GNOC: move along, there is nothing to see! (information file)

It is the feeling that we left this first item on the agenda of the plenary session of the European Group Committee. And this is somehow the overall impression we had with respect to a rather light agenda, which should encourage a thorough presentation of all subjects. It has unfortunately not happened.

To recap, the SIRIUS program was designed to make savings at Group level in a number of domains (network, information system, marketing, customer services, sales & supply chain, administrative expenses, etc.), including via the implementation of synergies. A program started in 2012 and which, as it comes to an end, has left us ... hungry. The document presented consisted only of 11 pages. The reason: the HR aspects, social, financial, and analysis of trends and performance services were totally absent from the presentation, bringing the Secretary of the instance to request the postponement of the file to the next Group Committee. The Directorate objects as several speakers came all the way from Paris to fulfill their duties to the elected body, and is committed to address gaps occurred during the presentation, over the issues of the elected members, which will then fail not to observe that they are de facto deprived of any ability to analyze, investigate and share with members of the body, the information that should already have been transmitted at this stage. After an interruption of the session, members of the European Works Council, in near unanimity, refused to comment on the record, but accepted, for the sake of openness, Management to present the subject, but informed them no further discussion would be initiated at the end of the presentation via the traditional game of questions / answers. No additional information was made by management during the presentation, the debate on this issue is therefore postponed to the next European Group Committee of February 2016.

A focus was also expected on the part ENO (European Network Optimisation) - GNOC (Global Network Optimization Center). Again, no concrete data, no KPIs, no evidence on the quality of service, nothing on employment planned trajectories. Again, like the beginning of the plenary session, we note the lack of social aspects and Human Resources. The reason given this time is the fact that Ericsson has not released its information. Yet, according to our European colleagues members of the EWC, in Romania, Slovakia, Poland and Spain, Orange employees that joined Ericsson are leaving, and very few of them do so voluntarily. The teams drop in fact understaffed and have to deal with a heavy workloads. Regarding KPI, management tells us ...they were provided locally, "forgetting" the transnational aspect of the case, and at the same time, forgetting their presentation to the entire European Works Council ...

A topic reported, also in the agenda of the next European Group Committee, which announces, right-and-now, rather charge!

 

Projet SAVANNA (Jazztel) (dossier en information)

Ce point à l'ordre du jour visait à présenter un point d'étape dans le processus d'OPA amicale lancée par Orange sur l'opérateur espagnol Jazztel il y a maintenant plus d'un an, et dont les tenants et aboutissants nous avaient été exposés, pour la première fois, lors de la séance plénière du Comité de Groupe Européen du 5 novembre 2014 à Rennes. La Direction nous informe que la partie "externe" du dossier est désormais derrière nous. Par "externe", elle entend l'accord incontournable de la Commission Européenne sur ce type de dossier, élément de concentration du secteur des télécommunications en Europe, et dans le cadre duquel l'Exécutif européen s'assure que de telles opérations de consolidation en cours dans certains pays européens (Allemagne, Irlande, Royaume-Uni, Italie) ne sont pas de nature à modifier l'exercice d'une "concurrence libre et non faussée" sur les marchés dans lesquels elles s'opèrent. Et, de fait, alors qu'une opération analogue avait eu lieu en Espagne, un peu plus tôt la même année, avec le rachat du principal câblo-opérateur Ono par Vodafone, le Groupe pensait que sa propre opération de rachat de Jazztel ne poserait pas plus de difficulté.

Mais la Commission Européenne a considéré qu'il y avait matière à étudier plus en profondeur les conditions concurrentielles dans lesquelles Orange comptait opérer l'acquisition de Jazztel, et a donc demandé un certain nombre de contreparties, jugées raisonnables par la Direction bien qu'avouant qu'elle s'en serait volontiers dispensée, mais considérant donc désormais que tous les plans de la feuille de route se sont déroulés normalement, Orange étant depuis 3 mois maintenant en situation de contrôle total de la société Jazztel. Pour mémoire, 3.4 milliards d'euros ont été déboursés de la trésorerie d'Orange pour cette opération, via un emprunt de type hybride, considéré comme des fonds propres. D'une manière plus générale, la Commission Européenne envoie le message selon lequel elle ne s'oppose plus, ou beaucoup moins qu'auparavant, aux opérations de concentration des acteurs des télécommunications sur ls marchés européens, tout en restant extrêmement vigilante s'agissant des conditions dans lesquelles elles s'exercent.

Sur les aspects financiers, la Direction salue le grand professionnalisme d'échanges entre les équipes, tant du côté Orange que Jazztel, lequel a permis d'éviter l'escalade de cours souhaité par certains fonds activistes, laquelle aurait pu compromettre l'opération. Elle se félicite enfin du dynamisme avec lequel le rapprochement entre les équipes, d'un point de vue social et humain, a été engagé, conciliant les promesses du projet et la réalisation du business attendu. Un Comité de direction unique a été créé, pilotant les activités du nouvel ensemble, ce qui amène des questions sur le volet social du dossier, lequel sera traité après la fusion juridique.

Et c'est précisément sur ce point que les membres du Comité de Groupe Européen attendaient enfin des éléments chiffrés leur permettant d'appréhender la manière dont le Groupe entendait décliner les synergies liées à la fusion des deux entités. Relayés par l'élu espagnol de l'instance, les membres du Comité s'étonnent de la mise en avant systématique, par la Direction, du caractère confidentiel des informations, alors que certaines d'entre elles, faisant état de suppression de postes en préparation, paraissent d'ores-et-déjà dans la presse espagnole, touchant non seulement l'Espagne, mais également des territoires plus éloignés, tels que la Colombie ou le Mexique. La transparence n'est visiblement pas au rendez-vous dans ce dossier, alors que l'article 44 du Code du Travail espagnol contraint le Groupe à informer les organisations espagnoles de l'éventualité d'impacts sociaux !

Ne niant pas les termes de l'accord avec le Comité de Groupe, stipulant que le processus d'information/consultation se tiendrait distinctement pour le volet stratégique de l'opération et ses impacts sociaux (cf. pdfcourrier recommandé avec AR du 12 novembre 2014 au président du Comité de Groupe Européen), la Direction indique ne pas vouloir communiquer trop en avance de phase sur des volets du dossier non encore stabilisés, rappelant que les entreprises sont contraintes dans leur communication par les dispositions du processus voulu par le législateur. Elle réaffirme la tenue d'une procédure d'information/consultation sur le volet Ressources Humaines du dossier dès février, avec communication de ses éléments le plus en amont possible, compte tenu de la primeur à donner aux instances représentatives espagnoles. En tout état de cause, la Direction déclare ne pas être opposée à l'idée qu'une deuxième séance plénière du Comité de Groupe Européen puisse être planifiée après celle de février, dans le cas où les élus du Comité de Groupe Européen le jugeraient opportun.

 

[English] SAVANNAH Project (Jazztel) (information file)

This item on the agenda was to present a progress in the friendly takeover process launched by Orange on the Spanish operator Jazztel there is now more than a year and whose ins and outs we had exposed, for the first time, at the plenary session of European Works Council of 5 November 2014 in Rennes. Management informed us that the "external" part of the file is now behind us. By "external", she hears the inevitable approval by the European Commission on this type of file, element of concentration in the telecommunications sector in Europe, in which the EU executive will ensure that such consolidation operations underway in some European countries (Germany, Ireland, UK, Italy) do not alter the performance of "free and undistorted competition" in the markets in which they operate. And indeed, while a similar operation took place in Spain, earlier that year, with the acquisition of the main cable operator Ono Vodafone, the Group thought its own Jazztel repurchase transaction would not raise no more difficulty.

But the European Commission considered that there was room for studying in more depth the competitive conditions under which Orange had acquired Jazztel, and therefore asked a number of counterparts, considered reasonable by management although 'confessing she would gladly spared itself the trouble but considers now that the roadmap unfolds normally, Orange has been for the last 3 months in total control of the situation with Jazztel. For the record, 3.4 billion euros have been disbursed in cash by Orange for this operation via a hybrid type of loan, considered as equity. More generally speaking, the European Commission sends the message that it is no longer opposed, or much less than before, to concentrations of telecommunications players on European markets while remaining extremely vigilant regarding the conditions in which they are carried.

On the financial aspects, Management welcomes the professionalism of exchanges between teams from both the Orange side as Jazztel, which has prevented the escalation of stock prices desired by some activists funds, which could jeopardize the 'operation. She finally welcomed the dynamism with which the reconciliation between the teams, a social and human point of view, has been engaged, reconciling the promises of the project and the achievement of the expected business. A single management committee was established, controlling the activities of the new entity, which brings questions about the social aspect of the case, which will be dealt with after the legal merger.

And it is precisely on this point that members of the European Group Committee at last expected quantified elements allowing them to understand how the Group intended to decline synergies from the merger of the two entities. Relayed by the elected Spanish of the the EWC, the Committee members are surprised to see how systematically Management puts forward, the confidentiality of information, while some of it, reports of job cuts in preparation, appear already in the Spanish press, affecting not only Spain, but also more remote areas, such as Colombia or Mexico. Transparency is clearly not part of that folder, while Article 44 of the Spanish Labour Code forced the Group to inform Spanish organizations of the possibility of social impacts!

Not denying the terms of the agreement with the EWC, stating that the process of information / consultation would be held separately for the strategic aspect of the operation and its social impacts. Management indicates not to communicate too much in advance on phase component of the not yet stabilized folder, recalling that companies are constrained in their communication by the provisions of the process intended by Parliament. It reaffirms the holding of an information / consultation procedure on the HR component of the dossier in February, with the communication of its elements as early as possible, given the scoop provided to the Spanish representative bodies. In any event, management claims not to be opposed to the idea that a second plenary session of the European Group Committee may be scheduled after the one in February, where the elected representatives of European Group Committee deem it appropriate .

 

Présentation des résultats financiers Q3 2015

Pour la première fois depuis 2009, on enregistre sur le trimestre une croissance de 0.5% du chiffre d'affaires (10.3 milliards d'euros), hors effets de régulation. La Direction salue ce retour à un indicateur plus positif que les précédents, et attribue ce résultat aux efforts du Groupe en matière d'optimisation de ses coûts, ainsi qu'à ses performances commerciales en Europe. De la même manière, l'EBITDA retraité s'établit à 3.6 milliards d'euros sur la période, soit une croissance de 1.1%, une première depuis 2008. Tous les segments de marché sont en croissance (entreprises, haut débit fixe, services mobiles, équipements mobiles), à l'exception de celui dédié à la téléphonie traditionnelle et aux autres services fixes.

Parallèlement, la stratégie d'investissement dans les réseaux se poursuit à hauteur de 1.6 milliard d'euros, soit une augmentation de 7.6% représentant 15.2% du chiffre d'affaires sur le trimestre.

Par ailleurs, le seuil des 260 millions de clients servis par le Groupe a été franchi, et s'établit à 263.3 millions de clients au 30 septembre 2015.

En termes de performances commerciales, 15 millions de clients européens ont désormais souscrit à l'une de nos offres 4G, tandis que 1.4 million d'entre eux (France et Espagne) sont abonnés à la fibre FTTH. Ces chiffres constituent une acquisition de 7 millions de clients 4G et 0.8 million de clients FTTH depuis fin 2014.

En Pologne, on note une progression des acquisitions nettes de contrats mobiles, ainsi que de meilleures ventes brutes dans le fixe haut-débit, tandis que la dynamique commerciale se poursuit pour les clients convergents.

La Belgique et le Luxembourg renouent avec la croissance des revenus au 3ème trimestre, et la hausse de l'ARPU (Average Rate Per User) augmente de 3.6% sur un an.

S'agissant des pays d'Europe centrale, la croissance du chiffre d'affaires se confirme au 3ème trimestre, entraînée par la surperformance de la Roumanie (+7 %).

Sur les territoires hors Europe en Afrique et au Moyen-Orient, on observe une forte croissance du chiffre d'affaires portée par la base de clients mobile et l'usage de données. Orange Money compte désormais 15.5 millions de clients, soit une hausse de 37% sur un an, générant un chiffre d'affaires en croissance de 71%.

Sur le domaine Entreprises, la croissance des services IT (Cloud et Sécurité) améliore la tendance haussière du chiffre d'affaires, passant de -0.5% au 2ème trimestre à +0.5% au 3ème trimestre.

Tout en ajustant les objectifs 2015, la Direction incite à la prudence s'agissant du retour à la croissance, et exhorte à poursuivre sans relache les efforts.

 

[English] Presentation of financial results Q3 2015

For the first time since 2009, there has been growth over the quarter of 0.5% of turnover (10.3 billion euros), excluding regulatory effects. Management welcomes this return to a positive indicator that the previous, and attributes this to the efforts of optimization in terms of the Group's costs, as well as its commercial performance in Europe. Similarly, adjusted EBITDA amounted to 3.6 billion euros over the period, up 1.1%, a first since 2008. All market segments are growing (companies, fixed broadband services mobile, mobile equipment), with the exception of the one dedicated to traditional telephone services and the other fixed services.

Meanwhile, the investment strategy in networks continues up to 1.6 billion euros, an increase of 7.6%, representing 15.2% of sales in the quarter.

Furthermore, the threshold of 260 million customers served by the Group has been crossed, and stood at 263.3 million customers on September 30th 2015.

In terms of business performance, 15 million European customers now subscribed to one of our 4G deals, while 1.4 million of them (France and Spain) are subscribers to FTTH fiber. These figures are an acquired 7 million 4G customers and 0.8 million FTTH customers since late 2014.

n Poland, there is an increase in net acquisitions of mobile contracts and better gross sales in the fixed broadband, while sales momentum continues for converged clients.

Belgium and Luxembourg returned to growth in Q3 revenue and the increase in ARPU (Average Rate Per User) increased by 3.6% year on year.

Regarding the countries of Central Europe, sales growth was confirmed in the third quarter, driven by the outperformance of Romania (7%).

On the non-European territories in Africa and the Middle East, there is a strong sales growth driven by mobile customer base and data use. Orange Money now has 15.5 million customers, an increase of 37% year on year, generating revenue growth of 71%.

About Companies on the field, the growth of IT services (Cloud and Security) improves the upward trend of sales, from -0.5% in Q2 to + 0.5% in Q3.

While adjusting the 2015 objectives, management calls for caution in respect of the return to growth, and urges to continue efforts relentlessly.

 

Projet "Optinis" d'évolutuion d'OINIS (ex IBNF) en Europe (dossier en information)

OINIS, nouvelle appellation d'IBNF, est la Direction technique "offshore" servant les intérêts du Groupe Orange à l'international (clientèle B2B et marché de gros, en plus d'autres pays Orange). La Direction lie cette réorganisation à un ensemble d'enjeux stratégiques clés à relever, au premier rang desquels:

- l'adaptation aux exigences des clients en constante évolution, comme avec l'émergence de solutions de réseaux hybrides, au moment même où la concurrence s'intensifie également dans le domaine traditionnel

- l'amélioration de la compétitivité sur les prix de l'infrastructure réseau en optimisant al couverture, la conception et la technologie utilisée

- l'adaptation de la localisation des équipes réseau pour une plus grande efficacité en concentrant des activités sur les mêmes sites et en mettant à profit la synergie qui en découle (compétences, gestion, etc.)

- l'adaptation de la taille des équipes réseau au niveau approprié après la fin des transformations intensives actuelles de l'infrastructure (IGN+, suppression de PoP, etc.)

L'entité est aujourd'hui constituée de 30 sites dans le monde, notamment en France, en Inde, en Roumanie, en Egypte, en Slovaquie et aux Etats-Unis. Elle intègre plus de 3000 antennes satellites dans le monde, tant pour les activités terrestres que mobiles. Elle s'appuie sur un effectif de 1700 personnes hautement qualifiées, sur un réseau de 450 000 kms de câbles sous-marins, enregistre un trafic de 23 milliards de minutes voix commutées par an et 2.5 téraoctets gérés sur le réseau IP Internet international. Elle est enfin l'un des prcurseurs de la fibre optique avec l'utilisation de technologies à 100 gigaoctets/s et 400 gigaoctets/s par longueur d'onde pour des réseaux à très haut débit.

Après la présentation des activités, la Direction justifie le projet en pointant un niveau d'activité décroissant, à la fois lié à une baisse d'activité IGN+ due au renouvellement des équipements plus modernes, et à une optimisation des entités juridiques nationales. La baisse du niveau global d'activité est attendue autour de 20%, liée à la baisse des activités organiques (50% des postes environ) et à la fermeture de PoP (Point of Presence), baisse en partie compensée par un niveau stable ou croissant de nouveaux projets.

Sur le volet social, l'objectif vise à simplifier l'organisation d'ENDD (Enterprise Network Design & Deployment) en Europe en réduisant le nombre de sites de 13 à 3 en Slovaquie (Bratislava), en Italie et en France, ainsi qu'en transférant 10 postes vers le Centre de compétences OINIS à Bratislava.

Les élus du Comité de Groupe Européen soulignent que la présentation n'est que partielle et qu'elle ne fait aucune mention de l'Asie où un plan est déjà initié, pas plus qu'elle ne donne de visibilité sur l'avenir des équipes aux Etats-Unis. Ils réclament de fait une présentation complète afin de permettre une meilleure compréhension du dossier.

La Direction reconnaît que la baisse des activités ENDD ne touche effectivement pas que l'Europe, l'Asie et les Etats-Unis étant également impactées. Concernant l'Asie, la volumétrie de présence a été adaptée, et les équipes ont été centralisées sur un même site. S'agissant des Etats-Unis, rien n'a encore été décidé.

Au-delà des justifications de la Direction, les élus du Comité de Groupe Européen s'étonnent que leurs collègues du Comité de Groupe Monde n'aient pas été saisis ou informés des éléments de ce dossier. La Direction explique qu'elle a fait le choix d'échanger avec l'instance du Comité de Groupe Européen, et que les élus devraient s'en satisfaire. On croit rêver !

Bien que la Direction insiste sur le fait qu'il ne s'agisse pas d'un projet de réduction de coûts, on ne peut s'empêcher de constater que le volet délocation du dossier, comprenant la fermeture de 10 centres ainsi que le licenciement de plus d'une trentaine de personnes, y ressemble fortement ! Beaucoup d'entre eux affichent plus de vingt ans d'ancienneté dans le Groupe, et il s'agit d'une véritable perte de compétences qui ne semble émouvoir personne côté Direction, celle-ci allant jusqu'à recommander aux élus de rendre, le moment venu, le plus rapidement possible leur avis, afin de ne pas inquiéter inutilement les salariés concernés ! Par ailleurs, tout au long de ce dossier, on constate que les activités menées par ces salariés ne sont aucunement liées à la géographie de leur localisation, augmentant ainsi la suspicion des élus sur les véritables motifs de ce plan: réaliser des économies en jouant de la variable d'ajustement traditionnelle que sont les salariés... Les élus restent dans l'attente d'une présentation complète des impacts sociaux du projet, toutes localisations confondues.

 

Project "Optinis" evolution of OINIS (ex IBNF) in Europe (information file)

OINIS, IBNF new name is the Technical Department "offshore" serving the interests of the international Orange Group (B2B customer base and wholesale market, in addition to other Orange countries). Management binds this reorganization to a set of key strategic challenges ahead, foremost among them:

- Adaptation to the requirements of customers constantly changing, as with the emergence of hybrid network solutions, at a time when competition is also gaining momentum in the traditional field

- the improvement of the price competitiveness of the network infrastructure by optimizing coverage, design and technology

- Adaptation of the location of network teams for greater efficiency by concentrating activities on the same sites and by leveraging the synergy that results (skills, management, etc.)

- Adapting the size of the network teams at the appropriate level after the end of the current intensive transformations of the infrastructure (IGN +, suppressing PoP, etc.)

The entity is now made up of 30 sites worldwide, including France, India, Romania, Egypt, Slovakia and the United States. It includes more than 3,000 satellite dishes in the world, both for terrestrial and mobile activities. It relies on a workforce of 1,700 highly skilled people, a network of 450,000 km of submarine cables, recorded a traffic of 23 billion minutes of voice switched a year and 2.5 terabytes managed on international Internet IP network. Finally, it is a pioneer in optical fiber with the use of technology to 100 GB / s and 400 Gb / s per wavelength for very high speed networks.

After the presentation of the activities, management justified the project by pointing a decreasing level of activity, both associated with a lower activity IGN + due to the renewal of the most modern equipment, and optimization of national legal entities. The decrease in the overall level of activity is expected around 20%, due to lower organic activities (approximately 50% of posts) and the closing of PoP (Point of Presence), partly offset by declining or stable increasing new projects.

On the social aspect, the aim is to simplify the organization of ENDD (Enterprise Network Design & Deployment) in Europe by reducing the number of sites from 13 to 3 in Slovakia (Bratislava), Italy and France, as well as by transferring 10 positions to OINIS competence Centre in Bratislava.

The elected representatives of the European Group Committee emphasized that the presentation is only partial and that it makes no mention of Asia where a plan has already been initiated, no more than it gives visibility on the future of staff in the USA. They call for a complete presentation made to enable a better understanding of the file.

Management recognizes that declining of ENDD activities actually touch not only Europe, Asia and the United States are also impacted. Regarding Asia, the presence of volume has been adapted and teams were centralized in one location. Regarding the US, nothing has been decided yet.

Beyond Management justifications, the elected officials of the European Group Committee are surprised that their colleagues in the World Group Committee were not informed or seized in this folder. Management explains that it has chosen to interact with the instance of the European Group Committee, and that the elected officials should be satisfied. Unbelievable!

Although Management insists this file is not a cost reduction project, one can not help noticing that the relocation component of the dossier, including the closing of 10 centers and the termination more than thirty people, strongly resembles it! Many of those employees show more than twenty years of seniority within the Group, and this is a real loss of skills that seems not to move anyone on the Management side, which goes to recommend to elected officials to make, in due course, and as soon as possible their view, in order not to unnecessarily worry the employees concerned! Furthermore, throughout this case, we find that the activities of these employees are in no way associated with the geography of their location, increasing suspicion of elected members of the EWC on the true motives of this plan: saving money by playing the traditional adjustment variable that employees are ... elected officials are waiting for a complete presentation of the social impacts of the project from all locations.

 

Prochaine session plénière du Comité de Groupe Européen: mercredi 24 février 2015.

[English] Next plenary session of the the European Group Committee: Wednesday, February 24th, 2016

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