CFE-CGC Orange
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D bis, la fin d'un artifice?

Les origines:
En 2000, la toute récente branche professionnelle des télécommunications met en place une classification « CCNT » (Convention Collective Nationale des Télécommunications) comportant 7 niveaux (de A à G) dont les niveaux E, F, G étaient réservés aux cadres. A cette époque, France Télécom qui caressait l’idée d’unifier tous ses personnels, fonctionnaires inclus, sous la classification de la CCNT mais qui considérait peut-être qu’un cadre FP différait d’un cadre CCNT, ne souhaitait donc pas que tous ses fonctionnaires cadres au sens de la fonction publique (les III.1, III.2 et III.3) soient classifiés en E ou au delà. France Télécom avait ainsi obtenu de la branche des télécommunications la possibilité de créer par accord d’entreprise, un niveau Dbis, certes réservé à des cadres mais dont les règles de gestion échapperaient pour l’essentiel aux contraintes de la CCNT (à titre d’illustration les cadres du niveau Dbis ne bénéficient pas d’un salaire minimum garanti par la branche professionnelle).

Emploi & Métiers

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Didier Lombard s’y était engagé devant les analystes le 14 février 2006 : la masse salariale ne représentera plus que 36,5 au lieu de 37% du CA d’ici 2008.

 Les objectifs sont atteints avant l’heure…et pour y parvenir la direction a déployé une stratégie à tiroir, en bloquant les salaires, diminuant les éléments variables, agitant des hochets pour détourner l’attention.

Emploi & Métiers

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Un « cadeau » du Parlement et du gouvernement dont nous risquons d'être privés !

Economie et Réglementation des Télécoms

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Les dernières propositions de la direction concernant l'évolution des salaires n'ont pas déterminé la CFE-CGC à signer ce texte cache-misère.Quel est le menu pour les non-cadres ?2,1% d'augmentation ; en collectif 0,6% au 1er janvier, 0,5% au 1er juillet avec un minimum garanti de 10 euros supplémentaires par mois ! Le solde en augmentations individuelles dont les critères objectifs restent toujours très mystérieux.Pour les cadres, + 2,1%, le tout en augmentations individuelles.

Première remarque : en janvier 2006, l'inflation était en glissement annuel de +2% (INSEE).

Seconde remarque : pour que certains bénéficient d'augmentations un peu significatives, il faut que beaucoup d'autres ne touchent rien ou pas grand chose. Au résultat, plus de 40% des cadres en 2005 ont perdu en pouvoir d'achat.

Les discussions ont été également marquées par une confusion nouvelle : la direction veut en effet introduire de force dans cette Négociation Annuelle Obligatoire, la rémunération des fonctionnaires, alors qu’une grande partie des modalités de cette rémunération est fixée par l’État. Cette confusion des genres, sous couvert "d'élargissement du dialogue social" se fera évidemment au détriment et des salariés et des fonctionnaires.

Enfin, dernier trouble, l'unité syndicale qui avait été totale l'année dernière pour refuser des propositions quasi équivalentes semble se défaire cette année. Deux syndicats, la CFDT et FO ont approuvé en CCE et signé ces très, très maigres propositions.

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La négociation annuelle sur les salaires a repris, avec peu d'espoir fin février d'aboutir à un accord.

Les propositions actuelles de la direction sont en effet très insuffisantes. Pour les non cadres, augmentations générales de 0,6% au 1er semestre,0,4%, au second et 1% d'augmentations individuelles ;Pour les cadres, augmentations individuelles de 2%.Accepter de tels montants équivaudrait à entériner une baisse du pouvoir d'achat pour près de la moitié du personnel comme cela a déjà été le cas l'année dernière.

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Nous avons mis à jour notre notre politique de gestion des données (RGPD). Nous vous invitons à la consulter.
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