Engage 2025 : continuité ou ambition ?

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Dans le cadre du Comité de Groupe Monde d'Orange réuni en séance extraordinaire le 22 janvier 2020 à Paris, la Direction du Groupe a inscrit un point à l'ordre du jour relatif à la stratégie d’Orange, présentée par Stéphane Richard, Président Directeur Général.

Faisant suite aux précédents plans quinquennaux Conquêtes 2015 et Essentiels 2020, Engage 2025 constitue l'orientation stratégique vers laquelle le Groupe affiche ses ambitions de croissance et de développement pour les cinq prochaines années. Stéphane Richard passe assez rapidement sur le bilan du plan Essentiels 2020, concédant que l'ensemble de ses objectifs n'ont été que partiellement atteints, en particulier le niveau de chiffre d'affaires liés aux nouveaux services, le leadership dans la relation client, ainsi que la recommandation d'Orange comme employeur "digital et humain".

La dénomination même du nouveau plan stratégique "Engage" traduit pour Stéphane Richard la volonté du Groupe de s'engager très concrètement contre la fracture numérique et dans la lutte contre le réchauffement climatique, afin de conjuguer au mieux performance économique et durabilité. Il s'agit donc pour le Groupe d'être une référence en tant qu'entreprise inclusive, notamment via des offres spécifiques et des smartphones abordables, mais également de s'engager dans la lutte contre le réchauffement climatique, en tendant vers la neutralité carbone à l'horizon de 2040, en misant sur les énergies renouvelables entrant à hauteur de 50% dans le mix énergétique du Groupe d'ici 2025, et enfin en construisant un plan d'efficacité énergétique avec une dynamisation du programme Green ITN, l'introduction de 7000 véhicules électriques à l'horizon de 2025, et la promotion d'une véritable économie circulaire. Dans un contexte très concurrentiel sur l'ensemble de ses géographies, le Groupe doit renforcer son statut d'opérateur intégré et évoluer en permanence avec l'écosystème pour optimiser la valeur.

Face aux enjeux et aux objectifs qu'il se fixe, Orange a articulé sa stratégie autour de trois grandes étapes construites autour de la connectivité et des infrastructures, l'accélération de la dynamique sur les territoires porteurs de croissance, et l'intégration de l'intelligence artificielle et de la data au coeur des processus de la digitalisation et de la transformation.

  • La connectivité a toujours constitué un des éléments majeurs de différenciation pour le Groupe, et il convient de la renforcer encore en atteignant 69 millions de ménages connectables en 2023, en améliorant encore la qualité de la connectivité interne chez nos clients, et en renforçant l'offre multiservices avec les services financiers, la maison du futur, intelligente, sécurisée et durable, ainsi que les contenus. L'avènement de la technologie 5G doit également offrir l'opportunité d'accompagner de nouveaux scenarios d'usage, tant sur le marché entreprises (IoT, Smart Mobility, Industrie 4.0) que sur le marché des particuliers (Cloud gaming, streaming vidéo 360, réalité augmentée ou virtuelle). Enfin, en termes d'optimisation d'infrastructure, le Groupe insiste sur la nécessité de valoriser son réseau FTTH en France dès cette année avec Orange Concessions, annonce la constitution de "FiberCo" en Pologne et en Espagne, tout en initiant le décommissionnement du réseau cuivre dès 2023. De la même manière, les réseaux mobiles seront également, selon le Groupe, mieux valorisés en s'appuyant sur un parc de 40 000 sites radio détenus en Europe (le 2ème du continent) fin 2019, lesquels seront restructurés en "TowerCo" dès 2020, tout en développant les accords de partage de réseau sur certaines géographies, telles que la Pologne, la Roumanie, l'Espagne et la Belgique.
  • En termes de dynamique de croissance, la zone Moyen-Orient et Afrique demeure le principal moteur, avec 56% du chiffre d'affaires du Groupe réalisé, en 2018, en dehors de France. Les 13% de contribution de la zone MEA au chiffre d'affaires du Groupe ont encore vocation à croître, notamment avec le déploiement de la 4G dans quasiment l'ensemble des géographies de la zone, et une montée en puissance des offres multiservices à hauteur de 20% du chiffre d'affaires d'ici 2025. Sur le marché entreprises, la transformation déjà opérée doit conduire à celle du core business vers la fibre, la 5G et le SD-WAN, tout en redoublant d'efforts sur les 4 moteurs de croissance majeurs que sont la cybersécurité, le cloud, la "smart mobility" ainsi que le domaine "Digital & Data". En matière de cyberdéfense, le Groupe Orange ambitionne de devenir le leader européen du secteur en visant un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros en 2022. Enfin, les services financiers sont toujours considérés par le Groupe comme vecteur de sa stratégie de croissance, notamment via leur déploiement et leur diversification d'offres sur de nouvelles zones géographiques et de nouveaux marchés.
  • Enfin, l'intelligence artificielle et l'univers de la data demeurent au coeur de la digitalisation et de la transformation de l'entreprise. Le Groupe ambitionne de conjuguer, d'ici 2023, le meilleur de l'humain et du numérique pour donner corps à une relation client augmentée, afin qu'en 2025, 9 clients sur 10 recommandent Orange dans l'ensemble des pays où le Groupe est présent. Ces deux leviers fondamentaux (intelligence artificielle et data) seront également au coeur de l'efficacité opérationnelle du réseau, en permettant, par exemple, l'amélioration de la détection des fraudes dans les appels vocaux internationaux.

La présentation se conclut par quelques éléments de projection financière, indiquant une attente de hausse du chiffre d'affaires en France compensant la baisse du legacy et du roaming national, une stabilisation du chiffre d'affaires de l'activité "wholesale", une accélération du chiffre d'affaires en Europe grâce à la convergence, une efficacité opérationnelle accrue avec un objectif d'un milliard d'euros d'économies nettes en 2023.

Une partie des annonces faites a suscité plusieurs interrogations des membres du Comité de Groupe Monde, en particulier sur le volet humain qui ne représente qu'un seul des 44 transparents de la présentation, habitude à laquelle nous a, hélas, habitués le Groupe lors de présentation précédente de dossiers. En particulier, de quels moyens l'entreprise compte-t-elle se doter pour accompagner les salariés dans le développement de leurs compétences et dans la rétention des talents ?

Le regard tourné vers Valérie Le Boulanger, Directrice des Ressources Humaines du Groupe, Stéphane Richard s'est voulu rassurant, indiquant qu'un milliard et demi d'euros seraient consacrés à la formation sur une période de 5 ans, tout en précisant que cette enveloppe ne constituait pas un montant plafond, et qu'elle serait ajustée si besoin était. Il indique par ailleurs qu'il y a certains domaines sur lesquels il faudra se concentrer particulièrement, notamment la numérisation des processus au sein de l'entreprise, la gestion des données et l'intelligence artificielle. D'ici 15 ans, la moitié des postes existant aujourd'hui auront disparu, ou, a minima, profondément évolué. La définition des besoins en termes de compétences est encore, selon lui, difficile à affiner. D'une manière générale, Stéphane Richard indique que la formation est une contribution basique que le Groupe souhaite pouvoir offrir à l'ensemble de ses salariés. Quant au recrutement des talents, il s'agit d'une question fondamentale qui se pose notamment dans les pays dans lesquels il n'y a pratiquement pas de chômage. C'est une histoire de salaires, d'environnement de travail, de développement personnel et de mobilité internationale. Il convient en particulier de devenir encore plus attirant pour les jeunes talents, l'objectif du Groupe étant de se hisser au niveau des employeurs les plus recommandés. En parallèle, le Groupe doublera le nombre de ses experts d'ici 2025.

L'autre sujet qui a vivement inquiété les membres du Comité de Groupe Monde s'articule autour des risques de voir Orange se séparer d'un certain nombre de ses infrastructures de réseaux. Des doutes sont exprimés alors sur la manière dont elles vont être gérées en Pologne et en Espagne, avec les annonces effectuées autour du partage des pylônes et des infrastructures fibre (TowerCo et FiberCo), notamment à la lueur de l'évolution du projet ANO en Afrique.

Sur ce point, Stéphane Richard précise que tous les opérateurs européens, particulièrement les grands, ont recours à de tels montages. Les autres ont déjà vendu leurs infrastructures, y compris les tours mobiles. Orange ne serait donc pas un cas isolé, mais sans doute parmi les derniers opérateurs à s'engager dans cette voie. Ces projets ne sont pas menés dans une stratégie de dumping social. Les coûts salariaux qui entrent dans le calcul du prix de revient  d'une infrastructure sont marginaux et ne sont pas à l'échelle du sujet. A plusieurs reprises, Stéphane Richard réaffirme que l'objectif n'est pas de vendre les infrastructures, mais d'en conserver la propriété à 100%. Il indique par ailleurs qu'il n'y a aucun lien à faire avec le projet ANO, lequel consistait en un projet de mutualisaiton et de regroupement des moyens économiques et humains en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Il prend solennellement l'engagement devant l'instance qu'il n'y aura aucune conséquence négative pour les salariés, quel que soit le pays. S'agissant du partenariat africain avec Huawei, Stéphane Richard concède qu'il ne serait pas inintéressant, avec un recul de 3 ans, de faire un point sur son fonctionnement. En Europe, la question de transfert de salariés ne se pose pas, puisqu'il n'est pas question de céder les infrastructures. La question du partage de réseaux peut se poser dans certains pays, comme en République Démocratique du Congo par exemple, où seuls 1500 sites sont opérants. La croissance en Afrique se fera avant tout dans les pays où le Groupe est déjà implanté. Stépahne Richard confirme par ailleurs que la cotation d'Orange Middle-East & Africa est à l'étude, les grands concurrents du Groupe sur ce continent étant déjà en bourse.

Malgré ces assurances, l'inquiétude demeure sur un grand nombre de sujets, auxquels le manque de temps ne permet pas d'apporter des réponses détaillées:

  • Malgré la volonté de ne pas développer de TowerCo interne en Afrique, le Groupe a-t-il l'intention de faire appel à une entreprise tierce ?
  • Comment le Groupe va-t-il financer le développement des réseaux, et notamment la 5G, tout en maintenant un niveau de cash-flow compatible avec les besoins opérationnels et le versement des dividendes attendus par les actionnaires ?
  • Quelle est la véritable stratégie qui accompagne le déploiement annoncé de la 5G en Afrique, alors que le développement des technologies 2G, 3G et 4G ont coûté cher au Groupe, que les régulateurs africains n'ont pas encore donné leur accord, et qu'il semble que tout cela semble plutôt relever d'une course en avant, motivée par la crainte d'être dépassé par d'autres opérateurs, plutôt que d'une réelle stratégie industrielle propice au développement du Groupe et à la réduction de la fracture numérique.
  • Enfin, les membres du Comité de Groupe Monde considèrent qu'il est indispensable de créer une instance de dialogue social propre à la zone Middle-East & Africa, à l'instar de ce qui existe au niveau européen, et permettrait en outre au Groupe de faire preuve d'anticipation et d'innovation en la matière. Ils demandent également qu'une analyse des cours des salaires par pays soit effectuée pour garantir l'équité du Groupe dans ce domaine.

L'ensemble de ces questions ont fait l'objet d'un courrier, au nom de l'instance, du Bureau du Comité de Groupe Monde a Stéphane Richard, en date du 1er février 2020, demandant des réponses concrètes et étayées aux différentes inquiétudes soulevées.

[English version]

Within the framework of the Orange World Works Council meeting in an extraordinary meeting on January 22nd, 2020, in Paris, the Group Management has included an item on the agenda relating to Orange's strategy, presented by Stéphane Richard, Chief Executive Officer.

Following on from the previous five-year Conquests 2015 and Essentials 2020 plans, Engage 2025 is the strategic direction towards which the Group is posting its growth and development ambitions for the next five years. Stéphane Richard passes fairly quickly on the results of the Essentials 2020 plan, conceding that all of his objectives were only partially achieved, in particular the level of turnover related to new services, leadership in customer relations, as well as Orange's recommendation as a "digital and human" employer.

The very name of the new "Engage" strategic plan translates for Stéphane Richard the Group's desire to take concrete action against the digital divide and in the fight against global warming, in order to best combine economic performance and sustainability. It is therefore for the Group to be a benchmark as an inclusive company, in particular via specific offers and affordable smartphones, but also to engage in the fight against global warming, by tending towards carbon neutrality by 2040, by focusing on renewable energies entering 50% of the Group's energy mix by 2025, and finally by building an energy efficiency plan with the revitalization of the Green ITN program, introduction of 7000 electric vehicles by 2025, and the promotion of a true circular economy. In a highly competitive context across all its geographies, the Group must strengthen its status as an integrated operator and constantly evolve with the ecosystem to optimize value.

Faced with the challenges and objectives it has set itself, Orange has articulated its strategy around three major stages built around connectivity and infrastructure, accelerating the dynamics in growth regions, and integrating artificial intelligence and data at the heart of the digitalization and transformation processes.

  • Connectivity has always been one of the major differentiating elements for the Group, and it should be further strengthened by reaching 69 million connectable households in 2023, by further improving the quality of internal connectivity for our customers, and by strengthening multiservice offer with financial services, smart, secure and sustainable home of the future, as well as content. The advent of 5G technology must also offer the opportunity to support new usage scenarios, both on the corporate market (IoT, Smart Mobility, Industry 4.0) and on the personal market (Cloud gaming, 360 video streaming , augmented or virtual reality). Finally, in terms of infrastructure optimization, the Group insists on the need to enhance its FTTH network in France this year with Orange Concessions, announces the creation of "FiberCo" in Poland and Spain, while initiating the decommissioning of the copper network from 2023. Similarly, according to the Group, mobile networks will also be better valued by relying on a fleet of 40,000 radio sites held in Europe (the 2nd on the continent) at the end of 2019, which will be restructured in "TowerCo" from 2020, while developing network sharing agreements in certain regions, such as Poland, Romania, Spain and Belgium.

  • In terms of growth momentum, the Middle East and Africa region remains the main driver, with 56% of the Group's turnover generated, in 2018, outside France. The 13% contribution of the MEA zone to the Group's turnover is still destined to grow, in particular with the deployment of 4G in almost all the geographies of the zone, and a ramp-up of multiservice offers up to 20% of turnover by 2025. On the corporate market, the transformation already underway should lead to that of core business towards fiber, 5G and SD-WAN, while redoubling efforts on the 4 major growth drivers such as cybersecurity, the cloud, "smart mobility" and the "Digital & Data" domain. In terms of cyber defense, the Orange Group aims to become the European leader in the sector by targeting a turnover of one billion euros in 2022. Finally, financial services are still considered by the Group as a vector of its strategy of growth, in particular through their deployment and diversification of offers in new geographic areas and new markets.

  • Finally, artificial intelligence and the world of data remain at the heart of the digitalization and transformation of the company. The Group aims to combine, by 2023, the best of people and digital to give substance to an increased customer relationship, so that by 2025, 9 out of 10 customers will recommend Orange in all the countries where the Group is present. These two fundamental levers (artificial intelligence and data) will also be at the heart of the operational efficiency of the network, allowing, for example, the improvement of fraud detection in international voice calls.

The presentation concludes with some elements of financial projection, indicating an expectation of an increase in turnover in France compensating for the fall in legacy and national roaming, stabilization of turnover in "wholesale" activity, acceleration turnover in Europe thanks to convergence, increased operational efficiency with a target of € 1 billion in net savings in 2023.

Part of the announcements made prompted several questions from the members of the World Works Council, in particular on the human aspect, which represents only one of the 44 transparencies in the presentation, a habit which the Group has unfortunately grown accustomed to during previous presentation of files. In particular, what means does the company plan to acquire to support employees in the development of their skills and in the retention of talents ?

Looking towards Valérie Le Boulanger, Group Human Resources Director, Stéphane Richard wanted to be reassuring, indicating that a billion and a half euros would be spent on training over a period of 5 years, while specifying that this envelope was not a ceiling amount, and would be adjusted if necessary. He also points out that there are certain areas that will need to be particularly focused, including the digitization of processes within the company, data management and artificial intelligence. Within 15 years, half of the existing positions today will have disappeared, or, at least, profoundly changed. The definition of skills needs is still, he said, difficult to refine. In general, Stéphane Richard indicates that training is a basic contribution that the Group wishes to be able to offer to all of its employees. As for recruiting talent, this is a fundamental question which arises especially in countries where there is practically no unemployment. It is a story of wages, working environment, personal development and international mobility. In particular, it should become even more attractive to young talents, the Group's objective being to rise to the level of the most recommended employers. In parallel, the Group will double the number of its experts by 2025.

The other subject that deeply worried the members of the World Works Council revolves around the risks of seeing Orange divest itself of a certain number of its network infrastructures. Doubts are then expressed on how they will be managed in Poland and Spain, with the announcements made around the sharing of pylons and fiber infrastructure (TowerCo and FiberCo), especially in light of the evolution of the ANO project in Africa.

On this point, Stéphane Richard specifies that all European operators, particularly the large ones, use such arrangements. The rest have already sold their infrastructure, including mobile towers. Orange would therefore not be an isolated case, but probably among the last operators to embark on this path. These projects are not carried out in a strategy of social dumping. The salary costs which enter into the calculation of the cost price of an infrastructure are marginal and are not on the scale of the subject. On several occasions, Stéphane Richard reaffirms that the objective is not to sell the infrastructure, but to retain 100% ownership of it. He also indicates that there is no link to be made with the ANO project, which consisted of a mutualisation project and the regrouping of economic and human resources in Côte d'Ivoire and Senegal. He solemnly undertakes before the body that there will be no negative consequences for the employees, whatever the country. Regarding the African partnership with Huawei, Stéphane Richard concedes that it would not be uninteresting, with a hindsight of 3 years, to take stock of its operation. In Europe, the question of transferring employees does not arise, since there is no question of transferring the infrastructure. The question of sharing networks can arise in certain countries, such as in the Democratic Republic of Congo for example, where only 1,500 sites are operating. The growth in Africa will be above all in the countries where the Group is already established. Stépahne Richard also confirms that the listing of Orange Middle-East & Africa is under study, the Group's major competitors on this continent are already on the stock market.

Despite these assurances, concern remains on a large number of subjects, to which the lack of time does not provide detailed answers:

  • Despite the desire not to develop an internal TowerCo in Africa, does the Group intend to use a third-party company ? How will the Group finance the development of networks, and in particular 5G, while maintaining a level of cash flow compatible with operational needs and the payment of dividends expected by shareholders ?
  • What is the real strategy that accompanies the announced deployment of 5G in Africa, while the development of 2G, 3G and 4G technologies have cost the Group dearly, that African regulators have not yet given their agreement, and that it It seems that all this seems rather to be a race ahead, motivated by the fear of being overtaken by other operators, rather than a real industrial strategy conducive to the development of the Group and the reduction of the digital divide.
  • Finally, the members of the World Works Council consider that it is essential to create a social dialogue body specific to the Middle-East & Africa zone, like what exists at European level, and would also allow the Group to show anticipation and innovation in this area. They also request that an analysis of salary prices by country be carried out to guarantee the Group's equity in this area.

All of these questions were the subject of a letter, on behalf of the World Works Council, from its Bureau to Stéphane Richard, dated February 1st, 2020, asking for concrete and substantiated answers to the various concerns raised.

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